Agnes Boeringer
Publié le 04/05/2013

Sauvons les riches


Considérant la chose ainsi : le riche ne fait pas exprès d'être riche, il est seulement riche parce qu'il est affreusement bête. Amasser est pour lui une survie. C'est sa poubelle à lui. Que serait-il sans son domaine, sa piscine, sa voiture, ses domestiques et son argent ? Et songeons un instant à tous les efforts qu'il déploie pour acquérir tout cela. Ne saurait-on accorder quelques indulgences à ce pauvre pantin jeté là dans le chaos de l'univers et s'agitant à tout va sans jamais trouver le sens de sa propre existence ? Non, assurément, plaignons cet être grossier qui n'a eu d'autre choix que celui de se prémunir, par l'accumulation de sa richesse, d'un soupçon de ce qu'il apparente à un semblant d'immortalité. Quant à songer qu'il pourrait répandre sa richesse, ce serait lui octroyer une intelligence dont, jusqu'à présent, il n'a pas fait preuve, puisque de conscience il n'a point. Alors, quelles solutions envisager face à cela ? Et pourquoi la création d'un collectif de l'éveil de la conscience pour riches! Amis, frères, soeurs, tantes, oncles, parents, grands-parents, tortues, pingouins, cachalots, arachnéens, unissons-nous pour redonner espoir, confiance, sérénité, foi et amour aux riches. Pour que plus jamais le riche ne soit condamné à errer sans fin dans la grande spirale de la vie, pour qu'enfin il aspire à la tranquillité de l'âme et se sente de concert avec l'harmonie du monde, unissons-nous ! Les souscriptions sont ouvertes.

Votre dévoué Rotarien.

J’écris partout, sur des nappes, sur du papier toilette, cela dépend de l’endroit où je me trouve. Ca m’a pris, j’avais 4 ans. Autiste qu’ils ont dit. J’ai tout fait, les petits boulots, les moyens boulots, les pas boulots du tout. Aujourd’hui j’en suis à mon deuxième roman auto publié mais dans "la vraie vie" je suis chargée de communication et de diffusion dans un théâtre. Les éditeurs ne voudront jamais de moi, c’est Romain Bouteille qui m’a dit ça. M’en fiche. J’l’aime bien c’gars là. 

 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 29 septembre 2014 à 09:23
Le 14 décembre 2011 à 07:26
Le 28 janvier 2011 à 12:53

A la fin de l'envoi, Destouches

Sortons-les tous du Panthéon, et plus vite que ça, s'il vous plaît !

« Ce monde n’est qu’une immense entreprise à se foutre du monde. » Louis-Ferdinand Céline. Louis-Ferdinand Céline n’est pas digne d’être « célébré ». Point. La République a tranché par la voix outrée de son Ministre de la Culture qui vient de découvrir – redécouvrir ? apparemment, ce n’était pas évident à la première lecture – que l’homme avait des pensées abjectes et l’écrivain commis des écrits ignobles.  Cette même République dont le Ministre de l’Intérieur a été condamné pour injure raciale ; cette même République qui reconduit les Roms à la frontière ; cette même République qui dit quoi faire et que penser, que lire et ne pas lire, juge du Bien et du Mal, impose du politiquement correct quand elle a elle-même une morale plus que douteuse, pour user d’un euphémisme ; cette République-là juge et retranche. Dans la précipitation, quoi qu’elle s’en défende : Frédéric Mitterrand a lui-même préfacé le fameux recueil de célébrations de sa plus belle plume, et donc autorisé par là son impression en 10 000 exemplaires avant de se dédire et de retirer précipitamment les fameux 10 000 recueils embarrassants. J’imagine avec délectation les employés zélés du Ministère qui auraient passé leur week-end, correcteur à la main, effaçant consciencieusement le nom de Céline de la liste des célébrés, le tout 10 000 fois consécutives, ça en fait des litres de Tipp-ex ! En vrai, ce ne doit pas être comme ça que ça se passe : le recueil au pilon, Céline avec, pouf-pouf, on respire et on recommence. On s'en est donné à cœur joie cette semaine : pourquoi ne pas virer Gide, prix Nobel de Littérature, pour ses relations pernicieuses avec des mineurs ? Bossuet, pour avoir approuvé sans réserve la révocation de l’Edit de Nantes ? Rousseau pour avoir lâchement abandonné ses enfants et parallèlement écrit un ouvrage sur l’éducation, L’Emile ? Voltaire, pour avoir bénéficié de manière sonnante et trébuchante du commerce triangulaire et partant de l’esclavage ? Proust, pour son homosexualité ? Et ce malgré le bon mot du Président : "On peut aimer Céline sans être antisémite, comme on peut aimer Proust sans être homosexuel !" Au passage, comparer l’antisémitisme abject, je persiste et signe, de Céline et les mœurs de Proust, revient à établir les deux comme des crimes, tout au moins des « déviances », non ? En voilà une image intéressante de l’homosexualité. Je propose qu’on éjecte également Hugo pour sa vie de débauché, sa maîtresse affichée, sans parler des autres, son royalisme de débutant, son admiration pour Bonaparte malgré la Berezina des campagnes napoléoniennes. Sortons-les tous du Panthéon, et plus vite que ça, s’il vous plaît. Qu’on nous laisse lire tranquillement Martine à la plage, et les veaux du Général seront bien gardés.

Le 17 mars 2015 à 08:00

Il prend tout un bar en otage avec son kazoo

NANTES – Soirée de terreur pour ce bar nantais après qu’un client a brandi un kazoo et commencé à faire de la musique avec et sans avertissement. Le jeune homme, visiblement ivre, accompagnait des amis pour une soirée qui devait être joyeuse et guillerette et qui a basculé sans préavis dans le drame. « Je ne savais pas qu’il allait en faire usage en public, je suis désolé pour tous ces gens » explique une jeune fille qui fêtait son anniversaire. Elle confirme le goût prononcé de Stéphane R. pour le kazoo, instrument à vent de la famille des pénibles. Vers 21h30, alors que le bar est rempli, Stéphane sort son arme de sa poche et en fait usage, massacrant sans vergogne plusieurs morceaux de musique populaires comme «Gangnam Style » ou « Careless Whisperer » de George Michael. « Personne ne pouvait imaginer que cela allait être si mauvais » raconte un client qui a réussi à échapper au massacre sonore en se bouchant les oreilles avec la salade qui accompagnait son plat. Malgré les supplications de plusieurs tablées, le jeune homme ne s’arrête pas là et reprend plusieurs morceaux de Beyoncé. Et à l’horreur des sons produits,l’homme va ajouter des gesticulations qui pourraient avoir été identifiées comme une forme primaire de chorégraphie selon des témoins. Mais c’est sa reprise du « Petit bonhomme en mousse » qui va mettre le feu aux poudres. Les derniers clients qui n’ont pas pris la fuite se jettent sur le jeune homme et lui arrachent son kazoo. Le jeune homme est immobilisé et passé à tabac par tout le bar, méthodiquement. La police est alors intervenue, sauvant la vie du jeune homme, qui est alors placé en cellule au centre de détention de Nantes pour le protéger de la colère des clients. Mais l’homme avait caché son instrument lors d’une fouille et a recommencé à jouer sur son kazoo, déclenchant alors une violente mutinerie des prisonniers toujours active à l’heure actuelle.

Le 11 septembre 2010 à 09:47
Le 14 mai 2012 à 08:41
Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication