Myriam Revault-d'Allonnes : La crise sans fin

On ne parle plus aujourd’hui d’une crise succédant à d’autres crises, mais de « la crise », et qui plus est d’une crise globale qui touche aussi bien la finance que l’éducation, la culture, le couple ou l’environnement. Pour la philosophe Myriam Revault D’allonnes, ce constat témoigne d’un véritable renversement : si à l’origine la krisis désignait le moment décisif qui, dans l’évolution d’un processus incertain, permettait d’énoncer un diagnostic et donc une sortie de crise, tout se passe comme si la crise était devenue permanente. Nous n’en voyons pas l’issue : elle est la trame même de notre existence.

Enregistré le 12 avril 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point

Durée 1:32:24

En partenariat avec Rue89 et cinaps.tv



A une situation d’urgence, il faut une « trousse de secours », des antidotes au fatalisme et au découragement, une boîte à outil pour stimuler notre capacité de rebond, regonfler le moral de ceux que la crise aura découragé.
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.TV.

 

 

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Le 20 mars 2013 à 08:31

Dégager l'horizon !

Modernité On/Off

Soirée animée par Philippe Lemoine avec la complicité de Jean-Michel Ribes Enregistré le 18 mars 2013 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point durée : 03:00:13   Le débat suit le mouvement en 3 temps de la publication : « Dégage ! Libère ! Respire ! »."Dégage !" avec la participation de Laurent d'Ursel et Xavier Löwenthal, auteurs du Manifeste du dégagisme, (Le dégagisme est l'ers du taon) ; Valérie Peugeot, chercheuse à Orange Labs (Big data, la nouvelle Pythie ?) ; Frédéric Joignot, journaliste au quotidien Le Monde (Dégage le storytelling). Et la contribution de grands témoins : Catherine Ferrant, déléguée générale de la Fondation Total, et Malcolm Hammer, porte-parole de Génération Précaire. "Libère !" avec la participation de Didier Toussaint, consultant (Libérer l'homme de son loup) ; Matthias Leridon, président de Tilder (En finir avec l'art dépressif) ; Jean-Christophe Mieszala, directeur général McKinsey France (Libérer l’investissement pour retrouver la croissance en Europe).? Et la contribution de grands témoins : Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT, et Gérard Mestrallet, président de GDF-Suez. "Respire !" avec la participation de Thanh Nghiem, pionnière du libre et durable (La culture du partage, horizon d'avenir ?) ; Philippe Gargov, urbaniste (Masturbanité : les libertins guidant le peuple) ; Daniel Tammet, écrivain (L'humanité augmentée).Et la contribution de grands témoins : Jean-Paul Bailly, président du groupe La Poste, Marjorie Carré, en charge du programme The European Network du Forum d'Action Modernités, et Christian Vanizette, fondateur et animateur de la plateforme collaborative MakeSense.? Pour la note artistique de dégagement : les Vagabond Crew, multiple champion du monde de breakdance, Six saynètes dégagistes, une performance du quatuor belge Annabelle Dupret, Xavier Löwenthal, Ivana Momcilovic & Laurent d’Ursel, un extrait de Modèles, le dernier spectacle de Pauline Bureau, et le duo électro-rock Dunndotta Le Forum d'Action Modernités est un réseau d’idées et d’actions qui a pour ambition d’imaginer la modernité du XXIe siècle en proposant des représentations collectives à la fois positives et crédibles.  En s’appuyant sur la mise en réseau de milieux très divers (entrepreneurs, artistes, ONG, intellectuels, etc.), il articule les idées et les actions dans une perspective de transformation ; il vise à structurer des alliances et à fédérer des énergies.Fondation sous l’égide de la Fondation de France, Le Forum d’Action Modernités est une fondation pluri-partenaires aujourd’hui soutenue par GDF-Suez, le groupe La Poste, LaSer et Total. Elle est dirigée par Philippe Lemoine, et a pour président d’honneur, Edgar Morin.

Le 31 janvier 2013 à 15:53

Paul Jorion : Un tournant comme notre espèce n'en a encore connu que deux ou trois jusqu'ici

Trousses de secours en période de crise

Du 12 au 23 février, sept nouvelles "Trousses de secours en période de crise" s'enchaînent au Rond-Point : Paul Jorion viendra le vendredi 22 février enregistrer en public un épisode de "Le Temps qu'il fait", chronique phare de son blog où il suit en direct la chute annoncée d'un système économique en faillite. Il nous fait le plaisir de répondre à quelques questions. L'intelligence a-t-elle toujours été "collaborative" ?Oui bien entendu, et le plus souvent entre personnes qui ne se connaissent pas : les références bibliographiques d’un livre mentionnent tous ceux qui y ont collaboré – le plus souvent à leur insu et pour beaucoup, post mortem ! A une époque où les politiques ont l'air de faire de la figuration, y a-t-il des expériences en ligne de type collaboratif qui à vos yeux ouvrent des pistes ou offrent des outils pour avoir prise sur les événements ?Oui, il y a sur l’internet une multitude de réseaux sociaux, de systèmes de messages instantanés, de blogs, de forums, de groupes de discussion, qui fonctionnent comme autrefois seuls le faisaient les think-tanks, les universités populaires, les groupes de recherche. L’avantage sur l’internet, c’est qu’on peut être n’importe où à la surface du globe. Au sein du groupe de discussion « Les amis du Blog de Paul Jorion », il y a des participants que je n’ai jamais rencontrés, j’ignore même pour certains dans quel pays ils vivent. Ces groupes ont joué un rôle considérable dans les printemps arabes, dans le mouvement des indignés ou « Occupy », ils vont décider de ce que la Chine deviendra, ou l’Inde – comme on l’a vu récemment dans une actualité tragique. C’est ce qui explique pourquoi les services de renseignement, y compris des gouvernements dits démocratiques, consacrent aujourd’hui tant d’énergie à infiltrer l’internet, à tenter de le manipuler. On dit que la concurrence est le moteur de l'évolution. La collaboration peut-elle régater dans cette course ?La collaboration est première : elle joue en permanence entre nous, sans elle, rien ne pourrait fonctionner dans nos sociétés, on ne pourrait même pas circuler dans les rues ! La concurrence n’est pas le moteur de l’évolution : c’est une « valeur » qu’on essaie de nous vendre bien qu’elle soit dysfonctionnelle. Saint-Just l’avait déjà fait remarquer : la concurrence ne joue dans le monde naturel qu’entre espèces, à l’intérieur des espèces, c’est la collaboration qui prévaut. On parle de crise. Vivons-nous à l'intérieur d'une césure ou sommes-nous déjà de plain pied dans un nouveau type de société ?Non, nous ne sommes pas encore dans un monde nouveau, il y aura beaucoup d’efforts à faire, beaucoup de sacrifices à consentir. Il y a un tournant à opérer, ce sera un tournant comme notre espèce n’en a encore connu que deux ou trois jusqu’ici, sans doute le plus sérieux puisque ce sont les conditions de survie d’une espèce comme la nôtre à la surface de la terre qui sont cette fois en jeu. Sur votre site, vous venez de vous passer de la possibilité de laisser des commentaires. Quelle leçon en tirez-vous ?La formule du blog avec commentaires s’enraie, comme nous avons pu le constater, quand leur nombre dépasse 500 par jour (d’autant plus que sur mon blog les commentaires faisaient souvent plusieurs pages) : on n’a plus le temps de tout lire, les intervenants ne retrouvent plus les textes qu’ils ont mis en ligne, la frustration monte. Pour que le « think tank » spontané ne soit pas alors noyé dans une masse d’informations impossibles à traiter, il faut le recréer en plus petit ailleurs : pour maîtriser la complexité. C’est ce que j’ai fait. Autre chose à dire à ce sujet?Oui : retroussons nos manches, ce n’est pas le boulot qui va manquer !

Le 6 août 2011 à 11:55

Pourquoi les agences de notation conservent sa note AAA+ à la France

Alors que Standard and Poor's dégrade la note de la dette américaine

ventscontraires.net s’est procuré la copie d’une circulaire du ministère de l’Agriculture adressée à la charcuterie Befalon & fils de Vire, à partir de laquelle on peut déduire que Bercy a lancé un vaste plan de mobilisation des éleveurs de porcs, particulièrement en Bretagne, pour augmenter de manière drastique la qualité et la quantité d’andouillettes produite ces douze derniers mois. Entre juillet 2010 et juillet 2011, la France est passée d’une production de 18 257 tonnes d’andouillettes dont la note moyenne est AAA à 43.943 tonnes d’andouillettes avec un pourcentage AAAAAA (la note maximale) en augmentation de 48%. Résultat dû au sens civique des éleveurs de porcs et charcutiers, heureux de quitter leur image d'empoisonneur au nitrate des nappes phréatiques. Leur enthousiasme  a explosé les projections les plus optimistes du ministère de l’Economie, qui tablait sur 29.000 tonnes d’andouillettes AAAA en douze mois. Cet excédent a permis à la France d’augmenter sa production de A, de AA, de AAA, de AAAA et de AAAAA dans des proportions sans précédent. Bercy a su ainsi maintenir sa position AAA+ chez les trois principales agences de notation, et mieux que ça, puisqu’elle va pouvoir exprimer sa solidarité envers la Grèce et les autres pays latins membres de l’UE en leur versant les milliards d’Euros votés récemment en nature – sous forme d’andouillettes. Pour d’autres raisons, essentiellement linguistiques, la Pologne qui souffre dans sa langue nationale d’un manque congénital de voyelles (problème signalé pour la première fois par Roland Topor), s’est montrée également intéressée.

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