Philippe Mouchès
Publié le 19/12/2014

Après quelques verres...


on pouvait être sûr qu'il finissait par danser le sirtaki à poil sur la table

Peintre
Fondateur et théoricien du Divisionnisme Périgourdin
Membre de l'Oupeinpo

http://doublevue-mouches.blogspot.fr/

 

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Le 14 février 2013 à 08:06

Urbi estourbi

  Aujourd'hui, on frappe à la porte de Dieu.  Toc, toc, toc. (La porte de Dieu, quand on y toque dessus, fait toc toc toc comme toutes les autres portes, preuve que le gars est resté très simple malgré tout).- Entrez! Le pape entre.- Ah Benoît! Quelle bonne surprise! Mais qu'est-ce que tu fous là, t'es quand même pas mort ? J'aurais reçu un tweet sinon!- Oh non, mais je ne vaux guère mieux.- C'est vrai que tu as une sale mine dis donc! Aurais-tu mangé des lasagnes au cheval? D'ailleurs, ça veut dire quoi Findus en latin? Ah ah, elle est bonne celle-là, non?- Écoutez, franchement je n'ai pas le coeur à rire. Je suis venu vous remettre ma lettre de démission.- Mais pourquoi? Tu as des revendications ? Tu veux être augmenté ? Qu'on t'appelle Benoît 17 ?- Si ce n'était que cela. Non, en fait je n'y arrive plus. Si vous saviez le bazar que c'est en bas. Tenez, l'autre jour, je faisais mon allocution place Saint Pierre, et des filles se sont... euh... comment dire, dépoitraillées en réclamant que je me taise.- Non ? Elles t'ont montré leurs nichons ?- Ben oui...- Ah le veinard! Elles étaient bien gaulées au moins ?- Mais enfin, vous vous rendez compte! Des filles à moitié nues en plein Vatican !- Et alors? La belle affaire! Dis-moi, tu serais pas un peu pédé? Je n'en serais qu'à moitié étonné vu comme tu t'habilles, toujours en robe et avec ces chapeaux ridicules que n'oserait même pas porter madame de Fontenay. - Ah ne me parlez pas de ça. Savez-vous qu'en France, ils vont légaliser le mariage gay ?- Mais enfin Benoît, un homme qui aime un homme, une femme qui aime une femme, c'est encore de l'amour. Et l'amour, ce n'est pas le fondement de la foi ?- Mais je me tue à le répéter, comme avant moi mes prédécesseurs, qu'il faut aimer son prochain et que la guerre c'est pas bien. Et ils continuent à s'entre-tuer !- Oui d'accord, mais bon, ça, c'est la routine. On les changera jamais ces cons-là, ils ont toujours adoré se foutre sur la gueule. Mais t'es vraiment trop nul Benoît ! Tiens, ta démission, tu sais ce que j'en fais? Je la refuse: t'es viré. Tu peux aller pointer au chômdu. Comme ça tu auras tout le temps de lire l'évangile selon Saint Pôle Emploi. Oh oh oh, celle-ci est pas mal non plus! Et puis j'en ai ras l'bol que mon représentant sur terre soit toujours un débris cacochyme... Saint Pierre ! Rapplique illico !- Oui mon Seigneur. Qu'y a-t-il pour votre service ?- Trouve-moi dans les pages blanches les coordonnées de Frigide Barjot. Comme pape, une femme pas trop âgée, ça fera moderne. Et comme elle est aussi rétrograde que Benoît, nos grenouilles de bénitiers seront rassurées. Quitte à sombrer dans le ridicule, allons-y franco. Et pendant que tu y es Pierrot, vire-moi ces saloperies d'hosties et ramène-moi des cacahuètes. J'ai quand même droit à un apéro digne de ce nom nom de Moi !- Bien Seigneur. Et monsieur Benoît, j'en fais quoi ?- Renvoie le sur terre. Il me servirait à rien ici: il ne rit même pas à mes blagues.

Le 28 mai 2012 à 09:43

Postériorité

Quand on y pense un peu sérieusement, c'est-à-dire dans la perspective du post mortem, il n'y a pas d'orgueil à tirer d'être très belle et remporter le concours Miss France, car au final, c'est pas beaucoup plus glorieux que d'être très intelligent et remporter une partie de scrabble. Vous allez peut-être opposer que certains, de fait, « survivent » à la mort, et là je ne parle pas de divine dérogation, mais bien de postérité. Faut voir. Attila, l'homme qui fit tant trembler l'Europe, n'a-t-il pas aujourd'hui une réputation que peut lui disputer le moindre désherbant ? C'est pourquoi tous ces hommes qui s'enivrent des vertiges que leur procure la hauteur des cimes du pouvoir que par d'habiles manigances leur outrageuse ambition leur a permis de conquérir devraient y aller mollo dans la superbe. Au sommet, pointu qui pis est, de toute pyramide, on est jamais assis que sur son cul, et ce, quelque soit la tête sur laquelle il repose. Notez que je me passerai de tout jeu de mot douteux basé sur une quelconque homonymie avec notre ancien premier ministre. Cruel mirage que le pouvoir du tyran qui s'exclame : « Mon royaume pour un cheval ». Avec du recul, quelle déchéance ! Tout ce sang versé pour un cheval ! Moi, personnellement, j'aurais demandé une Harley. A la décharge des mégalomanes, qu'y a-t-il à recycler ? Qu'on peut nourrir des ambitions, si risibles soient-elles a posteriori, car si l'espoir fait vivre, le ridicule, lui, ne tue pas. Enfin, ne tue pas celui qui l'est.

Le 14 janvier 2015 à 10:36
Le 10 décembre 2012 à 11:09
Le 27 septembre 2015 à 08:22
Le 20 juillet 2012 à 09:59
Le 3 octobre 2015 à 07:16

Les bopowap

Les progrès du futur #3

Le Grand Court-Jus eut lieu en 2029. Les coups de boutoir du changement climatique, conjugués aux contraintes pesant sur les ressources fossiles et au développement rapide des véhicules électriques, firent sauter le réseau australien, puis, par effet domino, la plupart des grands réseaux électriques du monde.   Comme le dit justement Ernestino Hulki, alors PDG du groupe Solareva-BP : « On est en slip ». Mais personne ne l’entendit car Internet n’était plus qu’une toile d’araignée morte. Sur le modèle de Fukushima en 2011, les centrales nucléaires sautèrent une à une, balayant la civilisation d’une grande partie de l’Europe. L’Islande devint le plus grand foyer de culture à l’Ouest de l’Oural.   En Inde aussi, les centrales sautèrent mais comme elles étaient relativement peu nombreuses, la majeure partie du sous-continent resta indemne. Ce fut même une opportunité unique pour les Etats du Sud de la péninsule: ils  se trouvèrent d'un coup au centre de toutes les convoitises, du fait de leur maîtrise des bopowap (body powa appliances), appareils à picovolts alimentés par l’électricité résiduelle des muscles. La morosité ambiante aidant, le string-gyrophare fut un énorme succès dans les night-clubs de l’Asie méridionale. C’est grâce à ce type d’innovation à haute valeur ajoutée que la Tamil Confed devint la puissance mondiale que nous connaissons, capable désormais de tenir tête au Brasiu Granji et au Beidongguo.

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