Télérama Dialogue : Elisabeth de Fontenay

Les Rencontres Télérama

Avec Elisabeth de Fontenay

Entretien : Marc Belpois

"Pourquoi j’ai voulu inviter la philosophe Elisabeth de Fontenay ? Parce que nos liens avec les bêtes ne cessent de m’étonner. En vertu de quelle logique schizophrène, cajolons-nous notre chien adoré tout en acceptant les conditions d’élevage abominables de l’immense majorité des animaux que nous mangeons, porcs et poulets ravalés au rang de choses, sans aucun égard pour leur qualité d’êtres vivants ? Pourquoi cette interrogation fait-elle ricaner tant de gens ? Relève-t-elle d’une sorte de sensiblerie déplacée ? Elisabeth de Fontenay répond à toutes ces questions – et bien d’autres, son champ ne se limite pas à l’élevage – d’une voix limpide, mais aussi nuancée, loin de la véhémence fréquente de certains défenseurs de la cause animale. La philosophe, qui fut l’une des rares, en France, à ouvrir sa discipline à la question de l’animal, nous explique à quel point, depuis l’antiquité, nombreux sont les penseurs qui ont encouragé la société à prêter attention à la condition des bêtes. L’auteur du Silence des bêtes en 1998, co-auteur cette année – avec Boris Cyrulnik et Peter Singer –, du livre d’entretiens Les Animaux aussi ont des droits, anime sur France Inter une émission consacrée aux animaux, Vivre avec les bêtes."

Durée : 01:13:10

Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Vauthier du Théâtre du Rond-Point

En partenariat avec France Inter et la MGEN.


Marier l'appétit culturel de Télérama à l'audace impertinente du Théâtre du Rond-Point lors de soirées préparées en commun. Autour d'un artiste phare ou d'un thème provocateur, il s'agit gaiement de torpiller et reconstruire le monde ensemble. Avec légèreté et gravité. Sans trop d'esprit de sérieux. 

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Télérama Dialogue : Vincent Macaigne

Les Rencontres Télérama

Avec Vincent Macaigne Entretien : Emmanuel Tellier "C’est un inclassable comme on les aime. Pire (mieux !) : un incorrigible brouilleur de pistes, un agitateur de formes, de sons, de sens et de scènes – de théâtre comme de films. Vincent Macaigne, né en 1978, ne tient pas en place. Sans doute parce qu’il ne connaît pas la sienne, et pourvu que ça dure, dans un pays où l’on raffole des cases, des étiquettes. Sa liberté est grande, sa jeunesse pleine d’énergie, sa rébellion permanente. S’installer pour de bon dans le fauteuil du metteur en scène en vogue ? Son cv l’y autoriserait sans doute, mais le voilà déjà reparti devant ou derrière les caméras (on le verra beaucoup au cinéma prochainement). Depuis le succès de la comédie La Fille du 14 juillet, son visage s’est fait un nom : le voici chouchou de toute une génération de cinéphiles trentenaires (et un peu plus) séduits par sa subtile déglingue, son art du pas de côté faussement nonchalant, sa façon de jouer sans jouer. Est-il touché par cette popularité décuplée ? On lui posera la question, et beaucoup d'autres... Précision d’importance : je ne suis ni critique de théâtre ni critique de cinéma. Ça n’empêche en rien un intérêt majeur pour le parcours hors normes de ce garçon attachant, par ailleurs doté d’un verbe, d’un geste, qui ne connaissent pas la langue de bois. " Durée : 00:51:49 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

Le 2 octobre 2013 à 03:40

Télérama Dialogue : François Chatillon

Les Rencontres Télérama

Avec François Chatillon Entretien : Luc Le Chatelier "Il est architecte en chef des monuments historiques. Voilà un titre qui vous pose un bonhomme. Ils sont moins de quarante en France à être, comme lui, habilités à intervenir sur les 16 000 bâtiments classés et 28 000 inscrit à l’inventaire. Sauf que François Chatillon, contrairement à beaucoup de ses confrères, ne se contente pas de soigner (très bien) les vieilles pierres et lambris dorés des églises et châteaux de son secteur de Champagne-Ardenne. Son vrai dada, c’est le XXe siècle et son béton mal-aimé qui cloque, s’effrite et vieillit mal. « Qui vieillit d’autant plus mal s’il perd son sens et sa vocation initiale », insiste l’En Chef, comme on dit sur les chantiers des monuments historiques. A Reims, les superbes Halles Centrales du Boulingrin (Freyssinet, 1927) que Châtillon a rendues l’année dernière après vingt ans d’abandon, ne se sont pas transformées en musée ou institution culturelle, elles sont redevenues ce pour quoi elles avaient été construites : un marché couvert. A Paris, la Cité du Refuge (Le Corbusier, 1934) qu’il rénove actuellement de fond en comble – et avec tout le confort moderne – conservera elle aussi sa mission d’accueil des plus pauvres. Quitte à dévier de l’orthodoxie française en matière de conservation du patrimoine qui veut que l’on retrouve l’état exact du bâti à son moment le plus « authentique »... D’ailleurs, on le verra au théâtre du Rond-Point, le 23 septembre : François Chatillon a un rapport très joyeux et décomplexé à son honorable métier, et pourfend avec allégresse les sentiments troubles que nous entretenons trop souvent avec le passé, entre nostalgie, remords et culpabilité..." Durée : 00:51:55 Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Vauthier du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec France Inter et la MGEN.

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