Enki Bilal : la science-fiction, c'est maintenant #1


      Partager la vidéo 

Autres épisodes :

> Episode suivant

Qu'est-ce que la science-fiction, qu'est-ce que n'est pas la science fiction ? Enki Bilal se lance dans une impro périlleuse : commenter à chaud son parcours au fil d'un montage qu'il avait fait pour la Géode de ses trois longs métrages fantastiques : Bunker Palace Hôtel, Tykho Moon et Immortel ad vitam.

Enregistré le 14 février 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point

En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

A une situation d’urgence, il faut une « trousse de secours », des antidotes au fatalisme et au découragement, une boîte à outil pour stimuler notre capacité de rebond, regonfler le moral de ceux que la crise aura découragé.
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.TV.

 

 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 31 août 2010

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 29

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.dimanche 1er juillet 2007 Référendum sur la banque. « Bon repas du dimanche, brossez-vous bien les dents et n’oubliez pas d’aller voter ! » a rappelé la présidente en conclusion de son émission dominicale Vous avez la parole. Cette nouvelle consultation nationale se  consacre aux Français et à leur banque. La question du jour est : « Diriez-vous que vous entretenez une relation d’amitié, de confiance et de partenariat avec votre banquier ? » A la vive surprise des représentants du monde bancaire, c’est un quasi-plébiscite pour le « non ». Beaucoup de bulletins seront déclarés nuls en raison des insultes que certains électeurs n’ont pu s’empêcher d’y inscrire ; Bernard Tapie est arrêté pour avoir voulu voter deux fois. « C’est inexplicable, commente le président de la Société Générale Daniel Bouton. On leur donne des coups de pouce, ils vous rendent des coups de pied. » Le lendemain, la présidente se présente devant une banque tirée au sort, suivie par une armée de caméras et de journalistes, à l’heure précise d’ouverture des guichets. Après un petit quart d’heure, les portes s’ouvrent en effet et elle entre, munie d’une pancarte où s’affiche, en rouge sur fond noir, le verdict du référendum : « NON 92 % » Elle se plante devant le directeur de l’agence, lui colle le panneau dans les mains et lui adresse ces propos sévères, mais justes : « Le pouvoir de dire non, c’est ça ! Attention ! »   Beaucoup de cameramen n’ayant pas eu le temps d’appuyer sur « record », la présidente se prêtera de bonne grâce à une seconde priseLa suite demain...

Le 26 août 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 24

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Planet.lundi 18 juin 2007Élysée. Le plan d’économies gouvernementales « un euro dépensé, un euro utile » se poursuit avec une rigueur spartiate. Après avoir fait changer toutes les ampoules de l’Élysée pour des modèles à basse consommation, la présidente fait procéder à un audit des caves, suivi d’une vente aux enchères de 10 000 des 15 000 grands crus en réserve — qui pourrait rapporter entre 2 et 5 millions d’euros. L’opération est rondement menée, malgré la crise de nerfs du sommelier de l’Élysée : le forcené s’enferme dans les caves, criant qu’il n’y laissera jamais descendre la présidente, parce qu’elle ferait tourner le vin. La garde républicaine l’en délogera. Au grand mécontentement des syndicats viticoles, on procède au réexamen des contrats avec les fournisseurs réguliers, essentiellement remplacés par des producteurs de Pineau des Charentes,  pour 200 000 € d’économies à l’année. La droite, sous l’impulsion de Jean Louis Borloo, hurle qu’on brade à l’encan le patrimoine. Les frais de bouche sont revus dans le sens « de l’économie ménagère », c’est-à-dire qu’on accommodera les restes. Les réceptions officielles se voudront « festives et conviviales », centrées autour d’un buffet Pineau des Charentes et chabichou. Le chef du protocole ayant fait circuler une note angoissée sur les menaces que ces disposition font planer sur le prestige de la nation, la présidente a suggéré qu’on les complète — pour les grandes occasions seulement — par des pyramides de rochers au chocolat sur des plateaux : 21 millions d’économie à l’année. L’ensemble du parc automobile est soldé, pour être remplacé par 45 voiturettes électriques Heuliez « Friendly ». La Présidente aligne sa rémunération sur le SMIC — « Ça m’évitera les questions pièges sur le niveau du SMIC », déclare-t- elle — et elle prie à chaque membre du gouvernement de proposer, lui-même, la baisse de ses émoluments : les Français jugeront ces hommes et ces femmes en fonction du pourcentage annoncéLa suite demain...

Le 2 septembre 2010 à 10:46

Libertude, égalitude, fraternitude

Ségolène à l'Elysée - 31

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.mercredi 4 juillet 2007 Anne Fulda, la pétillante journaliste politique du Figaro, devait interviewer le Premier ministre. Inexplicablement, elle se voit refoulée aux portes de Matignon sur intervention de la Présidente. Éric Zemmour est convoqué en urgence pour la remplacer.La droite se déchaîne contre ce « fait de la Princesse ».  jeudi 5 juillet 2007 « Meurtrie par les hommes, c’est avec lui qu’elle a pansé ses blessures. » Pour cette photo du chien Poupouille courant sur une plage de Marbella, la langue pendante, Paris-Match sera condamné à 7 500 € d’amende par le tribunal de Nanterre. vendredi 6 juillet 2007 La secrétaire d’État à l'éducation et tout ce qui tourne autour réussit à imposer dans les écoles, malgré la fronde menée par l’ensemble de la droite sous l’impulsion de Xavier Darcos, la projection du film roumain 4 mois, 3 semaines et 2 jours — récit d'un sordide avortement dans la Roumanie de Ceaucescu. La secrétaire trouve un soutien inattendu à droite chez Philippe de Villiers, pour qui « c’est bien que les enfants sachent ».dimanche 8 juillet 2007 Consultation nationale sur la délinquance : « Après les récentes émeutes à Rosny-sous-Bois, ne pensez-vous pas que la jeunesse des cités manque d’amour, mais surtout de repères ? » …La suite demain...

Le 8 août 2010 à 11:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 6

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.Dimanche 6 mai 200721h00. Place de la Bastille, où d’innombrables sympathisants de gauche se sont spontanément rassemblés, une fête imprévue s’organise. Aucun membre du Parti socialiste n’est présent : retranchés rue de Solferino, les cadres du parti, encore sous le choc, se refusent pour l’instant à tout commentaire. Mais c’est dans l’improvisation la plus totale que le peuple de gauche a toujours trouvé ses plus grandes ressources. Le chanteur Cali apporte une sono et une scène commence à se construire, fournie par Yannick Noah. Des milliers de jeunes en tee-shirt Vêtimarché affluent sur la place, un portrait de Ségolène dans une main, une bougie dans l’autre. Tous crient au miracle ; certains n’y croient pas encore et invoquent Saint Thomas, d’autres avouent qu’à partir d’aujourd’hui, ils croiront en Dieu, d’autres qu’ils vont se faire baptiser, la majorité arrosant la victoire de la gauche avec le sang du Christ.Dans la foule, anonymes et personnalités communient dans une immense ferveur. Georges Moustaki improvise une ronde avec un groupe de jeunes filles. Yves Saint-Laurent brandit une pancarte où l’on peut lire « On t’aime » et Pierre Bergé, une autre, où est écrit : « Pense à moi ». Éric Zemmour cherche sa femme, en se répétant qu’il faut vraiment être conne pour vous donner rendez-vous place de la Bastille un soir d’élection. La chanteuse Diam’s embrasse à pleine bouche l’écrivain Philippe Sollers. Les yeux noyés de larmes, Bruno Delport, le directeur de Nova, marche au hasard dans la foule, en distribuant des cigares.    La suite demain...

Le 25 février 2014 à 10:18

Marilou Leïla : "Ne nous refusez pas avant même que nous ne soyons là !"

Qu'allons-nous aimer dans le monde qui vient ?

Voici plusieurs éditos que je me pose cette question : "Qu'allons-nous aimer dans le monde qui vient ?" Quand allons-nous cesser de voir le jeune monde dans lequel nous entrons avec des yeux inquiets ou désabusés ? C'est le thème sur lequel je souhaite construire le cycle de "Trousses de secours" la saison prochaine au Rond-Point. Et puis — envie de réactions de votre part — je me suis un peu lâché dans un style "fin du monde" dans mon dernier billet. Par la boîte contact du site, Marilou Leïla vient de m'envoyer une lettre qui m'a bouleversé. Je vous la confie :   Aimez-nous, attendez-nous ! Tout n'est pas fini ! "Nous ! Nous, on vient dans le monde qui vient ! Est-ce que tout vous fait si peur ? Est-ce que vous ne pouvez vraiment rien imaginer de beau dans l'avenir ? On y est, vraiment, à ce No Future des Punks de votre jeunesse ? Mais alors, nous, qui n'avons pas encore vingt ans, qui sommes justement le monde qui vient, qu'aurons-nous alors ? Si vous n'y croyez déjà plus, que nous reste-t-il entre les mains ? Aimez-nous, attendez-nous ! Tout n'est pas fini, l'apocalypse n'aura pas lieu ! Ne nous refusez pas avant même que nous ne soyons là ! Devons-nous nous excuser d'être ce que nous sommes ? D'être connectés ? D'être technologiques ? Nous n'y pouvons rien, avons-nous connu autre chose ? Il est terrible de cesser de croire à la vie avant même de l'avoir vécue, mais devant tant de cynisme, de désespoir, de pessimisme, comment faire autrement ? Et pourtant j'y crois, moi, au monde qui m'attend. Et je l'aime déjà, parce que je n'ai pas le choix. Il me faudra lutter, car je devrai survivre." Je suis enfant de l'espace Schengen et de l'euro. "Non, nous ne sommes pas les zombies technologiques que vous voulez faire de nous. Nous regardons le monde d'un point différent. Vous regrettez un univers qui s'écroule, mais qui ne nous appartient pas, que nous ne connaissons pas, que nous avons même du mal à imaginer. Moi, je n'ai rien su des frontières jusqu'à mes dix-huit ans. Je suis enfant de l'espace Schengen et de l'euro. Les francs sont des jouets dans mes souvenirs, comme des cailloux ramassés par terre qu'on échangeait contre un bonbon ou un petit jouet. Les francs n'appartiendront jamais à autre chose qu'à mon enfance, et ne peuvent avoir d'autre sens que celui que je leur donnais quand j'avais huit ans. Pas grand sens donc ; car l'argent ne signifie rien quand un tas de feuilles est un trésor..." Dans le métro, j'ai toujours mon casque sur les oreilles. "Je suis enfant de l'internet et de la technologie, quand mes premiers amis se trouvaient dans les cours d'école aussi bien qu'à l'autre bout du monde, au gré des forums et des échanges sur un groupe de rock ou un manga. Mon adolescence s'est faite rythmée de smartphones, et de réseaux sociaux. J'ai un profil facebook, un compte twitter, trois adresses mails, plusieurs identités virtuelles. Je passe des nuits à réouvrir les canaux de communication de manifestants du bout du monde, pour leur permettre de raconter, de montrer, de s'exprimer. Je télécharge illégalement des films, des séries. Je lis des e-books sur l'écran de mon ordinateur. Dans le métro, j'ai toujours mon casque sur les oreilles." Puis-je me battre pour un monde que personne n'estime ? "Et pourtant. Et pourtant, si je ne parle pas à mon voisin de siège, c'est parce que j'ai passé la nuit à discuter avec d'autres. Si j'ai des centaines de livres, sur mon disque dur, j'ai une passion pour les vieux livres, ceux qui sont reliés, et je passe tous mon temps libre dans les bibliothèques de Paris. Si je télécharge illégalement de l'image, c'est que je n'ai pas d'argent pour en acheter le DVD puisque tous l'argent que je gagne "en trop" passe dans les places de cinéma, quand je me rends dans les salles trois à quatre fois par semaine. Je pourrais continuer longtemps, en réalité, mais je me sens mal de m'épancher à ce point. Votre article était un autre parmi des centaines que j'ai lu, et il y a un trop plein. J'ai pris un chemin de lutte, j'ai pensé mon humanisme et ai conscience que je devrais combattre pour lui... mais puis-je me battre pour un monde que personne n'estime ?Ce message comme réponse à un atroce sentiment de solitude...Aimez-nous ! Au moins un peu... Même si c'est avec un petit sourire en coin qui dit "si seulement tout était si facile...". Même si vous nous trouvez naïfs, imbéciles, ou puérils... Aimez-nous dans le monde qui vient...Nous n'avons pas encore de voix, et vous parlez pour nous, de nous. Essayez peut-être de ne pas être trop méprisant... on pourrait encore vous surprendre.Avec tout mon respect, et toute mon admiration,Marilou Leïla."

Le 1 septembre 2010 à 07:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 30

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.lundi 2 juillet 2007 Accords de Khartoum. Le conseil du ministre du mardi 3 juillet est prévu à Soudan, petite communauté des Deux-Sèvres, dans le canton de la Mothe-Saint-Héray. On y attendra en vain la présidente. Dans la soirée du lundi, en effet, Ségolène Royal s’envole pour le Soudan africain en compagnie de Bernard-Henri Lévy. A peine descendus de l’avion, ils proposent, spontanément, une rencontre à huis clos entre les belligérants de la guerre civile au Darfour. « Depuis le temps que ça dure, explique la Présidente, il faudrait peut-être passer à autre chose : parce que là, je ne vous le cache pas, la communauté internationale commence à en avoir plein le dos. » La rencontre a lieu le soir même au Hilton de Khartoum. Sous l’impulsion de la Présidente et de son porte-parole, un accord est trouvé en moins de sept heures entre les milices Janjawid, l’Armée de Libération du Soudan, le Mouvement pour la Justice et l'Égalité, l’Armée Populaire de Libération du Soudan, les différents chefs de guerre et les gouvernements de Pékin, de Khartoum et de N’djamena. Sitôt l’annonce connue, un vaste sursaut démocratique électrise la société soudanaise : le général Omar el-Béchir est destitué sous les vivats de l’armée ; une coalition gouvernementale multiethnique se met en place, emmenée par la socialiste Fatima Ahmed Abdelmahmoud : elle sera confirmée par les urnes trois mois plus tard et mettra sur pied une commission « Franchise et Réconciliation ». « Une bonne chose de faite, commentera la Présidente au sortir de la réunion. Comme quoi quand on veut, on peut. Et ce n’était quand même pas la mort du petit cheval. »Dans les heures qui suivent, une immense vague de soulagement s’empare du monde entier — qui n’en pouvait plus de voir depuis cinq ans, l’actualité trustée par ce génocide inexplicable et sans éclat. Les dons affluent, par milliards, sur Internet. Cet enthousiasme planétaire désamorce un début de crise diplomatique entre Paris et Pékin : rappelé dans son pays, l’ambassadeur chinois reçoit sur le tarmac d’Orly un coup de fil lui enjoignant de reprendre le bus pour l’avenue George-V. A quelque temps de là, la Fondation Total pour le Bien-Être des Pauvres qui ont du Pétrole (FTBEPP) annonce un programme de dispensaires gratuits dans le sud Soudan — malgré les protestations de la China National Petroleum Corporation, qui a des intérêts dans la zone. Le Fonds Areva pour l’Avenir de l’Énergie et des Peuples qui ont de l’Énergie, mais pas d’Avenir (FAAEPEA) fait savoir qu’il prend à sa charge le rapatriement des populations déplacées — malgré les protestations de la China National Nuclear Corporation qui extrait de l’uranium dans la région. La tragédie du Darfour est close. L’initiative française soulève de vives critiques à l’ONU : le premier Secrétaire Général Ban Ki-moon déplore de la « précipitation coupable » avec laquelle l’affaire a été menée, « sans concertation aucune avec les instances internationales ». En France, la droite — par la voix Charles Pasqua — tonne contre une « initiative boum-boum » qui « manque de correction » et ravale « la politique africaine de la France au rang de l’amateurisme ». Le Parti socialiste lui aussi se montre très réservé, sans trop savoir pourquoi. Une déclaration de Benoît Hamon résume bien le sentiment général : « Ben je sais pas… Quand on est socialiste, et qu’on voit une initiative comme ça, super concrète, qui donne des résultats… Et que tout le monde est content… C’est permis d’avoir des doutes, quand même. » Le divorce se creuse entre la Présidente et son parti. Enfin, une protestation unitaire montée par l’extrême-gauche : « Tout ça, c’était pour le pétrole », se solde par un cuisant échec : deux cents manifestants d’après les organisateurs, et Olivier Besancenot d’après la police. Selon une enquête indépendante menée par une ONG, les accords de Khartoum ont permis d’épargner plusieurs centaines de milliers de viesLa suite demain...

Le 23 mai 2013 à 13:25

Enki Bilal : on est entré dans un nouveau monde

La science fiction, c'est maintenant

Enki Bilal, en ombre chinoise devant l'écran où viennent de défiler des extraits de sa cinématographie. Il a commenté en direct, raconté d'où ses idées plastiques, ses trouvailles futuristes sont venues, les fulgurances, les enjeux entrevus dans son œuvre bien avant que la marée technologique vienne bousculer nos société déjà anciennes. Et si la dépression contemporaine venait du fait que nous ne savons pas encore voir que nous sommes déjà entrés dans un monde nouveau ? A l'issue de cette performance inédite qu'il n'avait encore jamais tentée, Bilal répond aux questions du public du Rond-Point : faut-il imaginer le pire ? la nature va-t-elle se venger des humains ? les nouveaux arrivants (les jeunes) seront-ils capables de réhumaniser notre monde atomisé par une solitude connectée ? Il parle des anciens totalitarismes qui ont cédé la place à la globalisation, mot rond qui cache un totalitarisme financier féroce auquel ne s'oppose guère que l'islamisme radical - perspective joyeuse. Alors, faut-il être optimiste, pessimiste ? "La réalité d'aujourd'hui est la science-fiction d'hier. Nous-nous sommes habitués avec une arrogance tout à fait humaine aux choses les plus vertigineuses. Sommes-nous conscients du basculement radical dans un siècle où tout est possible, où une nouvelle science-fiction pose ses nouveaux codes ? Pas sûr. La régression guette, jusqu'à nos politiques englués encore dans le siècle passé. Notre relation au futur est toujours immature... Militons pour un peu plus d'imaginaire et déverrouillons tout ça !" Enregistré le 14 février 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 5 août 2010 à 11:36

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 3

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.Dimanche 6 mai 200719h59. Une étoile filante passe au-dessus de Melle. 20h00. Un visage se dessine enfin sur les écrans des électeurs. C’est une femme ! C’est Royal ! Dans les rues de Melle, c’est la folie furieuse : militants et curieux font des bonds dans de grands cris de joie, battent des mains, sourient bêtement aux caméras tout en montrant du doigt un vague copain — geste universel des gens qui ont gagné. Au siège de l’UMP, c’est la dépression. Une infinie tristesse se lit sur les visages. François Fillon joue au musée Grévin ; Rachida Dati pleure — on ne verra plus ses dents pendant cinq ans ; Eric Besson quitte immédiatement la place ; François Copé a un petit sourire narquois ; Eric Woerth déchire son carnet de chèque de rage ; Xavier Darcos tombe dans les bras de Xavier Bertrand, qui le laisse tomber ; Jean-Louis Borloo boit ; certains invités brûlent des billets de cent euros ; des militantes s’insultent. Au siège du Parti socialiste, c’est la schizophrénie. Tandis que les militants exultent, s’embrassent et, pour les plus exaltés, commencent à retirer leurs vêtements, les ténors du parti applaudissent en ménageant la paume de leur main. Ils se regardent entre eux, aussi surpris qu’effrayés par le résultat. Le ciel leur tombe sur la tête : ils sont consternés. A la télévision, les journalistes ont enfin le droit de commenter les premières estimations : 54,1 % pour Ségolène Royal, en totale contradiction avec les intentions de vote enregistrées jusque-là. Sur TF1, le dirigeant d’un institut de sondage tentera de se faire hara-kiri au maquillage. Les premiers invités arrivent maintenant sur les plateaux. Le porte-parole de Nicolas Sarkozy, Frédéric Lefebvre, vient d’envoyer un SMS à son ancien employeur avant d’intervenir sur France 2 : « La première chose, Élise Lucet, c’est que rien n’est encore joué », lance-t-il en coupant la parole à Élise Lucet. Mais il se fait couper la parole par David Pujadas : Ségolène Royal s’adresse aux Français…     La suite demain...

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"
Live • 23/03/2019
Tania de Montaigne : L'Assignation
Live • 07/02/2019
Florence Aubenas au grand oral désopilant du Barreau de Paris
Live • 07/02/2019
Eric Vuillard en conversation avec Pierre Assouline
Live • 13/02/2018
Tobie Nathan : Le Parlement des dieux
Live • 13/02/2018
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication