De l'assassinat comme art de survie

Soirée Télérama

Fabienne Pascaud reçoit

avec Christophe Alévêque, Franz-Olivier Giesbert, Tonie Marshall, Yann Moix et avec la participation musicale de Pierre Lapointe

« Comment d’une petite phrase assassine, on sème de plus en plus le trouble, on accuse, on déclare des espèces de guerre. Ou, au contraire, on se défend avec une virulence dangereuse... Les medias, les intellectuels, les artistes, les humoristes savent à merveille l’art de provoquer ou de réduire à néant en quelques mots. Et en abusent désormais volontiers. Mais ce jeu de massacre à la mode ne devient-il pas dangereux ? Ne risque-t-il pas de caricaturer toute pensée, de nous diviser, de brouiller nos sociétés ? Au risque d’accentuer encore les différences et de nous séparer … »

enregistré le 3 février 20144 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point

durée : 01:43:47

illustration © Romain Lamy



Marier l'appétit culturel de Télérama à l'audace impertinente du Théâtre du Rond-Point lors de soirées préparées en commun. Autour d'un artiste phare ou d'un thème provocateur, il s'agit gaiement de torpiller et reconstruire le monde ensemble. Avec légèreté et gravité. Sans trop d'esprit de sérieux. 

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Le 14 septembre 2017 à 15:52

Christophe Alévêque : rire de l'autocensure de la presse et de son couvre-feu moral

Christophe Alévêque revient quand même, six fois, le dimanche, entre le 17 septembre et le 11 mars Rond-Point — 2017, 2018... Vous n’avez jamais envie de changer de métier ? Christophe Alévëque — Quelquefois, j’ai l’impression de faire un métier tellement dérisoire ! Mais est-ce que le dérisoire n’est pas une réponse possible à toutes les violences que nous sommes en train de vivre ? Est-ce que vous riez toujours beaucoup en lisant la presse ? Ça dépend des pages. En général, les unes me font rire. Ce sont souvent des caricatures. Puis les fins d’articles sont intéressantes. Pour ce qu’il y a entre les titres et les conclusions, c’est souvent du remplissage. Qu’est-ce qui vous amuse ? En tant qu’humoriste, à peu près tout, mais surtout ce qui est caché, ce que je devine et qui me saute aux yeux. C’est mon matériel, mon bifteck ! Qu’est-ce qui vous effraie ? La même chose, mais cette fois-ci en tant que citoyen. C’est ce qu’on se prend tous dans la figure tous les jours. Qu’est-ce qui vous rassure ? Si je ne croyais plus à des progrès possibles, je ne monterais plus sur scène. La grande question existentielle, c’est : « Oui, nous vivons plus longtemps aujourd’hui, mais pourquoi faire ? » Une revue de presse, c’est comme une revue du Lido ? J’avais exigé vingt-cinq danseuses autour de moi, on me les a refusées. Est-ce qu’il y a des rubriques qui vous rebutent ? Les peopleries. Je n’ai aucune distance par rapport à ça. C’est le néant. Je doute et désespère de l’espèce humaine à chaque « page people. » Mais parfois, une peoplerie peut cacher un vrai problème de société. L’horoscope, les mots croisés, le programme télé ? Je suis souvent effondré à la lecture d’un programme télé, même s’il peut s’y cacher du très bon voire de l’excellent. À nous de trier. Mais c’est plutôt l’information qui m’intéresse, les dossiers, la réalité de l’info, et le traitement médiatique qui en est fait. Pour en faire quoi ? Le décrypter, le décoder. J’écoute la radio, je lis les journaux, mais je ne vais pas résumer l’info pour déconner. Je lis des choses dissimulées entre les lignes, elles me sautent aux yeux, et je les simplifie, je vulgarise, je partage. Vous savez ce que vous allez faire sur scène ? Je le saurai essentiellement le jour même.

Le 11 octobre 2011 à 09:03

Les Yes Men

sur ventscontraires.net

Andy Bichlbaum et Mike Bonanno, interrogés par ventscontraires.net, nous livrent leur conception du rire de résistance.Héros du Net, activistes altermondialistes héritiers des situationnistes ou de Fluxus, les Yes Men ont porté la pratique du canular politique à son apogée en se faisant passer pour des représentants des multinationales, de l'OMC, cible privilégiée de leurs provocations hirsutes. "Le rire de résistance est notre outil de prédilection pour des raisons pratiques. Notre but est de créer des événements – ou des situations – qui agissent comme vecteurs capables de véhiculer au plus grand nombre possible de gens des messages importants à nos yeux. Nous les faisons d’habitude en collaborant avec – ou, pour les esprits romantiques, en piratant – les médias dominants. Vu le fonctionnement de ces médias, il ne suffit pas qu’un événement soit important pour qu’il soit couvert. Il lui faut au moins « être officiellement » important (une déclaration présidentielle), ou violent ou drôle. Nous nous en tenons à cette dernière option. Notre plus grand succès avec cette technique eut lieu en 2004. Les médias américains (et français) auraient bien volontiers ignoré le vingtième anniversaire de la plus grande catastrophe industrielle de l’Histoire – la catastrophe de Bophal – même si la date suivait de près un événement d’importance : l’achat d’Union Carbide par le groupe Dow Chemical. Cette coïncidence avait redonné espoir aux militants de cette cause. Quand nous avons été alertés par leurs soins, nous avons utilisé l’humour afin de propager la nouvelle auprès des médias – avec pour résultats plus de 900 articles dans les médias américains…"The Yes Men

Le 30 mars 2013 à 09:31

Yves Pagès, François Wastiaux : Pouvoir-Point #3

> Premier épisode           > Episode suivant Dans ce nouvel extrait de leur conférence-performance "Pouvoir-Point", l'écrivain-éditeur Yves Pagès et le metteur en scène François Wastiaux poursuivent leur plongée au coeur de la restructuration du groupe éditorial Librenvi, une entreprise fictive mais dont la novlangue manageriale poussée à l'absurde devient comique – et ça fait du bien. A la tribune, Jean-Michel Michel, saisissant chef d'orchestre d'un récital PowerPoint plus vrai que nature et finalement terrifiant. "Un certain Jean-Michel Michel, leader d’un groupe éditorial ayant récemment pris de l’ampleur (Librenvi International Editing) réunit ses proches collaborateurs et cadres supérieurs pour fêter les dernières mutations en cours. Lors de cet exposé, il développe ses thèmes favoris dans le domaine « managemental », à l’aide de schémas et de mots-clefs projetés sur écran. Son discours, hanté par les barbarismes de l’ère du temps, mais sans jamais tomber de la caricature, finira par se déliter de lui-même, puis par mordre la poussière, entre trou de mémoire et délire pseudo-théorique touchant au « fractal », à la « pixellisation du désir » et à l’horizon hyper-contextuel de l’industrie du support papier. En guise de catastrophe finale, l’orateur en voie de décomposition n’aura plus qu’à laisser chanter en lui cette étrange prière d’insérer : « Ô Lord, won’t you give me a Mercedes Benz ?! ». " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point Avec le soutien de voQue & Cie En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89   Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.  

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