Lionel Serre
Publié le 10/09/2013

Syrie


Bachar Al-Assad nie être responsable de l'attaque chimique du 21 août

Né en août 1979, à Montluçon, petite ville du centre de la France, j’ai rejoint Paris pour des études supérieures en communication visuelle. Après plus de dix années de direction artistique acharnée en agence de publicité, je me suis éloigné du millieu de la communication pour retrouver mes esprits, un bon usage de la parole et du dessin. J'exerce aujourd'hui mon activité d’illustrateur autodidacte et indépendant à Nogent-sur-Marne. 

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Le 20 août 2011 à 08:58

Marche à l'ombre

Il y a différentes méthodes pour ausculter la célébrité chronique d’un écrivain : un éditorial dans un grand hebdomadaire saluant chaque nouvelle parution, le score des ventes en poche de ses romans, leurs traductions à l’étranger, la faveur des jurés littéraires en automne, l’engouement des plagistes en été, une notice dans les dictionnaires, la curiosité des thésards… et l’inscription de son nom sur une plaque en émail accrochée au coin d’une rue. La voirie parisienne qui trace, indifférente, son bonhomme de chemin, ne suit pas toujours cette logique. La postérité n’est pas fille de la Poste. Sade ? Aux oubliettes de la toponymie. Sartre ? Inconnu au cadastre. Kafka, Shakespeare ? A la trappe. Georges Bataille et Alfred Jarry errent aussi dans le no man’s land des âmes perdues. Lot de consolation, leurs homonymes sont honorés : Henry Bataille (1872-1922), dramaturge nîmois, et Jarry, le calligraphe de Louis XIV. Le palmarès de Voltaire qui appelait à cultiver notre jardin est en béton : un boulevard parmi les plus longs de la capitale, une cité, une rue, une impasse, un quai, une station de métro. De quoi rendre asthmatique ses lecteurs piétonniers. Stendhal, qui dispose d’un passage, d’une villa, d’une rue est le seul à se voir décerner une plaque pour l’un de ses personnages, en l’occurrence Lucien Leuwen. La circulation parmi nos grandes plumes n’est pas exempte d’embouteillages et de fulgurants raccourcis. Siècles et mouvements esthétiques se carambolent allègrement. La rue Cazotte prend sa source rue Charles-Nodier et se jette rue Ronsard. La rue Albert-Camus s’accoude à la place Robert-Desnos. Lord-Byron fait la liaison entre Chateaubriand et Arsène-Houssaye. L’avenue Molière meurt impasse Racine tandis que Gérard-de-Nerval débouche sur le boulevard périphérique. Les surréalistes auraient gouté ce jeu des cimaises, cousin du cadavre exquis.

Le 3 avril 2015 à 14:34

Clic

ça permet ça n'est-ce pas ?la pluie bat les toits, une pensée me traversetout de suite je te le disça permet ça n'est-ce pas tout de suite diretout de suite la pensée traduite en mots écrits sur papier qui existe même pas,écran où s'alignent lettresque doigts frappent sans encreet tout de suite chez toi ta boîte aux lettres sans enveloppes, sans timbresça permet ça n'est-ce pas ?ma pensée tout de suite chez toi t'attends même pasça arrive à peine j'ai poussé sur envoyer clic ça arriveça permet ça permet ça çatout de suite chez toi clicassise dans ton salon mais pas là clicbavarde pas là clicparlante pas là clicbabeleuse pas là clicmême pas l'odeur du papiermême pas la lettre à tenir en doigtsça permet ça n'est-ce pas tout de suite de suite là instantané chez toilà tout de suitelà attrape allez lis t'as pas lu ? allez dis lis allez allezc'est pas possible que t'aies pas lu là le tout de suiteça se lit vite clique et lis clique et lis le tout de suite làtout de suite là clique dessus puis renvoie l'impression qu't'asça vite l'impression sans penser vite l'impression dis vite j'attends derrière l'écrança permet ça permet ça permet ça permet ça permet ça ça ça ça ça çatu vois ? peux même me voir si t'veux si t'veux clique ailleurs et tu m'voishé c'est moi t'as vu tout d'suite làt'as vu ?sans odeur sans texture suis làj'te souris j't'écrisallez ça permet ça disle tout possible tout de suite clicsatellite dans l'espacem'installe chez toisans corpssatellite dans l'espaceclicme fait voir ta maisonme fait voir planète marsclicme fait voir lune étoiles astéroïdesclicj'y suis pas mais j'y suis et j'te voisça permet ça le tout possible tout de suiteet quand tu m'parlesvraiment là à mon oreillej'y suis pas.

Le 6 septembre 2014 à 09:55

L'école est finie

- Et quelle est votre formation ? - Mon, monsieur, je viens de l'école de la vie ! - Incroyable ! Moi aussi ! Quelle année ? - Mais toutes les années, monsieur, toutes, l'école de la vie, on n'y entre pas, on n'en sort pas. - Ah, je vois, vous avez redoublé ? Vous aviez aussi Madame Legras pour le français ? Quelle peau de vache celle-là ! - Mais monsieur, je crois que je ne me suis pas bien fait comprendre, ce que je cherche à vous dire, c'est que je suis un self made man ! - C'est un genre de club d'étudiants ? - Mais non, je me suis fait tout seul. - Ah, vraiment ? Moi ce sont mes parents. Une sombre histoire de petites graines, et neuf mois plus tard j'étais là. Depuis, j'ai grandi, car je mange beaucoup de protéines. Enfin, on n'est pas là pour parler de moi. Je dois dire que vous êtes très réussi, pour quelqu'un qui s'est fait tout seul. Surtout les bras. - Bon, bon, merci. J'étais venu pour un emploi, sinon. - N'empêche. Quand je pense que madame Legras disait que je n'arriverais jamais à rien, dans la vie. Si elle savait que j'ai mon propre bureau ! Avec mon nom dessus ! - Oui, mais, pour mon emploi ? - Bon, ils ont fait une faute à mon nom, mais tout de même. - Parce que bon, là, j'ai beau venir de la rue, j'ai pas envie de me retrouver à la rue, vous comprenez ? - Quelle rue ? - Chemin des Mésanges 32 - Je comprends. Bon, donc vous veniez pour un emploi, c'est ça ? - Oui. - Quelle branche ? - Oh, moi, je suis libre comme le vent qui saute de branche en branche. - Ah ben tiens, puisque vous venez de la grande école de la vie, ils cherchent justement un enseignant. - Ca alors. - Bagarre, algèbre et s'asseoir sur un banc et regarder les gens tant qu'y en a. - Ca tombe bien, ce sont justement mes branches de prédilection. - Moi c'était gravure sur plaques de porte. Comme quoi, parfois... C'est moi qui ai fait la plaque, sur la porte ! - Celle avec une faute ? - Ca peut arriver à tout le monde, Monsieur. - Oui.

Le 15 janvier 2015 à 12:09

Des histoires

« La flamme est un monde pour l’homme seul »Gaston Bachelard Sous le ciel bas et lourd (de la connerie) qui pèse comme un couvercle, le lendemain est advenu et il a bien fallu mettre un jour devant l'autre. Nous, les grands, encore choqués du coup de conscience derrière la nuque, du morceau de coeur arraché, du recul infligé à la petite épaule rougie de la liberté après la déflagration. Et vous, les petits, nos petits, ou sonnés, ou perdus, ou aussi méticuleusement que possible protégés de l'avalanche lourde et froide, perpétuelle, de tous ces mots accumulés pêle-mêle sur l'ère du temps. Des mots comme terroriste, attentat, prophète, traque, manifestation, otages, juif,  etc. Tous ces mots qui n'expliquent rien. Toutes ces petites boîtes à peur. Lorsqu'on n'y prend garde ce genre de graine ne fait rien pousser de bon. Alors tout le long du jour je m'échine, parce qu'à 5 ans on ne comprend pas le lien entre un dessin et un cadavre, à t'épargner des giboulées sanguinolentes de la bêtise. Télé éteinte bien sûr (ça c'est la base) mais surtout, tenter de t'abriter sous le parapluie de mon rire de cette pluie perpétuelle d'oiseaux morts, de jugements et d’avis, qui tombent partout de la bouche des gens autour de nous, et dont on met un peu plus de temps à trouver la tache incrustée de souillure. Oui, d'abord commencer par n'en rien dire, l'en préserver parce que quoi, ça suffit déjà comme ça la petite Suzie dans la cour qui nous rend chose, l'hôpital pour les vers de terre, la bataille de Laval et Gragger au pays des Legochima, cette histoire de cuillère cassée à la cantine qui se paiera un jour, et l'autre là-bas qui est méchant, bref on a tous une journée chargée, sans parler du cauchemar de l'araignée jaune, ça en fait du pain sur la planche. Et puis surtout ne jamais te laisser l'occasion de demander Papa pourquoi tu pleures ? Et c'est ainsi cahin-caha, à pousser notre boule de peine, que tout ce petit monde atteint un nouveau soir, soleil couché dans l'heure du bain, avec l'envie de dire bêtement merci (on ne sait à qui) d'être après tout, encore intact jusqu'à demain. Et c'est là l'erreur fatale. Bain donc et réflexe (oh l'amateur) de rallumer le poste radio comme ça d'un clic en même temps que le chauffe-serviette, trois mots tombent dans le silence rouge "(...)ont été décapités(...)" avant de bondir sur le bouton et d'enchaîner piteusement sur Nostalgie. Mais c'est trop tard on le sait déjà, d'évidence tu as été touché, à bout portant, par ces trois balles perdues venues de nulle part. Je le vois dans les yeux tout ronds triple diamètre que tu me fais. Le temps d'imaginer comment commencer à dire l'horreur, te voilà qui éclate de rire pendant que moi parfaitement coi, je mets du temps à déchiffrer ce que tu répètes plusieurs fois  : "ont tété, ont tété, comme les tétés des filles" pour finalement me raccrocher, soulagé comme pas deux, au demi croissant de lune, fleur ouverte de ton énorme sourire. Cette fois c'est bon mon cochon mais la prochaine... Car il y aura une prochaine horreur à traverser en lui tenant la main comme on visite des ruines, n'est-ce pas ? Et comme dit Woody Allen "Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire cuire un bon steak." Alors quoi mon p'tit gars, que fait-on de tout ça, de cette réalité, ce mur, ces mots et ces images qui constituent le mur, qui constituent le monde, ces chiens féraux, bêtes sauvages prêtes à te sauter à la gorge, meute de peine et de douleur, d'incompréhension, de questions, de crocs en verre aussi déformants qu'aiguisés, comment les dompter, petit bonhomme, les tenir à distance, avec le fouet de notre amour ? D'autant que j'ai comme l'impression que tu commences jeune ! Moi à ton âge à part le goût des bonbons bananes je n'habitais pas trente-six mystères, tandis que toi, mon minot, avec des questions comme Où est ce qu'on est quand on n'existe pas ? Ou comme Mais dans quoi il est l'univers ? À 6h45 du matin avec des petits bouts de rêves encore collés au bord des paupières, on ne peut pas dire que ta douce curiosité me facilite la mastication des cornflakes. On se débrouille avec les réponses. On se débrouille toujours avec les réponses. Plus ou moins bien. Parce que la vérité n'est pas faite pour consoler. Moi, vois-tu, mon père est mort quand j'avais trois ans. On m'a dit qu'il était monté au ciel. Alors j'ai demandé quand est-ce qu'il allait redescendre. Je voudrais faire en sorte que tu n'attendes jamais que quelque chose redescende du ciel, à part des martinets et des flocons de neige. Je voudrais répondre à toutes tes questions sans en clore aucune. Je voudrais que tu puisses construire une cabane dans le baobab de ta curiosité. Je me dis que depuis toujours les hommes se sont raconté des histoires pour s'épargner de la peur et se consoler de la mort. Je me dis que toutes ces histoires ont fait quelques bons livres et pas mal de mauvais massacres. Je me dis que je voudrais te raconter des histoires sans jamais te mentir. Les vraies histoires ne sont pas des mensonges, ce sont des dragons sauvages qui permettent d'amadouer le monde, tu le sais déjà pendant que nous nous appliquons à l'oublier. Ce dont il faut te préserver ce n'est pas le potentiel d'horreur qui existe en vivre ; tu connais déjà les loups, les sorcières, les ogres et les enfants abandonnés dans la forêt par leur père. Tu connais déjà l'obscurité. Ce dont je dois te préserver c'est la paralysie, l'incapacité à traduire le monde dans une autre langue que celle de la peur et en particulier que celle de la peur des adultes. Ce que je dois te transmettre c'est la capacité à en dire, à en penser, à en faire des histoires. Tous les Dieux sont des histoires et toutes les histoires sont des Dieux. Nous construisons en racontant, nous nous construisons en nous racontant. Tout le piège consiste à confondre histoire et mensonge. Dieu est une histoire d'apparition qui sert à expliquer la disparition. Un enfant ne demandera jamais tout seul qui nous a créés, par contre il ne manquera pas de demander ce que c'est que de mourir. A cette question mon fils, je t'ai raconté l'histoire que j'ai choisie. Il y en a d'autres. Poussière d'étoile, fumier, réincarnation de moustique, paradis, esprit animal, tu te choisiras la tienne. Chacun ses silex pour tenir dans le noir. Mais veille à partager le feu.

Le 19 avril 2011 à 17:45

ventscontraires : le reality show

Proposition faite à la rédaction

Chère Madame, Cher Monsieur,   Je suis un fidèle lecteur de ventscontraires.net. J’aime beaucoup l’esprit qui règne dans cette revue en ligne. Je me permets cependant de vous faire quelques suggestions visant à l’améliorer encore, et surtout à la rendre accessible au plus grand nombre. Tout d’abord, peut-être pourriez-vous recruter des chroniqueurs en organisant, à Paris et en province, des auditions que vous filmeriez. Bien sûr, il vous faudra faire montre de cruauté quelquefois, afin de satisfaire le public. (Arrangez-vous pour que soient mis en valeur les candidats les plus émouvants, la jeune orpheline à la beauté stellaire et au talent fou, rebelle comme une louve, ou le jeune beur, ex-taulard repenti aux accents rimbaldiens, par exemple.) Puis enfermez-les dans une demeure en banlieue, sans contact avec l’extérieur, avec des caméras dans chaque pièce. Une fois par semaine, faites-les passer à la télévision à une heure de grande écoute, et surtout, faites voter les téléspectateurs par le biais de numéros surtaxés. Afin de moderniser légèrement votre nom tout en gardant l’esprit « venteux », je vous propose d’appeler l’émission « Windy », ce qui vous permettrait d’être sponsorisé par une célèbre marque de laque, parce que vous le valez bien. Ainsi non seulement vous atteindrez un vaste public, mais vous réaliserez une intéressante opération financière. Restant à votre disposition pour toute précision supplémentaire, je vous prie de croire, chère Madame, cher Monsieur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Le 19 mai 2012 à 08:42

Les passants

Yves-Noël Genod : exercice d'admiration numéro 3

> premier épisode         > épisode suivant Yves-Noël trouve que mes chroniques ne vont pas, qu'elles sont surracontées, qu'il y a un problème avec le fait de nommer les acteurs. Yves-Noël fait sa Pina, sa diva, queue j'aime quand il fait sa Pina, en ce jour d'ascension. Yves-Noël préférerait que je d'écrive sans décrire, il me dit que quand les acteurs sont "bien" sur le plateau, ils sont n'importe qui, des passants. Je suis d'accord, je comprends et en même temps c'est compliqué. Les acteurs d'Yves-Noël, je les aime tant, comment les passer sous silence ? Marlène Saldana, rien qu'en écrivant Marlène Saldana, j'ai l'impression d'en dire tant sur Marlène Saldana. Je crois que jamais je ne pourrai saisir tout ce qui surgit sur ce plateau d'Yves-Noël Genod, c'est trop vaste. Alors je saisis des trucs au vol, des bribes, des confettis. J'espère pour Yves-Noël que je ne saisis rien au viol. Le théâtre d'Yves-Noël n'est plus, n'est pas cet espace délimité dans le temps et dans l'espace (justement) que l'on voit partout. Les acteurs d'Yves-Noël viennent de la rue, traversent le plateau et s'en retournent à la rue. Le spectacle a commencé bien avant la réprésentation, il a commencé dans la vie de chaque acteur, à la naissance de chaque acteur, de même il se prolonge dehors, dans la rue, le soir, la nuit, le jour, dans la vie de chaque acteur, dans son futur, dans son lit, jusqu'à la mort de chaque acteur. Pour les acteurs, je vais adopter une solution nouvelle : je vais dire Il et Elle. Bien sûr, derrière "Il" il y aura machin ou machin, derrière "Elle" il y aura bidule et bidule. Faut donc imaginer un "Il" pluriel et neutre, de la même façon un "Elle" neutre et plurielle. Idem pour Yves-Noël, je dirai "Il". Désormais mes chroniques seront pleines d'îles, pleines d'ailes. Et autant en emporte le vent. Le vent. L'amour, l'argent, le vent, comme le chante Barbara Carlotti. Point de vent aujourd'hui. Peu d'amour, pas du tout d'argent. Aujourd'hui c'est calme et laconique. "Avec l'argent tout est possible." "Le verbe acheter remplacera-t-il le verbe aimer ?" Elle se frotte les cheveux avec de la paille. C'est le moment du shampoing à la paille. Son portable sonne, elle s'en amuse. Elle porte une brassée d'herbes coupées comme on porte un enfant. Je pense à Rousseau. Le Rousseau de l'Emile ou De l'Education. Pauvre Jean-Jacques que l'on a tant emmerdé. Jean-Jacques qui savait si bien éduquer les enfants, lui qui avait abandonné les siens. "Journée de bonheur, hallucinant de bonheur. Le secret vermillon." "Rien n'est trop beau. Pour vous." Rousseau encore : Il faut cheminer dans la nature, c'est là qu'on grandit. "Quelle imposture, le futur." "Nouveau jour de vie, la Tour Eiffel." De la végétation a pris place dans les cheveux de l'actrice. "Terre d'ombre, Véronèse." "Le bonheur ? Pas difficile du tout. Pas d'effort. Pas le moindre effort." Une marche de la nature. La poule est d'accord. Elle caquette un oui massif. Le développement de l'humanité. Toute de rose vêtue, la petite fille fait une apparition. "Hi, Kitty, hello Kitty, how are you ?" La mère et l'enfant se disent des secrets. Des secrets ou des explications. "Capital bonheur. La minute idéale." Es-tu passé par Ermenonville ? "Qu'est ce que c'est, le bonheur ? Le bonheur, comme un parfum. " "Gagner 10 % à chaque instant." 10 % sur le temps, 10 % sur la mort, 10 % sur l'espace. 10 % de bonheur. En plus. La petite fille a des jeux interdits avec les oiseaux. 1789 / 2012, c'est pareil, c'est du pareil au même. Le Rond-Point et le Hameau, même combat. Versailles, Champs-Elysées Clémenceau. Marie-Antoinette is still alive. A cour, à jardin, à la Cour, dans le jardin. Les courtisans, les jardiniers, des passants. Une passante du Sans-Souci, qui passe. "Acheter, triomphe." "Un nouveau bonheur. Un tout petit bonheur." "Don't forget, little girl, it is not just a garden here. You have to organize, delicatly, play with your hands." Play it like Partage de midi. Just like that. It's easy. "Do you know this flower ? Do you know the name ? It is called "Forget me not". "Là-bas, il y a quelque chose." Si. C'est si joli, qu'ils disent. "Que ne se suicident-ils pas, tous ces prédicateurs de la lune ?" Elle saupoudre de la paille. "Non merci, pas de ministre." "Les expositions de peinture, finies." "Ici, la nuit éternelle, le noir." Et comme dit Gilles Clément : On va mettre le sauvage, la mauvaise herbe, dans le jardin. On va le faire. Pourquoi se gêner ? Du sauvage, du réel et de la mauvaise herbe. Dans le jardin. On va semer, asperger, planter. Dans le texte, aussi.

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