Ramize Erer
Publié le 22/08/2015

Mauvaise fille #12


Je vis à Paris depuis maintenant cinq ans; avant mon arrivée, j'étais à Istanbul, où j'ai fait des études de peinture à l'Académie des Beaux-Arts.

Je dessine pour des magazines satiriques depuis que j'ai 16 ans, et j'ai dessiné mon personnage de "Mauvaise Fille" pour le journal à gros tirage Radikal.

Actuellement, je continue à dessiner dans le mensuel Bayan Yani.

J'aime la liberté de ton que me donne la mauvaise fille et je m'amuse beaucoup en la dessinant. J'espère que vous vous amuserez autant en la lisant.

> article de Macha Séry

 

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Le 21 mai 2014 à 15:36

Comment ça va, "Famille" ?

Je m'appelle « Famille », presque comme Camille ; et j'aime bien rimer avec Brindille (moins avec Faucille). Je suis un nom commun féminin, assez fier (ou fière) de désigner un groupe d'humains primordial, à la base de toute société. Je suis venue d'Italie, mon ancêtre romain s'appelait familia, c'était la fille d'un certain famulus, qui était un esclave de maison, souvent un captif, une prise de guerre. La belle Andromaque, dans l'Enéide, devenue esclave de guerre, se dit être famula. Les famuli, garçons et filles, formaient une familia, sous l'autorité d'un maître – il avait le culot de se dire paterfamilias – et vivant sous son toit. Les Romains, d'ailleurs, opposaient la familia à la gens, l'ensemble des personnes issues d'un même ancêtre. Adieu paterfamilias Je n'étais pas très contente d'avoir cette fonction économique, patriarcale, esclavagiste, et, pour tout dire, socialement ringarde. Aussi, après la révolte de ma mère familia, moi, la française famille, j'ai préféré laisser à ma copine mesnie le soin de désigner ce groupe de personnes au service d'un tyran domestique, et devenir l’emblème d'une réunion toute biologique, celle des personnes issues d'un même ancêtre. Adieu ce vieux paterfamilias, plutôt entrepreneur (paternaliste, évidemment) que grand-papa ; Je devenais la détentrice d'une affaire génétique, ce qui était nettement plus moderne et plus valorisant. Mon rôle devenait particulièrement important en français d'Afrique, où la « famille », la grande famille, comprend aussi les oncles, tantes, cousins-cousines, des alliés, et même des tas de gens unis par des liens traditionnels. Mais, comme pour me rabattre mon caquet, ce qu'on appelle par mon nom, en Europe ou en Amérique, s'est réduit à un tout petit groupe formé par « papa-maman-bébé », au mieux avec plusieurs mômes. Quand je pense qu'on a dit famille nombreuse pour seulement deux adultes et trois bambinos ! Enfin, il faut suivre son temps, quand on est mot. Exeunt donc les nombreux grands et arrière-grands, les tatas, les tontons, les pépés, les mémés, la mode de Bretagne pour le cousinage, et tutti, et quanti... Et dans certaines familles, on disait bizarrement que les enfants étaient ceux « d'un lit », qualifié de « premier » ou de « second ». un mot ridicule, parentèle, un autre prétentieux, fratrie, ont prétendu me concurrencer sans grand succès. Finie cette histoire d'homme-femme-enfants Cela dit, réduite au groupe minimal mais plutôt affectueux, moi, le nom féminin famille, j'allais me résigner, lorsque tout a été bouleversé.On est venu me dire : « finie cette histoire d'homme-femme-enfants ; ce que tu désignes, maintenant, c'est un ou deux adultes, sans distinction de sexe, et des enfants ». Mon pote, le mot parent, mon cousin, le mot mariage ont changé d'allure ; les dicos n'en pouvaient plus de modifier leur feuille de route, et à ce propos, on m'a proposé des PACS avec de drôles d'adjectifs, monoparental, au féminin, quand même (grâce à Grammaire, famille reste une fille : question de genre) ou encore recomposée, avec parents homos, ou divorcés, remariés, esseulés, et des enfants. On parle même de familles décomposées, ce que je trouve insultant, alors qu'en tant que nom, je ne suis ni dérivé, ni composé, encore moins décomposé (je suis obligé d'employer le masculin, parce que je suis un nom, un mot ; il va falloir réformer ça). Cependant, je me disais que mon champ d'action d'était comme ça bien étendu. Il n'en reste pas moins que les groupes qui portent mon nom tendent à se réduire : une mère et son petit, ça se permet maintenant de s'appeler « famille ». Et mon gamin, l'adjectif familial, se plaint que les gamins quittent de plus en plus tôt ce qu'on appelle son giron. Parfois même, lorsqu'on dit que quelqu'un est venu avec sa petite famille, je ne sais plus de combien d'enfants je suis le nom. Vexant, non ? Est-ce que j'ai une gueule de foyer clos ! Heureusement qu'on a compris que cette bougresse d'Etymologie, qui se prétend grecque, ne possède plus le « sens vrai » (etumos logos). Sinon, ceux et celles que je suis chargée de désigner seraient encore des esclaves. Il est vrai que parfois... En tout cas, je refuse de donner raison à André Gide, avec son fameux « Familles, je vous hais, foyer clos, etc. » Est-ce que j'ai une gueule de foyer clos ! Un peu de respect pour les mots, surtout quand ils sont beaux et nobles, comme moi, dame FAMILLE, inventrice d'un jeu épatant : « dans la famille Machin, je choisis la grand-mère ». Et quand on dit qu'on s'est tapé un petit gueuleton « des familles », je suis réconfortée. Donc, dans l'ensemble, ça peut aller.

Le 29 mars 2012 à 10:07

Une histoire de papier peint

Faire le papier peint , dans le domaine du théâtre, c'est faire de la figuration, faire de la frime, traîner la frimante.   Et, de manière plus imagée : apporter une lettre, faire le troisième hallebardier dans le brouillard ou un bec de gaz dans le lointain.   Le milieu du cinéma emploie : faire le papier peint dans le bastringue pour stigmatiser celui qui, quand c'est le coup de feu sur le plateau, reste les bras croisés à regarder.   Faire le papier peint, c'est ne pas jouer, ne pas participer. Quand, dans les bals, les jeunes filles restaient en plan, n'étaient pas invitées à danser, on disait qu'elles faisaient tapisserie.   Avec le papier peint, c'est l'idée de la minceur qui vient. La figuration est un rôle qui n'a pas de relief même s'il s'agit d'une figuration intelligente.   D'une femme très mince, on dit qu'elle peut passer derrière les affiches sans les décoller.   Cette femme, plate comme une limande, a le cul en papier peint, le cul gaufrette. A la Belle Epoque, on disait qu'elle aurait pu refaire son lit dans un canon de fusil.   Dans le domaine érotique, avoir la queue en papier peint, c'est ne pas être en mesure de bander, ne pas présenter de relief, ne pas avoir le profil grec. C'est, comme disait Serge Gainsbourg, bander foulard Hermès.   En revanche, décoller le papier peint, c'est entrer en érection.   Décoller est une injonction : dans le monde de l'édition, un livre qui ne décolle pas des étagères est un échec.   Ce qui n'a pas de relief est dévalorisé. Longer les murs n'est pas faire preuve d'une attitude bien glorieuse. Un revêtement couleur de muraille n'est pas attrayant.   Quoi qu'il en soit, il n'est pas agréable de faire partie du décor, des meubles.   Il est préférable d'être une tête de gondole ou une tête d'affiche.

Le 2 janvier 2013 à 08:49
Le 10 juin 2013 à 08:22

Le jardinage est un sport de combat

Le jardinage est un sport de combat. Je pense que les copains qui viennent le dimanche au barbecue ne s'en rendent pas bien compte. Entre l'hostilité des végétaux qui poussent quoi qu'il arrive, la prédation des volatiles et l'envahissement sourd des insectes grouillants, le jardinier est seul face aux éléments. Souvent même, sa femme bien trop affairée au pavillon douillet n'en a pas conscience non plus. Il y a le gazon bien sûr, le plus visible d'entre tous. Celui-là même pour lequel il faut s’acquitter de la corvée de tondeuse hebdomadaire afin de ne pas courir le risque de la double peine le week-end suivant. Trop long à la première tonte de la saison, il ordonne des pauses à la machine à chaque aller-retour. Vous savez, cette pause où vous lâchez le levier de sécurité pour arrêter la lame, levez le panier et videz la charge pesante dans le composteur... puis où vous vous cassez le dos courbé sur le lanceur à ficelle pour redonner vie aux pétarades puantes et fumantes du moteur. Ce gazon souvent trop humide et qui colle à la lame que vous avez affûtée dans le secret de vos soirées d'hiver. Ce gazon où prolifère le pissenlit, honte du jardinier. Elle ignore tout du pissenlit, la copine de la ville qui vient au barbecue. Sait-elle seulement la chasse que je vous lui faites, armé de votre binette, au pissenlit ? Pour elle, en salade. Pour vous, nourriture de lapins. Pour elle, souffler mièvrement sur les aigrettes dans la brise du printemps est un jeu. Pour vous, une contamination mortelle avec l'intention de semer le déshonneur sur vos plate-bandes. Et puis il y a les haies bien plus encore, qui obligent à un exercice harassant autant que dangereux où les lames croisées du sécateur électrique frôlent alternativement le visage du tâcheron en équilibre sur l'escabeau et le fil d'alimentation entortillé dans la végétation. Et les tailles qui jonchent les alentours après la coupe, et qu'il faut rateler, saisir à bras le corps en se griffant les avant-bras, charger dans le coffre du break, porter à la déchetterie où les retraités écolos du samedi pullulent hagards et oisifs. Ce stockage temporaire des tailles de haies dans votre véhicule, occasion unique pour toutes sortes d’arachnides de le coloniser durablement... Il serait illusoire de croire que le potager offre une compensation à ces besognes par quelques largesses du côté du comestible. L'espace est contraint par le cadastre imaginaire de Madame, globalement assez soucieuse que votre carré de culture ne s'étende pas trop. Aussi, dans le soucis de préserver la paix du ménage, osez-vous tout au plus un coup de bêche supplémentaire chaque année afin d'étendre votre parcelle. La joie atavique que vous procure le travail de la terre, la fierté des ongles noircis par la glèbe ne doivent pas pour autant vous emporter : un ou deux repas de petits pois par an, quelques tomates et puis c'est tout. Un plan de courgettes ? N'y pensez même pas ! Trop gourmand en place ! Les fourmis, les étourneaux, l'envahissement du trèfle, les épines des ronces scélérates ; le jardinier est un être en éveil, toujours prêt au combat toujours plein d'abnégation face aux ampoules du manche de l'outil. Mais plus que tous les autres combats, c'est l'indifférence des copains urbains à tous ces efforts, et qui jouissent du barbecue en devisant de leurs lectures du samedi qui lui fait le plus de mal.

Le 30 décembre 2014 à 08:01

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Avant J.C, c'était comment ?

Avant J.C, on ne portait pas de petite croix autour du cou. On la portait, tout simplement, puis on se faisait clouer dessus, paf ! Avant J.C, Jean-Baptiste préparait le terrain. Avant J.C, Ponce-Pilate se lavait déjà les mains avant de déjeuner. Avant J.C, on avait le sens du tragique : de vrais lions dévoraient de vrais victimes dans les arènes de Lutèce. Avant J.C, le monde était cruel, mais il y avait quand même de belles filles dans les bordels de Pompéi. Avant J.C, les guerriers germains morts au combat montaient au Walhalla. Sur la musique de Richard Wagner, bien entendu. Avant J.C, un esclave pouvait être employé de maison. Aujourd'hui, un employé de maison peut être esclave. Avant J.C, la mauvaise foi existait déjà. Avant J.C, il n'y avait pas de cathos de gauche, seulement des païens de droite. Avant J.C, si tu voulais faire une prière, tu avais intérêt à réviser ton dictionnaire de mythologie. Avant J.C, on allait aux Enfers et non pas en Enfer. C'est un peu comme aujourd'hui : on va aux toilettes, mais ça ne veut pas dire qu'il y a plusieurs pièces. Avant J.C, seuls les Hébreux pratiquaient le monothéisme. Le monokini apparaîtra bien des siècles plus tard et sera l'objet d'une autre dévotion. Avant J.C, l'Islam n'existait pas. Le judaïsme tenait le maillot jaune dans la course de côte du monothéisme, bientôt rattrapé cependant par son outsider, le christianisme. Avant J.C, le bouddhisme existait déjà. Les pauvres et les malades s'essayaient au Nirvana, mais ça ne marchait pas toujours. Avant J.C, les dindes et les chapons passaient un Noël tranquillou. Avant J.C, le foie gras restait là où il était : dans le ventre des canards obèses. Avant J.C, on ne croyait pas au Père Noël. Les mômes braillards ne collaient pas leurs nez morveux sur les vitrines des Galeries Lafayette. Avant J.C, on fêtait le solstice d'hiver : on faisait un grand feu de bois dans lequel on jetait le premier venu, hop ! Avant J.C, l'univers avait à peu près 15 milliards d'années ; il était comme aujourd'hui : sombre, froid, hostile. Sur la planète bleue, on s'écharpait déjà pour un empire, une vérité éternelle, un petit bout de terrain. Le bordel ambiant était bien installé pour des siècles et des siècles, amen.

Le 29 juin 2011 à 08:25

Hurtigruten ou comment faire rêver avec le nom d'un médicament

Carte postale de Norvège

C'est la deuxième fois que la NRK ose ce qui peut sembler comme le programme le plus ennuyeux du monde. En 2009, la chaîne norvégienne montrait ses incroyables paysages à travers les 6 heures de train qui distancent Oslo de Bergen. Cette fois-ci, c'est l'une des plus belles croisières du monde qui a été diffusée : de Bergen a Kirkenes, tout là haut dans le grand Nord. Le principe ? Suivre minute par minute le voyage et privilégier la contemplation : plusieurs caméras disposées sur le bateau afin d'offrir le meilleur point de vue (la cabine de pilotage, l'avant du bateau etc.), quelques caméramans sur les collines des villes côtières, une animatrice, de vieux reportages incrustés a l'image et surtout aucune publicité. Le tout pendant 134 heures, soit 5 jours non stop. Au départ à Bergen, rien de fou : une cinquantaine de badauds agitent des drapeaux norvégiens, on frôle presque le ridicule. Seulement voilà, presque 2 millions de télespectateurs se sont finalement laissés happer et plus la croisière avançe, plus l'engouement monte. Pourtant, les bateaux d'Hurtigruten passent chaque jour depuis1893 dans les 34 villes qui longent la côte nord du pays, alors pourquoi s'emballer ? Ah oui, on passe à la télé ! Ainsi, même à 4h du matin, fanfares, majorettes, groupes de métal, sorcières, hommes-pingouins... n'importe quelle bourgade où le bateau s'arrête finit par créer son événement. On y découvre un peu plus chaque jour les us et coutumes locaux (aussi absurdes soient-ils) et autres légendes vikings normalement réservées au premier et troisième âge. Mais surtout, on se prend à vaguer pendant des heures à simplement écouter la mer face à d'étourdissants paysages sous le soleil de minuit... Addictif on vous dit.  Et si vous aussi vous voulez voir le soleil de minuit : http://www.nrk.no/hurtigruten C'est la deuxième fois que la NRK ose ce qui peut sembler comme le programme le plus ennuyeux du monde. En 2009, la chaîne norvégienne montrait ses incroyables paysages à travers les 6 heures de train qui séparent Oslo de Bergen. Cette fois-ci, c'est l'une des plus belles croisières du monde qui a été diffusée : de Bergen a Kirkenes, tout là haut dans le grand Nord. Le principe ? Suivre minute par minute le voyage et privilégier la contemplation : plusieurs caméras disposées sur le bateau afin d'offrir le meilleur point de vue (la cabine de pilotage, l'avant du bateau etc.), quelques caméramen sur les collines des villes côtières, une animatrice, de vieux reportages incrustés a l'image et surtout aucune publicité. Le tout pendant 134 heures, soit 5 jours non stop. Au départ à Bergen, rien de fou : une cinquantaine de badauds agitent des drapeaux norvégiens, on frôle presque le ridicule. Seulement voilà, presque 2 millions de télespectateurs se sont finalement laissés happer et plus la croisière avance, plus l'engouement monte. Pourtant, les bateaux d'Hurtigruten passent chaque jour depuis 1893 dans les 34 villes qui longent la côte nord du pays, alors pourquoi s'emballer ? Ah oui, on passe à la télé ! Ainsi, même à 4h du matin, fanfares, majorettes, groupes de métal, sorcières, hommes-pingouins... n'importe quelle bourgade où le bateau s'arrête finit par créer son événement. On y découvre un peu plus chaque jour les us et coutumes locaux (aussi absurdes soient-ils) et autres légendes vikings normalement réservées au premier et troisième âge. Mais surtout, on se prend à vaguer pendant des heures à simplement écouter la mer face à d'étourdissants paysages sous le soleil de minuit... Addictif on vous dit. Et si vous aussi vous voulez voir le soleil de minuit : http://www.nrk.no/hurtigruten

Le 27 octobre 2014 à 09:54

L'odyssée de Volaille Fourchaume #2

Journal de bord (suite)

Réveil brutal à 11 heures. On frappe à la porte de notre capsule. Bob demande qui c'est, et un homme répond avec un fort accent russe. Il s'appelle Mika Spotnik et fait partie de la Station internationale qu'est pas loin d'ici. Il nous invite à une petite sauterie. J'appelle notre base à Conflans pour dire qu'on sort ce soir, mais Jérôme, le fils de Bob, me répond que maman est pas là. Bob fait des prélèvements de poussière d'espace avec un aspirateur. La pression extérieure est de 12, ce qui paraît pas mal. Soirée dans la Station. On dîne de poulets avec les cosmonautes Mika, Siraj et Ping-Ping. Ils nous asticotent toute la soirée pour connaître le but de notre mission. Le lendemain on décide de tirer un bord vers Mars en lâchant du gaz. Alors que Bob lit un extrait de saint Augustin et que je fais des nouilles, la tête de Ping-Ping apparaît par le hublot. Il s'est fait la malle de la Station et demande l'asile diplomatique à la France. Après avoir regardé ma montre je note que nous allons à la vitesse de la lumière et que nous sommes déjà la semaine prochaine. Depuis peu les visages à Bob et moi se couvrent d'une légère teinte vert-de-gris, tandis que je fais des bulles par les oreilles et que les cheveux de Bob poussent. On en profite pour faire des selfies, mais le cœur n'y est pas. Le 18 octobre 2014 nous sommes entrés dans un trou noir, puis ressortis d’après mes calculs le 13 juillet 1802, avant de réapparaître par un trou blanc en pleine vague hippie et revenir la veille du jour de notre départ. Au bout de ce tunnel, nous découvrons un enfant qui nous menace d’un pistolet. C’est Ping-Ping qu’a pas trop supporté notre traversée de l’espace-temps. Je lui donne une bonne calotte, et le ligote dans une turbulette. Ça y est. On arrive sur Galinae. On se pose sans encombre, et je plante le drapeau de Volaille Fourchaume. Au loin, des poules de 15 mètres picorent tranquillos en pondant des œufs d’une tonne. « Amédée Fourchaume a dit vrai, crie Bob les larmes aux yeux : y a ici de quoi sauver la France agricole ! » > première partie

Le 24 avril 2012 à 07:17
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