Lionel Serre
Publié le 18/05/2013

Les supporters du PSG indignés par l'augmentation des actes homophobes en France


Né en août 1979, à Montluçon, petite ville du centre de la France, j’ai rejoint Paris pour des études supérieures en communication visuelle. Après plus de dix années de direction artistique acharnée en agence de publicité, je me suis éloigné du millieu de la communication pour retrouver mes esprits, un bon usage de la parole et du dessin. J'exerce aujourd'hui mon activité d’illustrateur autodidacte et indépendant à Nogent-sur-Marne. 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 13 juin 2012 à 09:52

Au plus offrant

Le football est un business, c'est bien connu. Les plus grandes stars se monnaient des millions et la valeur d'un club ne se mesure aujourd'hui plus seulement sur le terrain mais également en bourse. Forts du constat que tout s'achète et tout se vend, quelques supporters belges – dont l'équipe nationale ne participe pas à l'Euro 2012 – ont décidé de louer leurs services et soutiendront finalement le voisin néerlandais qui vient d'entamer difficilement la compétition. Ce mercenariat d'un nouveau genre se fera – rassurez-vous – au profit de l'Unicef mais il ouvre de séduisantes perspectives aux amateurs de profits et de compétitions en tout genre. Imaginez un électeur français dont le champion ne serait pas qualifié pour le second tour des législatives. Plutôt que d'appliquer docilement les consignes de vote de son parti, l'électeur dépité pourrait proposer son vote au candidat le plus généreux. J'entends d'ici les plus pragmatiques rétorquer que l'achat de vote n'est pas une nouveauté et que le clientélisme sévit déjà dans de nombreuses régions mais il s'agirait ici de développer et de systématiser le principe. Ainsi, au lieu de déplorer une abstention massive, on pourrait instaurer un marché global où se croiseraient abstentionnistes cupides et partisans fortunés. A l'instar du marché du carbone, où les pays sous-développés vendent leur droit de polluer, on créerait un marché ou les sous-votants cèderaient leur droit de vote aux plus offrants. Ceci ne serait peut-être pas très démocratique mais avouez que ça aurait de l'allure.

Le 2 novembre 2011 à 08:45

France-Ethiopie

Carte postale d'Addis Abeba

Vue à travers les yeux de bon nombre d’Ethiopiens, la France est un Eldorado prodigieux où l’argent déborde des poches de tous comme d’une fontaine inépuisable, où les gens habitent dans de belles et vastes maisons remplies d’objets de prix, où personne ne meurt de faim, où l’on peut rire publiquement du gouvernement ; bref, où liberté et abondance sont les maîtres mots. Un paradis fermé, inaccessible, dont la clé est un visa. Saint-Pierre, qui la détient, habite à l’ambassade, derrière un guichet vitré. Il a laissé sa barbe et son sourire bonhomme quelque part dans les nuages. Il n’est pas très accommodant.   Moi qui suis français, je ne me laisse pas prendre à ces histoires d’une naïveté amusante. Je ne m’en laisse pas conter, non : je lis la presse en ligne. On y trouve toutes sortes de récits édifiants. Les cantines servent trop de viande, le PSG bat Lens sur le score de 3 à 1, les chiffres des derniers sondages baissent, l’immobilier monte, tel politique de droite gesticule vigoureusement, tel autre, à gauche, mouline des bras pour faire du vent (contraire). Je peux embrasser d’un seul coup d’œil cent petites phrases, mille analyses, cent mille faits divers, tous très importants.   A y bien réfléchir, on s’y perd un peu. Je ne la vois peut-être pas si bien, la France, là-dedans…   Si l’on ne peut croire ni le regard des Ethiopiens ni celui des médias, il me reste du moins les yeux du souvenir. Que vous dirai-je ? Vues d’Addis Abeba, les rues françaises manquent de chiens errants et d’ânes en goguette, de chats pelés, d’eucalyptus, de chèvres, d’odeurs de café frais mêlé d’encens, de soleils froids et rasants, de grands tissus blancs flottant derrière les femmes. Mais on peut y déguster en terrasse, dans ce petit restaurant de la rue de l’Arbre Sec, des planches couvertes de fromages et de charcuterie, arrosées d’un rouge léger de Loire dont la seule évocation me met les larmes aux yeux.   La voilà, tiens, la France que je préfère. Celle qui rigole à une table de bistro dans la fraîcheur automnale, les yeux allumés par le Bourgueil.   Cette table même où, il n’y a pas si longtemps, je rêvais de l’Ethiopie.

Le 7 juin 2010 à 15:19

« Il va nettement mieux que s'il allait plus mal, mais nettement moins bien que s'il allait mieux »

Raymond Domenech, conférence de presse à Saint-Pierre (Réunion), jeudi 3 juin 2010

Eric Cantona l’avait catalogué plus mauvais entraîneur de football depuis Louis XVI, le sélectionneur de l’équipe de France serait plutôt parmi ceux à avoir approché au plus près ce « degré zéro » de l’expression qui fascinait tant Barthes (le sémiologue pas le gardien de but).Raymond Domenech évoquait le mollet gauche de William Gallas, l’Histoire retiendra une formule faisant miroiter à son auteur des opportunités infinies de reconversion dans le porte-parolat. Qui d’autre que lui serait plus à même de commenter une hausse du taux de chômage, une prévision de croissance pour 2010, une baisse de popularité de l’Exécutif, l’état de l’endettement public, la situation du PS après les européennes, le nombre d’adhérents de l’UMP ou d’électeurs du NPA, voire même l’air du temps si une question lui était posée à ce sujet ? C’est moins pire que ce à quoi on s’attendait, mais c’est quand même mieux que ce qu’on craignait : un tel balancement est le sésame absolu pour embrouiller l’interlocuteur et soulager l’employeur.On va se l’arracher Domenech. Il offre par surcroît un profil intéressant de paratonnerre des foudres populaires, comme aujourd’hui face à des joueurs opérant dans la cour des glands et des dirigeants du football qui l’ont gardé parce que, justement, avec lui ça ne peut pas être pire.

Le 24 février 2013 à 09:02
Le 24 mars 2014 à 10:19
Le 19 décembre 2010 à 11:47

« Cessez d'emmerder les Français ! »

Jacques Myard, Assemblée nationale, jeudi 16 décembre 2010

Europhobe, homophobe et tenant de la trique sécuritaire, ce député UMP est réputé pour ses saillies dans l’enceinte du Palais Bourbon, ce qui n’a bien sûr aucun rapport avec le fait qu’il soit élu de Maisons-Laffitte (Yvelines), « Cité du cheval ». Lors de la discussion du projet LOPPSI 2, acronyme gentillet d’une loi à poigne sur Internet, la vidéosurveillance, les mineurs de 13 ans, les squats, les écoutes, les fichiers, les polices municipales ou encore les chauffards, le liberticide s’est révélé libertaire avec ce cri du cœur inspiré du fameux « Arrêtez d’emmerder les Français ! » de Georges Pompidou. C’était en 1966 et le Premier ministre pestait contre l’excès de lois, décrets et circulaires. Moyennant quoi leur nombre n’a jamais cessé de croître. Rien que depuis 2002 on en est à dix-sept lois sur la sécurité et cinq sur l’immigration. Mais Jacques Myard visait seulement la réglementation du permis à points dont il souhaitait un assouplissement. Avec cet argument fort : un « pépé » flashé à 56 km/heures sur « les berges de la Seine » et qui serait de la sorte sanctionné. Il a flotté soudain comme un parfum de nostalgie sur l’hémicycle puisque si la bagnole peut faire la course avec les péniches dans la capitale on le doit à… Georges Pompidou. Au cas ou Delanoë persiterait dans son projet de rendre ces berges aux piétons, qu’il ne s’étonne pas si Jacques Myard remonte en selle avec un slogan tout trouvé : « Faites pas chier les Parisiens ! ».

Le 18 juin 2010 à 18:45

Les façons dont la femme et l'enfant accélèrent le pas dans les escaliers

(Chose vue)

La main de la femme est dans le dos de l’enfant, la pousse. La femme se penche, elle voit la rame de métro stationnée depuis longtemps maintenant. L’enfant accélère le pas tant bien que mal, ses yeux s’agrandissent et deviennent ronds, ils scrutent chacune des trop hautes marches pour ses petits pieds. La femme dit quelque chose dans une langue que l’homme ne comprend pas ; l’enfant tord la bouche et ses pieds sur les hautes marches alors l’autre main de la femme se colle contre le ventre de l’enfant. Les deux mains de la femme enserrent l’enfant et la soulèvent du sol. L’enfant tout contre la poitrine de la femme s’agrippe à son cou. La femme dévale d’un pas assuré les dernières marches. La femme court vers la porte encore ouverte avec l’enfant dans ses bras. La femme crie quelque chose à l’enfant. Les paroles de la femme se mélangent au signal sonore de la rame métropolitaine, l’homme ne l’entend pas. Les portes se ferment et la femme et l’enfant restent sur le quai. La femme dépose l’enfant sur le sol. L’enfant regarde le quai et la femme, le métro qui disparaît. L’enfant enfouit les deux mains dans les poches de ses pantalons, se retourne, regarde d’une drôle de façon la volée d’escaliers. Sur le quai, la femme trépigne et tape un peu du pied, regarde l’heure à sa montre, puis caresse doucement la tête de l’enfant. La femme dit encore quelque chose à l’enfant. La femme et l’enfant rient.

Le 13 décembre 2012 à 08:26

France-Allemagne : leçon de politesse comparée

Vivant à Berlin, j'ai tendance comme, je pense, de nombreux français expatriés à trouver les Allemands abrupts et parfois très désagréables, voire malpolis. Ma théorie, car ce n'est rien de plus, c'est qu'il y a un profond malentendu entre ce qu'est la politesse pour un Français et pour un Allemand. Pour nous, Français, la politesse consiste à mettre les formes, à sourire, à être aimable, à dire bonjour, à rendre le bonjour, à le re-rendre et encore et encore, à dire au revoir pendant des heures, à se présenter en faisant des ronds de jambes, à tenir la porte, bref, à rendre agréable le quotidien par pleins de petites attentions qui, si elles ne sont pas là, c'est pas grave c’est normal, mais, si elles sont là, la politesse à la française exige qu'elles soient rendues ou au moins "actées" (l'autre en prend connaissance et vous en rend grâce au minimum d'un signe de tête, d'un sourire, d'un merci). Si ce n'est pas le cas, vous êtes un malotru, une connasse, un fils de pute, et on peut à bon droit vous faire la gueule et une crasse, parce que vous n'êtes « vraiment pas poli ». En Allemagne, la politesse – et je crois vraiment que c'est à ça que ça correspond – c'est de respecter l'autre en respectant les horaires et les règles. Bref, rendre le quotidien agréable, dans le sens où tout est à sa place en son temps.  Si vous le faites, vous êtes poli, sinon êtes un malotru, une connasse, un fils de pute, et on peut à bon droit vous faire la gueule et une crasse, parce que vous n'êtes « vraiment pas poli ». Quand un Allemand ignore votre bonjour, votre sourire, votre rond de jambe,c'est  parce que tout simplement ça ne veut rien dire pour lui. C'est comme si une négresse à plateau venait, en signe de politesse, vous agiter l'étui pénien de son mari sous le nez ; je me mélange au niveau anthropologique, pardon, mais c'est pour la blague, en même temps, ah ah ah, on a ri, c’est si bon de rire, reprenons… Pour elle, c'est peut-être le comble de la politesse, mais vous, vous ne saurez pas forcément comment réagir (pour info, il convient alors de vomir en chantant joyeusement l'hymne national pygmée). Eh bien votre voisin allemand, c'est pareil. Quand vous l'attendez et que vous lui tenez la porte, pour lui, c'est bizarre, parce vous n'avez pas à faire ça : il n'est pas dans les temps pour passer la porte, elle doit se fermer, voilà. Si vous l'attendez, vous cassez le rythme normal et lui peut à bon droit penser que vous attendez quelqu'un derrière lui ou que vous avez une crampe au bras, la main collée à la porte, ou que sais-je... En revanche, si vous avez décidé de marcher sur la piste cyclable, si vous ne dites pas bonjour à tout le monde alors que vous êtes le dernier arrivé (bonjour qu'on n'est d’ailleurs pas obligé de vous rendre, car vous êtes le dernier arrivé, même si vous à l’heure, vous êtes en retard...) alors vous êtes un butor et on peut à bon droit être bien désagréable avec vous, parce que vous dites fuck à la société, avec désinvolture. Ainsi, mon joli scooter m’a, l’autre jour, valu un billet rageur d'un voisin car mon poney mécanique était parqué, un soir de neige, sous le porche qui n'est – pour reprendre les termes du billet doux (même si bon… doux écrit en allemand, ça fait un peu billet doux dur) – "ni un lieu de stationnement, ni un lieu de passage" (sic pour le lieu de passage, parce qu’un porche, si c’est pas fait pour passer en dessous, je vois pas bien à quoi ça sert, enfin bon…). Bref, je me demandais comment faire un gros bras d’honneur à ce voisin vengeur et anonyme, tant vous savez que c’est quand même plus facile de rendre la justice quand on est caché derrière un masque et qu’on n’a pas de compte à rendre. En même temps, un Allemand, lui, n’hésitera pas à venir vous faire la morale en direct, il assume bien… C’est plutôt un truc d’Américain ou de Mexicain, de rendre la justice sous pseudo (Zorro, ce gros pédoque, les super-héros, ces baltringues). Mais là, le type n’avait pas signé, je ne pouvais pas lui envoyer un chien de ma chienne, pas moyen de savoir comment lui casser les pieds de façon impolie, voire carrément insultante, c’est mieux. J’ai finalement trouvé : il me suffira tout simplement de passer sous le porche comme de rien. Cela sera bien suffisant pour dire au gars "leck mich am Arsch" (littéralement : « lèche-moi au cul », expression toute berlinoise qui correspond à notre "je t'emmerde, va te faire foutre, pauvre cul"). Bien sûr, je prends le risque de me faire dégonfler les pneus dans la nuit, mais la cordialité des relations franco-allemande est à ce prix.   Mit freundlichen grüssen, vôtre.  

Le 29 novembre 2011 à 18:22

Au pays des ours

J’ai entendu ce matin à la radio une information discrète mais qui a bien retenti à mes oreilles. Le maire de Ruffec, petite commune des Charentes, a mis en place des tableaux numériques pour désigner les bons et les mauvais payeurs à l’entrée des cantines d’écoles primaires. A-t-il voulu donner à ces écrans un aspect ludique pour les enfants ? Toujours est-il que la légende de l’écran est pour le moins originale. Les créditeurs et débiteurs sont représentés par des oursons de différentes couleurs. Les verts sont à jour dans leur paiement, les bleus sont bientôt à découvert et les rouges sont les parias qui n’ont pas payé la cantine. Je signale quand même qu’au pays des ours, qu’ils soient en forêt ou en peluche, l’argent n’existe pas. Je n’ai jamais compris Boucle d’or et des trois ours comme un ouvrage mercantile sur le modèle économique appliqué par les ours dans leur milieu naturel. Je propose alors à ce maire une autre légende oursonne. On peut dire simplement que l’ours brun est omnivore, tout comme l’ours noir. L’ours blanc, quant à lui, préfère un bon morceau de bidoche. Mais que ce soit dans la forêt ou sur la banquise, ils se servent sans payer. Dans une des écoles frappées par ce décret de « tu bouffes, tu paies, et si tu paies pas, on te montre du doigt », un enfant a pleuré en voyant à côté de son nom, le fameux ours rouge. C’est normal que le gosse soit traumatisé, les ours rouges ça n’existe pas.

Le 14 mars 2014 à 07:48

Enzo, fils à Zizou, ou Fifi, fille à Bob : même combat

A l’instar de Zidane avec son fils Enzo, Bob a des soucis avec Fifi, sa fille. Philomène, surnommée Fifi, joue au foot depuis toujours et, à aujourd’hui 13 ans pour 1m30, on sent poindre en elle le génie qu’avait son père naguère pour le ballon rond. Qui ne se souvient à Conflans, à l’époque où Zizou envoyait la France au septième ciel du foot, de ce quart de Coupe remporté 3-0 par le FéCéCé avec trois buts marqués par Bob : l'un, après une série de dribbles qui les emporta, lui et le ballon, dans les filets de l’ASM ; l’autre d’un lob de cent mètres ; et le dernier inscrit du derrière d’un mouvement chaloupé du bassin : « Le coup du Bob » dit la presse alors, en référence au coup du sombrero. « Bob is back ! » a dit de Fifi Thierry, journaliste à Sport 78, après l’avoir vue jouer un mercredi. Philomène a sa vitesse de course, ce même aérodynamisme qui amenait parfois son père à ne pas pouvoir s’arrêter sans se jeter dans les bras du public ; mais aussi son jeu de jambes et cette étrange façon de dribbler en spirale qui lui faisait conserver le ballon assez longtemps en restant sur place. Depuis, à l’instar d’Enzo, le fils à Zizou, il ne se passe pas un jour sans que les gazettes et la télé régionale ne suivent les faits et gestes de Fifi, la fifille à Bob. « Philomène joue à la balle avec son chien Frank» «Philomène en vacances en Espagne, signera-t-elle au Barça ? » Philomène sur Twitter jekifflechocola!@phil ou encore cette photo volée en compagnie de Marcel Gonflard, présumé agent du Qatar, à la terrasse du Sporting.  « Foutez-lui la paix ! » a dit Bob dans une interview qu’il a vendue à Yvelines Standard, « elle a sa personnalité, et rien ne dit qu’elle sera aussi bonne que moi ». Mais on sent bien que Bob n’y croit pas : cette élégance, cette façon qu’elle a de mettre ses mains sur ses hanches en implorant le ciel ; cette colère contre elle-même quand elle rate un but… Bon sang ne saurait mentir ! C’est tout lui, mais en blonde et avec des seins.

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"
Live • 23/03/2019
Tania de Montaigne : L'Assignation
Live • 07/02/2019
Florence Aubenas au grand oral désopilant du Barreau de Paris
Live • 07/02/2019
Eric Vuillard en conversation avec Pierre Assouline
Live • 13/02/2018
Tobie Nathan : Le Parlement des dieux
Live • 13/02/2018
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication