Axel Kahn : "Quelle est l'origine de la pudeur en amour ?"


L'émergence d'un être rieur et risible #11

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"Il existe toute une gamme de mises en causes des personnes par le moyen du rire. Cet aspect appliqué à plus faible que soi contribue à le disqualifier, à l’exclure, l’agresse avec violence. En revanche, quelle redoutable arme entre les mains des faibles pour se libérer de la pesante influence des puissants."

 

En 2007, le scientifique et généticien Axel Kahn était l'invité de l'Université du Rond-Point consacrée au rire de résistance. Dans les pas d'un Freud et de Bergson, mais bien plus facétieux, il décortique les origines de l'apparition du rire, sa structure et sa mécanique en s'appuyant sur une série d'histoire drôles et d'anecdotes croustillantes.

"Un pays heureux n'a pas besoin d'humour." Staline

Soyez les cancres du sérieux, faites voler en éclats de rire le bon goût et sa bonne conscience, en écoutant les cours, performances et autres conférences de progesseurs agrégés d'insolence et de cocasserie.

Avec France Culture et Tilder.

 

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Le 24 septembre 2015 à 11:24

Jean-Michel Besnier : "L'ambiance politico-scientifique actuelle a quelque chose d'inquiétant"

L'idée d'innovation a remplacé celle de progrès Dans cette 3e partie de l'interview qu'il a accordée à ventscontraires, le philosophe Jean-Michel Besnier évoque les courants métaphysiques tels que la Gnose, sur lesquels s'appuient certains partisans du transhumanisme, dans l'optique d'un savoir susceptible de parachever la création divine en affranchissant l'Homme de ses limites et contingences. Jusqu'ici optimiste sur les conséquences d'un post-humanisme susceptible d'élargir l'humanité à d'autres êtres tels que les animaux, les cyborgs, les clones ou les robots, Jean-Michel Besnier nous confie aujourd'hui son inquiétude sur ces questions, au regard de l'emprise croisssante des multinationales sur les politiques de recherche. Agrégé de philosophie et docteur en sciences politiques, Jean-Michel Besnier est professeur de philosophie à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV), où il a créé et dirigé le Master « conseil éditorial et gestion des connaissances numérisées » de 2001 à 2013 et où il dirige actuellement l’EA 3559 « Rationalités contemporaines ». Il est membre du conseil scientifique de l’IHEST, du Directoire du MURS (Mouvement universel pour la responsabilité scientifique) et de la commission Littérature scientifique et technique du CNL. Parmi ses ouvrages :Demain les posthumains : Le futur a-t-il encore besoin de nous ? Hachette 2009L'homme simplifié : Le syndrome de la touche étoile, Fayard 2012  

Le 3 juillet 2014 à 10:04

2m50

Encore une histoire de sexe

Ils sont dans l’obscurité totale, sous l’eau, à 1500 mètres de profondeur.Ils mesurent 18 mètres de long, pèsent chacun leur trois tonnes, et possèdent à eux deux 16 bras et 4 tentacules.La femelle ? Elle fait sa timide.Ce que l’on comprend, quand on sait que l’organe sexuel de son partenaire mesure 2 mètres 50 de long et qu’il fonctionne comme une seringue hypodermique à haute pression. Son but pour assurer la survie de l’espèce est de percer le bras de sa dulcinée pour la féconder. Avec sa lance à incendie, il attaque tout ce qu’il trouve, et parfois, sans le vouloir, c’est à lui-même qu’il fait l’Amour.Son nom est truffé de A : Il s'agit du calamar géant. Sa réplique minuscule pourra, farcie, frite ou à l'armoricaine, se retrouver dans nos assiettes et nous pénétrer de sa texture si particulière. Mon suc te remonte à la gorge, chantait Léo Ferré, avec son goût d’entre dégoût. C’est l’éternité qui dégorge, et la mort qui tire son coup.Un autre animal, de la même façon, injecte son sperme dans n'importe quelle partie du corps de sa partenaire — le dos, le cœur, la tête. Un animal petit, noir, et non comestible que l’on trouve aussi sur les bureaux… Des fourmis ? Non, pas des fourmis. Des mouches ? Non, sur un bureau… Des trombones ? Non, pas des trombones, tu chauffes… Des punaises ? Bingo ! Les fameuses punaises de lit qui envahissent les capitales américaines, allant jusqu'à occuper les étages élevés de l'Empire State Building au grand dam des services de la morale sanitaire. Les mâles sont de formidables fornicateurs, ils font l'horrible chose plus de deux cents fois par jour. Avec d'autres mâles punaises, ou des femelles, ou n'importe quoi qui passe par là.Un chat. Une cuisse. Une chauffeuse.Ça laisse rêveuse.

Le 7 juin 2013 à 10:14

Christian Salmon : Ces histoires qui nous gouvernent #7

La révolution du politique

> Premier épisode Dans sa conférence-performance "Ces histoires qui nous gouvernent", l'écrivain et journaliste Christian Salmon poursuit son salutaire travail d'analyse du story-telling. Dans cet extrait, il démonte le "carré magique" de la communication politique, en prenant exemple sur la première campagne présidentielle d'Obama, mais aussi sur celle de McCain. "Quoi de plus innocent et charmant qu’une histoire bien tournée ? Les histoires nous distraient et nous instruisent en nous faisant rêver. Désormais, avec la technique du storytelling, elles nous gouvernent et sont devenues un instrument de contrôle des opinions, une « arme de distraction massive ».L’entrée en guerre préventive contre l’Irak, le reality show au début du mandat de Sarkozy, sa métamorphose en capitaine courage face à la crise financière, l’épopée victorieuse de Barack Obama… Autant de fictions préparées dans le secret de war rooms où s’élabore le storytelling intégré. Christian Salmon nous propose un voyage dans les démocraties contaminées par l’hypermédiatisation, une exploration des mythes politiques à l’âge du néolibéralisme. Une traversée de la crédulité contemporaine. " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89 Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

Le 10 février 2014 à 13:13

Grand Magasin : D'orfèvre et de Cochon

Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail

Une conférence-performance de Pascale Murtin et François Hiffler (avec la participation exceptionnelle de Liviu-Adrien Dârgãu) Le travail ? Connais pas. « Nous ne sommes pas très bien placés, peut-être même très mal placés pour parler du travail, n'ayant à ce jour et après trente ans d'activité jamais travaillé. C'est précisément à ce titre que nous allons nous risquer à discourir quelques quarts d'heure sur le sujet, histoire de faire part de notre inexpérience en la matière. »Les performers Pascale Murtin et François Hiffler prétendent – en dépit et grâce à une méconnaissance quasi-totale du théâtre, de la danse et de la musique – réaliser les spectacles auxquels ils rêveraient d’assister. Et ça marche : leurs spectacles sont très réussis et les émeuvent. Depuis 1982 (avènement de Grand Magasin), leur ambition consiste à croire possible que d’autres partagent cet enthousiasme.Grand Magasin :Un beau jour, Pascale Murtin et François Hiffler, deux danseurs contemporains, décrètent que la danse est une discipline contre nature. Ils tournent le dos à leur formation classique et fondent en 1982 la Cie Grand Magasin, "une association de bons intérêts". Ensemble, ils ont créé une vingtaine de pièces, numéros et performances, s’adjoignant parfois les services de leurs amis (dont Bettina Atala de 2001 à 2010) : des spectacles sans costume, sans décor, ni prouesse technique, à la poésie parfois absurde... de drôles d’objets spectaculaires mariant humour et rhétorique.Leur manière de jouer des mots et de l’absurde, leurs créations intelligemment décalées leur ont valu des comparaisons avec Queneau, Tati ou encore de participer à l’exposition Dada organisée par le Centre Pompidou en 2005. Leur style au pragmatisme faussement naïf et à l’humour pince-sans-rire, c’est encore eux qui le définissent le mieux : fuite du spectaculaire, raréfaction des accessoires et des paroles, évacuation de la scénographie, répugnance à gesticuler, dégoût de l’illusionnisme. Conférences en auditorium, interventions en décor naturel, démonstrations dans une galerie d’art ou déploiements sur une scène de théâtre, il s’agit dans tous les cas de grand spectacle. Enregistré le 6 février 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. Durée : 42:28 > les autres Trousses de secours dédiées au travail En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 30 août 2011 à 10:00

"René l'énervé", facétie musicale et opéra tumultueux

Entretien avec Jean-Michel Ribes #1

"Depuis 2007, j'éprouve un malaise qui ne diminue pas" dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernement. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner, qui débute le 7 septembre prochain au Théâtre du Rond-Point. Un éclat de rire de résistance "face à l'affaissement du langage, au dénigrement de l'esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe". Quand vous tourniez Palace ou Merci Bernard, le mot d’ordre était : « Tout, sauf l’actualité ! ». Et jusqu’ici, on vous trouvait plutôt du côté de l’absurde, rarement vers la satire… C’est vrai que jusqu’ici, ma manière de me moquer du monde ou des étouffements de la société passait par l’absurde ou le non-sens. A l’ombre des dadaïstes, je m’efforçais de dynamiter l’esprit de sérieux à sa racine. René l’énervé s’approche beaucoup plus d’une réalité visible. Cela vient du fait que depuis plusieurs années, je ressens un malaise face à la gouvernance de notre pays et de la politique en général. Avant que cela ne se termine en aigreur, j’ai préféré tenter de le transformer en farce joyeuse. Un rire de résistance en chansons. De plus, j’ai une passion pour l’opéra bouffe où l’entrain et la légèreté emportent tout.   À la lecture du titre, René l’énervé, c’est au chef de l’État que l’on pense. Est-ce qu’on se trompe ? On doit plutôt penser à l’univers politique dans son ensemble, qui a été coloré par Nicolas Sarkozy. Car la force du Président de la République est d’avoir non seulement bouleversé la façon de faire de la politique, mais d’avoir transformé aussi son opposition, et toute la classe politique ! Le Sarkozysme, ce n’est pas uniquement Nicolas Sarkozy. C’est une sorte de contagion de lui-même qui envahit l’ensemble des politiques. Une mise en coma agité de la société ! C’est la raison pour laquelle cet opéra bouffe met en scène aussi bien un conseiller nommé Hurtzfuller qui aime les Arabes quand ils ressemblent aux habitants du Cantal, un ministre des hautes frontières, un autre de la prise de sang, mais aussi les opposantes Ginette et Gaufrette, des philosophes nouveaux, as du cerveau s’il en est ! Des écolos bio bio et encore bio, et bien sûr le parti montant des « Cons de la Nation »… C’est une galopade rigolote qui traverse le barnum politique en perpétuelle parade.   Propos recueillis par Pierre Notte

Le 25 juin 2014 à 09:56

Agnès Giard / Sex in Japan #3

Ventscontraires.net a interviewé l'écrivain et journaliste Agnès Giard, spécialisée dans les questions de la sexualité, en particulier au Japon. On lui doit notamment Les Histoires d’amour au Japon. Des mythes fondateurs aux fables contemporaines (Glénat), Les objets du désir au Japon (Glénat) et L'imaginaire érotique au Japon (Albin Michel). Troisième et dernière escale au Pays du Soleil Levant. Diriez-vous que les Japonais sont plus libérés que les européens en matière de sexualité ?Dans nos cultures monothéistes, ce sont les instances religieuses (maintenant déguisées en instances médicales) qui - prenant en charge la gestion des sexualités -, ont mis au point une typologie des pratiques classées par catégories : « licite » et « illicite ». Au Japon, la religion qui domine les activités liées à la vie, c’est à dire le shintô, ne comporte aucune table des lois ni aucune liste d’interdits. La sexualité est donc « libre », pourvu qu’elle n’entre pas en conflit avec les règles de vie en société, c’est à dire l’obligation d’élever des enfants. On est marié, père ou mère de famille à l’extérieur. A l’intérieur, on est tout ce qu’on veut et si possible heureux. Tous les plaisirs sont dans la nature, considérés comme des besoins aussi naturels que la soif et la faim. Pour Itsuo Tsuda, adepte du seitai : « Quand un organe accomplit sa fonction normale, on éprouve un plaisir naturel. Il y a du plaisir quand on mange à sa faim. Je ne vois pas pourquoi on doit faire exception des organes génitaux. » La plupart des Japonais qu’il m’a été donné de rencontrer semblent adhérer à cette vision des choses… A noter que le mot hentai qui se traduit couramment « pervers » peut aussi se traduire « changement, mutation, transformation ». Il renvoie à des processus de métamorphose considérés comme les seuls moyens dont les êtres vivants disposent pour affronter le danger ou accéder à des niveaux supérieurs . La place de la femme y est-elle fondamentalement différente ?Au Japon, l’identité sexuelle relève de la performance. Le corps n’est que le véhicule temporaire d’une identité qui circule à travers des objets, des plantes ou des animaux, au fil des réincarnations ou des rêves… Certains représentants shintô défendent l’idée selon laquelle chaque humain possède quatre âmes, capables de voyager dans l'espace et le temps. Quant aux adeptes du bouddhisme, ils affirment que d’une vie à l’autre, l’être change de forme constamment. On peut donc renaître dans un corps de femme après avoir été homme, et retrouver une personne aimée dans sa vie précédente, tout en ayant changé de sexe biologique. Cet amour-là est-elle homosexuelle ou hétérosexuelle  ? La question n'a aucun sens. Les Japonais se contentent donc de souligner que le corps, par nature impermanent, n'est qu'un support d'expression. Il s'agit de se construire en fonction de désirs, aussi ambivalents que ces parts féminines et masculines qui nous portent à bouger, adopter des postures, des tons de voix, des manières de s’habiller et de se coiffer suivant des chorégraphies comparables aux kata des arts martiaux… Pour devenir femme au Japon, il suffit d'adopter un kata de femme. Les onnagata (littéralement «  forme de femme  »), acteurs de théâtre kabuki spécialisés dans les rôles de princesse ou de prostituée, avaient donc au XIXe siècle leurs entrées dans les bains des femmes, lorsque ces bains sont devenus séparés. Il aurait été choquant de les en exclure sous prétexte qu'ils n'avaient pas les «  bons  » organes génitaux. « Une femme n’est pas un trou » (onna ha ana ja nai). Le Japon, un pays à la pointe dans la technologisation du sexe ? Précurseur de ce que deviendra le sexe en Europe et dans le monde ?Le mot « technologisation » me semble péjoratif. Disons que l’industrie des objets sexuels est très développée au Japon, tout comme la production de ces autres adjuvants que sont les images érotiques ou pornographiques. A l’époque Edo, ainsi qu’Andrew Gerstle, historien spécialisé dans les «  images de printemps  » le précise : «  les valeurs véhiculées par les shunga sont celles du plaisir, partagé par tous. De nombreux ouvrages établissent que les hommes doivent apprendre les techniques et s'efforcer de procurer du plaisir aux femmes. Wagô (l'harmonie entre les sexes) est souvent présenté comme un idéal.  » En 1821, l’artiste Katsushika Hokusai publie un livre qui s'achève sur la représentation minutieuse de jouets sexuels. Ce livre s'intitule Manpuku Wagôjin, «  Les 10 000 dieux de l'harmonie entre les sexes  »… Tout comme ces «  images pour rire  » (warai e) dont le nom commence par la syllabe wa (harmonie), les «  instruments pour rire  » (warai dôgu) sont censés donner l'accès au bonheur, suivant une logique mimétique qui attribue au plaisir sexuel la valeur d'une expérience faste. La masturbation elle-même est une action bénéfique  : il s'agit d'attirer sur soi la félicité… en se la procurant. Dans les années 50-60, à la faveur de la libération sexuelle, les jouets pour adulte vont donc progressivement réapparaître sur le marché japonais comme des auxiliaires de jouissance, des ustensiles indispensables pour explorer son corps et apprendre à s'en servir mieux. Signe des temps  : au début des années 2000, la masturbation, synonyme de maîtrise, est associée à une pratique connue sous le nom de  sundome qui signifie «  contrôle » dans le vocabulaire du judo. Lorsqu'il est inscrit sur les jaquettes des vidéos d'AV, sundome signifie que l'acteur se masturbera jusqu’au point extrême du plaisir puis stoppera net juste avant l’éjaculation et cela, à répétition, tout au long d'une ascèse filmée à la manière d'une épreuve sportive. Epreuve assaisonnée de suspens : l'acteur parviendra-t-il à se retenir  ? Leader sur le marché des jouets masturbatoires, la firme Tenga, qui voit le jour en 2005, fait sa spécialité d'outils conçus comme des stimulateurs haute technologie, dont le design est calqué sur celui d'ordinateurs  : ce sont les «  équivalent d'Apple dans l'industrie du sextoy  ». Leurs noms  – Egg, Flip hole, 3D – jouent sur l'image de jouets issus de la recherche en réalité virtuelle et en cybernétique. Afin de démontrer l'efficacité de ces produits, Masanobu Sato, employé de la firme Tenga, participe en 2008 au concours international Masturbate-a-thon, à San Francisco. Il s'inscrit dans la catégorie «  endurance  » et enregistre le record de la masturbation la plus longue du monde  : il se maintient en érection pendant 9 heures et 33 minutes, à l'aide tout l'arsenal des produits Tenga et notamment d’une gaine masturbatoire appelée Egg. Un an plus tard, le 2 mai 2009, Masanobu Sato se réinscrit au Masturbate-a-thon et bat ses 50 concurrents à plates coutures en maintenant son pénis rigide pendant… 9 heures et 58 minutes. Il bat son précédent record de 25 minutes, devant un jury sidéré. A un journaliste du Nikkan Gendai, il explique: « J’ai une petite copine. Mais même quand elle prépare le dîner, je ne peux pas m’empêcher de me masturber. Je me masturbe depuis l’âge de 5 ans. Je dois mon endurance à cet entraînement intensif, à l’utilisation du Egg, à mon imagination mais peut-être surtout à mon alimentation. J’adore toutes les nourritures visqueuses: le natto (haricots de soja fermentés), l’okra (variété de poivron visqueux), le mekabu (partie génitrice de l’algue wakame)…». Il est stupéfiant de constater la permanence, depuis au moins l’époque Edo, de ces associations d’idée entre les aliments glaireux et le pouvoir qui leur est attribué. Manger du gluant : offrir à son corps une vie nouvelle. Se replonger dans les substances visqueuses : revenir aux origines. Le Kojiki raconte que les graines qui servent de nourriture aux humains sont sorties du corps d’un dieu en putréfaction. Il me semble qu’il y a un lien évident avec cet outil masturbatoire appelé Egg, si évocateur de la cellule fécondée, de la graine et du germe divin. Pour finir avec le Japon, diriez- vous que le Japon est « à la hauteur » de nos fantasmes sur ce pays ?Il y a surtout beaucoup de quiproquos. On fantasme un pays de couples sexless, de femmes soumises et de célibataires frustrés qui reniflent des culottes… en oubliant un peu trop vite la leçon de Montesquieu : comment peut-on être nippon ? > Première partie de l'interview

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