Enki Bilal : la science-fiction, c'est maintenant #11


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Qu'est-ce que la science-fiction, qu'est-ce que n'est pas la science fiction ? Enki Bilal se lance dans une impro périlleuse : commenter à chaud son parcours au fil d'un montage qu'il avait fait pour la Géode de ses trois longs métrages fantastiques : Bunker Palace Hôtel, Tykho Moon et Immortel ad vitam.

Enregistré le 14 février 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point

En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

A une situation d’urgence, il faut une « trousse de secours », des antidotes au fatalisme et au découragement, une boîte à outil pour stimuler notre capacité de rebond, regonfler le moral de ceux que la crise aura découragé.
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.TV.

 

 

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En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.mardi 8 mai 2007 Le recul sur soi-même continue : beaucoup de Français en profitent pour rester chez eux. La candidate élue, sous les applaudissements de la foule, accroche à son balcon un drapeau tricolore. Le 8 mai sera dorénavant fêté comme la « Journée de la victoire et du recul ». mercredi 9 mai 2007 Paris, rue d’Enghien. Le « recul » de la gauche atteint son zénith, avant l’élan de la grande fête prévue le lendemain. L’UMP en profite, par esprit de contradiction et d’opposition, pour avancer. Une réunion extraordinaire de tous les courants a été convoquée en l’absence du de Nicolas Sarkozy. Le candidat malheureux est toujours interné en Hongrie, dans un service psychiatrique où il recommence, tout doucement, à parler à l’endroit, avec l’aide d’un orthophoniste grec orthodoxe. La réunion se passe mal. Le slogan des centristes, « Séparément tout devient possible », remporte un franc succès. Cette forteresse politique qu’était l’UMP, patiemment cimentée par le leader de la droite, implose d’un coup, se désagrégeant en une multitude de petits partis : le PVG (Parti des Vraies Gens), le RGV (Rassemblement de Gens Vrais), le PNGC (Parti des Nouveaux Gens du Centre), les RG (Républicains pour les Gens), l’UNG (Union Nationale des Gens) et l’IVG (Internationale des Vraies Gens) pour les principaux. Il subsiste un embryon de tendance sarkozyste, qu’incarne à lui tout seul le fidèle Frédéric Lefebvre ; mais ce dernier n’a pas choisi son parti. Emmenés par Hervé Morin et André Santini, les centristes ont boudés la rue d’Enghien, mais aussi le MoDem de François Bayrou. Ils annoncent la création du Centre Nouveau des Femmes de France mais aussi des Hommes, et des Gens en Général (CNFFH-GG) — bientôt rebaptisé « le Point G » par les radios, pour des raisons de prononciation. Leurs intentions sont claires : en rupture avec la stratégie ambidextre du MoDem, le Point G roule ouvertement pour la présidente. François Fillon sera l’un des premiers à les rejoindre. Ségolène les fera patienter une semaine dans leurs voitures, en bas de chez elle…   La suite demain...

Le 19 août 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 17

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.vendredi 18 mai 2007 La tiédeur du Parti socialiste devant cette formidable avancée en paraît d’autant plus inexplicable, mais les faits sont là : au soir du 18 mai, Pierre Mauroy fait savoir qu’il quitte définitivement la vie politique. Quant à Martine Aubry, elle lâchera sèchement : « C’est super » devant la presse, mais elle n’a pas l’air de le penser. Benoît Hamon, lui, hésite : « Ben, je sais pas. Non, sur le papier, c’est bien, mais… Je sais pas ». Parmi les secrétariats resserrés : - Le secrétariat aux affaires intérieures, à l’ordre juste, aux droits et devoirs et au vivre ensemble sous le regard bienveillant de l’armée. - Le secrétariat aux régions, à la décentralisation, au particularisme et à l’identité des cantons. - Le secrétariat à l’avenir, à la recherche, au développement, au co-développement, à la réindustrialisation, à la lutte contre les concentrations  et à  la caution immobilière. - Le secrétariat à la famille, à la femme aux foyers, aux filles mères et aux gardes d’enfants. - Le secrétariat de la parité dans les autres et au pluralisme dans les uns, que pilote un binôme homme femme. - Le secrétariat à la participation participative, au référendum et à la pétition (dirigé par un collectif qui doit être élu, dans un second temps, par l’ensemble des secrétariats). - Le secrétariat à l’immigration douce, à l’intégration humaine et à l’identité mondiale. - Le secrétariat de l’argent à collecter, à compter et à répartir.- Le secrétariat à la santé, à la morale, au respect mutuel, à l’encadrement social et familial, à la protection de l’enfance et de la petite enfance, des handicapés et des minorités, à l’orientation des jeunes sans repères et à l’aide au recouvrement des dommages et intérêts alloués aux victimes. - Le secrétariat du grand Charléty de l’environnement, du développement durable, de la bio diversité et du changement de changement climatique. Une poignée de personnalités se sont glissées par la petite porte. Bernard Kouchner, qui avait salué dans la candidate Royal « une sainte laïque dans un monde en mouvement » même avant la clôture des bureaux de vote, est nommé secrétaire d’État aux pays dont il faut se mêler des affaires ; il dépendra du secrétariat aux affaires internationales, que conseille Hubert Védrine. Laurent Fabius devient sous-secrétaire à la biodiversité en outre-mer, sous la tutelle du secrétariat de l’avenir que dirige une certaine Madeleine Pinon. Mais il est aussi « chargé spécial de mission ». A ce titre, il se voit immédiatement commander un rapport sur la garde d’enfants dans le couple : « Détaillé, le rapport » insiste la présidente. François Bayrou, suite à un accord conclu entre les deux tours, prend la tête d’un sous-secrétariat à l’ouverture au centre : il aura ses propres bureaux, pour lui tout seul, avec lui tout seul dedans — mais pas d’enveloppe budgétaire, l’État se contentant de rembourser, ses factures d’électricité ou bien, sur justificatif, de téléphone. Hormis une vingtaine d’autres noms, c’est à peu près tout… La suite demain...

Le 23 mai 2013 à 13:25

Enki Bilal : on est entré dans un nouveau monde

La science fiction, c'est maintenant

Enki Bilal, en ombre chinoise devant l'écran où viennent de défiler des extraits de sa cinématographie. Il a commenté en direct, raconté d'où ses idées plastiques, ses trouvailles futuristes sont venues, les fulgurances, les enjeux entrevus dans son œuvre bien avant que la marée technologique vienne bousculer nos société déjà anciennes. Et si la dépression contemporaine venait du fait que nous ne savons pas encore voir que nous sommes déjà entrés dans un monde nouveau ? A l'issue de cette performance inédite qu'il n'avait encore jamais tentée, Bilal répond aux questions du public du Rond-Point : faut-il imaginer le pire ? la nature va-t-elle se venger des humains ? les nouveaux arrivants (les jeunes) seront-ils capables de réhumaniser notre monde atomisé par une solitude connectée ? Il parle des anciens totalitarismes qui ont cédé la place à la globalisation, mot rond qui cache un totalitarisme financier féroce auquel ne s'oppose guère que l'islamisme radical - perspective joyeuse. Alors, faut-il être optimiste, pessimiste ? "La réalité d'aujourd'hui est la science-fiction d'hier. Nous-nous sommes habitués avec une arrogance tout à fait humaine aux choses les plus vertigineuses. Sommes-nous conscients du basculement radical dans un siècle où tout est possible, où une nouvelle science-fiction pose ses nouveaux codes ? Pas sûr. La régression guette, jusqu'à nos politiques englués encore dans le siècle passé. Notre relation au futur est toujours immature... Militons pour un peu plus d'imaginaire et déverrouillons tout ça !" Enregistré le 14 février 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 25 février 2014 à 10:18

Marilou Leïla : "Ne nous refusez pas avant même que nous ne soyons là !"

Qu'allons-nous aimer dans le monde qui vient ?

Voici plusieurs éditos que je me pose cette question : "Qu'allons-nous aimer dans le monde qui vient ?" Quand allons-nous cesser de voir le jeune monde dans lequel nous entrons avec des yeux inquiets ou désabusés ? C'est le thème sur lequel je souhaite construire le cycle de "Trousses de secours" la saison prochaine au Rond-Point. Et puis — envie de réactions de votre part — je me suis un peu lâché dans un style "fin du monde" dans mon dernier billet. Par la boîte contact du site, Marilou Leïla vient de m'envoyer une lettre qui m'a bouleversé. Je vous la confie :   Aimez-nous, attendez-nous ! Tout n'est pas fini ! "Nous ! Nous, on vient dans le monde qui vient ! Est-ce que tout vous fait si peur ? Est-ce que vous ne pouvez vraiment rien imaginer de beau dans l'avenir ? On y est, vraiment, à ce No Future des Punks de votre jeunesse ? Mais alors, nous, qui n'avons pas encore vingt ans, qui sommes justement le monde qui vient, qu'aurons-nous alors ? Si vous n'y croyez déjà plus, que nous reste-t-il entre les mains ? Aimez-nous, attendez-nous ! Tout n'est pas fini, l'apocalypse n'aura pas lieu ! Ne nous refusez pas avant même que nous ne soyons là ! Devons-nous nous excuser d'être ce que nous sommes ? D'être connectés ? D'être technologiques ? Nous n'y pouvons rien, avons-nous connu autre chose ? Il est terrible de cesser de croire à la vie avant même de l'avoir vécue, mais devant tant de cynisme, de désespoir, de pessimisme, comment faire autrement ? Et pourtant j'y crois, moi, au monde qui m'attend. Et je l'aime déjà, parce que je n'ai pas le choix. Il me faudra lutter, car je devrai survivre." Je suis enfant de l'espace Schengen et de l'euro. "Non, nous ne sommes pas les zombies technologiques que vous voulez faire de nous. Nous regardons le monde d'un point différent. Vous regrettez un univers qui s'écroule, mais qui ne nous appartient pas, que nous ne connaissons pas, que nous avons même du mal à imaginer. Moi, je n'ai rien su des frontières jusqu'à mes dix-huit ans. Je suis enfant de l'espace Schengen et de l'euro. Les francs sont des jouets dans mes souvenirs, comme des cailloux ramassés par terre qu'on échangeait contre un bonbon ou un petit jouet. Les francs n'appartiendront jamais à autre chose qu'à mon enfance, et ne peuvent avoir d'autre sens que celui que je leur donnais quand j'avais huit ans. Pas grand sens donc ; car l'argent ne signifie rien quand un tas de feuilles est un trésor..." Dans le métro, j'ai toujours mon casque sur les oreilles. "Je suis enfant de l'internet et de la technologie, quand mes premiers amis se trouvaient dans les cours d'école aussi bien qu'à l'autre bout du monde, au gré des forums et des échanges sur un groupe de rock ou un manga. Mon adolescence s'est faite rythmée de smartphones, et de réseaux sociaux. J'ai un profil facebook, un compte twitter, trois adresses mails, plusieurs identités virtuelles. Je passe des nuits à réouvrir les canaux de communication de manifestants du bout du monde, pour leur permettre de raconter, de montrer, de s'exprimer. Je télécharge illégalement des films, des séries. Je lis des e-books sur l'écran de mon ordinateur. Dans le métro, j'ai toujours mon casque sur les oreilles." Puis-je me battre pour un monde que personne n'estime ? "Et pourtant. Et pourtant, si je ne parle pas à mon voisin de siège, c'est parce que j'ai passé la nuit à discuter avec d'autres. Si j'ai des centaines de livres, sur mon disque dur, j'ai une passion pour les vieux livres, ceux qui sont reliés, et je passe tous mon temps libre dans les bibliothèques de Paris. Si je télécharge illégalement de l'image, c'est que je n'ai pas d'argent pour en acheter le DVD puisque tous l'argent que je gagne "en trop" passe dans les places de cinéma, quand je me rends dans les salles trois à quatre fois par semaine. Je pourrais continuer longtemps, en réalité, mais je me sens mal de m'épancher à ce point. Votre article était un autre parmi des centaines que j'ai lu, et il y a un trop plein. J'ai pris un chemin de lutte, j'ai pensé mon humanisme et ai conscience que je devrais combattre pour lui... mais puis-je me battre pour un monde que personne n'estime ?Ce message comme réponse à un atroce sentiment de solitude...Aimez-nous ! Au moins un peu... Même si c'est avec un petit sourire en coin qui dit "si seulement tout était si facile...". Même si vous nous trouvez naïfs, imbéciles, ou puérils... Aimez-nous dans le monde qui vient...Nous n'avons pas encore de voix, et vous parlez pour nous, de nous. Essayez peut-être de ne pas être trop méprisant... on pourrait encore vous surprendre.Avec tout mon respect, et toute mon admiration,Marilou Leïla."

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