Clément Bouton
Publié le 27/11/2013

Les modes d'emploi de Clément #1


Je m'appelle Clément Bouton depuis le 15 avril 1986.

Plus jeune, je pensais que plus grand je m'appelerais Jean-Pierre, Robert, ou Alain en grandissant parce que Clément ça faisait pas assez sérieux, ça faisait gosse quoi. Je voyais mal "Clément" sur une fiche d'impôts si vous voulez...

Pour le moment mon prénom n'a pas changé. J'attends 30 piges, on verra bien.

Quand j'étais petit aussi je voulais être artiste, mais la conseillère d'orientation a pas voulu. Elle a dit que ça faisait crado, que ça payait pas ou trop et que toutes façons la fillière était bouchée. Donc bon...

Aujourd'hui je vais soit à l'école, soit au travail. Ça dépend des années. Et le soir je fais des trucs comme ça :

Des albums de musique

Des modes d'emplois

Pis d'autres trucs mais je dis pas.

 

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Si le dessin d’humour était une arme, elle serait pour Michel Kichka, 56 ans, « une fusée éclairante lancée la nuit pour mieux voir», « un missile à longue portée », « une arme de distraction massive ». En couverture de son album Dessins désarmants, il s’est croqué, visage rond, yeux cerclés de lunettes, à sa table de travail : « la liberté d’expression, c’est faire couler de l’encre, pas faire couler du sang ! » Ce dessinateur israélien polyglotte –il est né et a vécu en Belgique jusqu’à l’âge de 20 ans-, nourri au magazine Spirou est « tombé dedans quand il était petit ». Sa vocation s’est déclarée à l’âge de six ans. « J’ai su très tôt que je dessinerai quand je serai grand. Je n’ai plus qu’à l’être, grand. » Descendant de juifs polonais, fils d’un rescapé de Büchenwald, Michel Kichka adjoint au d’aquarelliste celui du calembour, marie ses traits noirs rehaussés de touches de couleur à la formule qui fait mouche. Dans un Proche Orient aux tensions exacerbées, faire entendre la voix de la paix et de la réconciliation relève de la gageure pour cet homme de gauche, partisan d’un compromis territorial avec la Palestine et hostile aux implantations. Depuis vingt-huit ans, Michel Kichka enseigne l’illustration, la bande dessinée et le dessin de presse à la prestigieuse Académie des arts Bezalé. Parmi ses anciens élèves, figure le directeur artistique de Valse avec Bachir. « La société est devenue de plus en plus visuelle, déplore le collaborateur de « TV5 Kiosque » et de Courrier International. On ne peut plus écouter sans regarder, on ne peut plus regarder d’images fixes sans son. J’exerce un métier archaïque. Le temps d’arrêt du dessin de presse donne matière à rire, à réfléchir, à se révolter. Dans un journal, c’est une petite scène privilégiée, l’opinion libre d’un esprit libre.» Blog : fr.kichka.com

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