Special Guest
Publié le 08/12/2013

La Peste, disait-il ! Charlotte Valandrey, Jacques Martial, Jacques Weber


Textes d'Albert Camus, Aimé Césaire et Emile Zola

      Partager la vidéo 

Autres épisodes :

Soirée de mobilisation du monde de la Culture contre la xénophobie.

Enregistré le 2 décembre 2013 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point.

> vous pouvez entendre l'intégralité audio de la soirée en podcast.
Le Rond-Point est un rond-point où beaucoup de gens se croisent, se rencontrent, se mélangent, forment des molécules, de nouveaux matériaux, des tissus à motifs inédits. En voilà quelques uns, attrapés par le bras par la rédaction de ventscontraires.net, ils viennent faire un tour avec nous. 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 5 septembre 2011 à 09:33

"René l'énervé", facétie musicale et opéra tumultueux

Entretien avec Jean-Michel Ribes #2

"Depuis 2007, j'éprouve un malaise qui ne diminue pas" dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernement. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner, qui débute le 7 septembre prochain au Théâtre du Rond-Point. Un éclat de rire de résistance "face à l'affaissement du langage, au dénigrement de l'esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe". René l’énervé est une pièce politique ? Quelle pièce ne l’est pas ! C’est une banalité de dire qu’il n’y a pas d’art sans subversion, ni de théâtre sans désir de chambardement. René, dans ce sens, est bien une pièce politique. C’est la réponse du berger à la bergère ! Puisque les politiques font du spectacle, il est bien normal que les hommes de spectacle fassent de la politique… Reconnaissez que depuis quelque temps, ils n’y vont pas de main morte ! Ils méritaient bien René l’énervé ! C’est un minimum !   Le poétique peut-être une voie de rédemption pour la politique ? René l’énervé n’est en rien une oeuvre documentaire, ni une tentative de reproduction exacte de notre actualité, c’est une bouffonnerie coloriée librement avec bonne et mauvaise foi, un conte sur le pouvoir et les clowneries de l’homme qui devient providentiel. Une sorte de ras-le-bol en chansons… Fable en rien manichéenne, puisqu’on y découvrira le double de René : deuxième lui-même, adversaire obstiné et résolu du premier.   Propos recueillis par Pierre Notte

Le 18 septembre 2012 à 09:02

Pierrick Sorin

"C'est plus fort que moi"

Ses installations sont présentées dans le monde entier de São Paulo à Moscou, en passant par Madrid ou Séoul, ainsi que dans les hauts lieux de l'art contemporain. Son spectacle 22h13 interprété par Nicolas Sansier est de retour au Rond-Point. Ce Méliès de la vidéo nous dit la place du rire dans ses productions."Je produis toujours des choses drôles ou, du moins, qui tendent à l'être. C'est plus fort que moi. Comme si une peur sous-jacente devait impérativement être maintenue à distance par le rire. La peur du vide, sans doute. Enfant, je me suis accroché à l'humour et plus encore en mon adolescence, quand la complexité du monde m'a semblé vaguement vertigineuse. Ma première « œuvre » un peu « sérieuse » fut un roman poème où le désespoir métaphysique et la révolte s'exprimaient à coups d'images surréalisantes et de jeux de mots plus ou moins subtils. Le récit s'achevait sur l'expression d'une tentation ultime : s'absenter du monde, ne plus désirer : « Je-néant-vide-rien ».Je pense, aujourd'hui, que le recours au rire repose peut-être sur des motivations moins romantiques. Humour et autodérision me servent à éviter d'être involontairement ridicule et à esquiver toute prise de position que les « autres » pourraient condamner. Résistance au vide, à la fragilité ou au désaveu."Pierrick Sorin, artiste vidéoArticle édité dans le catalogue Le Rire de résistance, BeauxArts éditions et Théâtre du Rond-Point

Le 30 décembre 2011 à 09:18

Lewis Furey : "il n'y a pas une période de ma vie où je n'ai pas écrit une chanson"

Selected songs

Le compositeur et chanteur Lewis Furey, dont la presse anglo-saxonne a dit qu'il n'avait « rien à envier ni à Bowie ni à Lou Reed », a bourlingué du Canada où il est né en 1949 aux studios d’Hollywood en passant par la scène rock d’une Europe qui faisait tomber les murs. Comment le désir de chanter votre répertoire sur une scène de théâtre vous est-il venu ?J’aime chanter. J’aime écrire de la musique et des textes. M’asseoir au piano et interpréter mes chansons pour les autres est un privilège et un défi... un sport extrême. Si on ne retrouve pas l’énergie de la création du morceau, le plaisir de prononcer le mot juste, le bien incontestable de jouer de la musique qui vous transporte dans le paysage psychique recherché, si on n’est pas habité complètement par notre tâche, le coup est raté.Quand on réussit une performance, on touche à un état de grâce. Je ne faisais que des tournées dans ma vingtaine. Il y a 2 ans, je me suis demandé pourquoi je me suis privé de cet exercice depuis si longtemps.Quelles sont vos influences, vos maîtres, vos repères ?Glenn Gould pour l’interprétation (interprétation = création et cela, chaque soir). Björk et Wagner pour l’ambition et la résistance au banal. Leonard Cohen pour son éthique du travail. Brecht et Weil pour le moral. Gershwin et Bernstein pour le plaisir du partage.S’agit-il d’un concert, d’un récital ou d’une pièce de théâtre ?Il s’agit d’un collage théâtral. Mes obsessions et mes questionnements du moment prennent forme dans le choix et l’agencement des morceaux que je vais jouer et ce jusqu’au lever du rideau. J’adore la petite phrase qu’on trouve souvent dans les programmes d’un récital : «This program is subject to change». C’est cela : rien n’est fixé dans un tour de chant, rien n’est écrit dans le béton... tout est possible...Quel rôle préférez vous tenir ? Metteur en scène, auteur, acteur, chanteur ?L’auteur, compositeur, interprète assume tous les rôles dans une tournée sans voir les frontières entre les disciplines. Faire ce métier me fait penser à ce qu’Eugene McCarthy disait de la politique : «Être politicien est comme être entraîneur de football. Il faut être assez futé pour comprendre le jeu et assez con pour être persuadé que c’est important». Propos recueillis par Pierre Notte

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication