Jeanne Lacland
Publié le 08/06/2010

Face nord


Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition

Le 30 mars 1993, la brigade d’intervention théâtrale de Dijon, se rassemble devant l’ours polaire, sculpté par Pompon, gisant dans le square Darcy. Après un long moment de concentration et de recueillement, la brigade d’intervention marche en rangs serrés vers l’hypermarché le plus proche. Elle est surentraînée et parfaitement équipée.
À 10h15 précise, la première cordée part pour l’ascension du bac surgelé par la face nord. À 10h24, tous les membres de la brigade sont interpellés.
Personne n’avait jamais tenté une telle ascension. À ce jour, personne n’a pu réussir un tel exploit.
Je suis née sur un continent.Pour commencer, je pars. En mer. Je pars en voilier. Loin.
Je traverse une fois, deux fois.
D’autres fois.
Et je repars.
Je suis femme de pirate, de pirate du Nord.
D’autres fois, je ne suis pas femme de pirate. Je tente de prendre terre.
Et je repars, en mer, en voilier, loin.
Un jour, je touche l’extrême nord du Pacifique, jusqu’à la barrière de l’archipel des Îles aléoutiennes.
Et je passe de l’autre coté, au-delà du Pacifique, tout en haut.
À travers l’océan glacial arctique. Là où naissent les vents.
Là où la glace.Et je reviens. Congelée, surgelée, frigorifiée.

jeannelacland.unblog.fr

 

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Au plus nord du continent américain #2

Tant qu'il y aura du froid

Ce que l’on voit, c'est d'abord la nuit dans ces images prises par une webcam posée dans les hauteurs de Barrow, village situé au plus nord du continent américain. Eben Hopson est né ici en 1922. > voir l’épisode précédent Eben Hopson ne comprend pas. Il n’a pas vingt ans, et cette fois-ci, il n’a pas demandé à partir de Barrow. Il est inupiaq, esquimau, indien, il n’a pas de droits civiques. Il s’est retrouvé dans un bateau, ce n’était pas le North Star, mais un bateau de l’armée américaine, de l’incorporation américaine. Direction Nome, toujours en Alaska, mais au-dessous du cercle polaire, au-dessous du détroit de Béring. Nome, une ville de chercheurs d’or, de crevards, de joueurs, de tricheurs.   Eben Hopson se rend chaque matin sur la base aérienne, la dernière base avant l’Urss. Il est là pour construire des avions, des avions russes. La guerre n’a pas commencé, alors les Américains et les Russes commercent. Eben Hopson ne comprend pas. Il est encore chez les Inupiat, en face, de l’autre côté du Détroit, des Tchouktches doivent subir le même sort, un peu plus au sud, ce doivent être des Aléoutes, des nomades, éleveurs de rennes, chasseurs de morses, amateurs de viandes crues, ne demandant rien à personne. Eben Hopson fait ce qu’on lui dit. Les Américains et les Russes entrent en guerre. Il fait ce qu’on lui dit, il embarque sur un autre bateau pour la guerre des mille miles dans l’archipel des Aléoutiennes. Au moment du bombardement d’Unalaska par les Japonais, il n’est pas loin. Quand les Américains déportent les Aléoutes dans des camps sans eau ni chauffage au centre de l’Alaska, il n’est pas loin. Quand, ils pillent les maisons, tuent les phoques sans raison, s’amusent à la chasse au phoque, il est là.La guerre se finit, Eben Hospon fait ce qu’on lui dit, il reste à Nome pour installer les radars contre les missiles balistiques russes. Il est un soldat accompli, l’Amérique a besoin de lui, il ne rentrera à Barrow qu’en 1946.

Le 30 novembre 2012 à 07:17

L'enclume des jours

Aujourd'hui, je réclame la suppression du mois le plus calamiteux de l'année: novembre. Novembre est froid, long et moche, novembre ressemble à l'apparition de la mort dans un film de Bergman, novembre est idéal pour aller faire une loooooongue ballade dans des sous-bois boueux et glaciaux avant de rentrer chez soi bien au chaud pour se pendre, c'est en novembre que les ventes d'anti-dépresseurs explosent ainsi que le nombre de tentatives de suicides, tentatives ai-je écrit car on rate même sa mort en novembre...   Vous me direz qu'il y a malgré tout deux jours de congé en novembre. Tu parles! Le premier pour aller au cimetière, le second pour célébrer la fin d'une boucherie. On a vu plus festif !   Je propose donc de fusionner octobre et novembre en un nouveau mois appelé octembre. Cela sonne mieux qu'octobre (lequel m'évoque toujours un landau dégringolant des escaliers, c'est bizarre).   Sur ma lancée, je propose également de supprimer le dimanche, le jour le plus chiant de la semaine, surtout si on ne va pas à la messe (d'autant que je n'ai pas l'impression que cette cérémonie ressemble à Jamel en scène ou à la Gay Pride - non, là, j'exagère, surtout par les temps qui courent - ).   Fusionnons aussi dimanche et vendredi en un seul jour : le vendremanche. Oui à la semaine de 6 jours: 4 jours de boulot et le ouiquende, vendremanche et samedi. Pas mal, non ? Et de plus, les mois étant plus courts, leurs fins seraient moins difficiles pour beaucoup (ce qui n'est pas négligeable surtout par les temps qui courent encore et toujours).   A l'heure où j'écris, nous serions donc vendremanche 25 octembre.  Et on se prendrait pour les personnages d'un roman de Boris Vian...

Le 4 juillet 2010 à 17:19

La femme la plus profonde du monde

Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition

Brigitte Lenoir, la femme la plus profonde du monde est froide. Brigitte Lenoir s’entraîne. À la profondeur, au froid, aux mélanges de nitrox, de trimix et d’héliox, des mélanges réservés aux nageurs de combat. Elle plonge. Elle plonge des années durant. Des années de profondeur et de froid, des années à -110 mètres, à -120 mètres dans l’eau à quatre degrés du lac Léman. Le 10 avril 2010, elle bat un premier record : -154 mètres à Saint-Gingolph, en eau froide et douce. Dix jours plus tard, le 20 avril 2010, le record est pulvérisé par Sofia Ponce, au Venezuela : -190 mètres en autonomie complète, en eau chaude et salée, grâce aux mélanges minutieux de trimix 7/67, de trimix 10/50, de nitrox 32, de nitrox 50 et de nitrox 80. Alors Brigitte Lenoir s’entraîne, se prépare, se concentre. Ce sera au large de Dahab, en Égypte. Le 15 mai 2010, Elle atteint -200 mètres et remonte. Pallier, par pallier. Elle a dépassé Sofia Ponce de dix mètres, elle est tranquille, elle peut remonter calmement. Elle détient le record de profondeur féminine en eau salée. Mais chaude. À -147 mètres, son recycleur reste bloqué en position oxygène, un gaz bien trop simple pour des poumons mortels. Hyperoxie, perte de connaissance et convulsions. Personne ne pourra rien faire. Son corps restera dans la noirceur de la mer rouge. Depuis le 15 mai 2010, Brigitte Lenoir, la femme la plus profonde du monde, est froide.

Le 5 novembre 2015 à 10:01
Le 2 septembre 2010 à 11:25

"Seul l'avenir est un pays supportable" 3

Un film cadavre-exquis inauguré par Régis Jauffret

Mon plan pour le film en cours de montage : Jón Fejoz, glacier des Grands-Montets, Août 2010 (Aiguille verte – les Drus)Les glaciers, qu’ils stagnent, avancent, grincent ou explosent, me dérangent de plus en plus. Les glaciers, c’est du temps contenu, concentré, du temps qui nous pète à la gueule sans qu’on ne puisse rien y faire, du temps qui nous renvoie à nos incapacités, à nos limites humaines.Trente-cinq, c’était il y a trente-cinq ans pendant l’ascension de l’Aiguille Verte par le glacier des Grands-Montets. Trente-cinq ans, une broutille. Le 27 août 1975, après quatre heures d’escalade, j’ai coupé la corde. Au bout de la corde, il y avait Jón. Je vous le dis à vous parce qu’aujourd’hui, plus personne ne s’y intéresse. Jón était suspendu dans le vide, les jambes broyées, sans casque. Son bras droit n’était retenu que par son anorak, son corps semblait dispersé autour de la colonne vertébrale retenue au niveau des reins par le baudrier. J’ai coupé la corde, Jón est tombé directement dans la rimaye, dans la zone de fracture du glacier, dans la première crevasse, une crevasse de soixante mètres.Les glaciers, c’est du temps en mouvement, du temps sinueux et perfide, du temps qui nous néglige. Depuis 35 ans, la zone de fracture du glacier se déplace, se contracte, s’agrandit. Elle ne me lâche jamais, je lui appartiens. Même quand je m’éloigne, quand je sors de la vallée, elle vient me chercher. Parfois, en hivers, elle s’efface derrière d’épaisses couches de neige. Alors seulement, je peux penser, au moins un instant, que les glaces n’en ont rien à faire de moi.

Le 24 novembre 2015 à 08:31

L'ours bipolaire est désormais une espèce en voie de disparition

Surnommé « l’instable du Grand Nord », l’ours bipolaire vient d’être ajouté à la liste rouge des espèces menacées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). A l’heure actuelle, il resterait moins de 300 spécimens de cette espèce qui survit dans les régions arctiques et dont le comportement parfois irrationnel joue contre sa préservation. Auto-destruction L’ours bipolaire, animal étrange aux agissements parfois incompréhensibles évoquant à la fois la mère de famille en plein baby blues ou le trader excessivement euphorique, vit exclusivement sur la banquise. Selon l’UICN, il reste aujourd’hui moins de 300 spécimens, qui vivent de manière solitaire sur la glace. Parmi les facteurs qui ont provoqué le déclin des populations d’ours bipolaires, il y a évidemment le braconnage et la perte des habitats naturels. Mais la cause principale de sa lente disparition reste le comportement même de l’ours bipolaire que les experts de l’UICN jugent « totalement imprévisible et préjudiciable pour l’ espèce même ». Car cette espèce serait la moins adaptée à la survie en milieu hostile, toujours selon l’UICN : « Les ours bipolaires sont souvent dépressifs. Ils manquent d’appétit et d’intérêt pour la chasse qui est nécessaire à leur survie. Il arrive parfois qu’ils fassent preuve d’une grande anxiété et de haine envers eux-mêmes. Autant d’éléments qui les transforment en maillons faibles de la zone arctique. » explique Lana Purlac, de l’organisation. Mais à tous ces handicaps, il faut ajouter également le caractère des ours bipolaires : « Ils ont de très fortes manies, parfois violentes. Ils peuvent passer des semaines à frapper la banquise avec leurs pattes, juste par obsession. Dans les cas les plus graves, certains sont victimes de délires et se focalisent sur des théories du complot au sein du cercle polaire. C’est une perte de temps et d’énergie considérable pour tout prédateur de ce genre. » précise également l’expert de l’UICN. Encadrer l’espèce Pour aider à combattre la disparition progressive de l’ours bipolaire, les organisations de défense des animaux militent intensément pour la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’espèce : « C’est difficile pour nous d’être dans cette situation. Déjà qu’on a du mal à protéger les animaux de l’homme, mais si en plus il faut demander aux pouvoirs publics de protéger une espèce contre elle-même, c’est très dur à faire passer comme idée. » nous explique un cadre de l’association PETA avant de conclure : « L’idéal serait peut-être de transférer les derniers ours bipolaires dans des instituts spécialisés pour qu’ils soient encadrés, quelque chose comme un zoo dans l’esprit. » Le Gorafi Illustration : iStock / RobertScottJacobs / IRCrockett

Le 5 février 2012 à 09:21
Le 21 mars 2013 à 08:48

"Prenez mon ours !"

Au théâtre, s'il y a des chats (avoir un chat dans la gorge, Agnès et son petit chat qui est mort), des hirondelles (celui ou celle qui rôde autour de la boîte à sel, l' « accueil » d'aujourd'hui, les soirs de Première, pour obtenir une place gratuite), des mouches (un terme d'éclairage), des lièvres (la patte-de-lièvre étant une sorte de houppette utilisée pour le maquillage, des rats (les machinistes qui travaillent dans les dessous d'un théâtre à l'italienne, les soutiers), des sauterelles (une sorte de crochet), des saumons (un morceau de fonte servant à fixer les portants au sol), des cygnes (les cloisons en forme de col de cygnedes loges d'une salle à l'italienne), à notre connaissance, il n'y a pas de cochons. En revanche, il peut y avoir des ours. Dans l'argot des coulisses, c'est une mauvaise pièce, qui dort dans les cartons d'un auteur. Au XIXème siècle, elle pouvait dormir dans les cartons d'un directeur de théâtre qui, à défaut d'une meilleure proposition, pouvait la sortir d'un oubli profond. Il était en mesure, alors, d'exiger de l'auteur de lécher son ours, autrement dit de parfaire son œuvre, comme l'oursonne lèche son ourson pour l'amener au meilleur de sa forme. Le mot « ours » a une origine historique pris dans un contexte théâtral : le comédien Odry jouait le rôle d'un montreur d'ours dans une folie-vaudeville, L'Ours et le Pacha, créé aux Variétés le 10 février 1820. Il était amené à répéter à tout propos : « Prenez mon ours ! Mon ours danse la gavotte, prenez mon ours ! Il pince de la guitare, prenez mon ours ! » A cause du succès de la pièce – jouée cinq cents fois – la formule « prenez mon ours », répétée à satiété, devint la formule consacrée des directeurs de théâtre, quand ils voyaient arriver un auteur, un manuscrit sous le bras. Les circonstances de l'apparition de la formule sont renforcées par l'image de l'ours qui hiberne, pour se réveiller aux beaux jours. Comme lui, la pièce dort pour arriver sur la scène au moment propice.

Le 11 novembre 2015 à 08:38
Le 23 février 2011 à 12:43

L'illusion arctique de John Roos

Tant qu'il y aura du froid

Je ne sais pas comment. Je ne sais pas comment vivre avec ça. J’ai conscience d’avoir fait quelque chose d’important, mais que personne n’est capable de le voir. Même pas moi. Il m’a fallu des dizaines d’années pour comprendre, des dizaines d’années où l’on m’a écarté de l’exploration polaire.Je me suis trompé. C’est vrai.Je me suis gravement trompé. On me l’a dit. William Parry, puis mon neveu, James Ross. Ils me l’ont dit, et puis ils se sont tus et j’ai cartographié le Mont Croker. Je sais que c’est important, que tous les explorateurs se serviront de cette erreur, qu’ils l’utiliseront pour avancer, pour percer le Passage du Nord-Ouest à travers les glaces, par le nord du continent américain. C’était le 31 août 1818, au nord de la terre de Baffin. Des siècles plus tard, on saura qu’en Arctique, c’est déjà l’hiver, qu’il n’est pas possible d’aller plus loin. Il n’est plus possible de rejoindre la Chine par le Grand Nord.Je me suis laissé envahir par les personnalités de Parry et de mon neveu, je me suis laissé envahir par leur doute mais j’ai tenu bon, j’ai dessiné le Mont Croker sur la carte. J’aurai dû écouter Saccheus, mon traducteur groenlandais, j’aurais dû lui laisser plus de temps avec les inuit. Il était sans doute lui-même submergé par leurs découvertes en montant à bord de l’Isabella et l’Alexander, nos voiliers qu’ils pensaient vivants. Si nous avions eu plus de temps, si nous en avions été capables, capables d’écouter ce qu’il se passait vraiment.Cette première rencontre entre nous et les Eskimos polaires.Mais nous n’avons pas su voir, pas su écouter. Concentrés par la recherche du Passage, obsédés par la recherche du Passage. J’aurais alors appris à regarder les courants et la houle, à voir que le Mont Croker était un mirage, une illusion optique, un ice blink, une réflexion du soleil sur la glace. Certainement pas une falaise qui bloquait l’entrée du Passage du Nord-Ouest.

Le 12 août 2010 à 10:00

Toujours au-delà : le froid

Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition

Mon nom est Claude-Achille de Bussy, mais au conservatoire, ils m’ont appelé Claude Debussy. Ce n’est pas tellement que je ne supporte pas les règles, les codes, les conventions. Je les traverse pour mieux m’en défaire, pour mieux les dépasser. Ce n’est pas tellement que j’entretiens mon image d’homme étrange. Ce sont mes pièces qui sont étranges, pas moi. Cela n’a même rien à voir avec mes pièces, c’est juste qu’il faut un petit temps pour s’habituer à l’étrangeté. J’aime aussi les mots mystère, intériorité, lointain et parfois même incompréhension. Les mots s’arrêtent trop vite, même s’ils sont bien plus nombreux que les quelques notes dont je dispose pour écrire un opéra. J’aimerais bien écrire un opéra. Comment faire ? Je ne sais pas encore, je vais voir. Il n’y a aucun concept dans mon écriture, je n’ai que faire des questions intellectuelles, je ne cherche que l’immédiateté d’une sensation pour qu’elle s’évapore seule, apaisée, reposée. Je m’appuie sur un ensemble de régulations intimes, denses qui me permettent d’aller plus loin, vers d’autres strates musicales. Je cherche, je me heurte, j’écris, je réécris, je m’arrête et je repars ailleurs, parfois, je ne fais rien, j’attends. Je sais que mes désirs ont des routes longues et tenaces et des chemins qui s’explorent à mon insu. Un jour, je tombe sur Pelléas et Mélisande, écrit par Maeterlinck. Est-ce parce que les personnages sont dans un pur état de folie ? Est-ce parce que Maeterlinck me donne toute latitude pour maltraiter son texte ? Je vais écrire un opéra. Des années, des années durant, je coupe, je taille, je relègue le texte, je mets en avant la musique, ou l’inverse. Pendant dix ans, je cherche, je me heurte, j’écris, je réécris, je doute. Je ne doute plus. Je me défais, je me répands, je saisis, j’apaise, j’apaise encore. J’invente le silence, du silence, le mien. Mélisande meurt, j’ai fini, j’ai écrit un opéra.  GOLAUD. Quel âge avez-vous ? MELISANDE. Je commence à avoir froid. Pelléas et Mélisande, I, 1.

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