Lionel Serre
Publié le 13/03/2013

Panique au conclave


Pourquoi la fumée blanche a tant tardé

Né en août 1979, à Montluçon, petite ville du centre de la France, j’ai rejoint Paris pour des études supérieures en communication visuelle. Après plus de dix années de direction artistique acharnée en agence de publicité, je me suis éloigné du millieu de la communication pour retrouver mes esprits, un bon usage de la parole et du dessin. J'exerce aujourd'hui mon activité d’illustrateur autodidacte et indépendant à Nogent-sur-Marne. 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 1 mai 2014 à 08:33

La famille nous casse les urnes

Tel père, tel maire : longtemps ce fut le devise bien peu républicaine qui régentait nombre de successions politiques. Mais le patrimoine n’est plus à la fête en politique. Ou à la condition de demeurer au sein d’une PME partisane à marque renommée et marché captif. La maison Le Pen est à ce titre unique en son genre. Tout est sous contrôle, des finances aux investitures, le fondateur est parvenu à imposer une de ses trois filles à des collaborateurs rétifs comme continuatrice de l’entreprise familiale. Le patriarche cède peu à peu la place à une matriarche. Pas d’actionnaires, même minoritaires, c’était déjà vrai quand un certain Mégret prétendant moderniser l’affaire s’était fait licencier pour ingérence familiale. A rebours d’un point de vue souvent avancé, la pire menace qui pèse aujourd’hui sur la société « Le Pen et fille » ce n’est pas le développement d’un front républicain mais l’expansion du front national lui-même qui ferait exploser un mode de gestion artisanal et endogène. Parvenu à un certain stade de croissance, le parti politique n’appartient plus à une seule famille mais à une foultitude d’actionnaires où le pouvoir se répartit entre besogneux qui font tourner l’usine et ambitieux qui se hissent au sommet pour en cueillir les dividendes électoraux. Certes le piston familial demeure la voie d’accès privilégiée pour incorporer le système ; à cet égard le « capital professionnel » n’est pas plus ni moins consanguin que dans le notariat, le journalisme, les acteurs ou… le RSA. Mais quoi de mieux qu’un héritage électif local pour entrer dans la carrière en flattant l’égo des ainés qui la quittent et rassurer les électeurs qui la votent ? Les Médecin à Nice, Abelin à Chatellerault, Debré à Amboise, Alduy à Perpignan, Giscard à Chamalières, Ceccaldi-Raynaud à Putaux et autres Zuccarelli et Giacobbi en Corse, ont connu la belle époque des placements de père de famille. C’était du temps d’avant. En ces jours nouveaux que l’on dit de néo-libéralisme, la loi du marché entraine des concurrences féroces et les jours de ce type de PME locales sont comptés. Jean Tiberi qui cultivait avec ardeur les vertus du clan familial, a dû se résigner à voir son rejeton Dominique écarté du siège paternel de la maire du 5ème arrondissement de Paris, par la volonté de Nathalie Kosciusko-Morizet, héritière autrement « coiffée » , du fait d’un nom de famille fleurant bon la noblesse gaulliste. Un patronyme n’est donc plus forcément un sésame irrésistible. A Bastia, un Zuccarelli, troisième du nom, s’est fait souffler la mairie familiale par Gilles Siméoni, pas tout à fait surgi inopinément du maquis, puisqu’il est le fils d’Edmond Siméoni, mentor des autonomistes corses. Une dynastie chasse l’autre ? Pourtant il n’est pas toujours simple d’être « fils de.. » La comparaison avec l’ascendant peut être cruelle. De Gaulle et Mitterrand ont complexé leurs progénitures. Encore qu’un blason familial puisse servir à des fins détournées. Frédéric Mitterrand, neveu baroque de François, ci-devant président de la République, n’aurait probablement pas été promu ministre, s’il s’était appelé Frédéric Lampion, nonobstant ses qualités d’homme de lettres et fin diseur. On gardera pour la bonne bouche, le maire sortant de Propriano en Corse, condamné à un an d’inéligibilité pour des bricoles comptables, qui eut l’idée de propulser son épouse candidate le temps qu’elle lui chauffe le siège. Il aurait pu présenter aussi un âne si des lois imbéciles ne rendaient la gente animale impropre à l’élection, le débat citoyen n’en serait pas sorti moins grandi que lors de l’interview télévisée de la candidate du devoir conjugal qui n’eut de cesse d’ânonner un texte écrit par avance sans avoir l’air d’en comprendre un traitre mot. Elle fut la risée du web, avant d’être plébiscitée dès le premier tour à 70% par les électeurs proprianais. Le célibat comme ultime garant de la vertu républicaine ?

Le 13 décembre 2012 à 16:41

Prenez, ceci est mon Klout !

C'est fait ! Benoît XVI a fait hier un pas gigantesque dans la modernité en publiant son premier message sur le réseau Twitter. Suivi par plus d'un million d'internautes, le souverain pontife est désormais un influenceur de haut rang susceptible de créer à tout moment le buzz, en postant urbi et orbi ses bons mots et en retweetant les messages de ses nouveaux camarades de jeu. Fort de cet indéniable succès, le Pape ne compte pas en rester là. En exclusivité, nous nous sommes procuré l'intégralité de son plan média. Sur son compte Instagram, Benoît XVI publiera quotidiennement des photos d'hosties et de vin de messe, allègrement rehaussées par des filtres du meilleur goût. Ses différents déplacements feront également l'objet de reportages exhaustifs retraçant les moindres détails de ses rencontres et de ses découvertes dans un Tumblr chatoyant. Cette année, le successeur de Jean-Paul 2.0 commentera en temps réel la messe de minuit dans un live-tweet qu'on imagine se placer facilement en tête des sujets tendance sur le réseau. Sur sa page facebook, il devrait également se lancer dans une campagne de poke de grande ampleur baptisée Poke-A-Pope. Dans la foulée, celui qui se présente désormais comme le community manager du Christ déclenchera une véritable e-croisade en pourrissant sans vergogne et de façon systématique les forums de discussion des autres religions, sous le pseudonyme de K-Troll-ic. La fabrication d'un virus informatique est également en préparation. Il pourrait infecter les sites communautaires gays. Le nom définitif n'est pas encore arrêté mais, par amour du LOL, il pourrait faire référence à une maladie bien connue. Il entend également se faire une place sur le site Chatroulette où il évangélisera au hasard les brebis égarées dans les pâturages lubriques de l'exhibitionnisme numérique. Enfin, en début d'année prochaine, le Pape diffusera tous les mois sur sa chaîne DailyMission un programme résolument humoristique baptisé « Benoît fait des vidéos » où il abordera ses petits soucis quotidiens et les aspects les plus insolites de son pontificat. De la bonne grosse déconne en perspective !

Le 31 mars 2015 à 09:11

Il fatigue tout le monde avec sa bonne humeur

Angers – Le point de rupture semble être tout proche entre Pierre Robusier et son entourage qui lui reproche d’être tout le temps joyeux et de bonne humeur. Un comportement qui durerait selon lui depuis toujours et qui agacerait particulièrement tous ses proches. Le jeune angevin qui s’obstine à vouloir se faire prénommer « Pierrot », travaille comme manutentionnaire dans une pharmacie et ne cesse de provoquer en premier lieu l’animosité de ses collègues. « Pierre nous déprime avec sa bonne humeur » explique l’un d’entre eux, affirmant se sentir offensé par les démonstrations de joie parfois démesurées du jeune homme. « Comment fait-il pour arriver avec le sourire chaque matin ? Quand on connaît notre travail… On porte des cartons toute la journée », poursuit un autre, ajoutant ne plus supporter non plus d’écouter le petit air joyeux qu’il siffle en travaillant. De son côté, sa petite amie dit être complètement dépassée par la situation. « J’ai déménagé chez ma mère. Il écoutait Happy en boucle, j’ai craqué. Maintenant dès que j’entends cette chanson, j’ai les nerfs qui craquent » explique-t-elle. Et si elle venait à le quitter?« Il dit, c’est la vie, il y a des choses plus graves quand même».  La jeune femme raconte aussi comment Pierre parlait de son récent licenciement comme d’une occasion en or pour apprendre un nouveau métier. « Son optimisme en devient vraiment déconcertant » conclut-elle. Un manque d’humilité Plusieurs proches ont eux aussi fait part de leur malaise devant un comportement jugé déplacé, voire grossier. « Comment peut-on se permettre d’être tout le temps joyeux. C’est indécent par les temps qui courent » explique son meilleur ami. Évoquant la misère, les enfants qui meurent de faim, le changement climatique et le retour du groupe Indochine, le jeune homme explique que « les raisons d’être déprimé ne manquent pourtant pas ».

Le 25 août 2010 à 08:17

Le parti du Chien à deux queues (Magyar Kétfarkú Kutya Párt)

Carte postale de Budapest

"Il est si mignon, il ne va pas te voler !"Voteriez-vous pour le nouveau parti dont les affiches ont envahi Budapest cet été ? Ce toutou à cravate qui rassemble bien visiblement sa duplicité dans une jolie double queue, promet la vie éternelle, le droit de vote aux animaux, la bière gratuite, l'abrogation des impôts, l'ouverture de relations diplomatiques avec les extraterrestres, l'entrée des virus au Parlement (sous un espace vitré pour éviter la contagion), une réforme de la météo avec neige en hiver sauf sur les routes nationales, le Rallye de Monte Carlo en Hongrie... "Le MKKP est fondamentalement différents des autres partis au sens où nos promesses ne sont clairement que des promesses. C'est un programme rationnel et urgent  pour faire décoller le pays. C'est la seule option raisonnable.", précise le programme du Chien à deux queues hongrois. Après les Turcs, les Habsbourg, une dictature fasciste qui fait alliance avec les Nazis et enfin l'occupation soviétique, les Hongrois n'expérimentent vraiment la démocratie que depuis la chute du mur. En donnant des gros coups de volant à chaque élection. Des virages de plus en plus rageurs, au vu des tombereaux de promesses non tenues par les partis qui se sont succédés au pouvoir. Cette année, le pays a fait un tête à queue à droite : les électeurs viennent de confier tous les leviers à Viktor Orban, un libéral nationaliste très sarkozyste dans sa manière de monopoliser le pouvoir. Son opposition de centre gauche s'est volatilisée au profit d'un nouveau parti populiste d'extrême droite ouvertement antisémite et bouffeur de Roms, le Jobbic ("Y'a bon à droite"). A ceux qui ne savent plus à quel bulletin se vouer, le parti du Chien à deux queues veut apporter un peu d'air frais en présentant ses candidats à la mairie de Budapest et de Szeged aux très prochaines élections municipales. Ils sont sans doute encouragés par la victoire du comique islandais Jon Gnarr à la mairie de Reykjavik en juin dernier. Après le crash qui a rendu visible à tous les Islandais la collusion entre finance et politique, son "Meilleur Parti" s'est imposé en proclamant : "Un seul Père Noël pour faire des économies, un ours polaire pour le zoo de Reykjavik, Disneyland à l’aéroport, un Parlement sans drogues d’ici 2020".Des promesses dont pourrait s'inspirer Eva Joly avec son projet de "déprofessionnalisation de la politique"...

Le 24 septembre 2013 à 08:59

Le Vatican admet finalement que les dragons n'ont « peut-être » pas existé

Vatican – L’Église catholique semble bien décidée à faire sa cure de modernisme. Après les récentes déclarations du pape sur l’homosexualité, un autre tabou pourrait bien tomber, celui de l’existence des dragons dans certaines Saintes Écritures. « Malgré de très nombreuses recherches archéologiques et biologiques, jusqu’ici, aucune preuve n’a pu être apportée » a commenté le Saint-Siège dans un communiqué laconique qui parle désormais de ces créatures ailées crachant le feu au conditionnel. Une nouvelle qui a surpris bon nombre d’observateurs du monde catholique qui ne s’attendaient pas à un tel revirement de l’Église Catholique. « Il est clair que le pape François veut faire évoluer l’Église. Mais est-ce que les fidèles accepteront de tels changements » s’interrogent de nombreux spécialistes. « Cela remet tellement de choses en cause, tout d’un coup. Beaucoup de gens vont être perdus. Soudain, toute une partie de leur croyance disparaît » s’alarme un autre. Très présents dans de nombreuses Écritures Saintes, les dragons ont été selon les spécialistes, pour la plupart, décimés par des saints et des évêques qualifiés de « saints sauroctones », souvent dans le simple but politicien d’asseoir leur pouvoir auprès des populations locales, essentiellement au mépris de la conservation d’un écosystème préexistant. Mais désormais, le Vatican remet en cause la version officielle. « Jusqu’ici, aucune preuve matérielle de l’existence de ces créatures n’a pu être apportée. Il semble que la plupart du temps, il ne s’agisse hélas vraisemblablement que de métaphore » ajoute le Saint-Siège. Après avoir avancé sur la position de l’Église sur l’homosexualité, beaucoup pensent que cette sortie pourrait mettre en colère certaines congrégations très conservatrices. « C’est scandaleux. L’Église est en train de succomber à une mode du modernisme et de la repentance » affirme le curé de Saint Nicolas du Chardonnay, église parisienne occupée par des traditionalistes depuis plus de 35 ans, qui s’inquiète du terrain particulièrement glissant dans lequel le pape François semble amèner l’Église « D’abord Galilée, puis les homosexuels. Maintenant les dragons. Et après ?» Le Gorafi Photo: Wikicommon

Le 22 avril 2012 à 09:31

Pour ou contre 18 heures 30

Dernière polémique avant fermeture (des bureaux de vote)

Il fallait s'y attendre, à l'heure où s'achève la campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle, une ultime polémique s'ouvre. La technologie, éternelle responsable de nos maux les plus divers, nous précipite vers l'anarchie. Et l'on va bafouer la Loi, et l'on va dénaturer le vote des Français. De sales petits opportunistes voudraient annoncer le résultat de l'élection avant l'heure, dont tout le monde sait que ce n'est pas l'heure. D'abord, l'ennemi est à l'extérieur, un étranger pour tout dire. Un étranger francophone, mais un étranger tout de même. Suisse, Belge, quoi d'autre ? Anglais aussi, probablement, les Anglais (et qui plus est sont en grand nombre anglophones) ont toujours un sale truc à se reprocher dans les vilaines histoires. Des sites d'information, et ce tout à fait légalement puisque non soumis à la loi française, iraient pérorer le nom du vainqueur privant nos chaînes nationales de la primeur de notre information. Ah ! Misère ! On joue contre nous avec nos propres lois. On se croirait en Europe !Mais l'ennemi est également intérieur, comme si la coalition belgo-helvétique ne suffisait pas. Dès 18 heures 30, les serins du Web, professionnels et amateurs iraient gazouiller le nom des finalistes dans leur cuicuiteur, sur la page de leur « livre à figures », alors même qu'à certains endroits de l'Hexagone (il paraît que c'est dans les coins que l'on s'arrête le plus tôt) les gens n'ont pas fini de voter. Imaginez donc que cela incite les abstentionnistes à se déplacer en nombre ! Que deviendrait l'élection sans abstention ?Aussi, que ne promulguons-nous un décret interdisant purement et simplement 18 h 30. Dès 6 heures du soir, le temps s'arrêterait pour ne reprendre qu'à 20 heures et le tour serait joué.On se demande vraiment à quoi ils pensent au gouvernement.

Le 24 février 2013 à 09:02
Le 20 janvier 2015 à 15:07

Oecuménique amer

Bonjour. Il me semble que j'avais une place de chroniqueur ici, mais je n'ai plus rien écrit depuis longtemps, il me semble, même si je n'ai jamais vraiment eu la notion du temps. Mais que voulez-vous, Dieu, c'est pas mal de boulot. Il faut créer la Terre et les Cieux, recevoir les prières, accueillir les âmes défuntes, organiser les tournois de ping-pong. Heureusement que j'ai quelques collègues, sinon je ne m'en sortirais pas.   En plus, je ne sais pas ce que vous avez fichu, au juste, mais St-Pierre est dans tous ses états. Il paraît que vous avez décidé de tous vous appeler Charlie et que c'est l'enfer à gérer au niveau des registres d'entrée. Il a marmonné que si ça continuait, il allait mettre la clé sous la porte. En plus, il y a des petits nouveaux qui ont débarqué récemment, qui chahutent beaucoup. Normalement, on devrait pas les accueillir ici : les catholiques vont au Paradis, les protestants au paradis, les bouddhistes se réincarnent en loutres s'ils ont été bons et en humains s'ils ont mal agi, les athées vont au bistro. Mais eux, ils voulaient absolument passer un moment voir des saints.  Ils sont sympas d'ailleurs ceux-là. Depuis le temps que je cherchais à relancer l'atelier dessin, ça va apporter un peu de nouveauté. Léonard est pas hyper content, mais bon les jocondes et les cènes, ça va 500 ans et c'est quand même beaucoup plus drôle avec des poils et des nichons.    Justement, à propos de dessins et d'entraide, il y a un collègue, Allah, qui a l'air un peu préoccupé, en ce moment. Je sais pas si vous le connaissez. Il est nouveau, dans ce métier, à peine quatorze siècles. Mais son affaire marche bien. Je l'avais pas mal aidé à se lancer, au début, je lui avais prêté quelques prophètes. Même le Petit avait donné un petit coup de main. Je lui avait aussi dit : "prends un pape, ça aide et puis c'est rigolo", mais il a refusé. Il a dit "non mais je vais leur laisser un manuel d'instructions suffisamment clair, avec plein de sourates, ça passera tout seul". J'ai trouvé ça bizarre, mais j'avais compris souris, il faut dire. Résultat, il se trouve lui aussi avec plein de petits nouveaux qui essaient de passer par l'entrée des Martyrs alors qu'ils sont attendus à l'entrée de service, à côté des poubelles. Il a peut-être pas tort, d'ailleurs. Le mien, de pape, je suis en train de le perdre. Au début, je l'aimais bien. Le Petit m'avait assuré que c'était un pape moderne, qu'il allait me reconnecter avec mon électorat, des trucs de marketing, ça sonnait bien. Et puis là, il sort "si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est normal". Moderne, je veux bien, mais de là à se mettre à parler comme le premier petit caïd de cour de récré venu, je sais pas si je suis prêt à franchir le pas.   Mais je digresse, je m'égare, et j'ai un tournoi de ping-pong à préparer. C'est pas mal, le ping-pong. Un excellent moyen de résoudre les conflits. Vous devriez essayer, un peu.

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication