Simon Dronet
Publié le 06/04/2015

Vanderlei VS Google


Equipé d'un système digestif original, Simon Dronet se nourrit quasi-exclusivement d'images et de sons qu'il trie et régurgite avec soin sur son blog ou bien qu'il digère afin de produire ses propres coprolithes d'images et de sons qu'il présente avec fierté sur son site. Le résultat prend des formes biens différentes : courts-métrages, films d'animation, dessins, photographies, installations et même broderies, son travail se répand des salles d'expositions aux festivals de courts-métrages, en passant par la télévision pour laquelle il officie depuis quelques années. ("Métropolis" puis "Personne ne Bouge" sur Arte, "l'Oeil de Links" sur Canal+).

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Le 23 juin 2014 à 08:39

À Elia Kazan : Sur les couettes

Sous ma couvrante, tout dépend du livre que je me farcis Comment ça se passe sous ma couvrante ? En fait, ça dépend essentiellement du livre que je me farcis peu avant ou peu après avoir pénétré dans le pagnot. Ou alors dans le Pagnol. Il m’est en effet arrivé pendant la crémaillère d’un poteau bouquiniste de souffler mes clairs sur les piles des œuvres complètes de Marcel Pagnol que j’avais préférées à celles d’André Gide ou à celles, moins dodues il est vrai, de l’apôtre des résignations fétides Cioran. Je me dois de préciser encore que je ne fais pas pipi au lit chez les amis. Sinon c’est certainement dans le coin Philippe Sollers que j’aurais choisi de coincer la bulle. Voici les parutions récentes que j’ai examinées ces jours derniers dans les bannes. Elles ont toutes un petit côté libidinal. Car on commence à comprendre que c’est là que Jean-Michel Ribes et Jean-Daniel Magnin désirent en venir, que les larrons, en effet, ont de plus en plus en tête de refiler du rond-point à leur public. Ce qui impliquerait si l’on se réfère aux recherches langagières de leur vieil acolyte polygraphe, le regretté François Caradec, qu’ils mijotent vraiment, avec la distance philosophique qui s’impose, de lui faire subir à ce public un « coït anal » cathartique Trêve de jacasseries, il faut que je prouve à présent que je sais causer livres et cul à la fois au cas où François Busnel serait à la recherche d’un documentologue particulier. Quelques mots donc sur les ouvrages plastronnant sur ma tablette de nuit en rêvant de se plumarder bientôt avec vous. Livre et cul : parutions récentes sur ma tablette de nuit Par exemple Emeuta Erotika (éditions Sao Maï), six nouvelles de Lilith Jaywalker, une féerique sorcière aimantée par « l’étrange, la révolte, le dérèglement » qui sait fort bien, telle la Nelly Kaplan du Réservoir des sens, comment convier en même temps à toutes les espèces de transgressions toniques pimentées en entrelaçant les plaisirs du déchaînement sexuel sans freins avec ceux du déchaînement insurrectionnel anti-marchand à la Black Block. Autre recueil de nouvelles perturbantes (cette fois, y en a une cinquantaine), à lire pour bien faire avec un balconnet sur le thorax, La Plus Belle Paire des seins du monde (Wombat) de l’irremplaçable Topor qui nous explique comment rendre aujourd’hui hommage à Dada en se passant du centre Pompidou et des omniscients époux Virmaux. « Jetez un œuf contre le mur.Crevez une toile qui s’y trouve accrochée.Effeuillez les pages d’un livre pris au hasard dans votre bibliothèque.Mouchez-vous dans votre moquette.Jetez vos souliers par la fenêtre.Pissez dans votre frigo.Chiez sur votre télé.Au nom de Dada, merci. » Le troisième livre de ma pile est plutôt à brandir qu’à éplucher. C’est  le Nouveau Moyen de bannir l’ennui du ménage ou les 20 épouses des 20 associés (Finitude), fricassé en 1781 par Rétif de la Bretonne, qui propose aux jeunes mariés menacés par la routine de s’associer avec dix-neuf autres couples dans des communautés prônant l’égalité et l’entraide. Mais le texte du précurseur de la science-fiction Rétif restant curieusement pondéré et moraliste et allant jusqu’à réprouver tout « désordre avec les épouses les uns des autres », il vaut mieux le réinventer dans sa tête ou en polissonne compagnie. Ce qu’il n’y a pas lieu par contre de réinventer, c’est le somptueux « hymne à la lubricité » de l’éducatrice dépravée Delphine Solère qui, dans son premier roman, Le Goût du désamour (La Musardine), nous convainc sans peine que, expérience oblige, le meilleur endroit de Paris pour se branler l’un l’autre amoureusement, ce sont les chiottes du Fouquet’s. Il n’y a pas non plus à réinventer les deux récits historiques fort bien torchés appelant à la liberté sexuelle explosive qui ont tellement aimé faire dodo avec moi ces dernières semaines. Le Sylvia Bataille d’Angie David (Léo Scheer) qui n’a pu s’écrire qu’à partir des souvenirs des proches de la pétroleuse, cette dernière ayant détruit ses principales archives, est passionnant. Il nous montre à quel point la femme de Georges (Bataille), avant de devenir celle de Jacques (Lacan !), personnifia l’amour libre irréductible pendant l’entre-deux-guerres. La subjuguante Sylvia ne se laisse pas encager par sa mère possessive, sèche les cours du collège Sévigné, a le bon goût d’être fort vite déçue par la compagnie d’André Gide (dormez plutôt sur Marcel Pagnol), expérimente à dix-sept ans la formule du ménage à trois enjoué, refuse les avances de Guy de Rothschild pour convoler avec Georges Bataille qu’elle trouve aussi fédérateur que transgressif, cautionne les frasques incessantes de son mari dans les bordels, fait du théâtre d’avant-garde, est adoptée par la bande à Prévert, perd tous ses sous au casino avant qu’un mystérieux inconnu (Jules Berry !) ne les lui regagne, devient vedette de cinéma (Topaze, Jenny, Le Crime de M. Lange, Une partie de campagne…), s’acoquine avec le groupe révolutionnaire Contre-Attaque et avec la société secrète dionysiaque Acéphale. Sur la couverture du livre, et sur la mienne quand je lis au lit : une incandescente photo de Sylvia Bataille, les rebelles dénudés, prise par Denise Bellon. L’autre traité d’histoire ayant bercé mes nuits est frigoussé également par une tigresse érudite, Linda Williams, une prof de Berkeley connue pour ses études sur le ciné porno démontrant que le plaisir sexuel y est systématiquement filmé d’un point de vue phallo-macho. Dans Screening Sex (Capricci), Linda cherche à comprendre pourquoi, au fil du temps, certaines images à caractère sexuel, initialement considérées comme « ob/scènes » sont vues à présent comme étant « en/scènes ». Comment se fait-il que tout à coup Elizabeth Taylor s’est mise à balancer à ses partenaires des mots orduriers jusqu’alors interdits ou que les cow-boys de Brokeback Mountain s’empapaoutent soudain extatiquement. Pour nous sortir les bonnes réponses, la sociologue se fait épauler futefutement par Freud, Benjamin, Foucault et le docteur J. B. Pontalis. Heureusement que j’ai un grand plumard !

Le 20 janvier 2015 à 10:00

La France découvre l'existence des journaux en papier et des kiosquiers

France – Plusieurs centaines de milliers de témoignages concordants confirment l’existence de petites boutiques qui vendraient des journaux en papier avec des informations imprimées dessus avec de l’encre. On soupçonnait leur existence, d’autres affirmaient qu’ils avaient disparu. Les kiosquiers ( /kjɔs.kje/ ) et les journaux en papier existent donc bel et bien. Et cette confirmation d’existence s’est propagée comme une traînée de poudre dans toute la France, entraînant des belles grosses queues devant les kiosquiers. Nombreuses et nombreux étaient celles et ceux qui voulaient de leurs yeux voir et toucher pour la première fois un papier imprimé ou simplement parler à un kiosquier ou un marchand de journaux. Marie, 21 ans, a acheté ainsi un journal en papier dans un kiosque, une petite boutique en verre installée sur une place et vendant plusieurs autres journaux, eux aussi tous en papier. « Je ne savais pas ce que c’était, c’est très doux au toucher » raconte la jeune femme, émue, en caressant le papier du journal. « Il n’avait plus Charlie Hebdo mais j’ai réussi à acheter d’autres journaux, c’est fou, je n’imaginais qu’il y avait autant de titres et de revues différentes » affirme-t-elle. Un jeune homme souligne quant à lui l’impact profond que pourraient avoir les journaux papiers. « C’est une incroyable avancée. On peut aujourd’hui imprimer des informations sur du papier et les vendre dans des boutiques. En plus le papier fait un joli bruit quand on tourne les pages » ajoute-t-il tout en faisant tourner une page lentement. Selon d’autres informations qui nous parviennent, il semblerait désormais à peu près certain que ces mêmes kiosquiers vendraient d’autres journaux en papier et cela tous les autres jours de l’année.

Le 15 janvier 2011 à 19:20

Quelqu'un comme moi

– Je voudrais te parler d'un fantasme. D'un de mes fantasmes. Je voudrais me battre contre toi. A mort. Je sais bien que c'est impossible. Que quelqu'un comme moi... Jamais n’aura sa chance. Pourtant, te défier... T'affronter. Rien qu'une fois, une seule... J'en rêve toutes les nuits. Tu crois que quelqu'un comme moi ne rêve pas. Lorsque tu me vois, bien sûr, je suis toujours debout, l'arme à la main. Les yeux grands ouverts, pour chercher la faille chez l'ennemi. Et le moment de l'attaquer. Tu ne te demandes jamais ce que je deviens lorsque tu ne me vois pas ? Peut-être que je dors. Peut-être que je rêve. Que je rêve de me battre avec toi. De te massacrer. Toi, tu te caches. Derrière cet écran. Moi aussi, je peux te voir. Mais c'est toi qui peux cliquer. C'est toi qui tiens la souris dans la main.  Et tu me forces à me battre. Ça dure depuis des mois. Les premiers temps, à cause de ta maladresse, je perdais tous mes combats. Ça signifie que je mourais à chaque fois. Un temps.– Très tôt, dans les débuts. Même pas le temps d'avoir peur. D'avoir mal. Tout ça, c'est venu plus tard. A force d'entraînement, tu as réussi à ne plus me faire perdre trop vite. C'est là que j'ai connu les sales blessures, celles qui ne te tuent pas... J'ai vu couler mon sang. Tu trouves sans doute que la couleur rouge passe bien, sur ton ordinateur... Et j'ai vu couler le sang des autres. Grâce à toi, je suis devenu le meilleur. C'est moi qui blesse, maintenant. Moi qui tue. Sais-tu combien sont morts par ma main ? A combien j'ai arraché un bras ou une jambe... Combien j'ai décapité... Combien de hurlements de souffrance j'ai provoqués ? Ils m'empêcheraient de dormir si quelqu'un comme moi pouvait dormir. Je n'ai pas dit que quelqu'un comme moi ne pouvait pas rêver. Mais toi, les cris, tu t'en fous. Tu ne les entends pas, tu as choisi la version muette pour pouvoir écouter ta techno. Le guide du jeu parle du réalisme des sons. Qui te gêne, sans doute. Je ne sais pas ce qui se passe, dans ton existence... Dans ton monde. Qui te pousse, tous les jours, à m'envoyer me battre. Aujourd'hui, après le mousquetaire et le samouraï, tu as voulu que j'affronte le gladiateur. Je voudrais te voir en face de lui. Il a beaucoup de chance. Pas seulement parce qu'il possède un bouclier, lui. Mais parce qu'on le libère s'il gagne. Encore un rêve. Mais celui-ci deviendra réel. Il m'est impossible de traverser l'écran pour en finir avec toi. Le programme ne le permet pas. Dans ton monde, quelqu'un comme moi n'existe pas. Mais ici, c'est différent. Il me reste une solution. Tu sais, il y a longtemps que je combats pour toi. Les autres guerriers,  les autres acteurs de ton théâtre... Je les connais bien, maintenant. L'un d'entre eux m'a donné la solution que j'attendais. Le samouraï. Ave, Cesar. Morituri, tout ça...

Le 15 octobre 2010 à 08:00

Au secours les mots : Thierry Illouz défend le mot "cité"

Délivrons les mots récupérés et dévoyés!

Parce que la langue est le lieu d'un champ de bataille idéologique, il faut s'occuper des mots dénaturés ou vidés de leur sens par les politiques et les médias. Klemperer Junior invite des auteurs à les réhabiliter. Postez vous aussi vos contributions ici.Les enjeux du langage dépassent largement la constatation objective d’une évolution, d’un simple glissement sémantique, ainsi ils incorporent tous les mécanismes de la désignation, de la stigmatisation de la disqualification.J’aimerais prendre pour exemple le mot magnifique de "cité". Son sens premier que je découvrais avec passion dans mes livres d’histoire est celui de la réunion, de ce tout qui englobe, qui tisse entre les gens un lien de coïncidence, non seulement géographique mais aussi moral et politique. La cité c’est le lieu où s’accomplit et s’épanouit l’idéal démocratique, c’est le lieu de la parole commune, de la parole entendue.
 Et pourtant par une forme d’intention sociale, médiatique ou politique le mot s’est chargé d’une connotation, d’un poids, d’un sens qui non seulement diffèrent de son sens premier mais en véhiculent littéralement le contraire. Etre un jeune des cités, c’est en effet porter le poids d’une rupture d’avec le groupe, d’une mise hors du collectif, une relégation, une défiance, un rejet.Habiter les cités ne signifie plus en rien aujourd’hui participer de la démocratie d’un espace commun structuré et attentif aux attentes de ses acteurs mais simplement vivre dans de vastes ensembles architecturaux où sont parquées ce que l’on peut appeler sans risquer d’être contredit "les classes dominées".Que ce terme noble, exigeant, philosophique depuis la Grèce antique soit devenu le symbole de ce mépris de cette distance dans tous les sens du terme mérite l’examen, ne pensez-vous pas ?Et peut-être surtout parce que le reproche permanent adressé aux habitants des « cités » consiste, on se pince pour le croire, dans l’absence de sens "citoyen", de sens "civique" tandis que ces populations comparaissent dans les tribunaux comme à la une des journaux au titre de toutes les "incivilités".Il faut commencer par s’occuper des mots, je le crois, ce sont les indicateurs et les indices de tous les mauvais virages et ce sont aussi souvent les protections, les parapets, les remparts.Je voudrais si j’en avais seul le pouvoir remettre le mot "cité" sur son pied, d’égalité s’entend, de respect, de considération, c’est cela la cité que je veux, la vraie et dont je fais partie.Le sort des mots est parfois un combat et sur ce terrain comme sur bien d’autres, comme le disait Brecht : "Si tu ne participes pas à la lutte, tu participes à la défaite."  Thierry Illouz est avocat et écrivain. Le 20 octobre 2010 à 19h30, il plaidera pour la défense des monstres dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point. (voir lien ci-dessous)

Le 4 février 2014 à 08:20

Chambre de Constantin : Batman et Hulk repoussent une nouvelle attaque du T-Rex

Amiens – Situation toujours incertaine ce midi dans la chambre de Constantin, 11 ans, après la violente attaque hier soir d’un T-Rex. Une attaque repoussée de justesse par Batman et Hulk qui ont dû faire équipe bon gré mal gré. Reportage. Des voitures écrasées, les restes d’une barricade constituée de livres et de boîtiers de CD renversés. La maison des Simpson en Lego éventrée, des pièces du jeux jonchant le sol. Le spectacle de la chambre de Constantin après l’attaque du Rex d’hier soir est effroyable. Mais grâce à Batman et Hulk, l’honneur est sauf. « La première ligne de défense constituée de Lego pourtant entraînés n’a pas résisté au choc » expliquait Constantin lors d’une conférence de presse. « Nous avons été débordés par notre gauche, ils sont passés par dessus le coffre de vêtements, ils avaient l’avantage de la hauteur ». Dès lors, il ne restait plus que les deux super héros pour stopper le carnage annoncé. L’attaque, dirigée par le T-Rex et une peluche Angry Birds, n’a laissé aucune chance aux Lego pris au piège après l’effondrement de la barricade. « La maison des Simpson en Lego a pris l’attaque de plein fouet, nous n’avons rien pu sauver » racontait un sauveteur encore sous le choc. Mais tandis que la bataille semblait perdue,  l’arrivée inespérée de Batman et de Hulk a changé la donne. Les deux super héros vont s’associer, repousser l’attaque et remporter la bataille. Une victoire cependant discutable selon les experts. « Cette arrivée était un peu trop télécommandée, il est évident que les Lego ont été sacrifiés délibérément pour laisser croire à une infériorité numérique ». Pour d’autres, « la destruction de la maison des Simpson est à prendre  en compte pour donner la victoire à l’attaquant, même si le rôle de Ned Flanders est trouble : pourquoi n’a-t-il pas donné l’alerte lorsque le Rex était en vue ? ». De son côté la petite sœur de Constantin, qui supervisait l’attaque du Rex, n’a pas hésité à qualifier son frère de très mauvais joueur. « On avait dit pas plus de deux super héros par personne. Or, là on en a bien deux, c’est clairement de la triche, c’est pas bien » a-t-elle déclaré aux journalistes avant de quitter la chambre en larmes. Constantin, lui, restait sûr de son bon droit. « J’avais dit de pas toucher à la maison des Simpson, j’ai mis du temps à la faire, alors c’est tout, c’est elle qu’a commencé ». Le Gorafi  

Le 29 septembre 2014 à 09:23
Le 2 janvier 2014 à 10:01

Chère National Security Agency

Merci de lire tous nos messages

Chère NSA Tu entends comme la presse mondiale joue les effarouchées en "découvrant" tout d'un coup ce qui est connu depuis bien longtemps : tu nous aimes. Tu collectionnes  dans tes serveurs enterrés dans des cavernes tous nos mouvements sur google, nos comptes facebook ou skype, tu as décidé de devenir le dépôt légal de nos conversations téléphoniques, de nos échanges mails et de nos balades Internet. Tu rapatries dans tes chers USA chaque mouvement de nos cartes bancaires alors qu'ici nous sommes incapables de tenir des comptes sérieux. Et tu les conserveras jusqu'à la fin des temps. For ever. Alors, puisque toi tu nous écoutes, je voulais te demander pour lundi : est-ce que tu pourrais envoyer un drone sur l'horloge atomique de Darmstadt - c'est sur elle que se coordonnent nos montres et réveils en Europe ? Car vois-tu j'ai pas mal fait la fête ce week-end et je me sens pas trop de me lever aux aurores demain matin. Thank you et bon courage! Fleur Ho PS : pour être sûre que tu t'intéresses à mon message parmi les milliards que tu reçois ce matin, je te mets quelques mots que tu aimes qui je l'espère alerteront tes vaillants robots : wikileaks, julian assange, bradley manning, glenn greenwald, edward snowden, wikileaks, julian assange, bradley manning, glenn greenwald, edward snowden, wikileaks, julian assange, bradley manning, glenn greenwald, edward snowden, wikileaks, julian assange, bradley manning, glenn greenwald, edward snowden

Le 21 juillet 2010 à 08:53

Un maxi best of Proust s'il vous plaît !

Alors qu’hier soir, je franchissais gaiement le pas de ma porte dans le sens du retour, ma femme que j’aime bien et qui s’était approchée pour m’embrasser machinalement fut prise, à deux ou trois décimètres de ma personne, d’un vif mouvement de recul : « Ah mais… mais quelle horreur ! Tu pues la friture … ». Et bien oui chère femme que j’aime bien, j’ai lu Proust et maintenant je « pue » la friture, et alors ? Aurait-il été préférable que je rentre de ma journée de lecture parfumé de cuir et de tabac à pipe ? Aurait-ce été plus classe, plus raccord ? Moi, j’aime Proust et j’aime le Mac Do, et plus encore, j’aime lire Proust au Mac Do… Et Proust, c’est long ! Chère femme, chers tous, pourrais-je vivre un jour ma singularité en toute liberté, ou finirai-je ma vie seul, redoutant la mort qui me plongera dans l’enfer des monstrueux lecteurs, condamné pour l’éternité à me gaver d’interminables sandwichs de papier en cherchant en vain du regard quelques éclats littéraires sur les faces rugueuses de steaks hachés synthétiques ? Hermétique à ma soudaine désespérance, ma femme qui m’aime bien mais qui n’y connaît pas grand chose rayon bouquins, m’invita à aller terminer ma lecture sous la douche. Proust n’étant selon moi guère un auteur pour la douche, ce fut donc à poil en route pour la salle de bain que j’attrapai fièrement dans le couloir un recueil de poèmes de Paul Valery. J’aime lire Paul Valery sous la douche. Profondément, La Régie

Le 10 février 2012 à 08:51

Les requêtes du Graal

Ventscontraires.net répond à toutes vos questions

Les statistiques de fréquentation de ventscontraires.net sont une source inépuisable d'émerveillement. Outre la fidélité grandissante des aficionados de la revue (merci à vous), on découvre que bon nombre d'internautes sont arrivés sur le site par le biais de recherches Internet pour le moins... saugrenues.   Parmi les requêtes les plus improbables du mois dernier, nous vous avons préparé une petite sélection et nous sommes efforcés de répondre à quelques unes des questions que vous vous posez.   Un internaute s'interroge en ces termes « Angela Merkel a qu'une jambe ? ». Au départ, cette question nous a fait sourire mais en cherchant dans google images, il nous est apparu que très peu de photos représentent la chancelière allemande en pied. En creusant un peu plus, nous avons même découvert ce cliché. Nous ne savons rien de son authenticité mais avouez qu'il est troublant.     Au lecteur curieux de connaître la date de la « fête de Pierre Notte », nous pouvons tout de go répondre que la Saint Pierre se fête le 22 février et le 29 juin. Si vous souhaitez lui adresser vos vœux, n'hésitez pas à contacter la rédaction qui lui transmettra.   Un autre internaute souhaiterait savoir « de qui Gaspard Proust est le fils ». Cette émouvante photo d'époque semble apporter un premier élément de réponse.     Au taxidermistophile qui recherchait une image de « girafe mal empaillée », nous pouvez suggérer de jeter un œil sur cette page qui recense une série d'animaux salement naturalisés. Et s'il se ravise et préfère désormais découvrir des girafes si magnifiquement empaillées qu'elles semblent vivantes, nous l'invitons à découvrir l'oeuvre de la nouvelle icône de l'empaillage made in USA, Chuck Testa.    

Le 18 avril 2015 à 08:51
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