Frédéric Lordon : De quoi ce que nous vivons est-il la crise ? #5


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Économiste atterré et pugnace, Frédéric Lordon vous invite à scruter avec lui les derniers rebondissements de la crise en Europe et au-delà. Car la crise n’est pas ce que l’on croit. Et si elle n’était qu’une grande méprise, un splendide malentendu fait d’arrangements langagiers et de non-dits surprenants ?

Enregistré le 6 décembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point

En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

A une situation d’urgence, il faut une « trousse de secours », des antidotes au fatalisme et au découragement, une boîte à outil pour stimuler notre capacité de rebond, regonfler le moral de ceux que la crise aura découragé.
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.TV.

 

 

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Le 17 août 2013 à 07:47

Yves Pagès, François Wastiaux : Pouvoir-Point #5

> Premier épisode          > Episode suivant Dans ce nouvel extrait de leur conférence-performance "Pouvoir-Point", l'écrivain-éditeur Yves Pagès et le metteur en scène François Wastiaux poursuivent leur plongée au coeur de la restructuration du groupe éditorial Librenvi, une entreprise fictive mais dont la novlangue manageriale poussée à l'absurde devient comique – et ça fait du bien. A la tribune, Jean-Michel Michel, saisissant chef d'orchestre d'un récital PowerPoint plus vrai que nature et finalement terrifiant. "Un certain Jean-Michel Michel, leader d’un groupe éditorial ayant récemment pris de l’ampleur (Librenvi International Editing) réunit ses proches collaborateurs et cadres supérieurs pour fêter les dernières mutations en cours. Lors de cet exposé, il développe ses thèmes favoris dans le domaine « managemental », à l’aide de schémas et de mots-clefs projetés sur écran. Son discours, hanté par les barbarismes de l’ère du temps, mais sans jamais tomber de la caricature, finira par se déliter de lui-même, puis par mordre la poussière, entre trou de mémoire et délire pseudo-théorique touchant au « fractal », à la « pixellisation du désir » et à l’horizon hyper-contextuel de l’industrie du support papier. En guise de catastrophe finale, l’orateur en voie de décomposition n’aura plus qu’à laisser chanter en lui cette étrange prière d’insérer : « Ô Lord, won’t you give me a Mercedes Benz ?! ». " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point Avec le soutien de voQue & Cie En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 11 août 2011 à 09:02

Le Petit Cadre rangé sur ma bibliothèque

Patrick Robine explorateur du familier

Il existe quelque part non loin de Killarney, en Irlande un délicieux coin de pêche sous l’arche d’un vieux pont à trois piles cernées de roches blanches qu’affectionnent en saison les perches franches, les bass et les brochets ; un beau plan d’eau cerné de bosquets de grands frênes  jusqu’à l’horizon, et puis là-bas très loin contre un peu de ciel, des montagnes bleues. Ce paysage se trouve enfermé sur mon bureau depuis 1968 dans un petit châssis carré de bois brun de 15 cm à peine de côté et profond dans sa hausse d’environ 3cm… je l’ai trouvé dans la rue au marché aux puces de Portobello dans la neige sale sur un tas de vielles revues, il y a une dizaine d’années. J’en devins le  propriétaire pour trois livres cinquante. C’est une sorte de vivarium une nature morte avec pour toile de fond, une vue assez large du lieu en kodachrome, un faux relief forcé de couleurs artificielles à peine passées. Avec au premier plan, collé sur la rive : de la mousse sèche, trois gros graviers enchevêtrés, un granit et des éclats de roches grises et puis deux touffes de junipérus jaunies laquées probablement… Ce sont là certainement des échantillons prélevés sur place dans la nature du lieu de façon à ce que l’on se sente transporté dans ce petit coin d’Irlande histoire de prendre un petit bol d’air à peu de frais, là-bas… là-bas, car ici entre mes mains ce paysage est protégé, il est sous verre.Alors je reste là, à l’affût sur la berge. Au second plan, derrière les premiers joncs, de l’endroit où je suis posté, à quelques mètres du bord, un couple affairé à maintenir une barque dans le cadre sans trop faire de remous. Ce qui est fou, c’est que miss Saundoris, on le sent bien, n’était pas prévue dans la scène ; elle passait par là au volant de son Austin sur la petite route qui l’amenait à Killarney et puis elle a dû s’arrêter afin que son petit schnauzer se dégourdisse les pattes, et puis bavardant de fil en aiguille elle se laisse embarquer dans l’histoire.Alors elle essaie de sourire, de se détendre, sur les conseils de l’opérateur, elle ne sait pas très bien nager, elle l’a dit, le rameur la fixe, rassurant, balbutiant une conversation maladroite. Elle regarde la surface sombre, un peu comme on évalue chez la mercière un coupon de crêpe noir.Sur la rive exactement à l’endroit où je me trouve, le photographe attend sous le drap derrière le verre dépoli de sa chambre Plaubel. Ce qui n’était pas prévu non plus, c’est cette bourrasque de vent qui balaya d’un seul coup la nappe d’eau et fouetta la robe liberty et découvrit les cuisses blanches et le duvet roux de Miss Saundoris et que ce soir-là on ne l’a pas vue, ni à son cours de trompette, ni au manoir chez sa tante… Linda a choisi de rester là, bien au chaud avec moi, derrière la vitre.

Le 9 janvier 2014 à 06:29
Le 6 août 2011 à 11:55

Pourquoi les agences de notation conservent sa note AAA+ à la France

Alors que Standard and Poor's dégrade la note de la dette américaine

ventscontraires.net s’est procuré la copie d’une circulaire du ministère de l’Agriculture adressée à la charcuterie Befalon & fils de Vire, à partir de laquelle on peut déduire que Bercy a lancé un vaste plan de mobilisation des éleveurs de porcs, particulièrement en Bretagne, pour augmenter de manière drastique la qualité et la quantité d’andouillettes produite ces douze derniers mois. Entre juillet 2010 et juillet 2011, la France est passée d’une production de 18 257 tonnes d’andouillettes dont la note moyenne est AAA à 43.943 tonnes d’andouillettes avec un pourcentage AAAAAA (la note maximale) en augmentation de 48%. Résultat dû au sens civique des éleveurs de porcs et charcutiers, heureux de quitter leur image d'empoisonneur au nitrate des nappes phréatiques. Leur enthousiasme  a explosé les projections les plus optimistes du ministère de l’Economie, qui tablait sur 29.000 tonnes d’andouillettes AAAA en douze mois. Cet excédent a permis à la France d’augmenter sa production de A, de AA, de AAA, de AAAA et de AAAAA dans des proportions sans précédent. Bercy a su ainsi maintenir sa position AAA+ chez les trois principales agences de notation, et mieux que ça, puisqu’elle va pouvoir exprimer sa solidarité envers la Grèce et les autres pays latins membres de l’UE en leur versant les milliards d’Euros votés récemment en nature – sous forme d’andouillettes. Pour d’autres raisons, essentiellement linguistiques, la Pologne qui souffre dans sa langue nationale d’un manque congénital de voyelles (problème signalé pour la première fois par Roland Topor), s’est montrée également intéressée.

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