Le Cabinet de curiosité de Jean-Michel Ribes, avec France Culture

Cabinet de curiosité - Pour les pédants on a du matériel

Une émission France Culture
Chaque mois, un écrivain vous ouvre les portes de sa bibliothèque insolite. Guidé par sa fantaisie, il propose des textes cocasses, impertinents, drolatiques ou bizarres, une littérature savoureuse et décapante, que des comédiens viendront interpréter en public.

Jean-Michel Ribes

avec Jean-Michel Ribes, Micha Lescot, Daniel Martin, Alexie Ribes


"Depuis que l'on m'a confié la responsabilité de diriger et programmer le Théâtre du Rond-Point, j'ai compris que l'important n'était pas d'offrir au public ce qu'il aimait mais plutôt ce qu'il ne savait pas qu'il aimait. L'idée de cette émission  est la même et nous sommes nombreux à connaître des textes savoureux qui hélas ne sont pas diffusés comme ils le mériteraient. La première victime est le public qui en est privé faute d'en connaître l'existence. J'espère qu'à travers les textes hélas peu connus d'André Frédérique, Alexandre Vialatte, Jean Ferry, Jonathan Swift, Benjamin Péret, Roland Topor et Chaval, les auditeurs de France Culture éprouveront un plaisir à les découvrir d'autant plus intense qu'il sera mêlé à celui de la surprise."

Emission coproduite par France Culture et le Théâtre du Rond-Point sur une idée originale de Jean-Michel Ribes.

Enregistrée le 16 novembre 2009 au Théâtre du Rond-Point

Diffusée sur France Culture le samedi 21 novembre 2009 à 20h

Durée : 58:19



Pour les pédants on a du matériel
Sur une idée de Jean-Michel Ribes, une émission de France Culture pilotée par l'équipe de la fiction, en collaboration avec le Théâtre du Rond-Point.
Chaque mois, un ou une écrivain ouvre les portes de sa bibliothèque insolite. Guidé par sa fantaisie, il propose des textes cocasses, impertinents, drolatiques ou bizarres que des comédiens viennent interpréter en public.
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Le 7 janvier 2013 à 10:44

Ils habitent autour du Rond-Point : l'Empereur du Japon

Il s’appelle Jean-Luc Pointreau. Il est originaire de Picardie et ne parle pas le japonais, respectant ainsi à la lettre la tradition impériale des souverains de l’archipel nippon, qui doivent être aussi éloignés que possible de leur peuple pour que le caractère divin de leur fonction ne soit pas altéré par une proximité trop grande avec ses sujets souvent vulgaires et de basse extraction. Jean-Luc Pointreau ne souhaite pas que les Français dans leur ensemble et les habitants du quartier en particulier sachent qu’il est l’Empereur du Japon. Il craint en effet qu’il ne soit répudié voire même renvoyé au plus vite à Tokyo. Il pense en effet que les Parisiens, et en particulier Adelin Vaucour son voisin de palier – qui développe une allergie à son égard au prétexte qu’il n’utilise aucun déodorant (c’est une tradition immuable chez les Empereurs japonais, leurs aisselles doivent rester naturelles et aucun produit ne doit faire disparaître la sueur qui y prend source même si elle répand alentour une odeur de sushi abandonné depuis des mois dans un slip de sumo) – le désigneront aussitôt comme un probable déclencheur d’une catastrophe naturelle égale à celle du tsunami ayant provoqué le drame de Fukushima. Nous nous sommes pourtant sentis obligés de révéler la présence de Jean-Louis Pointreau, dieu vivant de l’Empire du Soleil Levant, dans le huitième arrondissement de Paris. Si vous souhaitez le rencontrer, il n’est pas rare qu’il assiste à des spectacles au Théâtre du Rond-Point, sauf le samedi soir où il fait shabbat, espérant ainsi qu’on le prenne pour un rabbin et non pour l’arrière-petit-fils d’Hirohito. Vous le reconnaîtrez facilement, il est vêtu d’une djellabah mauve, d’un béret basque et de chaussures de faible prix fabriquées en Corée du Sud, pays qu’il compte bien un jour envahir de nouveau.

Le 25 mai 2016 à 10:08

Le Cabinet de curiosité de Christian Siméon, avec France Culture

Pour les pédants on a du matériel

Une émission France CultureChaque mois, un écrivain vous ouvre les portes de sa bibliothèque insolite. Guidé par sa fantaisie, il propose des textes cocasses, impertinents, drolatiques ou bizarres, une littérature savoureuse et décapante, que des comédiens viendront interpréter en public.Christian Siméonavec Christian Siméon, Michel Fau et Norah Krief « Un Cabinet de curiosité, un voyage léger et aléatoire qui au travers de divers extraits, aphorismes, anecdotes, blagues, pensées, poèmes, chansons, fables et novelettes, nous fera voyager dans une ronde qui nous conduira de Baudelaire à Baudelaire, dans l’univers des sept péchés capitaux, qu’il est toujours bon de citer car en principe on en oublie toujours un, et il n’est jamais indifférent de savoir lequel - ni d’ailleurs de savoir lequel on cite en premier - Colère / Orgueil / Paresse / Envie / Avarice / Gourmandise / Luxure Péchés capitaux auxquels s’ajouteront quelques véniels, péchés capitaux, certains effectivement déplaisants d’autres tout à fait réjouissants, mais qui, pour la plupart ramènent à un plus petit dénominateur commun… La bêtise. » Emission coproduite par France Culture et le Théâtre du Rond-Point sur une idée originale de Jean-Michel Ribes. Enregistrée le 9 juin 2010 au Théâtre du Rond-Point Réalisation Christine Bernard-Sugy Diffusée sur France Culture le samedi 19 juin 2010 à 20h Durée : 58:59

Le 1 août 2012 à 10:40
Le 5 mars 2013 à 16:05

¡Viva Jerónimo Savary!

Sur la photo Jérôme  Savary couché à gauche  aux pieds de Copi ; Topor  derrière le peintre Antonio Saura (sans cheveux);  je porte une  veste rouge et j'ai  à ma droite  Guy Hocquenghem. Hilda d'Haubetière ,  Maud , Lis, et Lys Grandvel sont autour de nous. Savary vient de s’occulter. Il y a presque un demi-siècle, il avait surgi de nulle part. Rien d’étonnant s’il a fini ses jours sans que ses amis s'en aperçoivent. Il faisait partie  d'un univers où nous ne savons pas rester silencieux. Dans un monde d’histoires drôles de jacuzzi pour la Joconde. Il a abordé le théâtre, pour la première fois, avec mes pièces.  Il les a accompagnées  ou montées. Mission confuse qu’il a accomplie confusément  avec génie. En remportant des  succès... absurdes. Quand les larmes ont un goût de whisky-new-god. Il a donc commencé sa vie « spectaculaire » par mon "Labyrinthe". Lequel a été immédiatement et confusément  qualifié de « théâtre de l’absurde ». Il l'a « défendu ». Je dirais plutôt qu’il a brillé, malgré lui, par son talent. En réalité plus que brillé, il a tout caché dans un tohu-bohu des origines.  Avec  l’espérance araméenne de Paul Gauguin. C’était un vrai plaisir de le voir faire du théâtre. Il était capable, dans ses bons jours, de citer Mao ou Tarzan . Mais il restait imperturbable. Et, enfin disert, il pouvait opiner d’un bbrr dans son néo-espagnol. Mais tout ce qu’il touchait devenait un succès. Et parfois même  financièrement. Madame Roubéjanski pouvait jouer tous les soirs au casino l’argent qu’elle gagnait grâce à lui; ou des célèbre comédiens  leurs pourcentages en prostituées de luxe et en trios dans la « città di sole ». Depuis  « Les deux bourreaux » et grâce à sa lucidité,  mes pièces sont l’objet d’une constante attention. Mieux encore : il a fait de mon « Labyrinthe» un spectacle « culte ». Il est parvenu à créer mes pièces à Paris et « dans le monde entier ». Disposait-il d’une troisième main  comme Cervantès ? Parfois je me suis trouvé à Londres en même temps que lui. Inoubliable mon – non: “son” – « Labyrinthe »  dans sa mise en scène . Ou à São Paulo  pour “ma” « Communion solennelle »  éblouissante. Il savait hurler, au-delà des frontières, avec la même dextérité polyglotte quand bâille l’immortalité. Puis je me suis éloigné de lui par le passage zébré. Sans m’en rendre compte, en fakir avale-boeings. Est-ce que je me sens trop « anar »  pour coudoyer ceux qui triomphent? J’ai appris qu’à (très) juste titre, il était devenu une sorte de Directeur d'Opéra. Normal. J’ai su qu’il dirigeait avec le même succès des théâtres à dorures. Plus normal encore, avec des lunes de Kabuki. Soudain et sans savoir pourquoi il y a quelques jours nous nous sommes vus. Il souhaitait me voir enseigner les échecs à sa fille. Son adorable fille. Pour courir vers le passé; plus vite! J’ai dû lui avouer que, bien que depuis un demi-siècle je me trouve toujours devant « mon éternelle partie d’échecs » (Breton “dixit”; et  ajoutait-il, comme un blâme de plus, « avec Marcel Duchamp»), ce jeu est l’une de mes frustrations. J’ai autant de chances de battre sur l'échiquier  l’adolescente chinoise Hou Yifan que Tyson sur un ring. La  douleur nous fait chanceler, après la mort de l’ami. Moi aussi je voudrais croire que, entre la vie et la mort, le ciel et la terre, il y a un pont tricolore que l’on nomme arc-en-ciel. ¡Viva Jerónimo Savary!

Le 20 mars 2013 à 15:01

Jean-Daniel Magnin

Cabinet de curiosité - Pour les pédants on a du matériel

Une émission France CultureChaque mois, un écrivain vous ouvre les portes de sa bibliothèque insolite. Guidé par sa fantaisie, il propose des textes cocasses, impertinents, drolatiques ou bizarres, une littérature savoureuse et décapante, que des comédiens viendront interpréter en public.Jean-Daniel Magninavec Jean-Daniel Magnin, Dominique Reymond, Quentin Baillot et Léon Napias « Je me souviens que Flaubert raconte dans ses Correspondances qu’il souffre d’une démangeaison particulière: « La phrase me gratte », écrit-il en parlant des mots qu’il sent préexister en lui et qu’il ne parvient pas à faire couler sur la page. C’est je pense afin de se distraire de cette continence irritante qu’il a pris l’habitude d’aller écrire sur une terrasse de la rue Quincampoix, à l’époque lieu de racolage de ces dames. « Pour l’excitation du muscle », dit-il. Hé oui, la sexualité nous a tiré du vide et nous retournerons au vide après notre mort – mais entretemps les écrivains s’échinent à bricoler quelque chose qui rivalise avec elle et avec le monde dans lequel elle nous a jeté. Hélas on ne peut bricoler que phrases, vignettes, cartes postales – des images figées qui devront, une fois mises bout à bout, donner l’illusion d’être aussi fluides que la vie et faire croire un instant qu’un autre monde est possible. Or quand les écrivains y arrivent, et ils y arrivent, leurs textes ont soudain des jambes, des bras ouverts comme des ailes, des yeux où l’on peut se mirer, des rondeurs bien confortables. Et une tête et un sexe, sinon ça ne va nulle part. C’est ce que je me suis dit en constatant que les morceaux hétéroclites et gigotants de mon cabinet de curiosités (Pierre-Henri Cami, Flann O’Brian, Christian Morgenstern, Kat(al)i(n) Molnar, Salvador Dali, Marjane Satrapi, Germain Nouveau, Jean-Baptiste Botul, Stanislaw Lem, Wou Tch’eng-en pour n’en citer que quelques uns) contenaient l’un une main, l’autre un genou, un sein, etc. Et qu’ils dessinaient ensemble une espèce de corps patchwork plus ou moins monstrueux, un ange bizarre suspendu dans le vide.  J’ai vu un instant sa drôle de figure faite de bric et de broc me sourire. J’espère que vous la verrez vous aussi » Emission coproduite par France Culture et le Théâtre du Rond-Point sur une idée originale de Jean-Michel Ribes. Enregistrée le 10 mai 2010 au Théâtre du Rond-Point Réalisation Laure Egoroff Diffusée sur France Culture le samedi 15 mai 2010 à 20h Durée : 58:23

Le 30 août 2011 à 10:00

"René l'énervé", facétie musicale et opéra tumultueux

Entretien avec Jean-Michel Ribes #1

"Depuis 2007, j'éprouve un malaise qui ne diminue pas" dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernement. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner, qui débute le 7 septembre prochain au Théâtre du Rond-Point. Un éclat de rire de résistance "face à l'affaissement du langage, au dénigrement de l'esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe". Quand vous tourniez Palace ou Merci Bernard, le mot d’ordre était : « Tout, sauf l’actualité ! ». Et jusqu’ici, on vous trouvait plutôt du côté de l’absurde, rarement vers la satire… C’est vrai que jusqu’ici, ma manière de me moquer du monde ou des étouffements de la société passait par l’absurde ou le non-sens. A l’ombre des dadaïstes, je m’efforçais de dynamiter l’esprit de sérieux à sa racine. René l’énervé s’approche beaucoup plus d’une réalité visible. Cela vient du fait que depuis plusieurs années, je ressens un malaise face à la gouvernance de notre pays et de la politique en général. Avant que cela ne se termine en aigreur, j’ai préféré tenter de le transformer en farce joyeuse. Un rire de résistance en chansons. De plus, j’ai une passion pour l’opéra bouffe où l’entrain et la légèreté emportent tout.   À la lecture du titre, René l’énervé, c’est au chef de l’État que l’on pense. Est-ce qu’on se trompe ? On doit plutôt penser à l’univers politique dans son ensemble, qui a été coloré par Nicolas Sarkozy. Car la force du Président de la République est d’avoir non seulement bouleversé la façon de faire de la politique, mais d’avoir transformé aussi son opposition, et toute la classe politique ! Le Sarkozysme, ce n’est pas uniquement Nicolas Sarkozy. C’est une sorte de contagion de lui-même qui envahit l’ensemble des politiques. Une mise en coma agité de la société ! C’est la raison pour laquelle cet opéra bouffe met en scène aussi bien un conseiller nommé Hurtzfuller qui aime les Arabes quand ils ressemblent aux habitants du Cantal, un ministre des hautes frontières, un autre de la prise de sang, mais aussi les opposantes Ginette et Gaufrette, des philosophes nouveaux, as du cerveau s’il en est ! Des écolos bio bio et encore bio, et bien sûr le parti montant des « Cons de la Nation »… C’est une galopade rigolote qui traverse le barnum politique en perpétuelle parade.   Propos recueillis par Pierre Notte

Le 24 mai 2017 à 19:15

Meilleurs souvenirs du Rond-Point

Vidéo album de Jean-Daniel Magnin

Quinze ans de Théâtre du Rond-Point racontés par ceux qui l'ont fait, avec des interviews originales et des archives tirées de ventscontraires.net, la revue en ligne du Théâtre du Rond-Point. durée : 36 min générique :Meilleurs souvenirs du Rond-PointVidéo album de Jean-Daniel MagninAvec par ordre d’apparition : voyageurs de la gare de Lyon, Yann Frisch, Edouard Baer, Jacques Bonnaffé, Zabou Breitman, Michel Fau, Sophie Perez, Pierre Guillois, Marthe L'Huillier, Bernard Pivot, Rémi De Vos, Kery James, Bertrand Delanoë, Dada Masilo, Anne Benoit, Dominique Reymond, Hélène Ducharne, Arnaud Pontois Blachère, Mélanie Lheureux, Annik Le Goff, Michel Onfray, Etienne Klein, Philippe Decouflé, Nicolas Bouchaud, Pierre Notte, Jean-Paul Muel, Daniel Pennac, Gilles Gaston-Dreyfus, Marie Rémond, Nelson Monfort, Marion Aubert, Elisa Benslimane, Julia Passot, Olivier Martin-Salvan, Boris Cyrulnik, Kader Aoun, Michel Serres, Erik Orsenna, Marjane Satrapi, Pierre Meunier, Alain Rey, Alexis Macquart, Guy Bedos, Luciano Rosso, Valérie Bouchez, Rodrigo García, Charb, Gérard Mordillat, Plantu, Frédéric Lordon, Mathieu Madénian, Thomas VDB, Ekoué et Hamé (La Rumeur), Wary Nichen, Edwy Plenel, Jean-Michel Ribes, Babx, Gaël Faye, Christine Taubira, Jacques Gamblin, l'équipe du Théâtre du Rond-Point Musique : L’Orchestre du Rond-Pointcomposition et arrangements Gilles Normand David Lescot, Jean-Claude Leguay, Christian Hecq, Philippe Fretun, Guillaume Monard, Jean-Daniel Magnin, Lionel Dublanchet, Emilie Rambaud, Jean-Philippe Vallet, Pierre Grisar, Bruno Allain, Gilles NormandRéalisation et montage : Jean-Daniel Magninavec des archives de ventscontraires.net , la revue en ligne du Théâtre du Rond-Pointet des photographies de Giovanni Cittadini Cesi

Le 13 mars 2014 à 10:46

Ma réponse aux accusations de Nathalie Kosciusko-Morizet

Pour répondre aux accusations sur le Théâtre du Rond-Point régulièrement répandues par Nathalie Kosciusko-Morizet dans sa campagne, voici quelques chiffres précis qui montrent que son usage habituel de la contrevérité trouve une fois de plus sa contradiction évidente. Non, le Théâtre du Rond-Point n'est pas une entreprise privée appartenant à Monsieur Jean-Michel Ribes. C'est un théâtre public constitué en SARL au même titre que les Centres Dramatiques Nationaux et donc soumis aux mêmes règles et obligations, le gérant s'interdisant notamment à la répartition des bénéfices. Monsieur Jean-Michel Ribes a été nommé en 2002 à la tête de cette institution par les représentants de la Ville et du Ministère de la Culture sur la base de son projet présenté lors d'un appel à candidature.Oui, la SARL exploite le bâtiment par le biais d'une convention d'occupation signée avec la Ville de Paris (propriétaire) et ce aux mêmes conditions que ses prédécesseurs.Non, la SARL ne bénéficie pas d'un soutien exceptionnel. Il lui est attribué une subvention d'exploitation faisant l'objet d'une convention annuelle d'objectifs signée au terme d'une délibération du Conseil de Paris (dont font partie les élus de Madame Nathalie Kosciusko-Morizet)... subvention qui ne peut supporter comparaison qu'avec les aides accordées aux Théâtres Publics (dont les Théâtre Nationaux) et non aux "confrères" (?) énoncés. Il faut que Madame Nathalie Kosciusko-Morizet sache que le Théâtre du Rond-Point n'est pas un théâtre d'arrondissement.Cette subvention de 1.960.000 euros HT représente moins de 18% du budget annuel de la SARL dont les recettes propres sont de 64% (dont 48% de billetterie et apports artistiques).Non, le Théâtre du Rond-Point n'a pas de mal à remplir ses salles, L'analyse de la fréquentation présentée est totalement fausse.Le Théâtre du Rond-Point depuis l'année 2002 a reçu plus de 2.350.000 spectateurs dans ses trois salles soit un taux de fréquentation moyen de 77%, le plaçant dans les premiers théâtres en terme de fréquentation, sans compter les spectacles du Rond-Point en tournée en France et à l'étranger qui représentent plus de 500.000 spectateurs.Et donc : Non, la situation financière du théâtre ne se dégrade pas au fil des ans.Bien qu'ayant repris en 2002 une situation fortement déficitaire, le TRP à ce jour présente un bilan à nouveau créditeur.Oui, regardez les comptes et réfléchissez.

Le 6 avril 2018 à 11:45

Pierre Arditi lit ce qu'il aime

Une chaise, une table et Pierre Arditi : le comédien donne trois grands cycles de lectures. Textes de Jean-Michel Ribes, puis de Yasmina Reza, et enfin de Philippe Delerm et de Michel Onfray.Mise en ligne le 6 avril 2018 sur ventscontraires.net, la revue en ligne du Théâtre du Rond-PointRond-Point — Un texte goûteux, savoureux, qu’est-ce que c’est ?Pierre Arditi — C’est  tout  un  ensemble  de  données...  Je  veux  par  le  texte  pouvoir  offrir  une  lecture  iconoclaste,  il  faut  que  je  sois moi-même touché, parfois bouleversé, que je puisse aussi en rire. Est-ce que la palette des sensations et des émotions que dégagent ces textes me parlent suffisamment ? Je vais à l’aventure de ce qui me touche, de ce qui me parle le plus. La thématique, au fond, curieusement, me laisse un peu indifférent... Ce n’est pas majeur. Je ne lirai pas des tracts ! Je lis des textes, littéraires, poétiques, ce sont des univers qui portent du sens. Mais quand les  auteurs  sont  bons,  et  ceux-là  sont  excellents,  ils  peuvent  saisir  une  anecdote  en  apparence  sans  intérêt,  et  en  faire  un  chef  d’œuvre.  Un  auteur  mineur  peut  aussi  s’emparer  d’un  thème  majeur  et  ne  produire  qu’une  broutille parce qu’il ne sait pas quoi en faire. La question n’est pas là. Qu’est-ce qu’on fait avec quoi ? Certains textes  sont  d’une  apparente  légèreté,  mais  il  s’en  dégage  un  bonheur  intense  de  jouer  avec  les  mots,  avec  la  langue,  la  parole.  Le  fond  est  primordial,  évidemment,  mais  ce  n’est  pas  ce  que  je  choisis  en  priorité.  Ce  qui prévaut sur tout, c’est le plaisir d’une langue, des mots, que je vais éprouver et partager avec le public.Rond-Point — Mais cette langue, c’est quoi ? La musique ? Le rythme ?Pierre Arditi — La  musique,  c’est  la  musique  !  Laissons-la  à  la  musique...  Je  me  méfie  beaucoup  de  la  mélodie  de  la  langue,  des  sons,  des  rythmes.  Certains  acteurs  se  gargarisent  d’un chant,  ils  chantent,  et  cette  musique  de  la  langue  m’ennuie : ils pensent que les facéties de leur voix suffisent à dire et à faire quelque chose... La langue, avant tout, c’est le fond par ce qu’elle dit du monde et des autres, c’est le plaisir d’un voyage dans une architecture littéraire.  Selon  que  je  lirai  Michel  Onfray,  Jean-Michel  Ribes,  Yasmina  Reza  ou  Philippe  Delerm,  ma  voix  changera, les intonations et les timbres seront différents. Mais ce ne sera pas volontaire. Ça tiendra à leurs mots, à leur langue. Je n’irai pas chercher moi-même un ton qui change, les modulations se feront d’elles-mêmes par la nature du matériau proposé...Rond-Point — Sur scène, qu’allez-vous faire ?Pierre Arditi — Je  vais  m’asseoir  à  une  table,  et  je  vais  m’amuser  avec  les  gens.  C’est  une  lecture,  elle  est  bien  sûr  incarnée,  mais  il  s’agit  bien  d’une  lecture...  Je  peux  toujours  faire  le  poirier,  mais  je  ne  suis  pas  sûr  que  cela  intéresse  grand monde. Je garde un très bon souvenir de la lecture du texte de Jean-Claude Grumberg, "Une leçon de savoir vivre",  dans  la  grande  salle  Renaud  Barrault.  J’espère  retrouver  la  même  puissance.  Il  n’y  avait  qu’une  chaise,  une table, et le bouquin. C’est cette force de la lecture que je cherche à retrouver, même si la tessiture sera plus diversifiée, plus caustique, plus acide, plus drôle, plus romantique ou plus bouleversante. Le texte, admirable, de  Michel  Onfray  sur  son  père,  est  déchirant,  il  complète  les  facéties  des  passages  choisis  de  Jean-Michel  Ribes.  Le  tout  compose  des  morceaux  du  monde  qui  m’interpellent,  qui  m’amusent,  qui  m’intéressent,  qui  m’intriguent. Je suis comme ma tante Denise : elle me faisait la lecture quand j’étais un petit garçon. Je serai ma tante Denise ! Je veux partager ce plaisir là avec les gens...Propos texte recueillis par Pierre NottePropos vidéos recueillis par Jean-Daniel Magnin

Le 10 avril 2018 à 13:58

Les Topor, remise des Prix de l'inattendu : captation intégrale

« Vivre en marge pour ne pas mourir au milieu. » Roland ToporDans un décor créé par Sophie Perez, la cérémonie orchestrée par Jean-Michel Ribes se déroule en musique et avec une succession d’interventions aussi inattendues, burlesques et insolites que les œuvres des lauréats récompensés. La remise des trophées sera à elle seule une performance savoureuse.« Le Théâtre du Rond-Point crée un prix destiné à récompenser les créateurs du spectacle vivant oubliés des chapelles du bon goût et de la morale définitive, à saluer les mauvaises herbes de la culture trop folles pour être taillées à la française, les incongrus qui ridiculisent les gens qui savent. Bref tous ceux qui sautent dans le vide pour découvrir d’autres planètes.Ces prix qui célèbreront toutes les disciplines du spectacle vivant seront remis à des lauréats désignés par un jury composé de personnalités sensibles à l’extravagance, au pas de côté, au monde à l’envers, au rire de résistance, à l’issue de secours, aux utopies, à la joie d’être soi, au chant de baleine devant la lune, à la musique de l’insolence, bref des personnalités qui ne voient pas la beauté que dans les belles choses. La sélection des spectacles concourant à ce prix sera faite de façon arbitraire par le jury selon ses goûts, ses envies, et pourquoi pas ses amis. Tous les prix sont injustes, les Topor le seront encore plus. » Jean-Michel Ribes Un événement conçu et animé par : Jean-Michel RibesAvec la complicité de : Nicolas ToporScénographie : Sophie PerezJury : Kader Aoun, Agathe Berman, Camille Chamoux, Michel Fau, Jean-Marie Gourio, Arnaud Laporte, Gérard Mordillat, Fabienne Pascaud, Sophie Perez, Olivier Poubelle, Laura Scozzi, Jérôme Thomas, Nicolas ToporInterviendront entre autres : Pierre Arditi, Zabou Breitman, Jonathan Capdevielle, Steven Cohen, CongopunQ (Cyril Atef et Dr. Kong), Pasquale D’Inca, André Dussollier, Thomas Dutronc, Agnès Hurstel, Olivier Martin-Salvan, Yann Moix, François Morel, Alexie Ribes, Patrick Robine, Héloïse Wagner, Reinhardt Wagner En partenariat avec la MGEN, Télérama et France 3 Paris Île-de-Franceavec le soutien complice de la SACD

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