Cher ami et co-rédacteur en chef, Nous sommes drôlement contents, les internautes sont de plus en plus nombreux à proposer leur contribution à ventscontraires.net. Il est vrai que nous ne publions pas toutes les propositions qui nous sont faites, loin s'en faut, au nom du sacro-saint "esprit ventscontraires.net". Mais qu'en est-il de cet esprit ? Saurions-nous nous-mêmes le définir ? Sans doute pas. Il se dessine, au fil des jours et des publications, il se précise. Nous en sommes vous et moi les garants, parce qu'il faut bien trancher, vous êtes d'accord ? Aussi faisons-nous des mécontents, des mal-comprenants, des coléreux, des "j'en-ai-marre-votre-club-est-trop-fermé". Je ne sais quoi leur répondre, cher ami et co-rédacteur en chef… Votre Laure Albernhe bien embêtée
Chère amie et co-rédactrice en chef, Qu'est-ce que l'esprit ventscontraires.net demandez-vous ? C'est vrai, bonne question, je me lance. Premier temps : imaginez un avion à décollage vertical. Au début il fallait décoller. On dirait que c'est fait. C'était l'esprit vertical de ces deux derniers mois. Même si certains se sont montrés déçus par nos refus, déjà sept internautes nous ont rejoint comme chroniqueurs, d'autres suivent. Et rappelez-vous, le premier billet est arrivé d'Atlanta, le dernier du Mexique... Bon, nous avons décollé. A présent il faut avancer, non ? Je me dis que l'esprit que nous invoquons n'est pas simplement le pur désir d'écrire ou de jouer avec les mots, les images ou les sons. C'est aussi l'envie de nous lancer en avant et de foncer à contre courant. En survolant quoi ? Eh bien l'actualité, cette grosse crêpe mondiale à la sauce mantra qui nous aligne les cerveaux où que l'on se trouve sur la planète. Alors hop, chers Internautes, chers chroniqueurs, chère Laure-bien-embêtée, à nous de jouer, survolons-la, l'omelette baveuse, piquons dessus, griffons-la du bout de nos ailes – en rase-motte ou en tourbillonnant comme des hirondelles. A nous l'actualité. Si nous restons légers, chère amie et co-rédactrice en chef, nous lui peindrons une moustache ! Votre Jean-Daniel Magnin fort enthousiaste
Extrait de la lettre de motivation d’une table de cantine souhaitant se faire embaucher dans une brasserie : « Si par hasard votre établissement dispose d’une arrière-salle où se pratiquent quelques jeux illicites, sachez que je sais faire montre d’une discrétion hors pair. Cette qualité fait aussi de moi la partenaire idéale pour tout dessous de table que vous jugeriez opportun. »
Gilles Marchand, Dans l’attente d’une réponse favorable, éd. aNTIDATA.
Chère amie et co-rédactrice en chef, Un petit doute me traverse alors que mettons en ligne la nouvelle revue du Théâtre du Rond-Point. Le nom est-il le bon ? Le "Vents Contraires" de ventscontraires.net pourrait nous porter la guigne, non ? Comme « Coup de Jarnac », « Sables Mouvants », « Traquenard », « Impasse », « Peau de Banane », « Retour dans la Gueule », « Série Noire »… quoique « Série Noire » sonne bien, mais déjà pris... « Vents contraires », c'est vrai, donne du mouvement. Mais un mouvement d’arrêt, je trouve. Nous nous mettons en mouvement pour arrêter quelque chose. Finalement ce sont les autres qui sont le mouvement. N’allons-nous pas être perçus comme une revue immobiliste ? Que devenons-nous, chère amie et co-rédactrice en chef ? Jean-Daniel Magnin
Cher ami et co-rédacteur en chef, Je comprends vos doutes, mais je n’arrive pas à les partager. C’est pas simple, vous savez, de travailler avec vous. Car après tout que sont les « Vents Contraires » ? Ce sont des vents, comme leur nom l’indique. Ça bouge, donc ! Que me contez-vous avec votre « immobilisme » ? C’est avec des remarques comme ça qu’on n’avance pas… Ce sont des vents, et comme ils sont contraires, ils emmènent là où on n’aurait pas voulu ou pensé aller. En fin de compte, c’est quand même ce que dont nous rêvons tous, d’être déviés, d'être dévoyés, non ?… En tout cas, à vous, ça vous ferait du bien, vous savez, cher ami. Un peu d’air. Du vent ! Laure Albernhe
Ségolène Royal, « Rencontre citoyenne » à Villeurbanne. Lundi 12 septembre 2011.
Alors
là, les bras en tombent ! Voilà qu’elle virerait machiste la candidate
perpétuelle qui planta naguère un compagnon intermittent des tâches domestiques,
afin de porter bien haut le drapeau du genre féminin ? On réprouve son idée que la présidence
de la République devrait nécessairement revenir à une « ménagère » au
seul prétexte qu’il y a des toiles d’araignée dans les recoins de l’Etat, de la
poussière dans les caisses de Bercy, ou de l’argent sale qui déborde de
mallettes africaines. Un homme pourrait tout aussi bien faire l’affaire. Ou même ce serait une belle audace
progressiste que de proposer une répartition égalitaire des travaux
ménagers sous forme d’un
« ticket » paritaire à la primaire socialiste. Mais elle veut tout
faire seule, Mme Royal. « Hop ! un coup de balai ! »
a-t-elle renchéri à Villeurbanne. Effectivement, une seule personne suffit alors
à tenir le manche. Et puis
maintenant ses enfants son grands, ils peuvent se garder tout seuls pendant que
Maman brique la République. Un « ordre juste » c’est juste de l’ordre
à remettre dans le grand désordre laissé par les hommes. D’ailleurs on a noté que sous la Vème République ce
sont toujours des « Monsieur Afrique » à qui étaient dévolues les
relations en eau trouble avec les potentats noirs. Faut que ça change. Avec une
« Madame Afrique », sûr que tout redeviendrait nickel.