Enki Bilal : la science-fiction, c'est maintenant #3


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Qu'est-ce que la science-fiction, qu'est-ce que n'est pas la science fiction ? Enki Bilal se lance dans une impro périlleuse : commenter à chaud son parcours au fil d'un montage qu'il avait fait pour la Géode de ses trois longs métrages fantastiques : Bunker Palace Hôtel, Tykho Moon et Immortel ad vitam.

Enregistré le 14 février 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point

En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

A une situation d’urgence, il faut une « trousse de secours », des antidotes au fatalisme et au découragement, une boîte à outil pour stimuler notre capacité de rebond, regonfler le moral de ceux que la crise aura découragé.
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.TV.

 

 

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En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.mercredi 2 mai 2007— flashback La campagne présidentielle fut très tendue. Favoris des sondages en janvier, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se retrouvent au coude à coude en mars. Le mois suivant, le mâle a pris un net avantage. Il a su, adroitement, s’abstenir de mettre en cause ou de dénigrer la féminité de son adversaire : Dati et Pécresse s’en sont chargées pour lui. Dans ses mémoires intitulés Comment je suis passé à côté de l’Histoire, son directeur de campagne, Claude Guéant, raconte : « Afin qu’il ne tombe pas dans le piège, Guaino et moi lui avions conseillé ce truc tout simple : “Dès que vous sentez que vous allez déraper sur une allusion féminine, Nicolas, vous dites : Blum, ou bien : Jaurès”. La ruse a fonctionné parfaitement, jusqu’au débat. » Le soir du 2 mai, les deux candidats s’affrontent pour une unique joute orale. L’enjeu est énorme : Ségolène Royal reste à la traîne dans les sondages. Ses partisans pensent qu’elle joue son va-tout ; la droite pense que tout se jouera sur la crédibilité ; le Parti socialiste pense à 2012. Le débat prend la forme d’un entretien courtois où, par une sorte de pacte de non-agression, les deux candidats se partagent équitablement les bourdes concernant le chiffres du chômage, du déficit, du nucléaire et du taux de croissance. Cette ambiance bon enfant se prolonge jusqu’aux questions concernant l’éducation et la famille — et au geste décisif de Mme Royal. « Je veux dire à toutes les familles ayant rencontré le drame du handicap que je ferai une place à chacun de leurs enfants dans les écoles », explique avec passion M. Sarkozy — quand la candidate, qui l’écoute depuis le début avec un doux sourire, se lève, se penche vers lui et, sans l’interrompre, sans cesser de lui manifester le plus vif intérêt, époussette délicatement les pellicules au plastron de l’homme de droite. Ces images vont faire le tour du monde. Elles sont régulièrement disséquées dans les cours de science politique…    La suite demain...

Le 23 mai 2013 à 13:25

Enki Bilal : on est entré dans un nouveau monde

La science fiction, c'est maintenant

Enki Bilal, en ombre chinoise devant l'écran où viennent de défiler des extraits de sa cinématographie. Il a commenté en direct, raconté d'où ses idées plastiques, ses trouvailles futuristes sont venues, les fulgurances, les enjeux entrevus dans son œuvre bien avant que la marée technologique vienne bousculer nos société déjà anciennes. Et si la dépression contemporaine venait du fait que nous ne savons pas encore voir que nous sommes déjà entrés dans un monde nouveau ? A l'issue de cette performance inédite qu'il n'avait encore jamais tentée, Bilal répond aux questions du public du Rond-Point : faut-il imaginer le pire ? la nature va-t-elle se venger des humains ? les nouveaux arrivants (les jeunes) seront-ils capables de réhumaniser notre monde atomisé par une solitude connectée ? Il parle des anciens totalitarismes qui ont cédé la place à la globalisation, mot rond qui cache un totalitarisme financier féroce auquel ne s'oppose guère que l'islamisme radical - perspective joyeuse. Alors, faut-il être optimiste, pessimiste ? "La réalité d'aujourd'hui est la science-fiction d'hier. Nous-nous sommes habitués avec une arrogance tout à fait humaine aux choses les plus vertigineuses. Sommes-nous conscients du basculement radical dans un siècle où tout est possible, où une nouvelle science-fiction pose ses nouveaux codes ? Pas sûr. La régression guette, jusqu'à nos politiques englués encore dans le siècle passé. Notre relation au futur est toujours immature... Militons pour un peu plus d'imaginaire et déverrouillons tout ça !" Enregistré le 14 février 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 29 janvier 2020 à 14:38

Alain Damasio, Pablo Servigne et leurs invités vous attendent au Théâtre du Rond-Point en... 2120 !

Le 4 février prochain, la grande salle du Rond-Point anticipera le regard rétrospectif que nos descendants porteront sur la crise climatique et de société dont nous commençons la traversée. Une soirée fiction pour fêter l'humanité qui aura eu le courage, souhaitons-le-nous, de passer de l'anthropocène à la gaïacène, une ère où homo sapiens ne se considèrera plus comme un usager de la nature, mais comme un de ses membres. Cette soirée fiction fêtera l’ouverture du festival « Réparer le monde – nos disques sont rayés #4 » (4-15 février).   Nous sommes le 4 février 2120. Paris est-il toujours Paris ? Des bisons broutent-ils la prairie autour du Rond-Point ? Et le théâtre est-il désormais une ferme en permaculture, un atelier low-tech ou un centre d'hébergement pour les migrants climatiques ? Pour apprivoiser l'avenir, jouons ensemble que nous sommes un siècle plus tard, réunis à nous remémorer l'effondrement et son dépassement inattendu : comment nous sommes sortis de la dissonance cognitive qui empêchait la mobilisation générale alors que l'alerte sonnait depuis des décennies ; nos stratégies de (sur)vie ; cette nouvelle façon de s'émanciper par et au-delà des technologies ; les rétromorphoses insoupçonnées du capitalisme ; le renouement au vivant en nous et hors de nous ; l'amitié, le collectif, le temps retrouvé. L'auteur SF Alain Damasio et le collapsologue Pablo Servigne viennent de planètes différentes, mais ils croient l'un comme l'autre aux vertus expérimentales de la fiction. Porteurs tout au long de la soirée de brèves narrations qui nous font toucher le basculement en cours, il en déplient les enjeux avec leurs invités : la journaliste militante pour le climat Jade Lindgaard ; le philosophe et pisteur de la trace animale Baptiste Morizot ; Guillaume Desjardins et Jérémy Bernard, auteurs de la série « L’Effondrement » Les Parasites/Canal+) — et avec le public. Photos : Adrien Barbier / Vanessa Chambard > le programme complet du festival

Le 18 août 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 16

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.vendredi 18 mai 2007 Premier gouvernement. La candidate l’avait promis paritaire et resserré : elle tient parole. La parité est scrupuleusement respectée, avec une seule présidente et un seul ministre, le Premier ministre — tous les autres ministres ayant disparu. Les ministères laissent la place à des secrétariats dont dépendent divers secteurs, sous-secteurs et sous-sous-secteurs, desquels dépendent à leur tour des antennes et des câbles — le tout, sous la tutelle de conseils participatifs qui dépendent, directement, ou bien de la présidente, ou bien du Premier ministre. C’en est donc fini du « trop de ministères » — puisqu’il n’y en a plus. Concernant la composition du nouveau gouvernement, l’ouverture au centre et la diversité partout se généralisent. On pressentait Jean-Marc Ayrault à la tête du gouvernement. L’intéressé, encore sous le choc de l’élection surprise, estime ne pas être prêt. Il est bien au courant, depuis le débat télévisé, de l’existence d’un programme ; mais il avoue ne jamais l’avoir vu ni lu. La présidente se tourne vers Dominique Strauss-Kahn. Ce dernier est un peu déçu qu’elle se tourne, mais son sens des responsabilités prend le dessus et il accepte. Sa prise de fonctions s’accompagnera, toutefois, d’une injonction thérapeutique. Dans un gouvernement strictement paritaire, Dominique Strauss-Kahn devra faire ses preuves : à la première incartade, c’est la porte. Bernard-Henri Lévy s’est vu proposer le portefeuille de la culture, à la condition de ne faire aucun favoritisme et d’écarter tous ses amis de son cabinet. La tâche se révèle impossible : Bernard-Henri trop d’amis. Il se retrouve porte-parole de l’Élysée. C’est donc lui qui annonce, fièrement mais humblement, la composition d’un gouvernement resserré, avec une cravate neuve achetée pour l’occasion par Arielle Dombasle, aux puces de Saint-Ouen, pour ne pas faire « trop ». Ce gouvernement, explique le porte-parole en guise d’introduction, est le meilleur possible, la quintessence d’une réflexion portée à son paroxysme devant l’énorme chantier humain que représente la création d’une société nouvelle, la naissance d’une ère moderne dans le berceau des droits de l’homme… « Et de la femme », ajoute-t-il, prenant une posture qui n’est pas sans rappeler les grands tribuns de l’époque révolutionnaire. Au moment où, changeant de posture, il s’apprête à résumer son discours préalable à la composition de l’équipe gouvernementale, un huissier de l’Élysée tend gentiment le doigt vers sa montre — dans l’espoir d’accélérer le mouvement. Le nouveau gouvernement s’inscrit sous un quadruple mot d’ordre : parité, ouverture, diversité et inconnus. Car c’est l’autre grande surprise de cette composition : elle fait la plus large place à la société civile et aux simples citoyens. Les figures politiques de premier plan s’y comptent sur les doigts d’une main. La présidente a réalisé, enfin, ce renouvellement en profondeur des classes dirigeantes que le Parti socialiste appelait de ses vœux depuis des années…   La suite demain...

Le 6 août 2010 à 10:00

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 4

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.Dimanche 6 mai 200720h03. Panique générale dans les médias : il apparaît que la candidate élue a commencé son allocution, depuis le balcon du Fouquet’s à Melle, trois minutes avant vingt heures. La future présidente est entourée de ses enfants en marinière  — Thomas, Clémence, Julien et la petite Flora — ainsi que des enfants de sa femme de ménage et de son chien Poupouille. Son compagnon, le Premier secrétaire du Parti François Hollande, reste à Paris, où il console les éléphants du parti socialiste  qui prenaient déjà la direction du cimetière. Les télévisions prendront l’intervention en cours.20h04. Le discours du Fouquet’s.   « … mais juste. Ce pouvoir, je l’ai pris pour vous le rendre. Je vous ai entendus. Je continuerai à vous entendre. Je prendrai tout mon temps pour bien vous écouter ; à la fin de mon mandat, nous saurons ce qu’il faut faire. Alors moi, cette parole que vous avez prise, je vous demande de la garder, tout en laissant une place à ceux qui ne l’ont pas prise — mais aussi à tous ceux qui ont pris une parole différente, ainsi qu’à tous ceux qui n’ont pas pris la parole alors qu’elle était différente et enfin, à tous ceux qui ont cru prendre la parole alors qu’ils ne l’ont pas encore prise, qu’elle soit différente ou pas. Désormais tout est possible ! Ensemble, nous allons réfléchir, imaginer, envisager. Je serai la présidente de tous les fromages, et pas seulement du chabichou. Je veux que la France redevienne ce pays des Lumières qui a éclairé le monde. Je veux qu’à nouveau, la France montre la voie ; qu’à nouveau, elle donne l’exemple. Au début de cette aventure, nous n’étions qu’une poignée, et pourtant… Cette poignée de gouttes d’eau finit par former un ruisseau, puis une rivière, puis un océan, puis c’est le stade de l’évaporation — et puis, à nouveau, d’autres poignées de gouttes, d’autres ruisseaux, d’autres rivière, jusqu’à un océan de démocratie : et cela, c’est la démocratitude. Ce pacte d’honneur et de confiance — ce contrat que j’ai passé avec vous, je l’honorerai pendant cinq ans, sans vous faire payer de garantie supplémentaire. Je serai la morale ; je serai l’action ; je serai la morale de l’action. Je serai votre mère, votre sœur, votre présidente, à tous, sans exception : j’en ai la ferme volonté chevillée au corps, à la tête, aux jambes, au cou, aux cuisses, aux bras, aux pieds, à la luette. Cette belle nation que nous chérissons tous, c’est une grande famille, constituée de plein de familles — car tout commence par la famille pour finir par la grande famille — et moi, dans la famille plus juste, je veux la famille plus forte — et que personne ne me dise : pioche. Ensemble, nous allons imaginer une France que je dessinerai de ma main que vous guiderez. Permettez-moi, aussi, une pensée émue pour celle sans qui nous ne serions pas là ce soir : Jeanne d’Arc, morte sur le bûcher, toi qui as brûlé à 20 ans et n’as pas eu le temps d’être mère. Nous sommes tous tes enfants, Jeanne. Nous sommes tous des enfants de pucelle. Alors moi, la petite fille de Lorraine née à Dakar d'un père militaire, qui a grandi dans un village des Vosges, quatrième d'une famille de huit enfants, qui a eu le bonheur de connaître la réussite scolaire, de ne pas brûler et de devenir mère, comment se fait-il que je me trouve là, ce soir, devant vous ? Eh bien, c’est par et pour votre volonté ! Permettez-moi enfin de rendre hommage à mon adversaire, en lui souhaitant un prompt rétablissement. Tout reste à faire, tout reste à construire, tout reste à imaginer, avec vous et pour vous ! Vive la nouvelle République ! Vive la nouvelle France ! » …     La suite demain...

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