Une bande dessinée sur le pouvoir qui arrive à nous faire rire!
Drôle d'idée de faire une BD sur un homme politique, un album qui ne soit ni une chronique, ni une critique, ni une satire. C'est pourtant celle qu'ont eue Christophe Blain et Abel Lanzac. il faut dire que si le premier, dessinateur primé au prestigieux festival d'Angoulême, a plutôt l'habitude des récits d'aventure (à sa manière très particulière), le second a fréquenté de très près les cabinets ministériels, et en l'occurrence, surtout celui de Dominique de Villepin, lorsque ce dernier était ministre des Affaires Etrangères. Un poste particulièrement exposé que celui de ministre de la diplomatie où il faut avoir du doigté encore davantage que dans tout autre ministère. Or le personnage de Quai d'Orsay (chroniques diplomatiques) n'en a guère, du moins avec ses collaborateurs qu'il presse comme des citrons, alternant ordres et contre-ordres, soufflant le chaud et le froid, et arrivant chaque matin avec une nouvelle phrase de son livre de chevet, écrit il y a quinze siècles par le philosophe grec Héraclite. Allez donc caser ça dans un discours sur la politique étrangère! Les hommes de l'ombre n'en peuvent plus et lui, il va toujours plus vite. Une suractivité fort habilement suggérée par le dessin et la mise en scène de Christophe Blain, qui n'hésite pas, parfois, à le transformer en Darkvador (de la Guerre des Etoiles)! On croit lire une BD sur les coulisses de la politique, il s'agit plutôt d'une aventure humaine, qui n'a rien de drôle et arrive pourtant, par un sens certain du burlesque, à nous faire rire. Vrai. Essayez donc.
Quai d'Orsay (chroniques diplomatiques), de Christophe Blain et Abel Lanzac (Ed. Dargaud)
Qu’ouïs-je ? A
l’aube de cette nouvelle rentrée, l’austérité est de rigueur. Les bienheureux n’ont qu’à
bien se tenir, leur sourire béat n’y échappera pas. Il faut dire qu’on nous a
travaillé au corps, afin de nous austériser, de nous rigoriser (je me permets
ces néologismes, qui vont sûrement faire leur entrée dans le Larousse au début
de l’année 2012). Sans compter les déboires météorologiques de l’été. On
crierait presque au complot.
Les politiques ont
déjà annoncé la morne couleur. Concernant la mode, les grands couturiers
annonceront bientôt une collection automne-hiver fondée exclusivement sur le
port de vêtements de couleur noire, le gris ne prenant le relais qu’au
printemps, afin de nous égayer un tant soit peu. Quant à la gastronomie, cette
fantaisie superflue, on pourvoira les étals des supermarchés de topinambours et
de cucurbitacées, dont on variera éventuellement les formes afin de rompre la
monotonie de nos habitudes alimentaires.
Aussi proposé-je,
afin de participer à l’effort national, la vente organisée de kits d’austérité.
Ceux-ci se composeront, en premier lieu, d’une palette d’un maquillage
permettant d’agrémenter les yeux rieurs de cernes oblongues. On trouvera
également une feuille, présignée naturellement, accordant le droit aux chefs
d’entreprise de s’emparer de l’ensemble des biens dudit signataire (on sera néanmoins
autorisé à conserver une brosse à dents, lieu suprême de la dignité humaine).
Enfin, licence exquise, on remarquera la présence de bons pour des vacances,
d’une durée de 4 jours, qui seront mises à profit en vue de la construction
d’une autoroute entre Brest et Rennes. A défaut de l’huile
adéquate, serrons nous les coudes ! Et bonne rentrée à tous…!
Un jeune de 18 à 24 ans sur quatre, environ, déclare qu'il voterait Marine Le Pen en 2012. Ça ne vous fait peut être pas rire, et pour cause : primo, c'est pas une blague et deuzio, elle est pas de moi.
On le savait, que la peau pouvait être un problème pour certains adolescents. On voit même souvent des jeunes arborer à la joue, qui une framboise cramoisie, qui une chips jaune pâle, et c'est ridicule. Mais ça c'est plutôt les jeunes de la tranche en dessous, comprenez les 12-18 ans, ceux qui, pour peu qu'on les mette en lumière sont brillants, ne serait-ce qu'en surface et à grand renfort de sébum.
Et bien il semblerait qu'ayant atteint leur majorité, ce soit avec la peau des autres que certains aient des problèmes.
Et la droite de les racoler en disant tout haut ce que ces gens pensent de plus bas. Comparer le chiffre annuel de l'immigration à la population de Rennes, il fallait y penser. C'est un petit pas pour l'Homme, mais un pas de Guéant pour l'UMP. Cela dit, moi non plus je n'aime guère les Bretons.
Le saviez-vous, les Roms roulent en Mercedes. C'est Hortefeux qui l'a dit. L'autre fois, j'en ai croisé un, de Roumain, à un feu rouge. Je lui ai demandé pourquoi ils roulaient dans ces voitures de ministres. Il m'a répondu que c'était parce que c'étaient les meilleures, tout simplement.
Ce sont les seules voitures qu'on peut pousser à plus d'un million de km au compteur. D'ailleurs, il était justement en train de la pousser.