Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition
Le froid est en décalage horaire.
Le froid résiste à tout plan gouvernemental.
Le froid et les ours dominent le monde et en plus, ils sont
féministes.
Le froid cherche un contradicteur.
Le froid remplace les muscles.
Le froid et toi.
Le froid n’est pas culturel, il n’est pas nostalgique non
plus.
Le froid est bi-exotique.
Le froid est post-écologique.
Le froid a un plan secret.
Son plan secret te concerne mais tu ne lui diras pas.
Pour comprendre le froid, il faut te débarrasser de ton
parka, de ton igloo et de ton kayak.
Le froid te prend, quand il veut, où il veut, avec toute la
force de son désir pour toi.
En cela, le froid est un imposteur, il provoque même un
sentiment intense de liberté.
Pour comprendre le froid, il faut écouter la résistance de
Camilleri, berger maltais, englué dans une vision stéréotypée du froid, et
maintenir fermement le processus.
Le froid et l’harmattan se rencontrent rarement, mais quand
ils le croisent, c’est la guerre.
Le froid précède l’arrivée des Vikings au Groenland et même
celle de Pythéas en Islande.
Le froid a peu d’amis. Ils lui sont très intimes.
Le froid et la rareté sont liés pour l’éternité.
Le froid t’aime.
Crois-le quand le froid te le dit qu’il t’aime, il est
sincère.
Le froid se rit de tout, surtout de lui-même. Illustration : vertèbre de baleine sculptée
Mes « Pièces montées » ? Des morceaux choisis d'esprit, de mots, de rires et d'envies glanés à la pointe du micro. Chaque dimanche, ces brefs bobinos ponctuent le journal « 3D » de Stéphane Paoli – diffusé par France Inter en direct du théâtre du Rond-Point entre 12h à 14h...
Illustration : section principale du cimetière Shirokorechenskoe de Yekaterinburg, Oural, où se trouvent de nombreuses tombes de la mafia russe.