De l'assassinat comme art de survie

Soirée Télérama

Fabienne Pascaud reçoit

avec Christophe Alévêque, Franz-Olivier Giesbert, Tonie Marshall, Yann Moix et avec la participation musicale de Pierre Lapointe

« Comment d’une petite phrase assassine, on sème de plus en plus le trouble, on accuse, on déclare des espèces de guerre. Ou, au contraire, on se défend avec une virulence dangereuse... Les medias, les intellectuels, les artistes, les humoristes savent à merveille l’art de provoquer ou de réduire à néant en quelques mots. Et en abusent désormais volontiers. Mais ce jeu de massacre à la mode ne devient-il pas dangereux ? Ne risque-t-il pas de caricaturer toute pensée, de nous diviser, de brouiller nos sociétés ? Au risque d’accentuer encore les différences et de nous séparer … »

enregistré le 3 février 20144 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point

durée : 01:43:47

illustration © Romain Lamy



Marier l'appétit culturel de Télérama à l'audace impertinente du Théâtre du Rond-Point lors de soirées préparées en commun. Autour d'un artiste phare ou d'un thème provocateur, il s'agit gaiement de torpiller et reconstruire le monde ensemble. Avec légèreté et gravité. Sans trop d'esprit de sérieux. 

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Le 10 avril 2018 à 13:58

Les Topor, remise des Prix de l'inattendu : captation intégrale

« Vivre en marge pour ne pas mourir au milieu. » Roland ToporDans un décor créé par Sophie Perez, la cérémonie orchestrée par Jean-Michel Ribes se déroule en musique et avec une succession d’interventions aussi inattendues, burlesques et insolites que les œuvres des lauréats récompensés. La remise des trophées sera à elle seule une performance savoureuse.« Le Théâtre du Rond-Point crée un prix destiné à récompenser les créateurs du spectacle vivant oubliés des chapelles du bon goût et de la morale définitive, à saluer les mauvaises herbes de la culture trop folles pour être taillées à la française, les incongrus qui ridiculisent les gens qui savent. Bref tous ceux qui sautent dans le vide pour découvrir d’autres planètes.Ces prix qui célèbreront toutes les disciplines du spectacle vivant seront remis à des lauréats désignés par un jury composé de personnalités sensibles à l’extravagance, au pas de côté, au monde à l’envers, au rire de résistance, à l’issue de secours, aux utopies, à la joie d’être soi, au chant de baleine devant la lune, à la musique de l’insolence, bref des personnalités qui ne voient pas la beauté que dans les belles choses. La sélection des spectacles concourant à ce prix sera faite de façon arbitraire par le jury selon ses goûts, ses envies, et pourquoi pas ses amis. Tous les prix sont injustes, les Topor le seront encore plus. » Jean-Michel Ribes Un événement conçu et animé par : Jean-Michel RibesAvec la complicité de : Nicolas ToporScénographie : Sophie PerezJury : Kader Aoun, Agathe Berman, Camille Chamoux, Michel Fau, Jean-Marie Gourio, Arnaud Laporte, Gérard Mordillat, Fabienne Pascaud, Sophie Perez, Olivier Poubelle, Laura Scozzi, Jérôme Thomas, Nicolas ToporInterviendront entre autres : Pierre Arditi, Zabou Breitman, Jonathan Capdevielle, Steven Cohen, CongopunQ (Cyril Atef et Dr. Kong), Pasquale D’Inca, André Dussollier, Thomas Dutronc, Agnès Hurstel, Olivier Martin-Salvan, Yann Moix, François Morel, Alexie Ribes, Patrick Robine, Héloïse Wagner, Reinhardt Wagner En partenariat avec la MGEN, Télérama et France 3 Paris Île-de-Franceavec le soutien complice de la SACD

Le 12 octobre 2015 à 08:40

Football

En français  "foutbaule" ou "foute". Sport de ballon joué essentiellement avec les pieds qui oppose deux équipes de joueurs en short dont le but est d'en marquer. La simplicité des règles du football, doublée du fait que les inventeurs de ce sport ont eu l'excellente idée de donner des maillots de couleurs différentes à chacune des deux équipes qui s'affrontent pour qu'il soit impossible de les confondre, a permis à la presque totalité des humains de comprendre globalement ce sport devenu en moins de cent ans le plus populaire de la planète. Certains y voient un formidable progrès du vivre ensemble de l'humanité, d'une fraternité mondiale d'émotions partagées, d'autres considèrent que cet engouement planétaire pour ces vingt-deux individus qui se disputent un ballon sur l'herbe est un signe alarmant du rétrécissement du cerveau humain qui pourrait expliquer, entre autres, les élections d'Hugo Chavez, de Georges W. Bush ou le bon score de Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2012. Beaucoup ont dit ou écrit que le succès phénoménal du football s'expliquait par le fait qu'il remplaçait peu ou prou la guerre dont les hommes ne peuvent se passer. Il est vrai que, lorsque deux pays se livrent bataille à coups de tanks et d'avions de chasse, il est rare qu'en plus ils jouent au football entre eux. Il est également vrai qu'en temps de paix la seule possibilité d'exprimer sa haine pour l'Allemagne ou l'Angleterre est de leur coller un terrassant 4-0 qui les humiliera beaucoup plus que l'invasion de leur pays par les plus alertes de nos divisions aéroportées. Par ailleurs, on remarquera que le vocabulaire guerrier est souvent identique à celui du football : attaquant, défenseur, tir, division, capitaine, blessé, etc., sans oublier les hymnes nationaux qui sont joués avant chaque rencontre internationale, pour rappeler à ces valeureux soldats à chaussures à crampons que le sort de leur patrie est dans leurs pieds. De plus — est-ce une coïncidence ? —, l'on ne peut ignorer que le succès grandissant du football féminin va de pair avec l'augmentation du nombre de femmes qui s'engagent dans l'armée. Ces hypothèses peuvent être validées ou combattues, ce qui par contre ne peut être contesté, c'est la place despotique qu'occupe le football dans les médias. Je ne parle pas ici de la retransmission des matchs qui ne se répand à la radio ou à la télévision qu'à la juste proportion de la passion qu'ils déclenchent auprès du public, je veux évoquer les interminables commentaires, interviews, analyses (de plus en plus psychologiques, voire philosophiques!) de joueurs, entraîneurs, supporters, présidents de clubs, etc. Nos ondes sont envahies jour et nuit de : "Le groupe est très solide", "Je sais que quand les défendeurs défendent et que les attaquants attaquent, on est sur le bon chemin", "Le foot, ah! c'est un peu comme la vie, rien n'est jamais gagné", "Ma devise : respecter l'équipe d'en face", "Nous avons perdu, mais le collectif a gagné", "Pourquoi Kractucovic a occupé pendant tout le match le couloir droit alors que c'est un gaucher. Pourquoi?!", "On est passés très près de la correctionnelle mais on s'est repris, on les voulait plus que tout, ces trois points", "Je ne dirais pas que c'est une punition, je dirais qu'on a eu ce qu'on mérite", "On a tout donné et ça n'a pas suffi", "Ce sera avant tout un défi physique", "On a le sentiment qu'ils vous ont pris à la gorge dès le début", "C'est surtout pour ma famille que j'ai marqué ce but", "Ils ont été plus forts, c'est tout", "Pardon, je vous coupe, mais je suis à côté d'Ahmed Sarzi", "Rien à dire, dans l'ensemble, rien à dire", "Ils ont fait la fête toute la nuit sur la grand place de la ville où plus de cent mille supporters en délire les attendaient", "Vous savez, un joueur, c'est bien sûr un sportif, mais, on l'oublie trop souvent, c'est surtout un homme"... Le bombardement de niaiseries proférées sur un ton de cause nationale que nous subissons quotidiennement à travers les médias est une pollution infiniment plus néfaste pour notre santé mentale que n'importe quelle fissure dans une centrale nucléaire... Nous sommes dangereusement irradiés par le commentaire sportif. Et ne parlons pas des obsèques réservées au moindre commentateur de football : le deuil est national ! Celles de Victor Hugo, à côté, ont été de la "roupie de sansonnet". Le béton des stades prolifère, les meutes de supporters enflent, les matchs contenus autrefois le temps d'un week-end envehissent la semaine. Les conversations sans football disparaissent les unes après les autres, les riches s'achètent des équipes, les pauvres tapent dans des boîtes de conserve pour marquer des buts, c'est la fin... Mon Dieu ! Mon Dieu ! Vivement que l'Iran nous déclare la guerre ! Les Mots que j'aime et quelques autres, Points 2013

Le 6 septembre 2013 à 18:39

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Nicolas Pottier, 3e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'années 2013. Aujroud'hui le 3e secrétaire, Nicolas Pottier.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ? Assez récemment pour finir : il y a deux ou trois ans, lorsque j'ai voulu présenter la Conférence, la vraie : la Conférence des avocats au Barreau de Paris. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?La rencontre jouissive de deux masos et de douze sadiques. Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ? Tous et aucun.    Comment s'est passée votre première Berryer ? Ceux qui vous diront qu'ils s'en souviennent mentent : nous avions tous trop bu... N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Finalement, que vous auront apporté ces conférences ?Les conférences Berryer ne sont qu'un des aspects de notre mandat. L'essentiel est ailleurs, dans les missions pénales criminelles. Mais les Berryer compensent la pesanteur de ces missions par un peu de légèreté.  Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Xavier Nogueras. C'est un authentique fou, incontrôlable, magnifique. Qui aurait l'idée de le défendre ! Personne n'oserait l'attaquer ! Imaginez une Berryer dans le métier des ambulanciers...Une course de stock-car entre douze ambulances et deux civières. Un médecin-chef qui passe après la bataille et, comme il se doit, tire sur les ambulances. Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 1 avril 2010

La vérité sur BHL

Les grandes énigmes dévoilées

Ventscontraires.net vient de trouver par hasard entre deux sièges d’un TGV un document jauni apportant une lumière inédite sur l’affaire BHL/BOtul : le philosophe globe-trotter médiatique s’était ridiculisé en reprenant très sérieusement une citation de Jean-Baptiste Botul dans son ouvrage De la guerre en philosophie – alors qu’il était de notoriété publique que l’auteur de La Vie sexuelle d’Emmanuel Kant n’est qu’un canular inventé joyeusement par Frédéric Pagès et de ses amis. Le document : il s’agit d’un brouillon de lettre à l’écriture rageuse, où l’on a la surprise de découvrir que BHL est lui aussi un écrivain fictif ! En fait ils sont trois – ce qui expliquerait en passant la productivité du label « BHL ». Epuisé par son incessant labeur sous une mansarde du 15e et à la bibliothèque de Beaubourg, « L » (le philosophe) aurait demandé en vain à « H » (le médiatique) de l’inviter au moins une fois dans un des fameux salons parisiens qu’il fréquente assidûment. Vexé de n’avoir reçu aucune réponse de « H », il s’est tourné vers « B » (le globe-trotter au grand cœur) qui aurait accepté de le prendre avec lui pour son prochain voyage humanitaire. « H » se serait alors violemment interposé, arguant que la date de sortie de leur ouvrage De la guerre en philosophie ne pouvait être repoussée au vu du grand nombre de rendez-vous média calés. Blessé par tant de mépris, « L » griffonne d’une main tremblante : « La guerre en philosophie, vous allez l’avoir ! » Et il révèle qu’il s’est vengé en glissant une bombe à retardement dans le manuscrit du livre… la citation de Botul allait faire le tour de toutes les rédactions.

Le 8 septembre 2013 à 05:13

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Guillaume Vitrich, 8e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 8e secrétaire, Guillaume Vitrich.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ? L’histoire dit que c’était à la maternité, j’étais déjà bavard. En vérité : en première année de droit. Un ami m’avait parlé d’une joute oratoire menée par 12 jeunes avocats. J’attendais de douces et feutrées plaidoiries, j’ai entendu le tonnerre de 12 hommes en colère, taillant en pièces de valeureuses victimes consentantes. Je me suis dit qu’un jour j’aimerais à mon tour faire tomber la foudre. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?Avec la mer, mon dernier espace de liberté Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ? Choisir est trop difficile, j’aime la lignée des huitièmes Secrétaires pour sa diversité et son originalité. J’ai forcément une grande tendresse à l’égard de celui qui m’a directement choisi, mon "père" comme on dit.    Comment s'est passée votre première Berryer ? La peur au ventre et l’esprit en fête, tiraillé entre la crainte de décevoir et la fierté d’honorer mon poste. Ce fut finalement une libération. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Finalement, que vous auront apporté ces conférences ? Parler pour ne rien dire n’est jamais une perte de temps ! D’autant plus que lorsque la parole est totalement libre, elle n’est jamais gâchée. Il n'y sans doute rien de plus précieux que la parole libre, alors abusons-en. Plaider c’est partir au combat, contre vos adversaires et souvent contre vous-même, il ne faut jamais manquer une occasion de s’y préparer.   Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Sans hésitation notre premier Secrétaire (Alexandre Vermynck), pour une raison simple : il sait mieux que quiconque le faire lui-même ! Vous verrez. Imaginez une Berryer dans le métier de la pisciculture - Approchez ! Approchez Mesdames, Messieurs ! 5 euros le kilo de bar, la palette de 25 kilos pour 100 euros tout rond. - Mais Monsieur, vous vendez votre bar à prix d’or ! - Oui Monsieur, c’est de l’or en barre. - Peut-être mais vous placez la barre un peu trop haut, pour ce prix je peux m’offrir 25 kilos d’huitres. - Mais Monsieur vous confondez, je ne suis pas conchyliculteur ! - C’est bien ce que je dis, je vous conchie. Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau. > Les réponses de Nicolas Pottier, 3e secrétaire.

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