Thomas Vinau
Publié le 31/01/2013

Gonjasufi, clochard céleste, portrait 37


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Mes amis, je vous présente Gonjasufi. Autrement nommé Sumach Ecks, Poussière crachée du soleil californien. Fils du désert et du vent, du sable et du béton. L'homme qui réconcilie tous les crotales, du Mojave jusqu'aux rives du Gange. Gonjasufi est musicien, prof de yoga pour poubelles, anachorète mystique et suricat enfumé. Sa musique est un cocktail molotov chuchoté, une soul chaotique et martienne, une soupe originelle. Mélange de hip hop, d'électro, de soul, de folk. Petite transe suante de sang et de son. Son alter ego producteur s'appelle Flying Lotus, pour situer l'ambiance, et ils sont juste en train d'inventer les rêves d'enfants sauvages du siècle prochain. Gonjasufi est le fils de Sparklehorse et de Tricky. Un buisson d'épine qui roule sur la terre rouge en ramassant des plumes et des aiguillons de scorpions. Écoute et tourne sur toi même jusqu'à ce que tu t'envoles au centre de la terre. Un condor te bouffe le foie et c'est bon.

Né en 1978. Habite dans le sud avec sa petite famille. S'intéresse aux choses sans importance et aux trucs qui ne poussent pas droit. Est un etc-iste et un brautiganiste. Se prend parfois pour le fils de Bob Marley et de Luke la main froide. S'assoit sur le canapé. Se reprend. Décapsule. Ecrit des textes courts et des livres petits.
etc-iste.blogspot.com 

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La radio d'info Klubradio résiste en chantant

Carte postale de Hongrie

En Hongrie l'autocrate Viktor Orban a muselé la presse d'une manière radicale : désormais journaux, télévisions et radios devront présenter un point de vue univoque, décalqué sur celui de l'agence de presse centrale – à sa botte.Mais Klubradio, une station d'info et de débats indépendante et très écoutée, résiste. Pour la museler, L'Autorité de répartition des fréquences vient de la contraindre à devenir musicale. Réplique immédiate de la station : les news en chantant.C'est la proposition qu'a faite à l'antenne Gyuri Kozma, caricaturiste politique, auteur d'une anthologie des cabarets hongrois, professeur de philosophie à l'université juive et vice-cantor dans une synagogue de Budapest.Klubradio : Tu proposes qu'on chante les news ?Gyuri Kozma (il chante) : Oui, il faut s'adapter à la situation politique Et si le gouvernement veut que Klubradio Devienne une station musicaleAlors il faut chanter au lieu de parler :Dans ce pays joyeuxLes membres de l'opposition joyeuseVont chanter joyeusementA l'heure des infos joyeusesKlubradio :Le pouvoir espère que Klubradio ne parviendra pas à respecter ces nouveaux quotas et qu'ensuite ils pourront fermer la station…Gyuri Kozma (chante) :Justement nous voilàOn va respecter leurs quotas!On peut très bien s'il le fautSe mettre à chanter les infos :Les Grecs vont se ramasser.Les Allemands seront détestés.Mais personne cette annéeNe quittera la zone Euro.Klubradio :Gyuri, peux-tu chanter la visite en Hongrie du chef du gouvernement chinois ?Gyuri Kozma (chante) :Josef Szajer et Gergely GulyasDeux députés membres de la majoritéOnt jugé inacceptable que l'OfficeDe l'immigration et de l'Identité NationaleAit convoqué tous les Tibétains de HongrieAvant la visite de la délégation de Pékin."La liberté de rassemblement est un droit primordial",Ont protesté les deux députés de la majoritéJosef Sajer et Gergely Gulyas.Klubradio :Et quelle a été la réaction de Viktor Orban après ça ?Gyuri Kozma (chante) :Viktor Orban a dit : "Bien sûr on peut manifester,  Mais je compte sur…"Klubradio :Attends tu ne changes pas de mélodie ? C'est quand même Orban qui parle !Gyuri Kozma (chante) :Est-ce que les présentateurs changent de ton quand ils citent des points de vue différents ? Moi je ne sais pas d'avance ce que je vais lire ! Mais bon pour toi je vais changer de tonalité…(il chante)"Bien sûr on peut manifester, Mais je compte sur les manifestantsLes objectifs de notre diplomatieNe doivent pas être compromis!"A dit au Parlement Viktor Orban Avant de la visite de la délégation de Pékin"On peut exprimer ses opinionsSans faire de scandale ni mettre le boxonCar la Hongrie a besoin de ces relations"A dit au Parlement Viktor Orban"Ces rencontres au sommetNe peuvent en aucun cas être dérangées"En collaboration avec notre chroniqueur de Gyugy (Hongrie) Janos Xantus

Le 3 septembre 2013 à 10:37

Bilan de l'été : encore des dizaines de morceaux de musique massacrés à la guitare sur les plages en France

Le ministère de la culture vient de publier son traditionnel bilan des morceaux de musique les plus massacrés à la guitare cet été sur les plages. Les chiffres stables par rapport à l’été 2012 restent toujours préoccupants. L’indétrônable No Woman No Cry Le standard de Bob Marley reste cette année le morceau qui a été le plus malmené sur le littoral français cet été, suivi de près par Come as you are de Nirvana et par Wonderwall de Oasis. La référence reggae a été reprise 10906 fois, dont 406 fois par la même personne, un étrange homme blanc portant des dreadlocks aperçu torse nu sur les plages du pays basque. Dans un classement qui ne connaît pas de grands bouleversements, la plus forte progression est effectuée par la chanson Over the Rainbow qui fait un bon de douze places. Le chiffre très préoccupant l’est d’autant plus avec le succès et l’arrivée massive de ukulélés constatés sur les plages, entraînant ainsi l’arrivée de nouveaux standards usant pour les oreilles. On notera un petit recul de certains morceaux vieillissants tels que Hôtel California et Stairway to heaven qui subissent de plein fouet la concurrence des titres de Christophe Maé et de Zaz, illustrant quand même la terrible augmentation du niveau sonore vocal que l’on observe depuis plusieurs années. La bonne nouvelle nous vient du coté des chansons de Gérald de Palmas. En effet, pour la cinquième année consécutive, aucun morceau du chanteur n’a été entendu sur les plages cet été. Des vacanciers qui se mobilisent Interrogés sur les plages, les touristes ne cachent pas leur désarroi. « On n’en peut plus, ce sont toujours les même qui doivent subir le comportement d’une minorité de kékés en bermudas. » déclare Claire, une parisienne venue passer trois semaines de vacances sur la côte d’Azur. La jeune femme avoue ne plus fréquenter que des plages privées ou interdisant leur accès aux personnes accompagnées d’un instrument de musique, et vouloir s’engager au sein de l’association l’Oreille Cassée, qui lutte pour la préservation sonore du littoral en France. Jacques Maroc, président de l’Association nous explique : « Il il y a toujours trop peu de prévention auprès des jeunes. Aujourd’hui, quatre accords suffisent pour jouer toute la discographie de Christophe Maé, c’est une bombe à retardement pour nos oreilles qu’on laisse dans les mains de nos enfants. Et on a aussi besoin que les pouvoirs publics puissent donner aux municipalités de vrais moyens d’action et de répression pour sanctionner les coupables». Aurélie Fillippetti a annoncé lors d’un point presse que « les bons chiffres de cette année ne faisait pas baisser la vigilance du gouvernement sur le problème ». La ministre de la culture a en outre précisé que l’opération de distribution de bouchons pour les oreilles sur toutes les plages du littoral français serait reconduite à l’été 2014. L’opposition dénonce une mesure trop laxiste en rappelant le tragique fait divers qui a vu un homme se faire lyncher par des touristes excédés après avoir entonné Imagine de John Lennon sur une plage de la Baule fin juillet. Le Gorafi  Photo:quavondo / UntitledImages /iStock  

Le 25 février 2011 à 15:12

# 2 - Mercedes Benz remix - Janis Joplin VS Chic

Seoul Juke Box

A Séoul on trouve souvent deux sortes de Mercedes dans la même famille. La voiture allemande et la femme de ménage des Philippines. Beaucoup de jeunes filles Coréennes prient le Seigneur pour obtenir au moins l’une des deux ; de préférence la voiture. Ainsi dans ces temples nocturnes que sont les bars à karaoké on entend les voix s’élever reprenant en chœur le couplet de la célèbre chanson de Janis Joplin « Oh Lord won’t you buy me a Mercedes Benz ? Celles dont les prières ne sont pas exaucées se contentent du deuxième couplet « Oh Lord, won't you buy me a color TV ? » Et là le miracle se produit chaque fois, car Séoul est le royaume de Samsung et il y a des TV partout et pour tout le monde. Il existe un rapport entre Mercedes et Samsung dans la symbolique croisée des noms et logos. L’étoile de Mercedes est à trois branches pour la terre, la mer et le ciel et Samsung signifie « trois étoiles ». Puisqu’il est question de Trinité, allons jusqu’au troisième couplet pour celles qui vraiment n’ont vraiment pas eu de chance avec les deux premiers : « Oh Lord, won't you buy me a night on the town ? » Plus facile à obtenir de la part de Lord qui ne se fait pas trop prier sur cet article. Ainsi partent dans la nuit des millions de jeunes filles en quête de grandeur et de fortune, de berlines rutilantes, de « housemaid » et d’une vie de rêve qui ressemble à un film. « I'm counting on you, Lord, please don't let me down. Prove that you love me and buy the next round » (Another Barbarian in Asia – Henry Halfwarm)

Le 22 août 2011 à 08:03

Elle est très belle, ma maman

Elle est très belle, ma maman. Le matin, quand elle vient me faire un câlin, j'aime bien comme elle sourit, son nez il bouge et ça fait des fossettes. Des fois, c'est moi qui la peigne. Elle a des beaux cheveux, ma maman, qui vont jusqu'en bas du dos et qui font des vagues. Quand je l'ai bien peignée, ils brillent et je peux lui faire une grosse tresse qui se balance quand elle fait le ménage. Ils sont noirs mais des fois ça fait bleu. Les cheveux de ma maman, ils sont bien plus beaux que ceux de la mère de Lionel, qui sont jaunes et tout bizarres, comme les herbes quand il fait trop chaud.Ma maman, quand elle me raconte des histoires, ses mains elles dansent en l'air et même que Papa il dit toujours qu'elle a des mains comme des colombes.Elle sent bon en plus, comme les gâteaux. C'est pas comme la mère de Justin qui sent bizarre, comme les trucs qui sentent dans les cabinets.   Ses yeux, à ma maman, ils ont la même couleur que le chocolat, pas comme ceux de la mère de Lucie qui sont tout pâles, qu'on dirait qu'on voit à travers.   Mon papa, il dit que c'est des yeux de gazelle (c'est comme un Bambi).   Je suis très fière de ma maman et quand on va se promener, j'aimerais que tout le monde voie comme elle est belle !   Seulement les autres, ils ont pas le droit. Ma maman, quand on va dehors, elle se met un grand drap noir sur la tête et même des gants et même quand il fait très chaud.   Elle est très belle, ma maman, mais personne le sait à part Papa et moi.

Le 21 septembre 2015 à 08:04

Le futur fait-il encore rêver ?

Le Professeur Pascal répond à vos questions

NON. Le futur faisait encore rêver il y a peu, quand on apprenait à le conjuguer à l'école ; c'était facile, il suffisait de prendre l'infinitif du verbe et d'ajouter les bonnes terminaisons, un peu comme on accroche des petits wagons à une locomotive. Et puis, en grandissant, on s'est rendu compte que le futur outrepassait largement ce qu'on avait appris dans les livres de grammaire où tout se tient sur le bout de la langue. On a commencé à déchanter aussi. Autrefois, on disait : « Quand je serai grand, je serai vétérinaire. » Aujourd'hui, on dit plutôt : « Quand je serai vieux, je ne serai peut-être plus serveur au MacDo. » De même, le futur qu'on nous promettait enfant semble avoir sacrément merdé quelque part. Tandis que la moitié du monde s'échine à trouver le meilleur régime minceur, l'autre moitié se sent si légère qu'elle n'a même plus la force de hurler dans le désert. Et le désert gagne du terrain chaque jour, si bien que les ours polaires ne savent plus comment s'habiller. Enfin, s'il y a un métier qui ne connaît pas de pénurie, c'est bien celui de VRP en Kalachnikovs et autres instruments de musique à balles sifflantes. Qu'on soit dans le Donbass, en Syrie ou au Yémen, on trouve toujours un VRP disponible pour vendre sa camelote payable en carte Visa, laquelle commence comme le mot « viseur ». Mais si la guerre vous indispose et si vous craignez même de mourir un jour (oui oui, ça arrive), tournez-vous vers les transhumanistes. Eux, au moins, ils n'ont pas peur du futur. A leurs yeux, l'Homme est fait pour être amélioré, augmenté, dépassé, à condition évidemment de disposer d'un compte en banque bien garni. Si c'est le cas, vous ferez peut-être un jour partie de ces happy few dont on aura transféré le cerveau sur un ordinateur. Eh oui, vous continuerez de vivre après votre mort physique, un peu comme Jésus quand il est monté au ciel, à ceci près que, l'ordinateur étant branché, vous ne serez pas à l'abri quand même d'une petite panne de courant, poil aux dents.

Le 12 août 2010 à 10:00

Toujours au-delà : le froid

Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition

Mon nom est Claude-Achille de Bussy, mais au conservatoire, ils m’ont appelé Claude Debussy. Ce n’est pas tellement que je ne supporte pas les règles, les codes, les conventions. Je les traverse pour mieux m’en défaire, pour mieux les dépasser. Ce n’est pas tellement que j’entretiens mon image d’homme étrange. Ce sont mes pièces qui sont étranges, pas moi. Cela n’a même rien à voir avec mes pièces, c’est juste qu’il faut un petit temps pour s’habituer à l’étrangeté. J’aime aussi les mots mystère, intériorité, lointain et parfois même incompréhension. Les mots s’arrêtent trop vite, même s’ils sont bien plus nombreux que les quelques notes dont je dispose pour écrire un opéra. J’aimerais bien écrire un opéra. Comment faire ? Je ne sais pas encore, je vais voir. Il n’y a aucun concept dans mon écriture, je n’ai que faire des questions intellectuelles, je ne cherche que l’immédiateté d’une sensation pour qu’elle s’évapore seule, apaisée, reposée. Je m’appuie sur un ensemble de régulations intimes, denses qui me permettent d’aller plus loin, vers d’autres strates musicales. Je cherche, je me heurte, j’écris, je réécris, je m’arrête et je repars ailleurs, parfois, je ne fais rien, j’attends. Je sais que mes désirs ont des routes longues et tenaces et des chemins qui s’explorent à mon insu. Un jour, je tombe sur Pelléas et Mélisande, écrit par Maeterlinck. Est-ce parce que les personnages sont dans un pur état de folie ? Est-ce parce que Maeterlinck me donne toute latitude pour maltraiter son texte ? Je vais écrire un opéra. Des années, des années durant, je coupe, je taille, je relègue le texte, je mets en avant la musique, ou l’inverse. Pendant dix ans, je cherche, je me heurte, j’écris, je réécris, je doute. Je ne doute plus. Je me défais, je me répands, je saisis, j’apaise, j’apaise encore. J’invente le silence, du silence, le mien. Mélisande meurt, j’ai fini, j’ai écrit un opéra.  GOLAUD. Quel âge avez-vous ? MELISANDE. Je commence à avoir froid. Pelléas et Mélisande, I, 1.

Le 26 mars 2015 à 08:13

« Un jour le public comprendra que l'on bouge les bras sans savoir ce qu'on fait » affirme un chef d'orchestre

C’est un grand professionnel de la musique qui a décidé de se confier. Martin da Fonseca est chef d’orchestre depuis plus de 20 ans. C’est de lui-même qu’il a contacté notre rédaction pour apporter un témoignage « nécessaire mais douloureux » sur sa profession. Un travail qu’il qualifie lui-même « d’escroquerie qui ferait passer Madoff pour Mère Teresa ». « J’agite les bras en toute impunité depuis tant d’années »

 Quand il nous ouvre les portes de son luxueux duplex du VIIIe arrondissement de Paris, Martin a l’air grave, comme celui d’un délinquant se rendant au confessionnal. Poli, il nous propose du thé. Le thé est bon. Le chef de l’Orchestre Philarmonique de Jouy-en-Josas s’assied alors puis entame la longue et lourde confidence. « J’ai bientôt 50 ans. Cela fait plus de 20 ans que je suis complice de cette mascarade généralisée. Aujourd’hui je veux briser l’omerta car je sais qu’un jour le public comprendra que l’on bouge les bras sans savoir ce qu’on fait », explique-t-il. M. da Fonseca reprend alors son souffle avant de continuer : « Quand j’ai commencé mes études pour devenir chef d’orchestre, je pensais qu’il s’agissait d’un vrai métier, que le chef d’orchestre rendait cohérent le jeu de l’ensemble des musiciens…Alors qu’en réalité on est juste là à bouger comme des cons, à faire des gestes qui n’ont pas de sens comme si on avait des TOC…Quand j’y repense…J’agite les bras en toute impunité depuis tant d’années », admet-il. Le quinquagénaire revient ensuite sur ses jeunes années : « Au Conservatoire, juste après mon admission, on m’a emmené dans une pièce et on m’a expliqué que le poste de chef d’orchestre relevait de l’emploi fictif mais que cela permettait de créer du travail et que le public avait l’impression d’avoir affaire à quelqu’un d’important. » Malgré cette désillusion, Martin da Fonseca se laissera entraîner dans ce mensonge devenu institution au fil des siècles. Par faiblesse selon lui : « Je n’avais pas de solution de repli et, peut-être pour me convaincre moi-même, je me suis rappelé que c’était d’abord la gestuelle qui m’avait plu chez les chefs d’orchestre, que le reste était accessoire dans le fond », raconte l’homme, désenchanté. A la recherche d’une reconversion à Roissy

 Juste avant de le quitter, le chef d’orchestre nous explique vouloir changer de métier, loin des orchestres, loin de la musique même : « J’aimerais devenir agent de piste à Roissy pour guider au sol les avions. Je cherche un poste avec des mouvements de bras vraiment utiles. Il y avait bien steward mais personne ne les regarde lorsqu’ils montrent les consignes de sécurité. »

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