Le Gorafi
Publié le 16/07/2013

Tour de France : un supporter courant à côté des cyclistes contrôlé positif à l'EPO


Cette édition 2013 de la Grande Boucle n’échappera pas aux éternels scandales de dopage. Ce matin, l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) vient d’annoncer un nouveau cas de contrôle positif. Et cette fois-ci, le choc est encore plus rude puisqu’il s’agit d’un spectateur du Tour qui est directement concerné, un Allemand de 61 ansconnu sous le nom de El Diablo. Il accompagnait en courant les cyclistes du Tour de France depuis des années déjà. Les organisateurs de l’épreuve comme les fans de la course se disent abasourdis. Affaire.

L’une des figures du Tour

Dieter Senft est son nom. Il est connu comme le spectateur le plus fou du Tour de France dont il parcourt les routes depuis plus de 20 ans déjà. Costume rouge et trident empoigné, il était jusqu’à aujourd’hui l’une des attractions régulières du Tour. Seulement voilà, Dieter Senft, qui s’époumonait à courir à la suite des vedettes du Tour vient d’être contrôlé positif à l’EPO par l’AFLD comme l’a confirmé ce matin Christian Prudhomme, le directeur de la Boucle : « De nombreuses analyses effectuées lors des contrôles anti-dopage traditionnels tendent à prouver que El Diablo a bien eu recours à des produits interdits pour améliorer ses performances. Nous sommes obligés de l’interdire dès à présent de toute participation au Tour de France, même dans le public. »

Pour Maryse, qui chaque année part en caravane avec son mari pour suivre le peloton au fil des étapes, c’est un terrible coup dur pour l’image de l’épreuve déjà bien écornée : « C’est terrible ! Déjà les coureurs, et maintenant El Diablo…C’est terrible. C’était l’une des grandes figures du Tour, peut-être même plus que les grands noms du cyclisme qui cherchent à y décrocher le maillot jaune. El Diablo c’était le folklore, le bon état d’esprit si propre à la Grande Boucle. Ce matin, je n’arrive tout simplement pas à croire qu’il se soit dopé. »

Pour Michel, un autre supporter inconditionnel de la plus grande course de vélo du monde, cette révélation n’est pas tout à fait sans surprise : « Je suis évidemment choqué comme tout le monde mais quelque part je m’en doutais un peu. On le voyait tous courir comme personne derrière les cyclistes en pleine montée d’un col. C’était suspect, surtout à son âge. Peu importe ce que disent les uns et les autres. On ne cavale  pas à cette vitesse et on ne fait pas des sauts de cette hauteur sans se doper. Et ceux qui pensent le contraire sont soit des menteurs soit des naïfs. »

Christian Prudhomme, après avoir confirmé les résultats de l’Agence de lutte contre le dopage a également fait part de sa désolation et de sa tristesse : « El Diablo était un ami personnel. On se connaît depuis que je dirige le Tour de France. C’est un peu une trahison qui vient une énième fois jeter le discrédit sur le cyclisme, et en même temps une déception dans ma vie personnelle particulièrement dure à vivre aujourd’hui. » 

Une suspicion devenue générale

Après cette terrible révélation, le Tour semble à nouveau accuser le coup alors que la course avait jusque là échappé aux affaires de dopage. Désormais, chacun devient suspect. A.S.O, la société organisatrice, a annoncé, dans une volonté de transparence, vouloir renforcer les contrôles anti-dopage pour « toutes les personnes impliquées de près ou de loin » dans le Tour de France. Un grand ménage qui aurait d’ailleurs même déjà commencé avec une grande campagne d’analyse d’urine chez les motards de France Télévisions qui suivent à longueur de journée les coureurs du peloton.

Le Gorafi

Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Le 6 juillet 2012 à 09:44

Grupetto

On m'a demandé une chronique "plus cycliste" alors je me suis mis en danseuse. Le plus dur, ça a été de trouver des ballerines en 46. Le Tour de France arrivera bientôt à la Planche-des-Belles-Filles, avant de repartir le lendemain pour Porrentruy (je suis sûr que je passe à côté d'un jeu de mots génial). Je ne vous connais pas bien, mais je suis sûr que vous êtes nombreux à rester insensibles à la froide beauté d'une attaque au pied de l'Alpe d'Huez. Mais même pour le cyclistophobe convaincu, le Tour de France a ses qualités. Quand vous trépignerez au beau milieu du peloton des départs en vacances, au cours d'une longue étape un peu insipide entre le péage de Chatuzange-le-Goubet et l'aire de la Coucourde, sans le moindre espoir d'échappée, coincés entre deux caravanes dont aucune ne vous distribuera de main géante, par exemple. Coincé là, sans porteur d'eau, avec à votre gauche un village pittoresque dont vous ignorez totalement le nom et encore plus si quelqu'un de vaguement célèbre y est jamais né, droit devant un château du 13e ou 18e siècle, dont l'histoire est probablement forte et tragique, mais comment le savoir ?, et à votre droite une centrale nucléaire sur laquelle il existe probablement mille anecdotes croustillantes. C'est vrai qu'ils sont plaisants, tous ces petits villages, tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités. Mais bon, si on s'arrête dans tous les bleds où il y a une église et probablement un musée pittoresque, le musée de la barbe artisanale, ou celui du chapeau melon, on n'arrivera jamais à la mer avant l'apéro, et puis la dernière fois qu'on a désobéi au GPS, ça a failli mal se terminer, alors est-ce bien la peine ? C'est dans ces moments-là que vous auriez bien besoin d'un Jean-Paul Ollivier portatif.

Le 15 octobre 2015 à 09:03
Le 21 mai 2013 à 10:08

Météo France confirme que la météo sera le sujet principal de discussion au moins jusqu'à fin mai

France - Alors que Météo France a annoncé qu’il n’y aurait pas d’amélioration de la météo, une autre prévision est venue s’ajouter, comme une conséquence quasi implacable. Il semble aujourd’hui évident et certain que la météo médiocre sera aussi le principal sujet de discussion de nombreux Français et des médias, et ce jusqu’à fin mai. Analyse. « Quel temps de chien ! », « Un temps d’escargot », « On dirait la Toussaint ». On dit souvent que c’est l’angoisse du temps qui passe nous fait parler du temps qu’il fait. Et cette situation est loin d’être terminée. Pire, elle devrait durer. Selon Météo France qui a rendu publiques ses prévisions aujourd’hui, on devrait parler encore de la météo pourrie dans les médias et dans les cercles familiers au moins jusqu’à fin mai. « Les Français vont continuer à parler du temps, encore et encore. Ils vont se plaindre de leur week-end raté, de leur barbecue annulé » a expliqué Michel Roin, prévisionniste à Météo-France. Des discussions qui auront lieu n’importe où,  en priorité sur les réseaux sociaux mais aussi lors de rencontres fortuites à la machine à café. « Et comme il y a pas grand chose d’intéressant à causer en ce moment, ils ne parlent que de ça. » rajoute t-il. Selon les experts, l’autre conséquence logique est une forte présence de sujets d’actualité liés à la météo. « On va sans doute avoir des interviews, presse et télé, de personnes directement confrontées à la météo, suivi de sujets sur l’absence de soleil ou de températures printanières » commentent-ils. Selon eux, ce processus pourrait devenir un cercle très vicieux. « Ces mêmes reportages sur la météo seront ensuite au cœur des discussions sur la météo. Cela va créer un cercle vicieux dont il sera très difficile de sortir. La seule option qu’il nous reste est les médias se mettent à parler brutalement de Roland-Garros, du Festival de Cannes ou du Tour de France » explique-t-on. De super cellules très instables Mais là aussi, cette possibilité soulève plusieurs inquiétudes. « Et encore, ce sont des événements très exposés à la météo : la crainte est que les deux types d’événements ne se rejoignent et que leurs force se combinent avec le courant-jet médiatique. Cela pourrait créer de super cellules très instables de discussions ennuyeuses comme ‘Le Tour de France victime de la météo’ ou ‘Quelle météo pour Roland-Garros’ » . Et dans ce cas de figure, cela pourrait alors durer tout l’été. Le Gorafi Photo : iStock/sack

Le 15 septembre 2010 à 14:40

Patron de la Culture, tiens bon !

Conseil Citoyen 9

Depuis longtemps déjà, patron dans la culture, Tu diriges pépère une grosse structure Vendant et achetant à tes alter egos Des spectacles souvent qualifiés d’inégaux, Mais que toi tu défends comme étant « Grand Public ». Ce dont se satisfont tes soutiens politiques.   Cette rentrée pourtant te voit le souffle court. La femme d’un copain qui travaille à la cour T’a laissé sous entendre en sortant d’un dîner Qu’on évoque en haut lieu de te déboulonner. Depuis tu ne dors plus. Mais pourquoi tant de haine ? Qui peut vouloir ta tête et ton beau CDN ? Sait-on que tu as dit de cette région centre Où tu as tes fonctions et qui t’accueille en chantre: « Ce centre national est vraiment dramatique » ? Ce bon mot aurait-il engendré la réplique ? Que faire ou bien que dire avant que l’on t’évince ? Comment retrouver l’ombre et l’oreille du Prince ?   Saches-le, pour entrer encore au ministère Le sésame a deux mots: Restrictions budgétaires ! Ainsi, pour tes acteurs, sous-traite à l’étranger Dans un pays bien pauvre et juste ravagé Par une pandémie ou un puissant séisme. Politiquement neutre et emprunt d’exotisme Ton acte humanitaire, engagé, philanthrope, T’offrira du crédit jusqu’aux fonds de l’Europe. Choisis des spécimens assez haut en couleurs, Quelques femmes jolies, sans être racoleur, De ces jeunes qui rêvent d’atterrir en France. Aller les dénicher te fera des vacances. Qu’ils sachent bien bouger et prendre l’éclairage. Le texte quant à lui sera, en sous-titrages, Une histoire du cru traduite à ta façon Dont tu encaisseras ainsi l’adaptation. Paie-les en défraiements, ils ne s’en plaindront pas Et seront même heureux de sauter les repas Et de glorieusement reprendre leur charter Avec ce qui chez-eux vaut un an de salaire. Veille bien cependant qu’aucun d’eux ne se pique De vouloir demander l’asile politique. Bien sûr que des copains te trouveront réac, Tu feras des jaloux au sein du Syndeac, Qu’importe, il faut durer et tu pourras peut-être Finir en commandeur et des arts et des lettres.

Le 22 octobre 2015 à 09:36

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Dix sports émergents qui vous séduiront

Voici dix sports dont on va parler dans les années à venir. Laissez-vous tenter ! LA PÉTANQUE MOLLE. Elle se pratique avec des boules et un cochonnet en mousse, de préférence en charentaises. Afin d'améliorer leur concentration, les puristes mettent des bouchons d'oreille. LE TENNIS MÉTAPHYSIQUE. Comparable au tennis classique, à ceci près que les matchs se déroulent sans raquettes et sans balles. Certains le comparent à une sorte de mime, mais ce sont de mauvaises langues. LE RUGBY DANSANT. C'est un sport non-violent qui intègre les danses de salon aux règles du rugby. Selon les rencontres, les passes se font sur des airs de tango, de paso-doble, de tchatcha. Idéale dans les maisons de retraite le dimanche, sur les coups de 16 heures. LA PELOTE BELGE. Elle consiste à lancer des pelotes de laine contre un mur. Le gagnant est celui qui parviendra à les faire rebondir. LE POLO DE MANÈGE. Peu onéreux, accessible aux adultes qui ont gardé leur âme d'enfant, le polo de manège se dispute sur un carrousel de fête foraine. Celui qui fait sortir la balle du jeu doit payer le prochain tour aux autres. LE VÉLO DE SOUPENTE. Il n'est pas toujours simple de faire du vélo d'appartement, quand on est pauvre et qu'on habite dans une soupente au plafond bas. Spécialement étudié pour les circonstances, le vélo de soupente vous permet de pédaler à fond la caisse, le nez dans le guidon. LE PETIT BASKET. Ce sport est destiné aux gens de petite taille qui aimeraient faire comme les « grands ». Les joueurs, chaussés de cothurnes comme les acteurs antiques, sont munis chacun d'un escabeau pour monter au filet. Interdiction de dribbler sans l'escabeau dans une main sous peine de disqualification. LE DING-DONG. Variante helvète du ping-pong, parfois appelé « tennis d'étable » dans les alpages, le ding-dong oppose deux adversaires smashant avec un coucou suisse. LA LUGE LENTE. Spécialement étudiée pour les personnes âgées à l'esprit sportif, mais qui ont du mal à se déplacer. Une bonne alternative au déambulateur. LE LANCER DE BOITE A OUTILS. Comme son nom l'indique, le lancer de boite à outils est un approfondissement du lancer de marteau. La boite doit être pleine et lourde, et lancée de préférence dans le sens inverse de la vitrine du magasin de bricolage. Dans le cas contraire, vous serez considéré comme un hooligan.

Le 20 juillet 2011 à 09:14

Les quatre saisons

mais sans anchois, s'il vous plaît

J’aimerais m’excuser publiquement. Souffrant de procrastination tenace et d’inspiration volage, je nourris le rêve secret d’être un jour choisi comme mascotte de l’Amicale internationale du syndrôme de la page blanche. Si l’inaction devenait sport olympique, je pourrais facilement prétendre à une médaille, si je n’avais pas bêtement loupé le délai limite d’inscription. Je suis prêt à saisir n’importe quel prétexte pour ne pas m’y mettre. Avant Internet, déjà, je préférais réactualiser cent fois ma boîte aux lettres et mon quotidien préféré plutôt que de me mettre à bosser. Il est des jours où je m’ennuie tellement que j’ai l’impression d’entendre mon cerveau fondre, où je m’ennuie tellement que je regarde les étapes de plat du Tour de France en entier,… Tiens, je suis tellement accro à la procrastination que j’ai même un compte Google+, c’est dire ! Google +, ça ressemble un peu au croisement de Twitter et de Facebook, c’est-à-dire qu’on y parle essentiellement de la météo, comme sur Twitter, et du temps qu’il fait, comme sur Facebook. Et justement, c’est pour ça que j’aimerais m’excuser publiquement. L’autre jour, on m’a demandé « plus estival, ton prochain article ». Je me voyais déjà me rouler nu dans le sable fin, rire en courant, échevelé et exubérant, dans les embruns mordorés, et des glaces aussi, c'est important, les glaces, mais encore cinq minutes, il y a un coureur mexicain en échappée, il a quarante-deux secondes d’avance sur le peloton et il va aborder une côte de quatrième catégorie, ça a l’air important et... Ah ben tiens, l’été est fini, dirait-on. Quand je te disais que j'étais prêt à n'importe quoi pour remettre à plus tard !

Le 23 octobre 2012 à 15:57

Le problème avec la déchéance de Lance Armstrong

Le problème avec la déchéance de Lance Armstrong c’est qu’elle risque fort de mettre financièrement dans la dèche de nombreux parents à travers le monde, car il n’est un secret pour personne que le célèbre cycliste américain, en héros international de la pédale avait suscité nombre de vocations pour la bicyclette, passion transmise dès le berceau aux jeunes générations auxquelles les exploits du Texan étaient racontés avec ardeur telles de fantastiques épopées, et que quiconque a récemment mis les pieds dans un Carrefour au rayon matériel scolaire a pu constater que l’Enfant, aujourd’hui, éprouve visiblement la nécessité d’être matériellement équipé de façon à rendre hommage à ses divers héros, et que par conséquent des centaines de familles à travers le monde vont devoir se priver dans le but de racheter ce weekend au petit dernier archifan du cycliste un cartable Dopera l'exploratrice, un exemplaire de Oui-Oui et la piqûre magique, un autre d’Harry Potter et le Cycliste de sang-mêlé, des caddies entiers de tubes de bonbons Mythos et de pastilles Triche-tac à seulement deux calories sans compter une paire de baskets La Coke sportif chez Décathlon, sauf que Décathlon, comme nom c’était bien beau mais après résultats de test anti-dopage, ça va peut-être être obligé de se rebaptiser “Biathlon” du coup, voire “Microathlon”, “Minigolf” ou même “Parcours de santé du dimanche pour senior dans la forêt de St-Cucufa” et ça, il faut bien avouer que comme nom c’est quand même vachement moins pratique à taper dans le GPS. C’est ça le problème avec la déchéance de Lance Armstrong.

Le 14 mars 2011 à 11:46

Vacances en France

Visite guidée

« Quiconque va visiter l'Algérie ou la Tunisie — et aujourd'hui cette excursion est tellement facile que tout le monde l'aura bientôt faite — ne peut s'embarquer sans s'être muni du Guide-Joanne, dont l'auteur pour l'Algérie et la Tunisie est Louis Piesse. Mais bien peu des voyageurs qui en feuillettent distraitement les pages se doutent qu'ils ont à la main un chef-d'œuvre d'érudition et de conscience artistique ; bien peu se doutent que l'auteur est, en même temps qu'un savant hors ligne, un littérateur de premier ordre ; bien peu se doutent de la modestie, de la ténacité, de l'honnêteté de cet écrivain qui, à soixante-dix ans passés, partait tantôt pour les pays qu'il avait déjà tant de fois visités, et, les trouvant passablement changés, entreprenait de refaire son guide, véritable monument qu'il ne semblait pas possible de perfectionner. » [Je savais] que Piesse, l'été, vivait en famille dans sa maison des bords de l'Yonne, ou plutôt dans son jardin et dans son bateau, car il a un bateau, l'heureux homme ! Or nous traversions précisément le village qu'il habite. L'idée nous vint d'aller lui faire à l'improviste une petite visite. Il était, c'est vrai, bientôt l'heure du dîner. Mais cette considération ne nous arrêta pas, au contraire, et cinq minutes après, avec nos costumes hétéroclites, nos bicyclettes, nos dents longues d'une aune, nous apportions le trouble en ce paisible intérieur, en cette vraie maison du sage, toute tapissée de verdure et de fleurs sous lesquelles disparaissent les murs. »(Jean Bertot, Août 1893 : la France en bicyclette : étapes d'un touriste de Paris à Grenoble et Marseille)

Le 11 avril 2013 à 09:43

Les bonnes raisons de se lancer sur la piste d'envol

Après vous avoir dit comment, voici pourquoi

Pourquoi vous lanceriez-vous sur la piste d’envol ? Aucune idée et pire encore, je n’en ai que faire, je suis vide de bienveillance et d’empathie. Pourquoi me lancerais-je ? Ça je sais, je peux vous le dire et pire encore, je veux que vous vous posiez la question, je suis emplie de narcissisme et d’égocentrisme.   Je veux la célébrité et le pognon qui va avec. Je veux ne plus pouvoir me balader dans la rue sans qu’une horde d’inconnus me salue. Je veux que cette même horde se roule à mes pieds. Ô adule-moi ! Crie-moi ! Hume-moi ! Mais pas le matin. Je veux la notoriété. Etre une connasse et dire « Barre-toi ! Tu vois pas que tu me fais chier ! » Je veux le fric. Etre une pétasse et dire « Remballe ton Saint-Emilion ! Tu vois pas qu’il est daubé ! » Je veux être célèbre et belle et blonde et épouser un sportif. Pas n’importe lequel, un footballeur. C’est pas la discipline qui importe c’est le compte en banque… et le prestige. Ne surtout pas à avoir dire « Tiens je viens d’épouser un pongiste ! », c’est trop pourri !   Je veux me fagoter comme une savate et citer haut Audiard : « Regarde public ingrat ! Arrache-toi les yeux ! » Je veux être comme la rosée du matin, mouiller les pieds, dessiner les toiles d’araignée et sécher un peu avant 11 heures moins le quart, même si ça ne veut rien dire.   Ou alors, c’est tout le contraire, je ne sais plus… je suis perdue.   Laisse-moi public ingrat, je dois me retirer, j’ai besoin de repos. Il faut que je médite, tu vois pas bordel que je suis perdue ?

Le 11 octobre 2015 à 08:07
Le 4 mars 2012 à 09:13

La bohème, ça voulait dire on mange du bio

Il en faut du courage pour assumer jusqu'au bout sa boboïtude, croyez-moi. J'ai l'habitude d'aller au marché acheter des légumes de saison en vélo, et ainsi m'expose aux mille périls de la jungle urbaine. D'ailleurs, à Paris, il n'y a bien que la jungle qui soit urbaine. Parce que les usagers, merci ! C'est incivilité et compagnie ! Samedi dernier, un type à qui j'avais, d'une bifurcation malheureuse, légèrement coupé la route, le forçant à piler avec sa 405, m'a insulté avant même que de dire un quelconque bonjour. Il est sorti de sa voiture et a commencé d'une voix furibarde à vomir des tombereaux d'insanités, notamment sur ma mère, allant jusqu'à me menacer de, je cite : « m'en coller une ». Moi, et là c'est du pacifiste qui bouillonne en ma gringalette personne dont je parle, je sais que la violence ne mène nulle part, et comme cette brute épaisse faisait bien une tête de plus que moi, j'ai réagi comme n'importe qui l'aurait fait dans cette situation délicate. J'ai sorti mon couteau papillon en lui disant que si il voulait pas que je le saigne il allait gentiment rentrer dans sa caisse de plouc en fermant sa gueule de gros con. Il s'est exécuté. Que ma réaction vous étonne, venant d'un homme de paix comme moi, me surprend. N'est-ce pas sur ce type de raisonnements que notre beau pays de France participe au maintien de la paix mondiale par la dissuasion nucléaire ? Bref, je continue ma route et là, sans crier gare, un de mes poireaux achetés à prix d'or à la biocoop vient se glisser dans les rayons de mon vélib'. J'ai chu cul par dessus tête et tête par dessus guidon. Croyez-moi sur parole, ça, ça fait bobo !

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