Axel Kahn : "Quand on retrouve le rire, on retrouve sa capacité à se révolter"


L'émergence d'un être rieur et risible #13

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"Il existe toute une gamme de mises en causes des personnes par le moyen du rire. Cet aspect appliqué à plus faible que soi contribue à le disqualifier, à l’exclure, l’agresse avec violence. En revanche, quelle redoutable arme entre les mains des faibles pour se libérer de la pesante influence des puissants."

 

En 2007, le scientifique et généticien Axel Kahn était l'invité de l'Université du Rond-Point consacrée au rire de résistance. Dans les pas d'un Freud et de Bergson, mais bien plus facétieux, il décortique les origines de l'apparition du rire, sa structure et sa mécanique en s'appuyant sur une série d'histoire drôles et d'anecdotes croustillantes.

"Un pays heureux n'a pas besoin d'humour." Staline

Soyez les cancres du sérieux, faites voler en éclats de rire le bon goût et sa bonne conscience, en écoutant les cours, performances et autres conférences de progesseurs agrégés d'insolence et de cocasserie.

Avec France Culture et Tilder.

 

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Le 27 novembre 2015 à 10:26

Bigre : le sketch auquel vous avez échappé

Avec Pierre Guillois, Agathe L'Huillier, Olivier Martin-Salvan

Trois voisins dans trois minuscules chambres de bonne continguës, sous les toits, promiscuité catastrophique. Voilà la trame principale de Bigre, dernière création de l'auteur metteur en scène Pierre Guillois. Il s'est invité sur le plateau avec Agathe L'Huillier et Olivier Martin-Salvan, ses comédiens. Et les a invités à inventer avec lui cette pièce sans paroles mais avec bande son, à la Tati. On aurait voulu les interroger sur la démarche, la méthode de travail, l'écriture scénique collective. Mais non. Ils ont refusé. Têtus comme pas trois, ils ont préféré nous montrer en direct comment ils ont procédé pour écrire à trois ce Bigre. Et on pondu in petto devant notre caméra le sketch inédit que voici. Bonus : un extrait volé d'une interview de Pierre Guillois tirée du dossier de presse du spectacle, pour prouver qu'il y a quand même une pensée derrière toute cette entreprise : "Un spectacle sans parole doit quand même trouver un titre. L’idéal aurait été un titre qui ne veut rien dire. Mais même « dieozndovudznetdive » en dit encore trop. J’aime le léger archaïsme de « Bigre » et surtout son côté sonore et qui exprime la stupéfaction. On l’imagine précédé du silence de la catastrophe. Les personnages de cette pièce sont toujours stupéfaits par les catastrophes et les ratés dont ils sont l’objet. Stupéfaits par l’ingratitude du destin."

Le 9 janvier 2011 à 18:21

Larmes à l'oeil

La larme sauve un secteur important de l'industrie textile

Petit volume d'eau salée ayant une forme de goutte ou de perle, qui prend naissance dans l'œil de l'être humain envahi par le rire ou le chagrin.La larme se répand sur la joue et finit le plus souvent sa course sur son menton. Une grande douleur peut augmenter son poids, il n'est pas rare alors qu'elle atteigne le col de chemise ou le collier de perles.C'est le mouchoir qui se charge le plus souvent de l'effacer. Mouchoir qui, comme son nom l'indique, n'était pas destiné à l'origine à la récupération des larmes, mais à recueillir les diverses sécrétions nasales et autres glaires nées d'un rhume ou d'une allergie. L'apparition des antibiotiques et les récents progrès des sprays asséchants les muqueuses, ayant diminué de façon significative les diverses infections du nez, ont mis en péril l'utilisation du mouchoir. Sa reconversion dans l'effacement des larmes sur le visage et autour des yeux, a permis de préserver la production du mouchoir à la même cadence qu'avant les antibiotiques.En permettant au mouchoir de la récupérer, la larme sauve un secteur important de l'industrie textile qui s'apprêtait à disparaître faute de crottes de nez.Rire ou pleurer crée donc de l'emploi. Un pays sec, sans émotions suffisamment fortes pour déclencher l'hilarité ou la douleur, est un pays qui se condamne à une augmentation régulière du chômage."Ne me secouez pas, je suis plein de larmes", écrit Henri Calet inqiet. Qu'il se rassure, au cas où l'homme déborde de larmes, le surplus s'évacue sous la paupière.L'œil est à l'être humain ce que le trop plein est à la baignoire.

Le 1 avril 2010

Florence Aubenas

Rire en pleine catastrophe

"Il faut commencer par se souvenir de l’Algérie en 2003, au moment où un tremblement de terre avait ravagé la moitié de la côte, entre Alger et Boumerdès, suivi par un torrent de boue qui avait submergé Bab-El-Oued, puis par une secousse qui avait fini d’anéantir les rares bâtiments encore debout. Les sauveteurs n’ont aucun matériel, même les pioches manquent. Ils sont à genoux et déblayent des montagnes de décombres avec leurs ongles. Des cris, des appels percent parfois sous les gravats, très forts d’abord, puis de plus en plus faibles jusqu’à s’éteindre. On parle de 2500 morts, mais il y en a tant qu’aucun bilan ne réussit à les chiffrer, et tant de réfugiés que l’horizon se couvre de tentes. Ceci est aussi le début d’une histoire drôle, vous allez voir. Ou plutôt une histoire de rires. La présidence et l’armée ont pris l’organisation des secours sous leur coupe et en ont fait leur domaine réservé. Dans le pays, rien ne doit échapper à leur contrôle, même pas le malheur. Des barrages sont dressés sur les routes et à l’entrée des camps sinistrés. Tout citoyen qui, dans un élan de solidarité, tente d’apporter aux réfugiés de l’aide, du pain, des vêtements, est refoulé comme un brigand. L’Etat a décrété qu’il s’occuperait de tout : « Chaque sinistré aura droit a un repas chaud par jour. »L’été approche, juin est déjà bien entamé. Il fait plus de 40 degrés sous les tentes. Dans un camp près de Boufarik, un scout en grand uniforme distribue le fameux « repas chaud » : macaronis et œufs durs, ce jour-là. Les rescapés prennent les œufs mais tous, ou presque, remercient pour les pâtes : « Il fait trop chaud, l’eau manque… » Le scout ne dit rien d’abord, mais on le sent fulminer. D’un coup, il finit par hurler : « Maintenant ça suffit. On a dit qu’il fallait un repas chaud par jour. Celui qui ne prend pas ses macaronis n’aura pas droit à l’œuf. » Encadrée par des gradés, armes au côté, la file des rescapés s’est immobilisée, gamelle à la main. Plus un bruit, sauf celui des bottes. C’est Ahmed qui a ri le premier, ce maçon qui a perdu toute sa famille dans l’effondrement de son immeuble. Puis, Mouloud – dont un enfant sur six a survécu – commence à glousser, puis Djamila, qui est sans nouvelles de ses parents, puis tout un groupe de footballeurs, miraculés de l’effondrement d’un stade, se met à hoqueter à son tour. Et voilà le camp entier secoué de spasmes irrépressibles, des dizaines de réfugiés qui pleurent de rire devant le petit scout en uniforme. A ce rire-là, donc, à tous ces rires-là."Florence Aubenas, journaliste, écrivainArticle édité dans le catalogue Le Rire de résistance, BeauxArts éditions et Théâtre du Rond-Point

Le 16 septembre 2014 à 08:03

Claude Lelièvre : L'école a toujours été un lieu d'affrontement idéologique

Ça va bien à l'école ? #2

Agrégé de philosophie, Claude Lelièvre est professeur honoraire d’histoire de l’éducation à la faculté des sciences humaines et sociale-Sorbonne (Paris V), spécialiste dans l’histoire des politiques scolaires aux XIXe et XXe siècles. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages parmi lesquels : « L’Ecole obligatoire : pour quoi faire ? », Retz, 2004 et « Histoires vraies des violences à l’école », Fayard, 2007. Il a accepté de répondre aux questions de ventscontraires.net. Deuxième partie de cet entretien exclusif. > Première partie Instruire ou éduquer : quels sont, selon vous, les objectifs de l'école ? Cette dichotomie éducation-instruction (même si elle ne peut jamais être tenue jusqu’au bout) structure en profondeur le débat public sur l'Ecole en France depuis la Révolution française et l'institution de la République. Elle génère des tensions multiples qui se déclinent de façon récurrentes et parfois renouvelées, voire confuses. Le mieux est sans doute de partir de l’intervention emblématique de Rabaut Saint-Etienne devant la Convention en décembre 1792 : « Il faut distinguer l’instruction publique de l’éducation nationale. L’instruction publique éclaire et exerce l’esprit ; l’éducation nationale doit former le cœur ; la première doit donner des lumières et la seconde des vertus; l’instruction publique est le partage de quelques-uns ; l’éducation nationale est l’aliment nécessaire à tous  ». Un siècle plus tard, à la fin de la période ferryste, Ferdinand Brunetière précise : « l’éducation renvoie plutôt au gouvernement et à la direction des mœurs » et « l’instruction à la culture et au développement de l’esprit » (‘’Education et instruction’’, in Revue des deux mondes, 15 février 1895). Alors,« l'éducation dans les limites de l'instruction » selon la formule ''synthétique'' de Condorcet ? C'est sans doute un bel horizon qu'il est assurément bon d'avoir à l'esprit (surtout lorsqu'il s'agit d'Ecole et pour éviter bien des dérives possibles), mais impraticable jusqu'au bout. En tout cas, historiquement, la ''question morale'' dans une Ecole républicaine laïque a été ( et reste encore actuellement) une question vive, même si elle n'épuise pas le sujet. Pour Jules Ferry , l’enseignement de la morale appartient à l’Ecole (non par ‘’défaut’’, parce que les familles seraient défaillantes, comme on l’entend souvent aujourd’hui) mais parce que c’est son rôle éminent . Et c'est ce qu'il affirme avec force dans sa célèbre « Lettre aux instituteurs » du 17 novembre 1883 « L’instruction religieuse appartient à la famille et à l’Eglise, l’instruction morale à l’Ecole […]. La loi du 28 mars 1882 [sur la laïcité et l’obligation scolaire] affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale, et de la fonder sur les notions du devoir et du droit que le législateur n’hésite pas à inscrire au nombre des vérités premières que nul ne peut ignorer. Pour cette partie capitale de l’éducation, c’est sur vous que les pouvoirs publics ont compté. En vous dispensant de l’enseignement religieux, on n’a pas songé à vous décharger de l’enseignement moral : c’eut été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession. Au contraire, il a paru tout naturel que l’instituteur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage et du calcul ».Il s’agit de la « morale commune » (qui « nous » est « commune », « sans épithète »). Il s'agit d'un enseignement « laïque » de « la » morale, et non de l'enseignement d'une morale « laïque ». Tout cela ne va pas de soi, même à cette époque. Par exemple, Ferdinand Buisson ( un agrégé de philosophie nommé par Jules Ferry à la tête de l’école primaire républicaine et laïque qu'il dirigera durant dix-sept ans ) a eu une position sensiblement différente. Et on le perçoit très bien dans son article sur la « Morale » du « Dictionnaire de pédagogie » paru en 1911. Ferdinand Buisson élargissait en effet bien au–delà de la « morale commune » (et, comme il disait,  bien au-delà des « prescriptions et des prohibitions formelles qui constituent l’honnêteté élémentaire, rudimentaire, celle qu’on pourrait appeler négative ») l’ambition d’«une morale purement laïque » : « pour qu’une éducation morale nous paraisse suffisante, il faut qu’elle crée en chaque individu une sorte de force intérieure régissant non seulement les actes, mais les pensées, les sentiments, les intentions, toute la conduite, toute la direction de la vie ». Dans la période récente, le ministre de l'Education nationale qui a fait voter en juillet 2013 la loi d'orientation et de programmation « pour la refondation de l'école de la République », Vincent Peillon (lui aussi agrégé de philosophie et bon connaisseur de Buisson)), a annoncé qu'il entendait mettre en place un enseignement de « la morale laïque » depuis le primaire jusqu'à la fin du secondaire, en précisant (dans une interview au « Journal du Dimanche » du 2 septembre 2012), que la « laïcité » n’est pas « simplement tolérance » ou un ensemble de « règles de coexistence », mais une« laïcité intérieure », un « rapport à soi qui est un art de l’interrogation et de la liberté », « un effort pour raisonner, considérer que tout ne se vaut pas » . Une mission (composée d'Alain Bergounioux, Laurence Loeffel et Rémy Schwartz) mise en place par le ministre pour réfléchir à ce que pourrait être cet enseignement a rendu son rapport le 22 avril 2013, un rapport intitulé : « Pour un enseignement laïque de la morale » (du cours préparatoire à la terminale).  Aux journalistes qui lui demandent si c'est « une marche arrière que le rapport préconise un ''enseignement laïque de la morale'' et non plus une ''morale laïque'' », le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon répond : « c'est la même chose ! Mais je comprends qu'il faut rassurer sur deux points. D'abord, certains voudraient laisser penser que la morale laïque serait anti-religieuse. C'est exactement l'inverse : elle est une morale commune à tous et c'est justement son respect qui autorise la liberté et la coexistence des croyances individuelles et privées de chacun. Ensuite la morale laïque n'est pas non plus une morale d'Etat, une ''orthodoxie à rebours''. Elle est le contraire du dogmatisme et fait le pari de la liberté de conscience et de jugement de chacun : elle vise l'autonomie ». Et Vincent Peillon continue et conclut : « les parents d'élèves autant que les professeurs veulent cette morale laïque là » (Le Monde du 22 avril 2013).   L'école est-elle plus que jamais un champ de bataille idéologique ?  Plus que jamais ? C'est loin d'être évident. Car ce serait oublier, par exemple, que l'école républicaine et laïque s'est construite délibérément sur un engagement politique très affirmé (et non sur la ''neutralité scolaire'') et qu'il y a eu (entre autres) deux ''guerres des manuels'' particulièrement chaudes dans le passé. Le principal fondateur de l'Ecole républicaine et laïque, Jules Ferry, a plaidé très clairement pour l'engagement politique des instituteurs et institutrice. Certes, Ferry se prononce fermement contre un certain type d'engagement : « Ne souffrez pas qu’on fasse jamais de vous des agents politiques ! […]. La politique contre laquelle je tiens à vous mettre en garde, est la politique militante et quotidienne, la politique de parti, de personnes, de coterie ! » En revanche, Jules Ferry plaide explicitement pour l’engagement politique des instituteurs et des institutrices en faveur de la République et de la Révolution française dans l’enceinte scolaire elle-même. Et il s’agit bien d’une prise de parti politique, reconnue et revendiquée comme telle : « Nous nous entendons bien, nous ne rééditons pas ici la formule qui fut célèbre dans les dernières années de l’établissement si difficile, si contesté de la République, cette formule du fonctionnaire qui disait : ‘’ Je ne fais pas de politique !’’. Nous ne l’entendons pas ainsi : je ne dirai pas, et vous ne me laisseriez pas dire qu’il ne doit pas y avoir dans l’enseignement primaire, dans votre enseignement, aucun esprit, aucune tendance politique. Pour deux raisons : d’abord, n’êtes-vous pas chargés, d’après les nouveaux programmes, de l’enseignement civique ? C’est une première raison. Il y en a une seconde, et plus haute, c’est que vous êtes tous les fils de 1789 ! Vous avez été affranchis comme citoyens par la Révolution française, vous allez être émancipés comme instituteurs par la République de 1880 : comment n’aimeriez-vous pas et ne feriez-vous pas aimer dans votre enseignement et la Révolution et la République ? » ( Discours du 25 avril 1881 au congrès pédagogique des instituteurs). On ne peut pas dire que cette prise de position privilégie le consensus. C’est alors une prise de parti encore plus résolue que ne le seraient actuellement des engagements forts contre le sexisme, le racisme ou la xénophobie. Les enseignants du primaire doivent en effet non seulement expliquer la Révolution française et la République, mais les faire « aimer ». Et cela à un moment où la République est condamnée par l’Eglise ; à un moment où seule une courte majorité de Français vient d’être favorable au régime républicain, où les républicains eux-mêmes ne sont pas tous d’accord – loin s’en faut - pour assumer «  en bloc » l’héritage de la Révolution »…In fine, et sans l’ombre d’une hésitation, les instituteurs et institutrices sont instamment sommés d’intervenir, de prendre parti, à l’Ecole même, sur les enjeux politiques majeurs de l’époque, pourtant objets de furieuses controverses. Cela ne se fera pas sans mal et sans contre-offensives, particulièrement chaudes durant la période ferryste, puis à la suite des lois « Combes » interdisant aux congréganistes d'enseigner en 1904. Le 8 janvier 1883, la « Congrégation de l'Index » publie quatre condamnations contre quatre manuels d'instruction morale et civique, ; et c'est la «  première guerre des manuels ». En septembre 1908, les cardinaux et archevêques de France publient une déclaration solennelle : « vous surveillerez l'école publique, employant d'abord tous les moyens légaux pour la maintenir dans l'observation de ce que, à défaut d'une expression meilleure, nous appellerons neutralité ». Commence alors c'est la « seconde guerre des manuels », qui durera jusqu'en 1914. En septembre 1909, les cardinaux, archevêques et évêques de France préconisent en effet une nouvelle forme d'organisation – à savoir les « associations des pères de famille » - en affirmant davantage encore quel est le but : « Vous avez le devoir et le droit de surveiller l'école publique. Il faut que vous connaissiez les maîtres qui la dirigent et l'enseignement qu'ils y donnent. Rien de ce qui est mis entre les mains et sous les yeux de vos enfants ne doit échapper à votre sollicitude : livres, cahiers, images, tout doit être contrôlé par vous […]. Nous interdisons l'usage de certains livres dans les écoles, et nous défendons à tous les fidèles de les posséder, de les lire et de les laisser entre les mains de leurs enfants, quelle que soit l'autorité qui prétend les leur imposer ». Suit une liste d'une quinzaine de manuels d'histoire, de morale ou d'instruction civique condamnés. Dans la dernière période, l'affrontement idéologique principal s'est déplacé du terrain politique direct à la mise en question de l'Ecole républicaine et laïque dans le domaine de l'éducation sexuelle et/ou sexuée), le point nodal tournant, on le sait, autour de la question de l'homosexualité. Les formes que prennent cet affrontements idéologiques peuvent être perçues certes comme très intenses (compte-tenu en particulier du rôle nouveau des ''réseaux sociaux'' dans les mobilisations voire les manipulations), mais les enjeux ne sont pas - contrairement à certains épisodes passés (du moins directement) - de l'ordre du changement de régime politique, voire de l'existence même de la République.

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