Frédéric Lordon : De quoi ce que nous vivons est-il la crise ? #4


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Économiste atterré et pugnace, Frédéric Lordon vous invite à scruter avec lui les derniers rebondissements de la crise en Europe et au-delà. Car la crise n’est pas ce que l’on croit. Et si elle n’était qu’une grande méprise, un splendide malentendu fait d’arrangements langagiers et de non-dits surprenants ?

Enregistré le 6 décembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point

En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

A une situation d’urgence, il faut une « trousse de secours », des antidotes au fatalisme et au découragement, une boîte à outil pour stimuler notre capacité de rebond, regonfler le moral de ceux que la crise aura découragé.
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.TV.

 

 

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Le 23 mai 2013 à 13:25

Enki Bilal : on est entré dans un nouveau monde

La science fiction, c'est maintenant

Enki Bilal, en ombre chinoise devant l'écran où viennent de défiler des extraits de sa cinématographie. Il a commenté en direct, raconté d'où ses idées plastiques, ses trouvailles futuristes sont venues, les fulgurances, les enjeux entrevus dans son œuvre bien avant que la marée technologique vienne bousculer nos société déjà anciennes. Et si la dépression contemporaine venait du fait que nous ne savons pas encore voir que nous sommes déjà entrés dans un monde nouveau ? A l'issue de cette performance inédite qu'il n'avait encore jamais tentée, Bilal répond aux questions du public du Rond-Point : faut-il imaginer le pire ? la nature va-t-elle se venger des humains ? les nouveaux arrivants (les jeunes) seront-ils capables de réhumaniser notre monde atomisé par une solitude connectée ? Il parle des anciens totalitarismes qui ont cédé la place à la globalisation, mot rond qui cache un totalitarisme financier féroce auquel ne s'oppose guère que l'islamisme radical - perspective joyeuse. Alors, faut-il être optimiste, pessimiste ? "La réalité d'aujourd'hui est la science-fiction d'hier. Nous-nous sommes habitués avec une arrogance tout à fait humaine aux choses les plus vertigineuses. Sommes-nous conscients du basculement radical dans un siècle où tout est possible, où une nouvelle science-fiction pose ses nouveaux codes ? Pas sûr. La régression guette, jusqu'à nos politiques englués encore dans le siècle passé. Notre relation au futur est toujours immature... Militons pour un peu plus d'imaginaire et déverrouillons tout ça !" Enregistré le 14 février 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 21 mars 2013 à 08:26

Christian Salmon : Ces histoires qui nous gouvernent #4

De Henry Ford à Steve Jobs, l'émergence du story-telling management

> Premier épisode                  > Episode suivant Dans sa conférence-performance "Ces histoires qui nous gouvernent", l'écrivain et journaliste Christian Salmon poursuit son salutaire travail d'analyse du story-telling. Dans cet extrait, il revient sur un récit édifiant mais fictif qui a joué un rôle décisif dans l'intervention américaine en Afghanistan et même au-delà. "Quoi de plus innocent et charmant qu’une histoire bien tournée ? Les histoires nous distraient et nous instruisent en nous faisant rêver. Désormais, avec la technique du storytelling, elles nous gouvernent et sont devenues un instrument de contrôle des opinions, une « arme de distraction massive ».L’entrée en guerre préventive contre l’Irak, le reality show au début du mandat de Sarkozy, sa métamorphose en capitaine courage face à la crise financière, l’épopée victorieuse de Barack Obama… Autant de fictions préparées dans le secret de war rooms où s’élabore le storytelling intégré. Christian Salmon nous propose un voyage dans les démocraties contaminées par l’hypermédiatisation, une exploration des mythes politiques à l’âge du néolibéralisme. Une traversée de la crédulité contemporaine. " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89 Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

Le 28 septembre 2011 à 14:35

Denis Robert : "Le vrai pouvoir n'est pas l'argent, mais la possibilité de rendre public les choses qu'on voudrait cacher"

Sa pièce "La Cravate" va être lue par Jean-Luc Porraz et Miglen Mirtchev au Rond-Point les 29 et 30 septembre et il vient de réclamer 3,6 millions d'Euros en dommage et intérêts à la direction de Clearstream. Quelques questions au journaliste et écrivain Denis Robert: Après 10 ans d’acharnement judiciaire à ton égard, Clearstream répond que tu as déjà suffisamment été rémunéré en notoriété grâce à eux... Feinte classique d’avocat ou cynisme sans fard ?Ça ne tient évidemment pas la route une seconde. C'est une défense très grossière venant d'eux qui ont payé 16 millions d'euros un audit suite à mon premier livre. Cet audit n'a jamais été rendu public. Donc 16 millions d'euros pour rien, pour étouffer une affaire. Ce sont eux qui ont lâché 10 millions d'euros  d'indemnité de licenciement à l'ancien PDG viré suite à ce même livre. La presse avait titré que c'était le prix de son silence. La presse n'a pas tort. Il faut se souvenir qu'ils ont lâché 40 000 euros au Monde en avril 2008 rien que pour me proposer dans une page de publicité un marché de dupe. Ils voulaient que je retire mes pourvois contre un arrangement entre amis. Ça les ennuyait beaucoup ces pourvois. Et pour cause. Ils les ont perdus. Ils sont peut être une multinationale mais ils sont pitoyables. Je gagnais beaucoup mieux ma vie avant Clearstream qu'après. En 2000, mon roman "Le Bonheur" s'est vendu dix fois plus que n'importe lequel de mes livres sur leurs manoeuvres. Quant à ma soit disant notoriété, j'existais médiatiquement beaucoup mieux avant Clearstream qu'après ou pendant. Aujourd'hui, même quand je suis invité sur un plateau télé pour un de mes romans, on me parle de Clearstream. Ce sont eux qui ont créé ce climat, qui se sont acharnés sur moi. Pas l'inverse. Je n'ai jamais déposé aucune plainte contre eux. J'ai laissé faire la justice. Dix ans, c'était un peu long. Mais ça valait le coup. Tu as rencontré pas mal de magnats ou de hobereaux de la finance. Certains t’ont-ils fasciné ?Fasciné, jamais. Intéressé, touché, agacé, emmerdé, menacé. Un seul peut-être m'a appris une chose essentielle : le vrai pouvoir n'est pas l'argent mais la possibilité de rendre public les choses qu'on voudrait cacher. On en peut pas tout acheter. Il le savait. On est devenu presqu'ami le temps d'une soirée. Après, il était inutile qu'on se revoie.  Pourquoi as-tu écrit avec Jacky Schwarzmann “La Cravate”, une pièce de théâtre qui met en scène ta rencontre avec un oligarque russe ? J'en ai fait un oligarque mais à l'origine c'est un intermédiaire dans le pétrole. Un homme d'influence. De grande influence. J'ai transposé ce que nous avons vécu autour d'un match de football. Unité de temps, de lieu. Le football et son monde d'investisseurs, de faisans et d'oligarques est un laboratoire du capitalisme. J'ai envie d'avoir ces bruits du terrain qui remontent, ces écrans de contrôle qui occupent l'espace. Je suis parti d'une situation vécue, mais avec Jacky on a inventé un dialogue où la menace plane et où on ne sait pas très bien avant la fin qui va gagner, qui est le méchant....Qu’est-ce que tu attends d’une pièce de théâtre après tes livres, les romans, la peinture où tu retravailles tes enquêtes ?C'est très particulier. C'est ma première pièce. Je l'ai écrite assez vite et assez facilement en échangeant des mails avec Jacky qui ne connaît rien de ce milieu mais qui est très réactif et qui connaît mon travail. Je ne sais pas si ce sera toujours aussi rapide et évident. C'est pour moi un exercice différent du travail de scénariste pour le cinéma ou la bande dessinée. Assez éloigné du roman où la mise en place et la maturation sont plus longues et plus compliquées. D'ailleurs, Niegouchine et Klebert sont des personnages de mon roman La Domination du monde (Editions Julliard) et je suis parti d'une page de dialogue entre les deux sur la question du pouvoir. Je suis assez difficile au théâtre. J'ai eu une période où j'y allais souvent. J'ai même été critique à Avignon il y a une vingtaine d'années. Je n'aime pas l'emphase, ni les longueurs. Il faut que j'y croie très vite. Il faut que les acteurs jouent comme dans la vie. Il faut une tension. C'est ce qu'on a essayé de faire avec La Cravate. Je sais exactement comment parlent mes trois personnages, ce qu'ils font et pourquoi. La musique et les dialogues ont gravés entre mes deux oreilles. J'espère en écrire d'autres. J'en ai une en tête en ce moment. Elle mûrit.Propos recueillis par Jean-Daniel Magnin

Le 9 juillet 2013 à 15:52

Eric Hazan, Mathieu Amalric : Une autre histoire de la révolution française #8

Robespierre envers et contre tout

> Premier épisode Selon Eric Hazan – lu ici par Matthieu Amalric – il nous faut traverser l'image de tyran sanguinaire que nous avons de Robespierre, une image léguée par Thermidor : "Sous la Constituante on a vu Robespierre prendre des positions d'une cohérence et d'un courage étonnants, où il était absolument seul : pour les droits civiques des comédiens et des Juifs, contre l'esclavage dans les colonies, contre la peine de mort, pour le droit de pétition, pour la liberté de la presse..." Une autre histoire de la Révolution française : "On y rencontre des Strasbourgeois prenant d’assaut leur Hôtel de Ville, des patriotes marseillais en révolte contre la domination parisienne, des ouvriers lyonnais, des paysans brûlant des châteaux et, bien sûr, des clubs de femmes révolutionnaires et des sans-culottes parisiens. Derrière ce récit, il y une recherche obstinée à insuffler un peu d’enthousiasme révolutionnaire sur notre époque où la tendance est plutôt au relativisme et à la dérision négationniste. C’est que les héritiers des thermidoriens, qui gouvernent et enseignent sans discontinuer depuis lors, s’efforcent de travestir l’histoire de la Révolution. Contre eux, Eric Hazan appelle à garder vivante la mémoire, à garder l’inspiration de ce moment qui nous a appris à entendre que les malheureux sont les puissances de la terre, que l’essence de la république ou de la démocratie est l’égalité, et que le but de la société est le bonheur commun." Enregistré le 29 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89  Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

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