Franco Bolli
Publié le 11/06/2010

C'est quoi l'esprit "ventscontraires.net" ?


Une question qui nous est souvent posée

Cher ami et co-rédacteur en chef,
Nous sommes drôlement contents, les internautes sont de plus en plus nombreux à proposer leur contribution à ventscontraires.net. Il est vrai que nous ne publions pas toutes les propositions qui nous sont faites, loin s'en faut, au nom du sacro-saint "esprit ventscontraires.net". Mais qu'en est-il de cet esprit ? Saurions-nous nous-mêmes le définir ? Sans doute pas. Il se dessine, au fil des jours et des publications, il se précise. Nous en sommes vous et moi les garants, parce qu'il faut bien trancher, vous êtes d'accord ? Aussi faisons-nous des mécontents, des mal-comprenants, des coléreux, des "j'en-ai-marre-votre-club-est-trop-fermé". Je ne sais quoi leur répondre, cher ami et co-rédacteur en chef…
Votre Laure Albernhe bien embêtée

Chère amie et co-rédactrice en chef,
Qu'est-ce que l'esprit ventscontraires.net demandez-vous ? C'est vrai, bonne question, je me lance. Premier temps : imaginez un avion à décollage vertical. Au début il fallait décoller. On dirait que c'est fait. C'était l'esprit vertical de ces deux derniers mois. Même si certains se sont montrés déçus par nos refus, déjà sept internautes nous ont rejoint comme chroniqueurs, d'autres suivent. Et rappelez-vous, le premier billet est arrivé d'Atlanta, le dernier du Mexique... Bon, nous avons décollé. A présent il faut avancer, non ? Je me dis que l'esprit que nous invoquons n'est pas simplement le pur désir d'écrire ou de jouer avec les mots, les images ou les sons. C'est aussi l'envie de nous lancer en avant et de foncer à contre courant. En survolant quoi ? Eh bien l'actualité, cette grosse crêpe mondiale à la sauce mantra qui nous aligne les cerveaux où que l'on se trouve sur la planète. Alors hop, chers Internautes, chers chroniqueurs, chère Laure-bien-embêtée, à nous de jouer, survolons-la, l'omelette baveuse, piquons dessus, griffons-la du bout de nos ailes – en rase-motte ou en tourbillonnant comme des hirondelles. A nous l'actualité. Si nous restons légers, chère amie et co-rédactrice en chef, nous lui peindrons une moustache !
Votre Jean-Daniel Magnin fort enthousiaste
Courrier interne entre chroniqueurs qui peuvent s'interpeller sur une question, débat interne au sein de la rédaction de ventscontraires.net, question d'Internaute reçue via le lien "contact" du site... le brave Franco Bolli ramasse et file porter le message, c'est lui le facteur véloce qui fait circuler les missives en diagonale. Sur ventscontraires.net pas de tchat ni de FAQ ni de page "liens", etc : le brave toutou se charge de tout. 

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Le 1 avril 2010

La question du nom "ventscontraires.net"

Courrier interne

Chère amie et co-rédactrice en chef,Un petit doute me traverse alors que mettons en ligne la nouvelle revue du Théâtre du Rond-Point. Le nom est-il le bon ? Le "Vents Contraires" de ventscontraires.net pourrait nous porter la guigne, non ? Comme « Coup de Jarnac », « Sables Mouvants », « Traquenard »,   « Impasse », « Peau de Banane », « Retour dans la Gueule », « Série Noire »… quoique « Série Noire »  sonne bien, mais déjà pris... « Vents contraires », c'est vrai, donne du mouvement. Mais un mouvement d’arrêt, je trouve.  Nous nous mettons en mouvement pour arrêter quelque chose.  Finalement ce sont les autres qui sont le mouvement. N’allons-nous pas être perçus comme une revue immobiliste ? Que devenons-nous, chère amie et co-rédactrice en chef ? Jean-Daniel MagninCher ami et co-rédacteur en chef,Je comprends vos doutes, mais je n’arrive pas à les partager. C’est pas simple, vous savez, de travailler avec vous. Car après tout que sont les « Vents Contraires » ? Ce sont des vents, comme leur nom l’indique.  Ça bouge, donc ! Que me contez-vous avec votre « immobilisme » ? C’est avec des remarques comme ça qu’on n’avance pas… Ce sont des vents, et comme ils sont contraires, ils emmènent là où on n’aurait pas voulu ou pensé aller. En fin de compte, c’est quand même ce que dont nous rêvons tous, d’être déviés, d'être dévoyés, non ?… En tout cas, à vous, ça vous ferait du bien, vous savez, cher ami. Un peu d’air. Du vent !Laure Albernhe

Le 16 mai 2011 à 12:00

Pirate 2.0

Nous savons enfin qui est La Régie, mais nous n'avons pas encore trouvé le moyen de l'empêcher de nuire.

Il aura été pendant longtemps le chroniqueur le plus mystérieux de ventscontraires.net. « Il » ou « elle » ? Son nom de chroniqueur, c’est « La Régie ». Qui frappe fort et juste. La Régie qui ne respecte rien ni personne, qui transgresse les tabous, qui dézingue les marques, bref, La Régie ne pouvait être qu’un ou des affreux jojo(s). Et pourtant, à l’en croire, « c’est une organisation unipersonnelle ». Son idée était d’ « d’infiltrer la rédaction de ventscontraires.net pour “promouvoir” les intérêts des grandes marques et du monde financier. Aujourd’hui, ajoute le chroniqueur masqué, on peut tout dire (ou presque) d’un président ou d’un pape, mais attaquer de front une marque en utilisant son logo, son univers visuel, etc., c’est bien plus subversif. C’est même illégal. » La Régie est aussi au-dessus des lois. D’ailleurs, grâce à une enquête approfondie, on a appris que La Régie envoyait ses missiles graphiques depuis le port de Sète. Il (elle, eux ?) avait donc décidément tous les attributs du pirate. Un pirate 2.0, qui, baignant dans la masse des informations comme dans celle de la publicité, a choisi de « marketer l’actu. » Exemple, son acide vision du handicap : « C’est un peu triste à dire, mais je fonctionne sur le mode du règlement de compte. Ma mère me demande si j’ai fait ma promesse de don au Téléthon, et hop, une forte envie me vient d’être méchant avec les handicapés. » Méchant, oui, c’est son principal trait de caractère, et c’est aussi pour ça qu’on l’aime, à ventscontraires.net. Mais ne nous y trompons pas, même les plus purs sont corrompus, et si La Régie est si à l’aise avec l’outil graphique, c’est parce que c’est son métier : « Je suis graphiste et je gagne bien mieux ma vie en servant les marques qu’en les flinguant ! Dommage… » Même s’il considère que « la discrétion est de mise pour une bonne infiltration », nous avons fini par le démasquer. « Le », oui, car « La » Régie est un homme, il s’appelle Nicolas Ripoll et c’est le responsable de la maquette de ventscontraires.net, nous venons de l’apprendre. La discrétion, en effet, est de mise pour une bonne infiltration. Nous l’avons vu apparaître dans un tourbillon sur la Piste d’Envol, Jean-Daniel Magnin et moi-même en étions tout décoiffés (ce qui est, pour Jean-Daniel, notez un exploit).

Le 1 avril 2010

Contributions : la question de la censure

Courrier interne

Chère amie et co-rédactrice en chef,Je vous interroge sur un problème que je qualifierais d’éthique. Madame X (je tais le nom mais son avatar a des ailes de papillons, vous voyez qui je veux dire ?) a parcouru avec succès toutes les étapes de la Piste d’envol. Trois de ses innombrables posts ont fini par être acceptés par nos soins et ont été publiés dans cette section réservée aux internautes. Jusque là tout va bien. Simplement, comme le veut la règle de notre revue fort ludique, certes, mais extrêmement rigoriste quant à son fonctionnement, Madame X a légitimement le droit devenir une chroniqueuse officielle de ventscontraires.net. Ce qui a été fait en grande pompe : Stéphane Trapier, l’illustrateur illustre, lui a dessiné l’avatar de ses rêves (avec des ailes de papillons donc). Madame X vient de nous envoyer une quarantaine de nouvelles inédites qu’elle n’est jamais parvenue à faire publier. C’est infâme, chère amie et co-rédactrice en chef : infâme. Que pouvons-nous faire ? Dites-moi vite !Jean-Daniel Magnin Cher ami et co-rédacteur en chef,Vous avez voulu être chef, maintenant, il faut assumer. Votre neutralité suisse dût-elle en prendre un coup. Un chef, ça fait des choix. Madame X peut avoir toutes les ailes de papillon qu’elle veut, si ses textes ne méritent pas d’être publiés dans notre revue fort rigoriste et néanmoins ludique, ils ne le sont pas. Même chose pour nos chroniqueurs de choix, même chose pour vous, cher ami et co-rédacteur en chef. Et même chose (aïe) pour moi. Pas de collier anti-éthique, dura lex, sed, vous savez… lex.  Laure Albernhe

Le 3 juin 2015 à 08:26

L'Homme sort du classement des meilleurs amis du chien

Très attendu chaque année, le classement annuel des espèces amies des chiens marque cette année un tournant historique dans les relations entre les Hommes et les canidés. L’espèce humaine qui sort du classement, toujours dominé par les tortues, paye selon Kékette, une femelle caniche qui a participé aux délibérations, « son manque d’investissement pour entretenir cette soi-disant amitié ». Se faisant porte parole de son espèce lors d’une conférence de presse improvisée, Kékette n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Un vrai meilleur ami se soucie vraiment de vous, de vos besoins et de votre bonheur. Il est là dans les bons, comme dans les mauvais moments » explique-t-elle tout en tentant d’attraper sa queue. Kékette dit se sentir elle-même lésée dans la relation qu’elle entretient avec son maître. « C’est toujours lui qui décide pour moi, sans me demander mon avis » explique-t-elle. « Si la relation était vraiment une amitié d’égal à égal, j’aurais le droit de l’attacher avec une corde lorsqu’il n’est pas sage, non ? » ajoute-t-elle avant de demander aux journalistes présents s’ils voulaient lui grattouiller le ventre. Le caniche affirme que son espèce attend un geste fort de la part des humains pour prouver leur statut de meilleur ami. « Nous espérons que cela agira comme un électrochoc. La baballe est dans votre camp » conclut-elle en évoquant plusieurs pistes parmi lesquelles la stérilisation de tous les punks à chien, ou l’interdiction totale des chats.

Le 17 juin 2011 à 07:46
Le 22 octobre 2010 à 10:00

David Foenkinos fait parler Lennon

Un chroniqueur de ventscontraires.net a encore frappé

Depuis mercredi, on trouve enfin en librairie le nouveau roman de notre chroniqueur David Foenkinos, après le succès public et critique du précédent La délicatesse. C'est un long monologue que Lennon : John Lennon chez la psychanalyste qui est installée dans son immeuble et que, donc, on n'entendra jamais, elle. L'ex-Beatles s'y raconte, en toute immodestie, en toute (brillante) intelligence. Et avec pas mal d'humour, ça lui fait au moins un point commun avec l'auteur du livre.En avant-première et affectueusement pour les lecteurs de ventscontraires.net, voici un extrait de cet ouvrage paru chez Plon : la première visite des Fab'Four à New York City.“ Vous n'avez jamais mis les pieds dans un pays, et des milliers de personnes sont là à vous attendre. Dans le froid, dans la nuit, peu importe. Les aéroports étaient le lieu des premières scènes d'hystérie. Parfois, j'ai pensé que ce n'était pas possible. Ce que je voyais ne pouvait être qu'une distorsion de mes iris. Le vêtement de mes hallucinations. Mais non, tout ça était bien réel. Aussi réel que je suis là à vous parler. En arrivant à New York, j'ai levé le bras pour saluer la foule. J'étais un chef d'Etat, j'étais la reine d'Angleterre devant ses troupes. On nous a précipités dans une salle. Avec des centaines de journalistes. Des milliers, peut-être, je ne sais pas. Il aurait pu y avoir le début de la Troisième Guerre mondiale ce soir-là que personne n'en aurait parlé. Tous les Américains voulaient nous découvrir. Ils voulaient savoir comment on parlait, comment on bougeait. On a été grandioses. On était vraiment drôles en conférence. Notre humour a joué dans la Beatlemania. Je ne sais pas comment on faisait, mais il n'y avait jamais de blanc. A chaque question, l'un de nous trouvait quelque chose à dire, une blague ou je ne sais qoi. Je me souviens qu'on nous avait demandé si on aimait Beethoven, et Ringo avait répondu : "Oui, surtout ses poèmes." Après la conférence, on a quitté l'aéroport en Cadillac. Pour aller au Plaza. Sur la route, les filles continuaient de crier. Une fois à l'hôtel, dans notre chambre, on a trouvé ça dingue de voir autant de chaînes à la télévision. On est restés au moins une heure, fascinés, à regarder tous les programmes possibles. Pour nous, c'était là le symbole ultime de la démesure. Mais il fallait rester concentrés. On devait affronter un défi majeur : l'Ed Sullivan Show. Cette émission était la Mecque. Fallait pas qu'on se plante. Et ça a été énorme. En quinze minutes, l'Amérique entière nous connaissait. Les parents inquiets de l'hystérie de leurs enfants ont été rassurés de nous voir. Surtout le visage poupin de Paul. Je suis certain que notre succès vient de là : nous étions comme une folie maîtrisée. Une révolution douce. Nous étions à la fois subversifs et respectueux. C'était comme s'introduire dans une maison, baiser la fille au premier étage, mais avant de faire tout ça, on aurait pris soin de bien s'essuyer les pieds sur le paillasson. ”> Lire les chroniques de David Foenkinos sur ventscontraires.net

Le 30 octobre 2011 à 08:51

Méditations métaphysiques

Lancer sa chronique sur un site qui s’appelle Vents contraires et qui pose d’emblée la question « dans quel état sommes-nous ? » est tentant. Par contre mon prof de philo m’a toujours appris à analyser les termes d’un intitulé d’abord. Je ne tiens pas à prendre le risque de raconter n’importe quoi en public (ma mère peut lire l’article). J’ai donc décidé de le faire à la manière de Descartes, par moi-même, ne suivant que ma raison. Je trouve que ça donne une dimension supérieure à mon article (très manquante dans ceux que j’ai pu lire). Commençons. Un vent est pour moi un souffle, chaud généralement (ou tiède, c’est selon), dirigé vers l’extérieur, occasionné par le sujet dans l’intention (souvent clandestine) de soulager son intérieur. D’après mon expérience, il soulage, il est bénéfique. Dire qu’il est contraire, signifie que ce souffle ne se dirige plus vers l’extérieur comme sus cité, mais vers l’intérieur. Il remplit au lieu de vider. J’imagine que ce vent-là est nocif, il agresse. Il doit même parfois ballonner. Alors plusieurs dans ce genre, c’est l’implosion ! Vous posez ensuite la question « dans quel état sommes-nous ? ». Pas la peine ici d’analyser les termes de l’intitulé, le dernier des cons comprend ce que ça veut dire. Mais vous cherchez un état. J’en viens alors à ma conclusion. Vous essayez de nous dire que vous cherchez des chroniqueurs dans un état d’implosion. Celle qui arrive quand on nous en fout plein le cul. Tous ces vents contraires qu’on nous assène à n’en plus finir, la connerie, la barbarie, la couardise, le non-respect (et j’en passe…), vous nous offrez la possibilité de les lâcher chez vous, et avec humour en plus. C’est bien ça ? Eh bien laissez-moi vous dire que c’est avec plaisir ! Ça va péter ! (Merci Descartes et bonjour maman).

Le 1 avril 2011 à 09:52

Almanach

La Poste m'énerve

Les pompiers, les instituteurs, les militaires, les éboueurs, les infirmières… autant de personnes qui me sont chères, depuis que je suis contribuable.   S’il est une personne pour qui j’éprouve un tant soit peu de respect et de reconnaissance, il s’agit bien de mon facteur. Voilà quelqu’un qui, si soucieux de ma tranquillité et de mon aversion à l’égard de toute visite inopinée, prend si souvent la peine de remplir un avis de passage plutôt que de sonner chez moi.   Je le revois encore, un soir d’hiver dernier, prostré devant ma porte d’entrée où paraissait sur son passage une longue trainée de fange neigeuse sur le parquet vitrifié de mon nobiliaire palier et lui, là, ce grand échalas, posté devant moi en compagnie de ses petits chiens, ses petits chats et ses petites fleurs…   Si le seul moyen de ne pas fermer la porte au nez d’un préposé reste encore de ne pas la lui ouvrir, alors de toute évidence on eût pu dire que j’étais coincé, pour ne pas dire bien emmerdé. Contre mauvaise fortune bon cœur, je lui fis don de quelque peu en échange d’un calendrier miséreux.   Qu’on se le dise, l’almanach des PTT est à l’ère du temps ce que les images sont à Epinal et les gendarmes à Saint-Tropez : une vision emphatique, figée et surannée, dont le cadre champêtre ou animalier ne fait que tapisser l’intérieur triste et bucolique de tant de personnes âgées noyées par la solitude de journées éplorées.   Plus encore que les chemises, je hais ces calendriers cartonnés !   A quand la sédition du peuple contre le conservatisme primaire et l’anti-progressisme notoire anoblis par la Poste ?   A quand  la fin de l’obscurantisme secondaire et de cette propagande sans fin vouée à tous les saints ?   A quand, chez ces hommes de lettres, l’abolition du port de la casquette et de la besace en bandoulière ?   A quand un facteur avec suffisamment de rage et assez de courage pour oser sonner à nos portes plutôt que laisser lettre morte ?   Honni soit le postier et ses infâmes calendriers, vade retro La Poste avec tes fêtes et tous tes jours fériés !

Le 13 novembre 2012 à 09:25
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