Alain Guiavarch & Maël Canonne
Publié le 28/06/2010

L'action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l'Histoire ?


-Oui Jacqueline, c'est Bruno à l'appareil. Je t'appelle du QG, je suis avec Marc. 
On attend la journaliste de Ouest-France là... 
L'objet de son article c'est... Les 4 engagements de notre liste pour le 
canton. On est d'accord qu'on met l'accent sur la solidarité et qu'on enchaînera ensuite dans l'ordre 
sur les logements sociaux, la conscience environnementale, et enfin on terminera par le métissage culturel... On est d'accord !? 
– Oui Jacqueline, c'est Bruno à l'appareil. Je t'appelle du QG, je suis avec Marc. On attend la journaliste de Ouest-France là... L'objet de son article c'est... Les 4 engagements de notre liste pour le canton. On est d'accord qu'on met l'accent sur la solidarité et qu'on enchaînera ensuite dans l'ordre sur les logements sociaux, la conscience environnementale, et enfin on terminera par le métissage culturel... On est d'accord !?
Alain Guiavarch & Maël Canonne auraient rencontré Valérie Lemercier en octobre 2008, lors du lancement de leur roman photographique KLAC Artists'Book à la Villette (http://www.klac.fr).
Le problème c'est qu'elle ne s'en souvient plus malheureusement. 
Elle avait pourtant incité Jean-Michel Ribes à les rencontrer mais celui-ci n'a pas été franchement convaincu par ce duo d'imposteurs, sans doute parce que le plus petit avait commandé un lait-fraise au Restaurant du Théâtre du Rond-Point. 

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Le 25 août 2010 à 08:17

Le parti du Chien à deux queues (Magyar Kétfarkú Kutya Párt)

Carte postale de Budapest

"Il est si mignon, il ne va pas te voler !"Voteriez-vous pour le nouveau parti dont les affiches ont envahi Budapest cet été ? Ce toutou à cravate qui rassemble bien visiblement sa duplicité dans une jolie double queue, promet la vie éternelle, le droit de vote aux animaux, la bière gratuite, l'abrogation des impôts, l'ouverture de relations diplomatiques avec les extraterrestres, l'entrée des virus au Parlement (sous un espace vitré pour éviter la contagion), une réforme de la météo avec neige en hiver sauf sur les routes nationales, le Rallye de Monte Carlo en Hongrie... "Le MKKP est fondamentalement différents des autres partis au sens où nos promesses ne sont clairement que des promesses. C'est un programme rationnel et urgent  pour faire décoller le pays. C'est la seule option raisonnable.", précise le programme du Chien à deux queues hongrois. Après les Turcs, les Habsbourg, une dictature fasciste qui fait alliance avec les Nazis et enfin l'occupation soviétique, les Hongrois n'expérimentent vraiment la démocratie que depuis la chute du mur. En donnant des gros coups de volant à chaque élection. Des virages de plus en plus rageurs, au vu des tombereaux de promesses non tenues par les partis qui se sont succédés au pouvoir. Cette année, le pays a fait un tête à queue à droite : les électeurs viennent de confier tous les leviers à Viktor Orban, un libéral nationaliste très sarkozyste dans sa manière de monopoliser le pouvoir. Son opposition de centre gauche s'est volatilisée au profit d'un nouveau parti populiste d'extrême droite ouvertement antisémite et bouffeur de Roms, le Jobbic ("Y'a bon à droite"). A ceux qui ne savent plus à quel bulletin se vouer, le parti du Chien à deux queues veut apporter un peu d'air frais en présentant ses candidats à la mairie de Budapest et de Szeged aux très prochaines élections municipales. Ils sont sans doute encouragés par la victoire du comique islandais Jon Gnarr à la mairie de Reykjavik en juin dernier. Après le crash qui a rendu visible à tous les Islandais la collusion entre finance et politique, son "Meilleur Parti" s'est imposé en proclamant : "Un seul Père Noël pour faire des économies, un ours polaire pour le zoo de Reykjavik, Disneyland à l’aéroport, un Parlement sans drogues d’ici 2020".Des promesses dont pourrait s'inspirer Eva Joly avec son projet de "déprofessionnalisation de la politique"...

Le 13 février 2011 à 08:43

"La France c'est un immense paquebot dans un monde qui est devenu un village"

Nicolas Sarkozy, «Paroles de Français », TF1, jeudi 10 février 2010

Le jour où les paquebots traverseront les villages, les hélicos se poseront sur le toit de l’Eglise. Le préposé aux « éléments de langage » avait dû fumer la moquette de l’Elysée, avant l’émission du Président. Ou bien saturé son i-pod de Michel Sardou pleurant le destin du « France », devenu trop grand dans un monde trop petit. Sauf que c’est l’inverse aujourd’hui. La France fait figure de coquille de noix sur l’océan de la mondialisation. En fait, le message subliminal était peut-être  que si le paquebot tricolore flotte encore c’est grâce à son « immense » capitaine, dont chacun devrait savoir qu’il va bientôt accueillir les nains de jardin du G20. L’arrière-pensée électorale était en tout cas audible aux oreilles les moins exercées. Elu en 2007 sur le thème vous allez voir ce que vous allez voir, persistant jusqu’à l’année dernière dans le registre ça va marcher puisque je vous le dis, le président à la barre et qui entend bien le rester, avertit que ça prendra plus de temps que prévu. Bref, qu’un second quinquennat ne sera pas de trop pour arriver à bon port. Car il est connu que la force d’inertie des grands bâtiments qui vont sur l’eau rend les changements de cap assez longs à opérer. Pour un changement d’équipage, il faudra quand même attendre la prochaine escale. Elle est programmée en 2012. Prévoir des gilets de sauvetage, si jamais la relève n’était pas au rendez-vous.

Le 30 septembre 2012 à 08:45
Le 1 juin 2010 à 16:14

« Quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c'est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité ».

Martine Aubry, Convention nationale du PS, samedi 29 Mai 2010

Quand la première secrétaire lâche une blague de ce genre elle fait un tabac chez tous les sarkophobes, et ça fait plus de monde qu’il n’en faut pour gagner une primaire présidentielle. Dans le sérail socialiste, il est connu et répété que ce bon mot lui a été soufflé par un spécialiste maison, Guillaume Bachelay, qui est un peu à gauche ce qu'André Santini est à droite.Une aide précieuse, car lorsque Martine Aubry est livrée à sa seule inspiration le trait s’épaissit. En 2006, elle commenta la candidature à la candidature de Ségolène Royal en ces termes : « Il faut proposer un autre modèle aux Français. Donc le problème n’est pas de leur plaire, pas de savoir si on a les bonnes mensurations ».Il est vrai qu’au jeu des « autant demander à », le risque de dérapage est à la mesure du désir de nuire. C’est ainsi que Jean-Marie Le Pen commit en 2007 cet aphorisme d’un goût exquis : « Confier à Jacques Chirac des responsabilités en matière écologique reviendrait à confier la protection de l’enfance à Dutroux ». Dans un registre plus convenable, mais peut-être plus convenu, il faut retenir un éditorial non signé de Lutte ouvrière : « Sarkozy prétend moraliser le capitalisme : autant demander du lait à un bouc » (Août 2007).Ce filon rhétorique du comparatif assassin devrait, grâce à Martine Aubry, s’enrichir de nouvelles perles dans un avenir proche.

Le 9 janvier 2015 à 10:24
Le 7 avril 2012 à 08:13

La vie sous les tropiques

Carte postale du Mexique

Quand on voyage, on apprécie l’exotisme, et puis, après quelques mois passés sous les tropiques, il y a des choses qui nous agacent ; la nonchalance des commerçants qui préfèrent dire qu’ils sont en rupture de stock plutôt que d’aller vérifier dans l’entrepôt, la corruption endémique à laquelle participent les policiers en faction qui rackettent les automobilistes, l’anarchie qui règne sur les routes où personne ne respecte la moindre règle, tous ces petits détails qui pourrissent la vie. Et puis, après quelques mois, ou même quelques années sur place, on sait d’où viennent tous ces problèmes. Les employés sont systématiquement licenciés tous les six mois, comme ça leurs patrons ne leur versent aucune indemnité. Les policiers ne sont pas payés, et doivent s’acheter leurs uniformes. Quant au permis de conduire, ce n’est qu’une formalité administrative qui coûte environ vingt euros, moins si on a envie de marchander. Alors, quand je suis énervé, je repense à ce pays dont je viens et dans lequel il faut passer par les grandes écoles pour faire carrière, où il est impossible de louer un appartement si l’on ne gagne pas trois fois de quoi payer le loyer, et où les politiciens peuvent se faire prendre  la main dans le pot de confiture et continuer à s’indigner qu’on ne respecte pas leur présomption d’innocence. Et je me dis que je ne suis pas si mal que ça sous les tropiques.

Le 11 septembre 2010 à 09:47
Le 1 avril 2010
Le 20 juin 2010 à 10:30

Quand un "ceinture noire" voit rouge, on rit jaune

Signe (de la dégradation) des temps

J'ai mal à mes médias. Le boss de Radio France a été mis en examen à la suite d'une plainte de David Douillet, judoka converti en politique, au sens de l'humour visiblement assez limité. Peut-être à cause de la fréquentation de Mme Chirac, mais passons car là n'est pas la question. David Douillet reproche à une journaliste de France Inter d'avoir diffusé dans son journal un bout d'interview (enregistrée) de l'eurodéputée Eva Joly, des propos tenus en 2009, qui insinuaient que le député des Yvelines était l'heureux détenteur d'un compte bancaire dans un paradis fiscal. Soit. Admettons que ce soit faux, admettons qu'Eva Joly ait eu la langue trop bien pendue, admettons que David Douillet l'attaque en justice pour diffamation (ce qu'il a fait), ça le regarde, s'il estime que son honneur d'homme politique doit être lavé. Là non plus n'est pas la question. Là où l'affaire devient proprement scandaleuse, c'est quand le média qui a diffusé l'interview est lui-même attaqué. C'est une nouvelle limite qui est franchie. Quelle place reste-t-il aux journalistes? Va-t-il falloir nettoyer les interviews avant leur diffusion? N'entendrons-nous dans nos radios, ne lirons-nous plus dans nos journaux que des infos qui ne blessent personne? Au moment où l'on célèbre Paris-Londres, on se dit que cette nouvelle n'est pas une si mauvaise nouvelle car l'avenir, finalement, n'est pas si noir pour les journalistes : progressivement, ils vont avoir l'opportunité de se placer dans la frange des résistants. Les carottes sont cuites.

Le 27 mai 2011 à 09:30

Je ride me voir si belle en ce miroir

Pubologie pour tous

Quand on fait de la publicité pour les cosmétiques on se retrouve souvent devant un dilemme. Car voilà, on raconte aux gens que tout vieux et moches et gros qu’ils sont, affalés devant leur télé avec une bière et un cheeseburger réchauffé au micro-ondes, on va les rendre jeunes et beaux et minces et aussi bronzés en prime.   Le dilemme n’est pas que tout cela est impossible, ça c’est une donnée négligeable. Le problème est que pour vendre de la beauté, on ne peut pas montrer des modèles moches. Voire même un peu imparfaits.   Dans les écoles de com, on ressasse l’exemple de cette marque qui a brillamment montré des gros, des vieux, des différents pour vendre des crèmes, a été encensée par la critique et… a vu ses ventes se crasher en beauté. Donc voilà, c’est pourtant simple, les gens aiment qu’on leur parle à eux tels qu’ils sont, mais en leur montrant des eux tels qu’ils ne seront jamais.   C’est pour ça qu’on montre toujours des trentenaires pimpants avec de faux cheveux blancs dans les pubs sur les colorations capillaires couvrantes. C’est pour ça que les jeunes acnéiques n’ont pas d’acné. C’est pour ça qu’on en arrive, dans une affiche pour un anti-rides, à montrer une femme tellement lisse et retouchée qu’elle semble avoir volé sa peau à un enfant, mais qui se trouve trop de rides alors elle s’étire pathétiquement les bords du visage. Mais heureusement pour elle, il y a un super antirides qui marche tellement bien qu’avant même de l’utiliser on n’a déjà plus de rides.   Ce n’est pas prendre les gens pour des cons. C’est essayer de les comprendre au mieux. Nuance.

Le 5 mai 2011 à 09:20

Ceci n'est pas une Porsche

En tombant sur la photo qui fait trembler les murs de Solférino actuellement, c'est l'image subliminale du parapluie de Kadhafi qui m'est immédiatement revenue en tête, avec la conscience toutefois que les deux n'ont rien à voir. Encore que...          Alors que quelques inconditionnels du sondage s'émoustillent de la date fatidique à laquelle le Messie fera son apparition dans le cercle des primaires disparues, un signe qu'on n'attendait plus surgit d'une manière quelque peu désobligeante pour le prétendant partisan apparemment des envolées mystérieuses. La Porsche de DSK fait jaser, parce qu'elle ramène à quelque chose qu'on connaît bien et qui rappelle quelqu'un. La Porsche de DSK serait-elle le petit Fouquet's de Sarkozy qui s'annonce trop tôt ? C'est en tout cas à deux pas de ce lieu désormais emblème du sarkozysme que la photo a été prise. Nous sommes ici bien loin de la radieuse DS des Trente Glorieuses plébiscitée par le Général de Gaulle et dont Roland Barthes disait: "Jusqu'à présent, la voiture superlative tenait plutôt du bestiaire de la puissance ; elle devient ici à la fois plus spirituelle et plus objective… la voici plus ménagère, mieux accordée à cette sublimation de l'ustensilité que l'on retrouve dans nos arts ménagers contemporains…".Et nous, on la sent bien loin, cette gauche Porsche, bien loin de nous et de nos petits "arts ménagers" du quotidien... Alors à quand une gauche Deuch' ?---Sur le même sujet, lire aussi la chronique d'Eole Contrario, SuPorscherie.

Le 20 mai 2011 à 09:00

Bande de valeurs

Pubologie pour tous

Ce n’est pas facile d’être une banque de nos jours. Dans la grande cour de récré des entreprises, les banques sont un peu le gosse de riches que tout le monde déteste. Celui qui a des shorts en velours et des chemises à carreaux, que sa maman amène à l’école dans une berline avec chauffeur, qui a toujours un super goûter mais qui ne partage avec vous que si vous faites semblant d’être son ami. Mettez-vous un peu à la place des banques. Elles sont malheureuses, parce que personne ne les aime. Ca vous ferait quoi, à vous ? Alors les banques ont trouvé la solution : communiquer sur des valeurs. Ne riez pas. Pensez plutôt à l’énorme travail de recherche que cela doit représenter, pour une banque, de se trouver des valeurs. Equité ? Vu le montant des agios sur découvert, ça ne va pas trop passer. Sécurité ?  Non. Respect ? Non non non. Sincérité ? MOUHAHAHAHAHA. Ils ont bien dû se bidonner, à l’agence. Surtout quand ils ont écrit le communiqué, dont je ne peux m’empêcher de vous livrer un extrait : « Pour illustrer la transparence de ses offres et la simplicité de la relation avec ses clients, la nouvelle campagne a fait le choix d’un style épuré, laissant place à l’émotion et à l’essentiel : le message. » Dans la pub des fois, quand on a mauvais esprit, on dit que lorsqu’on communique sur des valeurs, c’est qu’on n’a rien à dire. C’est faux. C’est ça, la magie de la publicité. Une photo en noir et blanc sur fond blanc, c’est la transparence des offres. Le ventilateur dans les cheveux, c’est l’émotion. Le sourire béat c’est la relation client. Et un texte bidon, c’est un message. CQFD.

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