Ed Wood
Publié le 24/06/2010

Mademoiselle Moustache


3e épisode

Dès la première rencontre nos rapports furent salopés
Faut dire que l’homme qu’elle aime chialait au bout de mon épée
M’implorant à chaudes larmes de lui accorder mon pardon
Ce que je fis bien sûr, avant de percer son blason
Depuis sa veuve maintes fois, de sa lame m’a effleuré
Mon cœur c’est sûr sera l’ultime fourreau de son fleuret
Félonne et féline elle me poursuit sans relâche
Mais puis-je fuir toute la vie Mademoiselle Moustache?
Poète trash et licencieux, il mélange les mots et les cinq sens pour faire rougir les spectateurs de tout âge. Amoureux de la langue française et de ses jolies formes il s’amuse à confronter la décadence de ses propos à un langage précieux et raffiné. Son péché préféré ? La luxure, qu’il célèbre avec malice et gourmandise dans des textes finement ciselés au sein du Grandiloquent Moustache Poésie Clud et du groupe Ed Wood Is Dead. 

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Le 26 janvier 2015 à 09:56

Pardon ?

Article paru conjointement dans Le 1 n°41 "Que dire à nos enfants ?" du 28 janvier 2015

A présent, qu'est-ce qu'on fait ? Tout un pays qui se pose la question. Et nous dedans, des nuits à en parler, à remonter les fils de l'Histoire.Les yeux rouges elle a dit : la fermeté bien sûr mais il faut aussi demander pardon aux quartiers. Oui aux quartiers. Pardon?Pour tout ce qui a été mal fait et pour tout ce qui n'a pas été fait.Demander pardon !Oui c'est un mot si simple. Dès qu'on le dit tout est changé. Et une fois qu'on l'a dit plus besoin de le redire, la rancoeur est moins lourde, on peut se mettre à travailler tous ensemble.J'imaginais l'exécutif demander pardon aux quartiers. Non mais, les quartiers ça n'est pas les camps, on va où là ?Tu verras, ils n'ont pas le choix. C'est le moment. C'est la seule chose à faire.Et puis le lendemain le premier ministre a lâché le mot "apartheid". Apartheid territorial, social, ethnique. Il y a eu un grand silence. J'ai vu des visages s'éclairer d'un sourire, comme si l'injustice avait été enfin reconnue. Et d'autres se renfrogner : on n'est tout de même pas en Afrique du Sud ! Rien ne leur a été fait délibérément, aux quartiers ! En Afrique du Sud la séparation était inscrite dans la loi !Tu vois je t'avais dit, ils ont compris qu'il fallait aussi s'excuser.Alors deux autres mots m'ont traversé la tête. Transparence et réconciliation. Les deux mots que Mandela a sortis quand son grand pays cassé en deux s'est tourné vers lui en demandant : A présent, qu'est-ce qu'on fait ? On va tout se dire, même les choses les moins reluisantes, on va rassembler toutes nos histoires en une même Histoire, et puis on va arrêter d'avoir peur, on va se retrousser les manches et bosser tous ensemble.Transparence et réconciliation : et si c'était par ces deux mots-là qu'il nous fallait passer pour redonner vie et éclat aux trois grands mots rouillés qui patientent au fronton de nos mairies ? Cet article paraît dans le n°41 de l'hebdo Le 1partenaire de ventscontraireset du Théâtre du Rond-Point

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