Télérama Dialogue : Michel Serres

Les Rencontres Télérama

Avec Michel Serres

Entretien : Juliette Cerf

"83 ans et 60 livres à son actif, Michel Serres n'a pourtant pas pris une ride. Son sens du présent est intact. Pourquoi ai-je eu envie de l'inviter ? Pour son ouverture d'esprit, sa modestie et son enthousiasme, autant d'antidotes à la déprime ambiante colportée par tous ces « grands-papas ronchons » ! – comme il les nomme avec malice dans Petite Poucette (éd. du Pommier). Le succès de ce livre, portrait d'une nouvelle génération née dans le monde numérique, a été fulgurant : 175 000 exemplaires vendus. L'occasion se présente donc d'y revenir. Et, qui sait, d'évoquer aussi le prochain essai du philosophe, au titre mystérieux, Le Gaucher boiteux..."

Durée : 01:05:27

Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point

En partenariat avec France Inter et la MGEN.


Marier l'appétit culturel de Télérama à l'audace impertinente du Théâtre du Rond-Point lors de soirées préparées en commun. Autour d'un artiste phare ou d'un thème provocateur, il s'agit gaiement de torpiller et reconstruire le monde ensemble. Avec légèreté et gravité. Sans trop d'esprit de sérieux. 

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Le 2 octobre 2013 à 03:40

Télérama Dialogue : François Chatillon

Les Rencontres Télérama

Avec François Chatillon Entretien : Luc Le Chatelier "Il est architecte en chef des monuments historiques. Voilà un titre qui vous pose un bonhomme. Ils sont moins de quarante en France à être, comme lui, habilités à intervenir sur les 16 000 bâtiments classés et 28 000 inscrit à l’inventaire. Sauf que François Chatillon, contrairement à beaucoup de ses confrères, ne se contente pas de soigner (très bien) les vieilles pierres et lambris dorés des églises et châteaux de son secteur de Champagne-Ardenne. Son vrai dada, c’est le XXe siècle et son béton mal-aimé qui cloque, s’effrite et vieillit mal. « Qui vieillit d’autant plus mal s’il perd son sens et sa vocation initiale », insiste l’En Chef, comme on dit sur les chantiers des monuments historiques. A Reims, les superbes Halles Centrales du Boulingrin (Freyssinet, 1927) que Châtillon a rendues l’année dernière après vingt ans d’abandon, ne se sont pas transformées en musée ou institution culturelle, elles sont redevenues ce pour quoi elles avaient été construites : un marché couvert. A Paris, la Cité du Refuge (Le Corbusier, 1934) qu’il rénove actuellement de fond en comble – et avec tout le confort moderne – conservera elle aussi sa mission d’accueil des plus pauvres. Quitte à dévier de l’orthodoxie française en matière de conservation du patrimoine qui veut que l’on retrouve l’état exact du bâti à son moment le plus « authentique »... D’ailleurs, on le verra au théâtre du Rond-Point, le 23 septembre : François Chatillon a un rapport très joyeux et décomplexé à son honorable métier, et pourfend avec allégresse les sentiments troubles que nous entretenons trop souvent avec le passé, entre nostalgie, remords et culpabilité..." Durée : 00:51:55 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Vauthier du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

Le 2 octobre 2013 à 07:00

Télérama Dialogue : Jules-Edouard Moustic

Les Rencontres Télérama

Avec Jules-Edouard Moustic Entretien : Emmanuelle Skyvington "Dans la vie, je déteste — et combats — les moustiques. Et bien que je ne sois jamais montée sur scène, pour Christian Borde, alias Jules-Edouard Moustic, je peux le faire et je vais le faire. Avec sa moumoute plastifiée dans le décor subtilement kitsch de Groland.con, cravaté-gominé sur le plateau de Made in Groland, saison après saison, Moustic se renouvelle tout en gardant son style unique, mélange de paillardise et de férocité, de tendresse (si) et de drôlerie. Il est l’un (le seul?) des véritables électrons libres de la télévision française qui continue à produire un show de façon quasi artisanale avec sa bande (Delépine, Salengro, Kerven…). Ses interventions, regard torve et langue pendante, et ses pantomimes de présentateur télé crétin assumé déclenchent chez moi l’hilarité. Ou pire, la crampe au ventre tellement Moustic y va. Loin. Fort. Trop. A Canal Plus, j’ai croisé ce Borat français à plusieurs reprises sans jamais avoir eu l’occasion de l’interviewer. On le dit timide, on verra bien. L’homme fait de la télévision, mais pas que : il a lancé un temps une radio périphérique (I have a dream). Il organise le festival Black and Basque, tout comme son fameux « bal de vieux » à Guettary (dont les fonds vont aux jeunes). Paradoxal, sensible, anachronique… : voilà pourquoi j’ai eu envie d’inviter Moustic au Rond Point." Durée : 01:18:47 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Vauthier du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

Le 2 octobre 2013 à 03:20

Télérama Dialogue : Raymond Depardon

Les Rencontres Télérama

Avec Raymond Depardon Entretien : Laurent Abadjian "Eté 1981, je découvrais dans les pages de Libération la correspondance new-yorkaise de Raymond Depardon. Le photographe devait envoyer, pendant un mois, une photo par jour de New York accompagnée d’un court texte. Jusqu’alors, une photographie dans un journal servait à véhiculer une information, la légende qui l’accompagnait permettait de la situer, de la comprendre. L’image était au service de l’écrit. Là, pour la première fois, le photographe avait la parole et loin de nous assener des vérités, des postulats, des dogmes comme pouvait l’avoir fait Cartier Bresson avant lui, Depardon disait des doutes, ses peurs nous révélait sa fragilité, nous laissait apercevoir l’intimité d’un photographe au travail. Ce fut un choc immense et libérateur. Dans cette série, le photographe élevé à la culture du news, aux grands reportages, aux guerres, aux coups d’état, confronté cette fois à la banalité du quotidien, loin du spectacle de l’actualité, nous permettait de découvrir la douleur que demande parfois la production d’une image, le vertige de la question du quoi photographier, de celles de la place et du rôle du photographe face au monde. Ces questions, Raymond Depardon n’a jamais cessé de se les poser et continue aujourd’hui encore à tenter d’y répondre par son travail toujours renouvelé." Durée : 00:49:12 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

Le 2 octobre 2013 à 06:30

Télérama Dialogue : Elisabeth de Fontenay

Les Rencontres Télérama

Avec Elisabeth de Fontenay Entretien : Marc Belpois "Pourquoi j’ai voulu inviter la philosophe Elisabeth de Fontenay ? Parce que nos liens avec les bêtes ne cessent de m’étonner. En vertu de quelle logique schizophrène, cajolons-nous notre chien adoré tout en acceptant les conditions d’élevage abominables de l’immense majorité des animaux que nous mangeons, porcs et poulets ravalés au rang de choses, sans aucun égard pour leur qualité d’êtres vivants ? Pourquoi cette interrogation fait-elle ricaner tant de gens ? Relève-t-elle d’une sorte de sensiblerie déplacée ? Elisabeth de Fontenay répond à toutes ces questions – et bien d’autres, son champ ne se limite pas à l’élevage – d’une voix limpide, mais aussi nuancée, loin de la véhémence fréquente de certains défenseurs de la cause animale. La philosophe, qui fut l’une des rares, en France, à ouvrir sa discipline à la question de l’animal, nous explique à quel point, depuis l’antiquité, nombreux sont les penseurs qui ont encouragé la société à prêter attention à la condition des bêtes. L’auteur du Silence des bêtes en 1998, co-auteur cette année – avec Boris Cyrulnik et Peter Singer –, du livre d’entretiens Les Animaux aussi ont des droits, anime sur France Inter une émission consacrée aux animaux, Vivre avec les bêtes." Durée : 01:13:10 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Vauthier du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

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