Paul Jorion : Le Temps qu'il fait le 22 février 2013


Trousses de secours en période de crise

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Enregistré dans la salle Topor du Rond-Point le 22 février 2013. Durée : 1:18:31

Depuis le 12 décembre 2008, l’économiste anthropologue Paul Jorion produit tous les vendredis sur son blog une vidéo bricolée où il fait le point de l’actualité. Son Temps qu’il fait, qui débute par un rituel « Bonjour, on est vendredi ! », est très regardé : en 2012, le nombre de vues a dépassé le million d’internautes friands de ses analyses implacables et narquoises sur la lente descente aux enfers de l’économie spéculative mondiale. L’enregistrement est parfois acrobatique : dans une chambre d’hôtel en Albanie, ou à la table d’une maison de campagne d’où les invités entrent et sortent avec insouciance, assis – faute de lumière ailleurs — sur des toilettes, ou la tête calée sur un oreiller, l’iPad tenu à bout de bras au-dessus de lui. Qu’y aura-t-il à raconter, le vendredi 22 février 2013 ? S’il se trouvait qu'il n’y a rien à dire, ce serait bien dommage pour le spectacle et une excellente nouvelle pour nous tous. Gageons pourtant que Jorion aura quelque chose à raconter sur le temps qu’il fait ce jour-là et – vu la manière dont les choses s’annoncent dans le monde de la finance – il faudra très probablement s'accrocher à son siège.

En partenariat avec Rue89 et Cinaps.tv

A une situation d’urgence, il faut une « trousse de secours », des antidotes au fatalisme et au découragement, une boîte à outil pour stimuler notre capacité de rebond, regonfler le moral de ceux que la crise aura découragé.
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.TV.

 

 

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Antoine Boute : Les Morts rigolos (la vie c'est du luxe)

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Attention : voyage de 40 minute dans l'univers sonore, mental, drôlissime et percussif d'Antoine Boute. L'auteur redonne par la bouche naissance à son roman Les Morts rigolos – entre chant diphonique, stand-up littéraire jusqu'au boutiste, réinvention des rites d'enterrement (ce qui, dit en passant, est une œuvre d'utilité publique urgente à laquelle aucun artiste à ce jour ne s'était encore attelé).  Entrez dans une conférence-performance ou plutôt – selon les propres mots de Boute – "un dispositif-impertinence pour ériger le roman en blague, faire de la blague un système philosophique, repousser l'instant de la chute, histoire de voir combien de temps la bécane va tenir sans imploser." Poète-bucheron-météore venu de Belgique, Boute, vous verrez, pousse la littérature jusqu'à la catastrophe. Antoine Boute est l’un des représentants les plus emblématiques de la poésie expérimentale en Belgique. Son œuvre, plurielle, se caractérise par une singularité forte, une identité tout à la fois propre et hybride, mutante, inquiétante, excitante. Philosophe, écrivain, poète sonore, pornolettriste, prophète conceptuel et naturaliste, il s’adonne également à la poésie graphique, à l’écriture collective, aux pratiques collaboratives, et est organisateur d’événements.Parmi ses ouvrages : Les Morts rigolos (éditions Les Petits Matins 2014)  Enregistré le 27 novembre 2014 au Théâtre du Rond-Point durée 40 minutes

Le 18 février 2015 à 14:38

"Le Prix à payer" : révoltons-nous en faisant de ce film un blockbuster

L'évasion fiscale n'est pas illégale, elle est immorale Courez voir en salle le documentaire Le Prix à payer, réalisé par le canadien Harold Crooks et co-écrit par la québecoise Brigitte Alepin à partir de son livre La Crise fiscale qui vient. En gros : les 1% qui possèdent plus de la moitié du monde – parmi eux Google, Apple, Amazon, Facebook... – ne paient pas leurs impôts, mais les 99% si ! Quitte à être tondu, autant savoir comment et par qui. Réponse : un autre monde nous domine. Un monde hors du monde, offshore. Un réseau de paradis fiscaux dont l'épicentre démoniaque a pour emblême le griffon de la City de Londres. Cette enclave en centre ville profite de passe droits médiévaux tout en régnant sur les vestiges insulaires de l'ex-empire britannique. L'empire est devenu virtuel, et encore plus puissant. Et depuis Reagan et Thatcher, nous sommes les dindons d'une tragique farce mondialisée, le plus grand hold up de tous les temps. Les tensions économiques générées par cette injustice sont devenues sociales, elles menacent aujourd'hui l'existence de nos démocraties. Je suis sorti de ce film révolté, prêt à refourbir les piques de 1789... vous aussi le serez aussi j'en suis sûr. Puis après quelques bières passées à chanter la désobéissance civile et à fomenter la grève des impôts avec vos amis, vous vous retrouverez encore à fouiller le Net à la recherche de révélations et de réflexions éclairées sur cette injustice. C'est ainsi que vous dénicherez peut-être quelques séries vidéo parues dans nos colonnes : Bernard Stiegler : "Sommes-nous capables aujourd'hui de prendre des décisions ? Je veux dire vous et moi ?" Frédéric Lordon :"De quoi ce que nous vivons est-il la crise ?" Paul Jorion : "Nous nous débarrassons du travail de manière massive" Denis Robert : "C'est kafkaïen d'être chargé de la lutte antifinancière dans un paradis fiscal" Jérémie Zimmermann : "Google et Facebook sont devenus des monstres" Comme le disait Frédéric Lordon lors d'une conférence donnée au Rond-Point, notre meilleure arme de défense est de nous tenir au courant et d'en parler tant et tant entre nous que l'immoralité impériale qui nous écrase finisse par éclater aux yeux de tous. Bref : encouragez vos amis à aller voir le film, en espérant que son succès devienne si insolent que notre gouvernement se sente enfin autorisé à brandir quelques réglementations et taxes Robin des Bois dignes de ce nom sous le nez du monstre. Par exemple.

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En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.mardi 19 juin 2007 Loi de finances rectificatives. Elle est votée des deux mains par la nouvelle assemblée, convaincue qua ça fera plaisir à Ségolène et que de toute façon, le Sénat va rejettera illico cette abomination comptable. Mais le Sénat, victime d’une malencontreuse panne de sonorisation, va l’approuver — il a cru voter la hausse de ses indemnités parlementaires. Cette loi ambitieuse se conforme aux intentions annoncées par la présidente : « On fait tout passer tout de suite, après ça on n’en parle plus. » Le budget de la Justice est doublé. Le budget de l’Armée est doublé. Le SMIC est porté à 1 500 €. Le budget de la Recherche est augmenté de 61,05 % — soit cinq années d’augmentation à 10 % d’un coup. Les petites retraites et les allocations adulte handicapé sont augmentées de 5%. L’allocation de rentrée scolaire est doublée. Trop, c’est trop : au soir du vote par le Sénat, le président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, annonce son retrait définitif de la vie politique et institutionnelle : « Je vais me payer un beau petit ksour à Djerba et à partir de maintenant, ce sera zéro stress et poisson grillé tous les soirs : ça va me faire le plus grand bien », déclare au Figaro l’irascible serviteur de l’État. Catherine Simonet, secrétaire d’État de l’argent à collecter, à compter et à répartir, chargée de financer les réformes, fait une attaque de nerfs dans son bureau de Bercy, avant de sombrer dans une profonde dépression. Elle est consolée par Dominique Strauss-Kahn qui déclare, au sortir de la réunion : « Je n’ai pas touché à sa calculette. » Mme Simonet sera remplacée par l’ancien comptable de l’association Désirs d’Avenir. Celui-ci parviendra, par miracle, à équilibrer les comptes en procédant, selon ses dires, à « des opérations de bon père de famille Poitevin ». A Saint-Martin-du-Fouilloux, dans canton de Ménigoute (79), le conseil du ministre annonce le lancement du grand chantier « Des logements pour tous, par tous, et partout ». L’objectif de la candidate Royal était de construire 120 000 logements sociaux par an : pour être sûr de l’atteindre sur l’ensemble du quinquennat, on en démarre 600 000 d'un seul coup, avec le soutien de l’armée dite « de travail » — et dans demander leur avis aux maires. Le secteur du BTP explose. Dans les  semaines qui suivent, le groupe Bouygues, par la voix de son directeur général Nicolas Sarkozy, annonce l’embauche de 15 000 personnes, pour la plupart des travailleurs immigrés en instance de régularisation : Avocat de formation, Nicolas Sarkozy se battra pour eux avec acharnement afin d’accélérer la procédure. Parallèlement, l’immobilier dégringole et les loyers, en particulier à Paris, chutent — permettant ainsi aux familles de devenir propriétaires, ou bien d’augmenter leur pouvoir d’achat, ou encore d’augmenter tout court. Une épidémie de suicides éclate dans les Hauts-de-Seine. « Les gens ont du mal à se faire au changement, tempère Patrick Devedjian, qui vient de succéder à Nicolas Sarkozy à la tête du conseil général. Il y a une espèce de mode du suicide, mais je pense que ça va se calmer ». Ça se calme, en effet, quand on découvre que les suicides font plonger davantage la valeur des terrains La suite demain...

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