Le Gorafi
Publié le 17/02/2015

Maman reste en tête des sondages avec ses frites au four maison


Avignon – Mme Sabrina Guérin occupe toujours la place de membre préféré de la famille Guérin selon un sondage mené par l’institut SOFRES auprès d’un panel représentatif de toute la famille1. La mère de famille récolte plus de 75% d’opinions favorables, et reste donc grande favorite pour les prochains conseils de famille.

Sabrina Guérin n’a pas souhaité réagir à ce nouveau sondage qui la place en tête dans le cœur de la famille Guérin. Contactée par téléphone, la jeune femme déclare ne vouloir « ni commenter, ni organiser son planning en fonction des sondages auxquels on peut toujours faire dire tout et son contraire ».

La jeune femme continue donc de caracoler en tête des sondages malgré une cure d’austérité mise en place depuis la rentrée de septembre. Les membres de la famille Guérin justifient leur choix en invoquant la cuisine de Sabrina, et notamment ses frites au four maison du dimanche midi, mais semblent aussi apprécier son impartialité quant à la prise de décision concernant toute la famille.

Des frites maison dénoncées par l’opposition en la personne de Sacha, le mari de Sabrina qui parle d’une « vieille recette que tout le monde connaît ». Le père de famille accuse le coup avec une baisse de 8 points et passe en troisième position du classement, dépassé par la cadette de la famille, Aurore, auréolée de ses bons résultats scolaires. Sacha paie sans doute son manque de transparence quant à son emploi du temps et ses retards inexpliqués à la sortie du boulot le soir.

Enfin rien ne va plus pour le petit Nicolas. Empêtré dans un scandale d’évasion fiscale depuis qu’il a été surpris en possession de devises du trésor familial à l’extérieur de la maison, le benjamin de la famille plonge à la dernière place du classement.

A douze jours du prochain conseil de famille, il se murmure dans les rangs de l’opposition qu’une entente entre Sacha et son fils Nicolas pourrait être envisagée en vue d’une coalition visant à déstabiliser le pouvoir en place. Une rumeur qui ne semble pas inquiéter outre mesure Sabrina Guérin, qui assure avoir toute confiance dans le front républicain mis en place avec sa fille Aurore.

*Enquête réalisée auprès des quatre membres de la famille Guérin

Le Gorafi

Photo: iStock

 

Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Vous craignez l'abstention : parler à un spécialiste peut vous aider

Les derniers chiffres des instituts de sondage sont inquiétants. Depuis quelques mois, les experts exprimaient leurs craintes quant à l'évolution du phénomène mais son ampleur à venir décontenance aujourd'hui les commentateurs les plus optimistes. Manifestement, les Français n'ont plus envie. Le désir s'émousse jour après jour et les danses du ventre, oeillades et autres parades de séduction paraissent aujourd'hui bien vaines au regard du désintérêt et même du désamour grandissant des Français pour ce qui constituait pourtant autrefois une passion et une fierté nationale. Les tentatives d'explication du phénomène sont variées. Certains perçoivent une érosion du désir liée à une lassitude à l'égard de discours, postures et positionnements trop souvent répétés. D'autres expliquent que l'attitude auto-centrée des partenaires potentiels aurait provoqué un rejet de l'acte : à quoi bon s'investir quand l'autre ne pense qu'à lui sans se soucier sincèrement de votre désir et de vos attentes ? Pour d'autres enfin, la morosité ambiante serait un facteur majeur d'explication : les Français, préoccupés par le quotidien, n'ont clairement plus la tête à ça. Trop de rouleurs de mécaniques, trop d'amants en panne d'inspiration ou d'imagination, trop de contorsions vaines et de circonvolutions stériles. Las, les Français s'emmerdent. Tout n'est pourtant pas définitivement joué et il est bien sûr courant de redouter une panne juste avant le passage à l'acte. Et si, pour l'heure, dans les enquêtes d'opinion, l'abstinence ne cesse de progresser, on peut encore espérer qu'un sursaut de créativité, d'audace et de fantaisie pourra revigorer les élans refroidis.

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L'art du tripatouillage

Quand, le soir venu, la menaçante oisiveté me tombe dessus, j'aime tripatouiller des choses, des recettes de cuisine, des petits bouts de texte. Ça me soulage. Tripatouillage et bidouillage sont les deux mamelles de ma tranquillité d'esprit. Mais pourquoi parler de deux mamelles quand un mot contient aussi insolemment le préfixe -tri- trois dans sa constitution? Tripatouiller, donc, serait patouiller trois fois, comble du patouillage embrouillé.  Vérification faite auprès de l'incollable Robert, le mot ne vient ni du grec ni du latin, ni même du persan ou du haut-allemand. Il vient, platement, d'un mot bien de chez nous "tripoter", lequel vient lui-même de "tripot", qui n'a rien à voir avec des tables à trépied ou des tourniquets tripodes. Tripatouiller est la version populaire de tripoter. Serait-ce donc pratiquer les manigances les plus inavouables, car conçues dans un tripot sous l'effet euphorisant de breuvages alcoolisés? Là encore, que nenni, nous dit le savant Robert, tripatouiller c'est "remanier sans scrupule un texte original". C'est donc se livrer à l'immémoriale activité de tous les écrivains, le palimpseste. C'est faire ce à quoi nous invitent les auteurs les plus reconnus, imiter, réécrire, s'inspirer de. Heureusement la mention robertienne d'absence de scrupule réintroduit un peu d'amusante immoralité dans tout cela. Tripatouiller permet ainsi le palimpseste irrespectueux, le débordement hasardeux, l'effacement bienheureux.  Dans la cuisine donc, je tripatouille allègrement. Une pâtissière lettrée de mes amies m'a fait parvenir une recette de cake aux fruits confits qu'elle prétend avoir trouvée dans Proust, encore lui. Je change tout. Les petits raisins infusés dans le thé deviennent des abricots au rhum. L'angélique, trop céleste, est avantageusement remplacée par le cédrat, plus voltairien. Le moule chemisé me prend de court. Il restera tout nu. Et pendant qu'il dore au soleil du four électrique, je vais tripatouiller ailleurs. Les voies du tripatouillage sont infinies. Je reprends ma déviante activité dans mon bureau. Je m'attaque à une liasse de feuillets. Je biffe, je rature, je relis, je cherche le mot juste, je le mastique et le rumine. Je donne libre cours aux phrases les plus débridées. A nous deux Marcel! La nuit sera longue, car, moi, jamais je ne me suis couchée de bonne heure.

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Belge comme le jour

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la Suisse. Et ça tombe drôlement bien, puisqu'on m'a demandé : « plus belge, ta prochaine chronique ». Or, quand on y réfléchit bien, Suisses, Belges, tout ça, c'est un peu pareil. Ils ont des Flamands, nous avons des Suisses allemands, la langue est à peine différente et le pouvoir de nuisance est à peu près le même. Ils se débrouillent sans gouvernement, nous en avons un parce que c'est bien pratique pour dire que tout ça, c'est de sa faute, mais personne ne sait tellement qui est dedans. Ils ont un roi, nous avons trois cartes à l'as mit stöck et des combats de reines. Ils ont une équipe de foot surnommée les « Diables Rouges » mais qui est environ aussi diabolique qu'un best of de Kiss, notre équipe joue aussi en rouge. Ils ont Jacques Brel, nous avons Henri Dès. Ils ont des frites, on a des röstis. Ils ont réinventé la bande dessinée, nous avons Yakari. Ils disent 70, comme nous, alors que les Français disent 70, ce qui est parfaitement ridicule, tout le monde en conviendra. Personne n'a jamais très bien compris la Belgique, pareil pour la Suisse. C'est pourquoi je nourris secrètement un dessein politique ambitieux mais réaliste : la fusion de la Wallonie avec la Romandie, réunies sous la bannière de la République monarchique et patatière de Wallomandie. Dont je ne peux vous parler, puisque c'est un projet secret. Du coup, pour mener à bien ma mission, une chronique « plus belge », je vais me contenter de vous raconter des carabistouilles, alleïe, une fois.

Le 24 janvier 2011 à 13:15

Prévisions météo pour l'année 2011

Raz-de-marée de sondages et intempéries médiatiques attendus

Après un mois de janvier mitigé, les premières avaries chiffrées se dessineront début février. Progressivement, la masse média statisticienne envahira le pays. Les chiffres se feront plus fréquents, leur probabilité élevée de 80 à 85% avec des pointes pouvant atteindre par endroits 100 à 140%. La pensée critique restera couverte sur l’ensemble des régions malgré ici ou là quelques timides éclaircies. La rigueur sera aussi de mise pour échapper au brouillard sur les débats d’idées et au gel des programmes. En effet, un risque de verglas sur les conceptions politiques concrètes, innovantes et participatives est à craindre. Toutefois, en milieu d’année, après les premières transhumances estivales, un anticyclone journalistique arrivant par le pourtour méditerranéen nous apportera une embellie saisonnière. Les enquêtes ciblant des panels d’électeurs baisseront en température. Selon toute vraisemblance, la période favorisera de fortes vagues d’opinions positives caniculaires. A cette alternance de courte durée succédera un temps dépressionnaire. Les sondages d’opinion violents viendront souffler à plus de 40 nœuds accompagnés des pertes de points en rafale. Certains candidats devront donc s’attendre à de fortes chutes d’intentions de vote. Une avalanche de livres politiques s’abattra alors du nord au sud et de l’est à l’ouest, pleine de convictions brumeuses. Le degré de pessimisme ambiant gagnant le territoire, l’ambiance sera électrique, les orages verbeux éclateront progressivement. Une France soumise à la tempête numérique guettera fiévreuse, l’ouragan présidentiel, plus très loin désormais…  Conseils de Prévisions Météo : abritez-vous ! Si vous devez absolument mettre le nez dehors, sortez couvert. En cas de vents contraires, n’hésitez pas à retourner votre veste.

Le 23 mai 2011 à 08:51

Elodie

Recette pour un dîner réussi

Prenez les hommes. Jetez-les en pluie dans de l’eau bouillante au préalablement salée. Attendez quelques minutes. Attendez qu’ils remontent. Attendez qu’ils soient bien gonflés. Attendez qu’ils soient prêts. Attendez ce moment très exact où ils seront tous parfaits. Egouttez-les à l’aide d’un écumoire, disposez-les dans un plat bien approprié : rond, oval, carré. Si nécessaire, épongez le surplus de gras avec une feuille de papier absorbant pliée en trois. Mieux : pressez-les. Retirez quelques organes (la rate notamment, pleine de spleen et de romantisme, risque de gâcher votre plat). Remisez quelques minutes avant de les tasser dans un emporte pièce. Saupoudrez d’ambition, de perfidie et d’opportunisme. Ajoutez selon votre goût un peu d’hypocrisie, mais attention, cette dernière n’est pas appréciée de tous : l’homme étant par nature déjà fortement hypocrite, la saveur peut s’avérée trop forte pour certains. Servez très chaud. Admirez le dégoût de vos convives. Leurs regards médusés. Desservir très vite. Mettre le tout à la poubelle en ayant pris soin au préalable de laisser refroidir (les feux de poubelle sont la cause de nombreux accidents domestiques). Insultez vos invités pour leur manque de goût. Finissez le repas en proposant un miroir au chocolat. Puis, prenez congés d’eux en fuyant votre propre appartement. Recommencez dès le lendemain à leur préparer des choses bien dégueulasses. Il convient d’habituer au plus vite vos amis aux dures réalités de l’existence. Bon appétit ! (in Les Cahiers Gourmands d’Elodie)

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