Vous voulez savoir pourquoi nous nous pelons sous un froid polaire ?


"Pôle Nord", par Frédéric Ferrer le 19 avril à 18h30

Autres épisodes :

Le miroir solaire que forme la banquise du Pôle Nord a presque disparu. Voilà une des hypothèses pour expliquer le froid polaire qui glisse sur nos épaules alors que le printemps est arrivé. Phénomène surprise par rapport aux plus alarmistes scénarios envisagés jusqu'alors par les spécialistes du réchauffement climatique : les glaces du pôle vont disparaître totalement d'ici un à trois ans. Russes, Américains, Canadiens et Scandinaves se battent déjà pour exploiter un sous sol marin jusqu'alors inaccessible. Frédéric Ferrer, metteur en scène, citoyen actif et ancien étudiant en géo, a produit une série de conférences hilarantes et pourtant très documentées sur les dérives de notre pauvre planète déboussolée. Oui il est possible de regarder la vérité en face tout en riant de bon cœur.

> info & réservations

A une situation d’urgence, il faut une « trousse de secours », des antidotes au fatalisme et au découragement, une boîte à outil pour stimuler notre capacité de rebond, regonfler le moral de ceux que la crise aura découragé.
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.TV.

 

 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 13 octobre 2016 à 11:54

Frédéric Ferrer : "Pour moi, le réchauffement climatique est une source de dramaturgie sans cesse renouvelée"

Il présente au Rond-Point Cartographies, l'ensemble de ses conférences à la fois documentées et délirantes dédiées au réchauffement climatique. A la fois auteur, metteur en scène, comédien et agrégé de géographie, Frédéric Ferrer invente une nouvelle forme de théâtre panique : la conférence affolée, la prise de conscience en mode accéléré de nos catastrophes climatiques en cours, comme si nous devions mettre les bouchées doubles pour intégrer tout ce que nous n'avons pas voulu voir ou entendre jusqu'alors : les pôles ont fondu, le moustique du chikungugna est déjà aux portes de Paris, les grandes messes de type Kyoto ou COP21 patinent à longueur de séance sur de pricrocholins problèmes d'alinéas, de virgule, de traduction de prépositions ou d'adjectifs pour mettre au point leur texte final. Pour chacun de ses spectacles ou conférences-performances, Ferrer file sur les lieux à l'autre bout de la planète, enquête, synthétise, extrapole, et projette jusqu'à l'absurde les données recueillies dans son accélérateur à particules de rire. Et si le rire éveillé était notre meilleure façon de prendre conscience du nouveau monde dans lequel nous entrons, celui que nous méritons parce que nous l'avons fait ? Bienvenue dans l'anthropo-scène. > voir les conférences de Frédéric Ferrer sur ventscontraires > l'actualité de Frédéric Ferrer

Le 11 novembre 2014 à 09:16

Frédéric Ferrer : Wow ! Et si on changeait de planète ?

Conférencier agité de la langue et mouillant sa chemise devant les urgences qui nous menacent, Frédéric Ferrer revient le 24 janvier au Rond-Point. Prophétisera-t-il la catastrophe ou l’espoir fou ? En tout cas il nous fera rire, même si les temps de l’espèce humaine sur Terre sont comptés. Anthropocène épuisant le globe, changement climatique, menace d’astéroïdes… l’humanité devra partir. La découverte récente de plusieurs exoplanètes en zone d’habitabilité nourrit tous les espoirs.  Ventscontraires – On dit souvent que chaque époque a ses usages propres de la langue. Comment caractérisez-vous notre rapport à la langue aujourd’hui ?Frédéric Ferrer – Je trouve notre rapport très drôle (et assez complexe). – Selon-vous qu'est-ce qui menace la langue et qu'est-ce qui la « sauve » ?– Ce qui menace la langue ce sont les appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage, qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et les mets beaucoup trop épicés. Ce qui la sauve, c’est notre désir de ne pas prêter notre bouche aux appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et un grand verre d’eau quand un met est vraiment trop épicé. – Et votre propre langue, qu'avez-vous à en dire ?– Je n’arrive pas à l’enrouler sur elle-même. – Quel événement et/ou quelles rencontres ont façonné votre langue et qu'est-ce qui la nourrit au quotidien ?– L’une des rencontres qui a sans douté été des plus déterminantes pour ma langue (devenant événement pour moi) est celle d’un jeune scientifique, dont je ne me souviens pas du nom, à qui je n’ai pas parlé, et que je n’ai pas non plus rencontré personnellement (de sorte que je peux dire aujourd’hui que vraiment nous ne nous connaissons pas du tout, ce qui fait qu’il ignore totalement ce qu’il a provoqué en moi ce jour là à Bruxelles, et même jusqu’à mon existence), mais dont la conférence en néerlandais, langue que je ne parle pas et ne comprends pas, m’a permis d’accéder à un autre monde (en atomisant totalement et éparpillant façon puzzle le rapport que j’avais à ma propre langue).Et s’agissant maintenant de la question de la nourriture quotidienne, ma langue a la chance de pouvoir profiter des recettes inattendues et merveilleuses de Lou, 7 ans, et Marin, 4 ans. – Nous vous avons proposé de venir au Rond-Point "rattraper la langue".... Comment allez-vous vous y prendre ?– Je vais écouter les langues extra-terrestres et faire des hypothèses sur le devenir de la mienne.  

Le 17 décembre 2013 à 08:30

Frédéric Ferrer : Les Déterritorialisations du vecteur

Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail

Et pendant ce temps la nature travaille contre nousLe vecteur c’est le moustique-tigre. On appelle « tigre » ce petit moustique, parce qu’il est rayé comme un tigre, et c’est un vecteur parce qu’il transmet des virus. Celui de la dengue. Mais aussi celui du Chikungunya. Alors les hommes ne l’aiment pas beaucoup. C’est pour cela qu’ils veulent le tuer partout où il se trouve. Mais c’est très compliqué, parce que justement aujourd’hui, ce petit moustique se trouve partout. Parce qu’il se déterritorialise tout le temps. Parce que lui, justement, il aime les hommes. Alors il les suit partout. Le moustique-tigre s’installe à l’endroit où l’homme le cherche. Les Déterritorialisations du vecteur raconte une histoire d’amour impossible. Avec cette cartographie, Frédéric Ferrer nous emporte dans une épopée improbable entre Asie et Méditerranée, pneus, maladies, aires d’autoroutes et insecticides.Venu d’Asie dans les dernières décennies du XXe siècle, le moustique-tigre est présent aujourd’hui sur de nombreux littoraux méditerranéens. Et, à la faveur du changement climatique, il ne cesse actuellement de progresser vers le nord. Il pourrait ainsi atteindre Paris en 2016 ou 2017... Enregistré le 6 décembre 2013 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. Durée : 01:10:54 > les autres Trousses de secours dédiées au travail En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 23 juin 2015 à 11:18

Dany-Robert Dufour : "Le toutou à sa mémère est un loup qui oublié qui il est"

Néoténiser la Nature "La passion de l'Homme néoténique, c'est de "néoténiser" le monde — la création vivante. Pensons aux bonzaïs, au loup transformé en toutou à sa mémère... Car ce toutou est un loup qui a oublié qu'il est un loup. On l'a soustrait à la meute quand il était petit. Il a perdu les caractères sociaux de la meute — marqués par la dominance. Le néotène l'a retirés de la meute, en choisissant de préférence les petits louveteaux ratés. Il se produit un fantastique transfert de dominance : l'Homme devient le substitut du chef de meute : le néotène, ce raté, devient aux yeux du chien le mâle dominant — même si c'est une vieille grand-mère chevrotante. A eux deux ils reforment l'ancien attelage "loup de la meute" et "mâle dominant". La fascination des humains pour les petits chatons, les petits d'animaux, c'est la tentation de néoténiser, de domestiquer, de transformer éléphants, félins, animaux sauvages en "animaux d'Homme". Une domestication de toutes les formes du vivant, en fonction des besoins infinis de ce néotène qui n'est jamais achevé et qui donc en veut toujours plus. C'est parce qu'il avait moins qu'il compense en voulant toujours plus. Ce qu'on appelle la pléonexie (du grec πλεονεξία (pleonexia) formé de pleon "plus" et echein "avoir") : en vouloir plus, sans fin, sans visée. Ce qui pose des questions graves. On est en train d'instrumentaliser, de détruire la Nature à force d'y prélever sans fin pour assouvir nos besoins. Si le néotène qui n'avait pas sa place dans la création veut prendre toute la place, il finira par détruire la Nature. Il est en train de faire disparaître les vrais animaux. Telle est l'action de ce petit néotène lancé dans sa course infinie à la toute puissance." Dany-Robert Dufour est professeur de philosophie de l'éducation à l’université Paris-VIII, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie de 2004 à 2010 et ancien résident à l'Institut d'études avancées de Nantes en 2010-2011. Il enseigne régulièrement à l’étranger. Son travail porte principalement sur les processus symboliques et se situe à la jonction de la philosophie du langage, de la philosophie politique et de la psychanalyse. Lettres sur la nature humaine à l'usage des survivants, Petite bibliothèque philosophique, Calmann-Lévy, 1999Le délire occidental : et ses effets actuels dans la vie quotidienne : Travail, loisir, amour, Les liens qui libèrent,‎ 2014

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"
Live • 23/03/2019
Tania de Montaigne : L'Assignation
Live • 07/02/2019
Florence Aubenas au grand oral désopilant du Barreau de Paris
Live • 07/02/2019
Eric Vuillard en conversation avec Pierre Assouline
Live • 13/02/2018
Tobie Nathan : Le Parlement des dieux
Live • 13/02/2018
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication