La revue
Tango, déjà, c'est un principe qui ne peut que plaire à
ventscontraires.net : c'est un semestriel qui ne paraît… que tous les vingt-cinq ans. Quatre numéros en 1985 et quatre prévus entre 2010 et 2011. Après? Rendez-vous en 2035. C'est une revue où se croisent Jean Echenoz, notre chroniqueur oulipien Paul Fournel, Jacques Jouet, Marc Villard ou Jean-Bernard Pouy, et même Julio Cortazar, qui était là, déjà, il y a vingt-cinq ans. Pour les dessins, car l'ensemble est fort joliment illustré, Muñoz, Ricardo Mosner et d'autres grands voyageurs pas toujours immobiles. Le premier numéro de la seconde salve est sous-titré
"Petit traité de navigation portègne", il est essentiellement consacré à Buenos Aires. La vraie, l'interlope et envoûtante capitale argentine, mais aussi celle que l'on rêve, depuis Paris, et en particulier depuis Pigalle, dont le cœur a vibré au rythme du tango dans les années 20. Le maître de la ville, à l'époque, s'appelait Carlos Gardel. Son chant flotte dans les pages de ce nouveau
Tango. Mais pas seulement, il y a du jazz, aussi, et du polar, on tourne les pages, on s'y balade, on y cabote… et on attend le prochain numéro, qui sort en novembre et sera consacré, cette fois-ci, à Paris.