Télérama : Jean-Michel Othoniel

Les Rencontres Télérama

Avec Jean-Michel Othoniel

Entretien : Yasmine Youssi

"Il y a d’abord eu la bouche du métro Palais-Royal, à Paris. Ses boules de fer et de verre entrelacées. L’illusion furtive, à chaque fois, de descendre au pays des songes. Et puis cette exposition éblouissante à la Fondation Cartier en 2003, transformée pour l’occasion en château onirique à l’atmosphère capiteuse. Il se dessinait là une idée de l’amour noué à coup de gigantesques colliers de perles, sous des lustres aux couleurs de fête foraine, avant de s’achever dans des bocaux de larmes aux formes d’étoiles de mer ou de hameçons de verre poli comme le souvenir d’une passion enfuie. Oui, les œuvres de Jean-Michel Othoniel sont belles, immédiatement accessibles, jamais hautaines, et c’est pour cela que j’ai tenu à ce que l’artiste soit des nôtres le 23 septembre, parce que l’art contemporain nous appartient à tous. Il nous aide à comprendre le monde et les hommes. A vivre ?"

Durée : 01:13:57

Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Tardieu du Théâtre du Rond-Point

En partenariat avec France Inter et la MGEN.


Marier l'appétit culturel de Télérama à l'audace impertinente du Théâtre du Rond-Point lors de soirées préparées en commun. Autour d'un artiste phare ou d'un thème provocateur, il s'agit gaiement de torpiller et reconstruire le monde ensemble. Avec légèreté et gravité. Sans trop d'esprit de sérieux. 

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Le 2 octobre 2013 à 04:00

Télérama Dialogue : Vincent Macaigne

Les Rencontres Télérama

Avec Vincent Macaigne Entretien : Emmanuel Tellier "C’est un inclassable comme on les aime. Pire (mieux !) : un incorrigible brouilleur de pistes, un agitateur de formes, de sons, de sens et de scènes – de théâtre comme de films. Vincent Macaigne, né en 1978, ne tient pas en place. Sans doute parce qu’il ne connaît pas la sienne, et pourvu que ça dure, dans un pays où l’on raffole des cases, des étiquettes. Sa liberté est grande, sa jeunesse pleine d’énergie, sa rébellion permanente. S’installer pour de bon dans le fauteuil du metteur en scène en vogue ? Son cv l’y autoriserait sans doute, mais le voilà déjà reparti devant ou derrière les caméras (on le verra beaucoup au cinéma prochainement). Depuis le succès de la comédie La Fille du 14 juillet, son visage s’est fait un nom : le voici chouchou de toute une génération de cinéphiles trentenaires (et un peu plus) séduits par sa subtile déglingue, son art du pas de côté faussement nonchalant, sa façon de jouer sans jouer. Est-il touché par cette popularité décuplée ? On lui posera la question, et beaucoup d'autres... Précision d’importance : je ne suis ni critique de théâtre ni critique de cinéma. Ça n’empêche en rien un intérêt majeur pour le parcours hors normes de ce garçon attachant, par ailleurs doté d’un verbe, d’un geste, qui ne connaissent pas la langue de bois. " Durée : 00:51:49 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

Le 2 octobre 2013 à 06:30

Télérama Dialogue : Elisabeth de Fontenay

Les Rencontres Télérama

Avec Elisabeth de Fontenay Entretien : Marc Belpois "Pourquoi j’ai voulu inviter la philosophe Elisabeth de Fontenay ? Parce que nos liens avec les bêtes ne cessent de m’étonner. En vertu de quelle logique schizophrène, cajolons-nous notre chien adoré tout en acceptant les conditions d’élevage abominables de l’immense majorité des animaux que nous mangeons, porcs et poulets ravalés au rang de choses, sans aucun égard pour leur qualité d’êtres vivants ? Pourquoi cette interrogation fait-elle ricaner tant de gens ? Relève-t-elle d’une sorte de sensiblerie déplacée ? Elisabeth de Fontenay répond à toutes ces questions – et bien d’autres, son champ ne se limite pas à l’élevage – d’une voix limpide, mais aussi nuancée, loin de la véhémence fréquente de certains défenseurs de la cause animale. La philosophe, qui fut l’une des rares, en France, à ouvrir sa discipline à la question de l’animal, nous explique à quel point, depuis l’antiquité, nombreux sont les penseurs qui ont encouragé la société à prêter attention à la condition des bêtes. L’auteur du Silence des bêtes en 1998, co-auteur cette année – avec Boris Cyrulnik et Peter Singer –, du livre d’entretiens Les Animaux aussi ont des droits, anime sur France Inter une émission consacrée aux animaux, Vivre avec les bêtes." Durée : 01:13:10 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Vauthier du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

Le 2 octobre 2013 à 04:10
Le 2 octobre 2013 à 07:00

Télérama Dialogue : Jules-Edouard Moustic

Les Rencontres Télérama

Avec Jules-Edouard Moustic Entretien : Emmanuelle Skyvington "Dans la vie, je déteste — et combats — les moustiques. Et bien que je ne sois jamais montée sur scène, pour Christian Borde, alias Jules-Edouard Moustic, je peux le faire et je vais le faire. Avec sa moumoute plastifiée dans le décor subtilement kitsch de Groland.con, cravaté-gominé sur le plateau de Made in Groland, saison après saison, Moustic se renouvelle tout en gardant son style unique, mélange de paillardise et de férocité, de tendresse (si) et de drôlerie. Il est l’un (le seul?) des véritables électrons libres de la télévision française qui continue à produire un show de façon quasi artisanale avec sa bande (Delépine, Salengro, Kerven…). Ses interventions, regard torve et langue pendante, et ses pantomimes de présentateur télé crétin assumé déclenchent chez moi l’hilarité. Ou pire, la crampe au ventre tellement Moustic y va. Loin. Fort. Trop. A Canal Plus, j’ai croisé ce Borat français à plusieurs reprises sans jamais avoir eu l’occasion de l’interviewer. On le dit timide, on verra bien. L’homme fait de la télévision, mais pas que : il a lancé un temps une radio périphérique (I have a dream). Il organise le festival Black and Basque, tout comme son fameux « bal de vieux » à Guettary (dont les fonds vont aux jeunes). Paradoxal, sensible, anachronique… : voilà pourquoi j’ai eu envie d’inviter Moustic au Rond Point." Durée : 01:18:47 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Vauthier du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

Le 2 octobre 2013 à 03:20

Télérama Dialogue : Raymond Depardon

Les Rencontres Télérama

Avec Raymond Depardon Entretien : Laurent Abadjian "Eté 1981, je découvrais dans les pages de Libération la correspondance new-yorkaise de Raymond Depardon. Le photographe devait envoyer, pendant un mois, une photo par jour de New York accompagnée d’un court texte. Jusqu’alors, une photographie dans un journal servait à véhiculer une information, la légende qui l’accompagnait permettait de la situer, de la comprendre. L’image était au service de l’écrit. Là, pour la première fois, le photographe avait la parole et loin de nous assener des vérités, des postulats, des dogmes comme pouvait l’avoir fait Cartier Bresson avant lui, Depardon disait des doutes, ses peurs nous révélait sa fragilité, nous laissait apercevoir l’intimité d’un photographe au travail. Ce fut un choc immense et libérateur. Dans cette série, le photographe élevé à la culture du news, aux grands reportages, aux guerres, aux coups d’état, confronté cette fois à la banalité du quotidien, loin du spectacle de l’actualité, nous permettait de découvrir la douleur que demande parfois la production d’une image, le vertige de la question du quoi photographier, de celles de la place et du rôle du photographe face au monde. Ces questions, Raymond Depardon n’a jamais cessé de se les poser et continue aujourd’hui encore à tenter d’y répondre par son travail toujours renouvelé." Durée : 00:49:12 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

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