Alain Guiavarch & Maël Canonne
Publié le 28/06/2010

L'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l'Histoire ?


-Oui Jacqueline, c'est Bruno à l'appareil. Je t'appelle du QG, je suis avec Marc. 
On attend la journaliste de Ouest-France là... 
L'objet de son article c'est... Les 4 engagements de notre liste pour le 
canton. On est d'accord qu'on met l'accent sur la solidarité et qu'on enchaînera ensuite dans l'ordre 
sur les logements sociaux, la conscience environnementale, et enfin on terminera par le métissage culturel... On est d'accord !? 
– Oui Jacqueline, c'est Bruno à l'appareil. Je t'appelle du QG, je suis avec Marc. On attend la journaliste de Ouest-France là... L'objet de son article c'est... Les 4 engagements de notre liste pour le canton. On est d'accord qu'on met l'accent sur la solidarité et qu'on enchaînera ensuite dans l'ordre sur les logements sociaux, la conscience environnementale, et enfin on terminera par le métissage culturel... On est d'accord !?
Alain Guiavarch & Maël Canonne auraient rencontré Valérie Lemercier en octobre 2008, lors du lancement de leur roman photographique KLAC Artists'Book à la Villette (http://www.klac.fr).
Le problème c'est qu'elle ne s'en souvient plus malheureusement. 
Elle avait pourtant incité Jean-Michel Ribes à les rencontrer mais celui-ci n'a pas été franchement convaincu par ce duo d'imposteurs, sans doute parce que le plus petit avait commandé un lait-fraise au Restaurant du Théâtre du Rond-Point. 

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Le 3 juillet 2015 à 07:42

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Les animaux font-ils de la politique ?

NON. Les animaux ne font pas de politique. Or, comme chacun sait, ceux qui ne font pas de politique votent à droite. Donc, les animaux sont de droite. Ils préfèrent la nature aux maisons de la culture ; ce sont des scouts qui s'ignorent. Avec ça, ils sont très famille-famille et ils n'aiment pas les étrangers : le taureau, par exemple, se montre particulièrement chatouilleux quand on en entre dans son enclos ; il voit rouge, c'est un anti-communiste primaire. Ajoutons à cela que la plupart des animaux ne connaissent que l'agressivité, l'instinct, la force. Chez les crocodiles, cela s'explique facilement : ils n'ont jamais lu une seule ligne du Contrat social de Rousseau. Leur cerveau reptilien reste assez borné, et c'est bien dommage pour ceux qui, tombant dans la rivière et qui ont peut-être lu le Contrat social, découvrent tout à coup que la philosophie n'est d'aucun secours quand un bataillon de sauriens vient de réduire vos jambes au niveau du torse. Mais, me dira-t-on, c'est user là d'un exemple excessif. Et puis, qu'est-ce qui prouve que, parmi les crocodiles, il n'y en a pas un qui a lu Rousseau ? Un crocodile intello. Un saurien de gauche, qui aurait lu Marx et Groucho. Un croco qui dirait à la réunion de cellule : « Camarades, la violence n'appelle que la violence : si vous ne voulez pas finir en sacs à main, refusons la violence de ceux qui nous exploitent juste pour notre peau ! Bref, arrêtons de jouer aux crocodiles. Devenons pandas, dauphins, ours en peluche, Bisounours... » Mais il y a fort à parier que ce croco-là se ferait dévorer par ses congénères bas du front, qui finiront eux aussi en sacs à main, car c'est entendu : les animaux ne font pas de politique !

Le 17 août 2011 à 08:36

Gruto Parkas, l'ironie balte

Carte Postale de Lituanie

Il existe un lieu, au milieu d’un pays ravagé par 50 ans de soviétisme, où vous trouverez une centaine de statues datant de l’ère stalinienne de leaders, tyrans, criminels, officiers de l’Armée Rouge et autres partisans antipathiques. Tous ces Lénine, Staline, Dzerzhinsky déboulonnés après l’indépendance de 1991 ont été récupérés un à un par un certain Viliumas Malinauskas. Ce PDG d’une usine de conserves de champignons a voulu recréer l’atmosphère pesante, propagandiste et terrifiante de la pensée unique qui a opprimée la Lituanie pendant plus d’un demi-siècle. Sous couvert du devoir de mémoire, ce parc d’attractions (c’est ainsi qu’il est présenté) vous propose ainsi de pénétrer un camp sibérien reconstitué au milieu des pins et des marais, entouré de miradors et d’haut-parleurs hurlants chants patriotiques et hymnes staliniens. L’ambiance est donnée tout de go via la visite d’un wagon qui vous (dé)portera au prochain Goulag, puis par un parcours pédestre égrenant les statues des tortionnaires les plus belliqueux de la Terreur Rouge autour desquelles les familles se pressent de se faire photographier (sic) et où l’on oscille doucement entre ironie et indignation. Comble de l’effroi vous découvrirez une boutique de souvenirs aux effigies des tyrans croisés plus tôt, mais aussi un restaurant dont les serveuses vêtues d’un foulard rouge vous accueillent et vous proposent de revivre la cuisine frugale de l’ère soviétique (comprenez 2 sardines et 3 rondelles d’oignons) en lisant un journal russe arborant le portrait du petit père des peuples. Quand on apprend que la Lituanie a vu la déportation d’un tiers de sa population et la mort de 250.000 personnes, ce parc d’attractions, qui semble frôler parfois une nostalgie fétide plutôt que la dénonciation d’une idéologie, laisse un gout amer, une nausée qui vous tenaille longtemps encore après avoir quitté les barbelés du Gruto Parkas sous le regard inquisiteur d’un Josef Stalin en bronze de 3 mètres de hauteur.

Le 2 novembre 2010 à 16:51

"Vous m'emm... mènerez pas sur ce terrain"

Jean-Louis Borloo, Canal +, dimanche 1 er novembre 2010.

En fait de terrain, c’était du verglacé. Poussé dans ses derniers retranchements sur les vacheries proférées à son égard par le premier ministre en place, le ministre de l’Ecologie a failli verser dans le fossé. A la 36e minute de l’émission "Canal + dimanche", son quart de seconde d’hésitation entre la première et la deuxième syllabe du verbe emmener, lui aurait valu plus qu’un quart d’heure de célébrité s’il avait poursuivi sur ce qu’il avait manifestement en tête (et en bouche) à l’intention de la journaliste  : "Vous m’emmerdez avec vos questions." Des psycho-linguistes avanceront que le choc des syllabes et le poids des impensés sont facteurs de grands vertiges intérieurs. On l’avait déjà observé avec "inflation" et "fellation" (R. Dati) ou encore "ministre" et "premier ministre" (L. Chatel). Mais cela n’explique pas tout. Quand Hervé Morin déclare sur Beur-FM que « c’est difficile d’expliquer à des cons… à des.. hommes et des femmes… » la guerre en Afghanistan, c’est le sur-moi du ministre de la Défense qui a déserté. Jean-Louis Borloo, qui avait perdu des points en se conduisant en planqué durant la guerre du carburant, a donc failli voir sombrer dans le ridicule son ambition primo-ministérielle. Mais il aurait été dommage d’être prématurément privé d’un homme public dont le « calme » affiché est aussi trompeur. Ça bout du dessous chez Borloo, et cela devrait fuser, pour notre grand ravissement, s’il est encore plus sous pression à Matignon.

Le 14 septembre 2011 à 14:57

"Tant qu'il y aura des « énervés » le rire est toujours à venir"

Entretien avec Jean-Michel Helvig

Avec près de 60 billets publiés, l'éditorialiste et écrivain Jean-Michel Helvig est un des piliers de l'équipe de ventscontraires.net. Rencontre avec ce gourmand amateur des dérapages pas toujours contrôlés de la classe politique. Comment êtes-vous tombé dans le journalisme ?Par élimination. Non pas des concurents, mais d’autres itinéraires professionnels où aucun ne m’offrait la certitude que le travail du jour ne serait pas le même que celui de la veille – on appelle ça aussi l’actualité -  ni ce privilège immense que d’être payé à lire les journaux pour les remplir ensuite.Les moments forts ? Les moments durs ?On se renforce avec les premiers, on s’endurcit avec les seconds.Vous éludez la question…Comment avez-vous deviné que je suis tombé très tôt dans le journalisme politique ?Pour ventscontraires.net, vous vous penchez régulièrement sur les « petites phrases » des politiques.Au risque du vertige parfois, je vous l’avoue. Plus exactement, ce sont plutôt leurs grosses bêtises qui sont mon fonds de commerce à l’enseigne de ce sympathique site. La ressource est inépuisable pour peu qu’on opère un tri sélectif. Les petites phrases sont préparées sciemment en amont, les grosses bêtises sont lâchées imprudemment en aval. Le propre de la bêtise est d’échapper à son auteur, aussi ne court-on pas le risque d’être manipulé en s’en saisissant. C’est jubilatoire à sonder tant il y a à dire, médire et contredire face à la boursouflure des mots, aux dérapages de sens ou aux fuites d’inconscient. Là-dessus, vous étalez une fine couche de références savantes, saupoudrez d’une pincée de mauvaise foi, mixez en 1500 signes (espaces compris), enfin confiez l’objet au web-iconographe, et voilà le lecteur internaute servi jusqu’à ce que de nouveaux arrivages repoussent peu à peu votre « bêtisier » vers le bas de l’écran. Vertigineux, vous disais-je.Ces "petites phrases" indiquent-elles, selon vous, une évolution significative du langage et de la vie politiques ?Non pas vraiment. Ce sont les moyens de communication qui ont évolué. Tout est soumis désormais à l’instantanéité et la simultanéité de la diffusion. Vous imaginez les dégâts si Youtube avait existé du temps du président Mac Mahon s’extasiant devant une crue de la Garonne : « Que d’eau, que d’eau ! ». Mais il est vrai que la rapidité de la diffusion se paie d’un raccourcissement de l’expression si l’on veut être vu ou entendu. Foin des propositions trop subordonnées, des conjugaisons trop raffinées ou du vocabulaire trop léché, si t’es pas compris en 30 secondes, tu gicles coco. Ou tu changes de métier.Cet appauvrissement coïncide-t-il, selon vous, à un appauvrissement de la pensée ?C’est l’œuf et la poule. Les grandes idéologies passent de toute façon mal sur twitter. Mais si l’on s’inscrit plus facilement sur un réseau social qu’on n’adhère à un réseau politique, il doit bien y avoir quelques raisons.Politique et humour peuvent-ils faire bon ménage ?Un ménage à trois pour peu que le journalisme s’immisce, en n’analysant plus seulement le texte et le contexte, mais en explorant le sous-texte.Quel serait votre palmarès personnel ?Tant qu’il y aura des « énervés » le rire est toujours à venir.

Le 21 mai 2010 à 16:00

Ce mortel ennui

Savez-vous ce que disait Cioran : « Mais que faisait donc Socrate le dimanche après-midi ? »

Et si ce grand essayiste sous-entend par là que Socrate s’emmerdait le dimanche, cela mérite sans doute réflexion. Autant il n’y a pas lieu de craindre le dimanche matin avec ses odeurs de pain grillé, ses marchés, ses messes, ses journaux, son attente chez le pâtissier, autant il y a lieu de redouter la crise existentielle post rosbif-purée dominical et les chamailleries familiales qui l’accompagnent. On a l’impression de se lever de table avec la tête du condamné à mort après son dernier repas. On parcourt distraitement la pile de journaux ; on se surprend même à regarder les annonces matrimoniales et la rubrique astrologique. Certains tenteront de faire la queue pour aller voir un film soporifique ; d’autres traîneront leur ennui dans des parcs fréquentés par des chiens promenant leurs propriétaires où de jeunes pères divorcés s’initient au plaisir du bac à sable. Pour d’autres le problème sera de tenir jusqu’au soir pendant ces heures qui n’ont pas le même nombre de minutes que celles de la semaine. Reste la lecture ; Stendhal ? Au hasard vous lisez « Je ne puis pas encore m’expliquer aujourd’hui, à cinquante-deux ans, la disposition au malheur que me donne le dimanche… », Paul Morand ?  « Le dimanche on échange les ennuis de la semaine contre l’Ennui… ». Décidément, vous vous dites que Jacques Brel n’avait pas tort « Il n’y a pas que les taureaux qui s’ennuient le dimanche »…

Le 9 novembre 2011 à 07:47

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Econotrucs #3

Si nos économies ont aujourd’hui le couteau sous la gorge et menacent de s’effondrer sous des monceaux de dettes, c’est parce que nous l’avons bien voulu : à l'heure où nous cherchons des solutions à la crise actuelle, il est bon de se rappeler que c’est presque toujours en tentant de résoudre la dernière crise que nous préparons les conditions de la prochaine. Cette finance « folle » que l’on dénonce aujourd’hui est le fruit de décisions politiques engagées par des gens rationnels qui pensaient œuvrer pour le bien public. C’est peut-être ça le plus effrayant.   A la fin des années soixante-dix, le modèle né au sortir de la seconde guerre mondiale était devenu inadapté : après deux chocs pétroliers, des crises monétaires à répétitions, les pays occidentaux connaissent des périodes d’hyper-inflation, une baisse de la croissance, une hausse du chômage : le système de Bretton Woods s’effondre. C’est la fin des trente glorieuses et des modèles d’inspiration keynesienne. Pour sortir de cette impasse, les administrations Reagan puis Thatcher décident de « libérer l’économie » autrement dit de la libéraliser : la finance va jouer un grand rôle. C’est la rémunération de l’épargne et des dépôts qui est libéralisée aux États-Unis. C’est le big bang financier de la place de Londres : les investisseurs étrangers se ruent sur la capitale anglaise, qui rattrape en quelques années sa rivale New-York. Les puissances pétrolières enrichies par les chocs pétroliers ont quantité de pétrodollars à placer, et les marchés financiers vont remplir ce rôle.   Ces choix ne sont pas seulement idéologiques : en France, les socialistes suivent rapidement le mouvement . Les entreprises qui peinaient à trouver des financements (même lorsqu’elles étaient privées, elles étaient très largement dépendantes des financements et des banques publiques) et les marchés financiers internationaux vont leur offrir de nouvelles capacités d’investissement, d’innovation et donc de croissance. Le Matif (marché à terme des instruments financiers) est, par exemple, créé à Paris en février 1986. La démographie amplifie le mouvement  : les futurs retraités confient leur épargne à des investisseurs de long terme, le capitalisme devient essentiellement actionnarial.   Dans les années 90, les produits dérivés se développent, de nouveaux marchés apparaissent, la finance s’internationalise. Les petites institutions financières privées se multiplient (Cf econotrucs #1). La sphère financière explose. Pour suivre ce mouvement et soutenir un système bancaire en difficulté, les États-Unis ont progressivement démantelé toutes les réglementations inventées au sortir de la crise de 1929, jusqu’à supprimer en 1999 le fameux Glass Steagall act qui séparait les différentes activités bancaires et qui n'était déjà plus que l'ombre de lui-même. C’est cette finance qui permettait - entre autres - aux États-Unis de retrouver une croissance grâce aux investissements dans ce qu’on appelait la « nouvelle économie ». L’explosion de la bulle de l’internet était rapidement rangée au rang de « crise de jeunesse », et de nouvelles formes de financement apparaissaient avec l’explosion de la titrisation, opération quasi magique qui permettait à la fois à David Bowie de toucher de l’argent sur de futurs droits d’auteur, et à de modestes familles américaines de devenir propriétaires de leur logement.   L’endettement des pays occidentaux grimpait, mais des épargnants chinois étaient prêts à acheter cette dette. La moitié du monde semblait vouloir investir dans l’autre moitié, et on se mettait à parler d’un “Bretton Woods 2” , un nouvel équilibre mondial.   Cette explosion financière aurait du faire l’objet d’une surveillance accrue des marchés et des institutions financières. C’est exactement le contraire qui s’est produit. La finance était une industrie innovante, et on pouvait raisonnablement affirmer qu’à vouloir trop corseter une innovation, on risquait de la tuer dans l’œuf.   En réalité rien n’était bien nouveau dans toutes ces innovations financières, et contrairement à ce qu’on bien voulu nous faire croire nos dirigeants politiques obligés de jouer aujourd’hui les pompiers avec l’argent public, la crise ne nous a pas pris "par surprise" . Si personne n’avait prévu exactement son déroulement, ses enchaînements, et son ampleur, les signaux d’alertes étaient innombrables, les risques que cette finance hypertrophiée faisait courir à nos économies étaient largement connus, et avaient été expliqués par de nombreux économistes. Et comme je sais que vous ne me croyez pas, je reviendrai bientôt là-dessus.

Le 14 octobre 2011 à 08:44

On s'en fout!

Quoi de plus banal que de faire un enfant! C'est à la portée de n'importe quel homo sapiens... On met le papa dans la maman, on s'active... Quelques  acrobaties pour pimenter son ennui, on râle, on crie... Puis on fume une cigarette pour vraiment se décontracter et on s'endort. Alors le résultat de l'union physique entre ce mâle et cette femelle devrait être le cadet de nos soucis. Mais les médias supputent, parlent et écrivent pour ne rien dire, toujours. A la clinique de la Muette, c'est l'effervescence depuis une semaine. Dehors surtout. Les rues adjacentes sont fermées aux voitures et aux passants,  des journalistes armés d'appareils photos et de caméras font le pied de grue pour saisir du vide, de l'inintéressant, du rien. Quel beau métier que d'informer les gens d'inutile et de futile! Surtout en cette période difficile. Ça ne fait même pas rêver...ou alors, la misère s'est définitivement immiscée partout! Et puis que de minauderies insupportables dans le soi-disant non communication de l'évènement. Parce-que "c'est du domaine du privé et de l'intime!" Qu'est-ce qui ne faut pas entendre ! Mais qui peut gober de telles conneries ! Une stratégie qui se cache très mal sous le manteau de la véritable stratégie...allons circulons, il n'y a rien à voir! Ce qui pourrait être intéressant, c'est si le bébé ne voulait pas sortir. Une invitation à la lecture du livre "le divin enfant" de Pascal Bruckner. Drôle, terrifiant, pas politiquement correct, cruel...un régal quoi!

Le 23 septembre 2010 à 09:50

"Il faut juste être malade mental pour jouer la défaite de son camp"

Jean-François Copé, RTL, mercredi 22 septembre 2010

Déjà que les hôpitaux psychiatriques sont bondés, la situation empirerait si l’on suivait le diagnostic du président du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Eriger la duplicité politique au rang de pathologie mentale, c’est la charité qui se moque de l’hôpital. Charitable, ce Copé qui pense à la présidentielle le matin en se rasant, à midi en se curant les dents et le soir en se les brossant ? Selon lui les traîtres seraient des irresponsables. Certes. Mais l’irresponsabilité dans l’action criminelle permet d’échapper au procès populaire. Une aubaine alors pour les Chiraquiens qui, après avoir plombé Chaban en 1974 ont joué Mitterrand contre Giscard en 1981, les Communistes faisant l’inverse, les Mitterrandiens plantant Rocard aux européennes en 1994 au bénéfice de Tapie, les plus nostalgiques récidivant en 2007 pour le « jaurésiste » Sarkozy contre  l’« évangéliste » Royal, quand des Rocardo-strausskahniens faisaient un détour par Bayrou pour contourner Ségolène. Sans parler de récurrences comme le vote révolutionnaire à droite de l’extrême-gauche et le vote nationaliste à gauche de l’extrême-droite. Aujourd’hui, à droite, qui fantasme sur une défaite de Sarkozy en 2012 ? Le sieur Copé n’est pas exempt de pulsions en ce sens, lui qui visant ouvertement 2017 préfèrerait sans doute que le sarkozysme soit discrédité pour mieux apparaître comme le recours au coup suivant.  Qui a crié : « Au fou  » ?

Le 20 février 2015 à 12:10
Le 22 janvier 2013 à 09:21

Neige : L'unité nationale se fissure de plus en plus

France – Premières fissures dans l’entente cordiale autour du chef de l’État face aux chutes de neige qu’affronte la France depuis quelques jours . Alors que les forces de l’État sont à l’œuvre sur tout le territoire, certains se demandent si cette opération est réellement pertinente, tant dans l’opposition que dans la majorité. Reportage. Des voix discordantes, une opération critiquée Est-ce la fin de l’état de grâce autour de François Hollande ? Si dans un premier temps, l’opposition s’était jointe dans le support total du chef de l’État face aux intempéries, le ton a désormais changé. Les voix discordantes se font entendre et l’opération est sévèrement critiquée à droite. Hier soir sont apparues les premières critiques. Valérie Pécresse a ouvert les hostilités la première : « Oui la neige c’est sympa, on peut faire des glissades mais il ne faut pas que cela dure ». Même son de cloche chez Jean-François Copé qui critique une opération qui pourrait s’éterniser. « Je trouve que nous sommes un peu seuls dans cette affaire, nous n’avons aucun support européen. Tout cela sent un enlisement à long terme ». Dans un premier temps, la totalité de l’opposition s’était rangée du côté du chef de l’État. « Dans le cadre de l’intérêt national, nous supportons totalement le choix de François Hollande dans cette opération » affirmait Jean-François Copé. Mais depuis une semaine, les observateurs notent que les chutes de neige continuent et pourraient même s’éterniser une semaine de plus. Pour les experts, cette situation peut perdurer plusieurs mois, jusqu’au printemps. « Nous combattons un ennemi que nous ne comprenons pas, il faut que nous parlions. Sans dialogue, on ne peut rien faire » a tonné de son côté Jean-Luc Mélenchon. La majorité, elle, soutient sans réserve les choix de l’exécutif. « Le Président n’a pas à se justifier, cette opération était inévitable. Si nous n’avions rien fait, le sud de la France aurait été sous la neige. Nous n’avons fait que réagir dans le cadre d’une légitime défense.» a affirmé quant à elle Najat Vallaud Belkacem, porte-parole du gouvernement. Désormais les regards se tournent vers l’opinion publique. La Nation sera-t-elle soudée autour de François Hollande ? Les analystes se perdent en conjectures. Et certains ténors de la majorité s’inquiètent des conséquences sur leur électorat: « Nous ne pouvons pas prévoir ce qui va suivre. Certains aiment bien la neige, d’autres pas, c’est un sujet où les opinions sont très très tranchées.» Les journaux ont déjà commencé à faire leur choix. Ainsi 20 minutes fait sa une aujourd’hui sur un surfer descendant les pentes enneigées du Sacré Coeur. Une photo d’une rare violence mais qu’assume le rédacteur en chef. « Il faut que les Français sachent, il ne faut pas que cela soit un sujet tabou, regardons un peu les choses en face.» Le Gorafi

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