Jacky Desquesnes : Une seconde naissance pour les Etats-Unis

L'Université Populaire de Caen... à Paris

Une conférence de Jacky Desquesnes

Les États-Unis sont actuellement en pleine commémoration du cent-cinquantième anniversaire de ce qu'ils nomment « la guerre civile ». Un rapide retour sur cet événement permet de montrer comment il a constitué une seconde naissance pour la nation américaine et, en conséquence, de mieux comprendre certains traits culturels (au sens large du terme) de cette grande puissance d'aujourd'hui.

Durée : 01:25:13

Enregistré le 22 novembre 2012 dans la salle Jean Tardieu du Théâtre du Rond-Point



"L’UP de Caen se décentralise – à Paris... D’une manière ironique et politique, toute l’équipe vient visiter la province qu’est Paris pour lui montrer qu’on peut résister à la veulerie contemporaine, dans laquelle excelle souvent la capitale, en reprenant le flambeau de la résistance intellectuelle et culturelle au triomphe sans partage, ou presque, de la barbarie libérale." Michel Onfray 

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Le 7 février 2013 à 15:55

Ollivier Pourriol : "En quoi le coup de boule de Zidane est-il un geste homérique ?"

Trousses de secours en période de crise / Eloge du mauvais geste #1

Sept ans après le mémorable coup de boule de Zinédine Zidane pendant la Coupe du monde 2006, le philosophe et analyste du cinéma Ollivier Pourriol revient sur ce "mauvais geste" devenu légendaire. En s'appuyant sur l'Illiade d'Homère mais aussi sur le film "Troy" de Wolfgang Petersen, il décrypte cet événement qui quitte le champ du sport pour atteindre celui du mythe. "Le coup de tête de Zidane en finale de la Coupe du monde 2006. Le but de la main de Maradona lors de la coupe du monde 1986. La main de Thierry Henry face à l’Irlande en qualification du mondial 2010. Éric Cantona répondant à l’insulte d’un supporter en lui sautant dessus pied droit en avant. L’agression de Harald Schumacher sur Battiston lors du France-Allemagne de 1982. La folle joie de Platini courant bras levés après un penalty malgré les trente-neuf morts du stade du Heysel.Examinant successivement ces six cas, le philosophe Ollivier Pourriol approche au plus près la vérité de ces mauvais gestes qui appartiennent désormais à notre imaginaire collectif. Le mauvais geste : c’est peut-être d’abord cela que viennent chercher les milliards de téléspectateurs. La coupe du monde de football : les jeux du cirque en mondovision. " Enregistré le 7 décembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 14 février 2012 à 08:17

Musique !!!

Luc Ferry enrôle de force Mozart contre les tambourins

La parole politique ne connait pas la honte et encore moins la musique.  Sait–il seulement ce Luc Ferry,  ancien ministre de l’éducation nationale qui enrôle de force Mozart contre les tambourins,  ce que l'on doit au bruit des tam-tam à Congo square à la Nouvelle Orléans ? C’était  le dimanche après midi, aux toutes premières années du 19ème siècle, les esclaves avaient du temps libre, ils se rassemblaient  sur la place où on les avait vendus, ils chantaient et dansaient,  se réparaient l’âme et le corps,  ondulaient avec leurs souvenirs. Leurs danses s’appelaient la Calinda, le Congo, la Bamboula. Bientôt ils furent un demi millier sur la place chaque dimanche,  tout le quartier vibrait par la grâce d’une musique unique au monde,  mêlant le  tam tam endiablé, les lamentations du banjo,  et la magie d'un saxophone qui semblait naitre à la vie. Introduit dans la région par les troupes coloniales françaises, il souffrait, pauvre saxophone, sous les doigts de blancs bec qui ne connaissaient rien d'autre que la fanfare militaire. Les esclaves eurent vite fait de le récupérer, alors  comme dans une alchimie amoureuse, le sax offrit tout ce qu'il avait dans le ventre à  leurs sanglots d'hommes noirs.  Congo Square a aujourd’hui sa pancarte au milieu d’un vaste parc appelé Louis Armstong. C’est là que s’annonçait le jazz. Tout a commencé par des tam-tam et la rage d’hommes enchainés par notre grande et belle civilisation.  

Le 11 novembre 2014 à 09:16

Frédéric Ferrer : Wow ! Et si on changeait de planète ?

Conférencier agité de la langue et mouillant sa chemise devant les urgences qui nous menacent, Frédéric Ferrer revient le 24 janvier au Rond-Point. Prophétisera-t-il la catastrophe ou l’espoir fou ? En tout cas il nous fera rire, même si les temps de l’espèce humaine sur Terre sont comptés. Anthropocène épuisant le globe, changement climatique, menace d’astéroïdes… l’humanité devra partir. La découverte récente de plusieurs exoplanètes en zone d’habitabilité nourrit tous les espoirs.  Ventscontraires – On dit souvent que chaque époque a ses usages propres de la langue. Comment caractérisez-vous notre rapport à la langue aujourd’hui ?Frédéric Ferrer – Je trouve notre rapport très drôle (et assez complexe). – Selon-vous qu'est-ce qui menace la langue et qu'est-ce qui la « sauve » ?– Ce qui menace la langue ce sont les appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage, qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et les mets beaucoup trop épicés. Ce qui la sauve, c’est notre désir de ne pas prêter notre bouche aux appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et un grand verre d’eau quand un met est vraiment trop épicé. – Et votre propre langue, qu'avez-vous à en dire ?– Je n’arrive pas à l’enrouler sur elle-même. – Quel événement et/ou quelles rencontres ont façonné votre langue et qu'est-ce qui la nourrit au quotidien ?– L’une des rencontres qui a sans douté été des plus déterminantes pour ma langue (devenant événement pour moi) est celle d’un jeune scientifique, dont je ne me souviens pas du nom, à qui je n’ai pas parlé, et que je n’ai pas non plus rencontré personnellement (de sorte que je peux dire aujourd’hui que vraiment nous ne nous connaissons pas du tout, ce qui fait qu’il ignore totalement ce qu’il a provoqué en moi ce jour là à Bruxelles, et même jusqu’à mon existence), mais dont la conférence en néerlandais, langue que je ne parle pas et ne comprends pas, m’a permis d’accéder à un autre monde (en atomisant totalement et éparpillant façon puzzle le rapport que j’avais à ma propre langue).Et s’agissant maintenant de la question de la nourriture quotidienne, ma langue a la chance de pouvoir profiter des recettes inattendues et merveilleuses de Lou, 7 ans, et Marin, 4 ans. – Nous vous avons proposé de venir au Rond-Point "rattraper la langue".... Comment allez-vous vous y prendre ?– Je vais écouter les langues extra-terrestres et faire des hypothèses sur le devenir de la mienne.  

Le 22 août 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 20

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.lundi 28 mai 2007On apprend que le philosophe André Glucksmann a fait une tentative de suicide dans la nuit du dimanche au lundi ; mais ses jours ne sont plus en danger. mardi 29 mai 2007 Conseil du ministre. C’est le deuxième du quinquennat — et le premier à se tenir au cœur de la « vraie France », comme l’a souhaité la présidente. Le gouvernement est convoqué à Fontenille-Saint-Martin-d'Entraigues, riante bourgade du pays mellois qui, par une rare anomalie du maillage national, n’est pas couverte par les réseaux cellulaires ou de GPS. Les représentants des secrétariats, secteurs, sous-secteurs, sous-sous-secteurs, antennes et câbles se perdent en route, et la plupart n’arriveront jamais. On en voit errer par petits groupes, sur les chemins vicinaux entre Lussais et Couturette, fraternisant avec les journalistes envoyés de Paris qui se sont perdus eux aussi. Vers midi, des pique-nique s’improviseront sur les bords fleuris de la Boutonne. Ségolène Royal est furieuse : à l’avenir, ces retards ne se reproduiront plus. En revanche les professionnels de la politique, forts d’une longue expérience de terrain, marquent leur différence avec la société civile : partis de la gare de Niort à bicyclette, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn sont les seuls à se présenter à l’heure, avec Bernard Kouchner qui a eu l’heureuse idée de les suivre. Ils recevront tous un bon point. C’est à ce conseil que le gouvernement lance la consultation nationale pour la réforme de la justice au travail. Chaque entreprise mettra sur pied une cellule de justice participative, chargée de faire remonter les idées et suggestions des personnels qui se trouveront synthétisées par un comité de justice participative qui remettra son rapport au secrétariat d’État à l’ordre juste, qui devra mettre en place un référendum. A l’issue de la séance, la présidente tombe sur un journaliste de Paris-Match qui a, au prix d’efforts surhumains, trouvé l’entrée du village, et l’interroge sur ses relations avec François Hollande. « Ma vie privée n’intéresse pas les Français, répond-elle sèchement. Je ne veux pas qu’elle devienne l’arbre qui cache la forêt de problèmes qui s’étendent devant nous. » Paris-Match publiera l’entretien, avec un cliché de la présidente se débattant dans les ronces, au bord de la Boutonne. Il sera condamné par le tribunal de Nanterre. mercredi 30 mai 2007 Nicolas Sarkozy en avait marre de tourner en rond sur son Zodiac, face au cap Nègre où le yacht de son ami Bolloré est ancré, avec toutes ces villas sous le nez. Il décide de rentrer à Paris dans la voiture de Gilbert Montagné. Il est appelé en route par TF1 qui lui propose une interview pour le soir même. Il accepte, ce qui l’oblige à prendre le volant. Voici les grandes lignes de son passage sur TF1, interviewé par une Claire Chazal très agressive à son sujet.   « Vous n’avez pas voulu de moi ; maintenant, je vais faire du fric. Oui, du fric ! Je le dis clairement à tous les Français… Mon ami Martin Bouygues m’a proposé de prendre la direction générale du secteur BTP : j’ai accepté. Je vais montrer aux français qu’ensemble, avec Martin, tout est possible… Un projet d’émission de variétés et de société est en cours de réalisation sur cette même chaîne, et j’en prendrai les rênes en tant qu’animateur… Je veux défendre la liberté d’expression. » …La suite demain...

Le 29 avril 2014 à 13:50

Ça va la famille ?

– Pas vraiment. Récemment j’ai croisé Jean-Michel Ribes, il m’a demandé ce que j’étais en train d’écrire. C’était « La Servante du Seigneur », un livre sur ma fille qui a rencontré un sacripant pas très catholique qui l’a entraînée dans une religiosité suspecte. Jean –Michel m’a dit «  C’est vrai toi t’as du matos. » C’est vrai, ma famille m’a fourni du matos : un père alcoolique qui se suicide à table chaque dimanche : Il a jamais tué personne mon Papa. Une mère hypocondriaque qui mourait toutes les semaines, mais qui a fini par mourir pour de vrai :  La Mère est froide (en préparation). Deux enfants handicapés pour de vrai à qui j’ai écrit Où on va papa ?  Une épouse charmante qui meurt subitement que j’ai ranimée dans Veuf. Pas de quoi rire mais de quoi écrire…J’ai, comme dit Cendrars, trempé ma plume dans ma vie.Je suis devenu le greffier de ma famille, je leur ai élevé des monuments en papier. En les faisant entrer dans des livres, j’ai essayé de faire durer ce qui ne dure pas. Je n’ai pas eu à inventer des personnages pour peupler mes livres, ils m’ont été fournis. Mon père était un héros de roman, livré clé en mains, il était alcoolique, médecin de campagne, il ne faisait pas payer ses clients, rentrait en voiture dans les troupeaux de moutons mais il a jamais écrasé le berger. Il mettait au bout de ses vieux souliers des caoutchoucs de bocaux pour refermer la semelle qui baillait. Si j’avais eu un père comme les autres, expert comptable, qui ait des souliers brillants et qui boive de l’eau d’Evian… peut-être que j’aurais jamais eu envie d’écrire…

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