Jean-Marie Gourio
Publié le 09/09/2015

Les biscottes n'ont pas d'avenir


Prenez une biscotte. Regardez son avenir. Déja, la biscotte part en miette. L'avenir de la biscotte en miette fait réfléchir sur la fragilité de notre condition. Il vaut mieux prendre une tartine beurrée. L'avenir de la tartine nous fait réfléchir sur la disparité qu'offre notre monde en qualités d'avenir. Le lait en poudre donne aussi des crampes aux méninges. A la limite, il vaut mieux, au petit déjeuner, prendre un coup de blanc. Et discourir sur la coupe du monde de football en se saoulant gaiement. Après tout, pourquoi pas ?
Il commence à écrire en 1976 dans le magazine Hara-Kiri, dont il devient bientôt rédacteur en chef adjoint. C'est là que paraissent ses premières "brèves de comptoir". Il écrit aussi pour la radio, la télévision, le cinéma et la bande dessinée. Et puis des romans, 9 à ce jour. Depuis 1987, il publie un recueil de Brèves de comptoir par an. Après ses Nouvelles Brèves de comptoir au Rond-Point avec Jean-Michel Ribes, il va lancer sur ventscontraire.net des Haïku de comptoir, des essais philosophiques épais comme un fil, des visions, des pensées en rond, des tribunes de stade...
 

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Le 28 septembre 2011 à 14:35

Denis Robert : "Le vrai pouvoir n'est pas l'argent, mais la possibilité de rendre public les choses qu'on voudrait cacher"

Sa pièce "La Cravate" va être lue par Jean-Luc Porraz et Miglen Mirtchev au Rond-Point les 29 et 30 septembre et il vient de réclamer 3,6 millions d'Euros en dommage et intérêts à la direction de Clearstream. Quelques questions au journaliste et écrivain Denis Robert: Après 10 ans d’acharnement judiciaire à ton égard, Clearstream répond que tu as déjà suffisamment été rémunéré en notoriété grâce à eux... Feinte classique d’avocat ou cynisme sans fard ?Ça ne tient évidemment pas la route une seconde. C'est une défense très grossière venant d'eux qui ont payé 16 millions d'euros un audit suite à mon premier livre. Cet audit n'a jamais été rendu public. Donc 16 millions d'euros pour rien, pour étouffer une affaire. Ce sont eux qui ont lâché 10 millions d'euros  d'indemnité de licenciement à l'ancien PDG viré suite à ce même livre. La presse avait titré que c'était le prix de son silence. La presse n'a pas tort. Il faut se souvenir qu'ils ont lâché 40 000 euros au Monde en avril 2008 rien que pour me proposer dans une page de publicité un marché de dupe. Ils voulaient que je retire mes pourvois contre un arrangement entre amis. Ça les ennuyait beaucoup ces pourvois. Et pour cause. Ils les ont perdus. Ils sont peut être une multinationale mais ils sont pitoyables. Je gagnais beaucoup mieux ma vie avant Clearstream qu'après. En 2000, mon roman "Le Bonheur" s'est vendu dix fois plus que n'importe lequel de mes livres sur leurs manoeuvres. Quant à ma soit disant notoriété, j'existais médiatiquement beaucoup mieux avant Clearstream qu'après ou pendant. Aujourd'hui, même quand je suis invité sur un plateau télé pour un de mes romans, on me parle de Clearstream. Ce sont eux qui ont créé ce climat, qui se sont acharnés sur moi. Pas l'inverse. Je n'ai jamais déposé aucune plainte contre eux. J'ai laissé faire la justice. Dix ans, c'était un peu long. Mais ça valait le coup. Tu as rencontré pas mal de magnats ou de hobereaux de la finance. Certains t’ont-ils fasciné ?Fasciné, jamais. Intéressé, touché, agacé, emmerdé, menacé. Un seul peut-être m'a appris une chose essentielle : le vrai pouvoir n'est pas l'argent mais la possibilité de rendre public les choses qu'on voudrait cacher. On en peut pas tout acheter. Il le savait. On est devenu presqu'ami le temps d'une soirée. Après, il était inutile qu'on se revoie.  Pourquoi as-tu écrit avec Jacky Schwarzmann “La Cravate”, une pièce de théâtre qui met en scène ta rencontre avec un oligarque russe ? J'en ai fait un oligarque mais à l'origine c'est un intermédiaire dans le pétrole. Un homme d'influence. De grande influence. J'ai transposé ce que nous avons vécu autour d'un match de football. Unité de temps, de lieu. Le football et son monde d'investisseurs, de faisans et d'oligarques est un laboratoire du capitalisme. J'ai envie d'avoir ces bruits du terrain qui remontent, ces écrans de contrôle qui occupent l'espace. Je suis parti d'une situation vécue, mais avec Jacky on a inventé un dialogue où la menace plane et où on ne sait pas très bien avant la fin qui va gagner, qui est le méchant....Qu’est-ce que tu attends d’une pièce de théâtre après tes livres, les romans, la peinture où tu retravailles tes enquêtes ?C'est très particulier. C'est ma première pièce. Je l'ai écrite assez vite et assez facilement en échangeant des mails avec Jacky qui ne connaît rien de ce milieu mais qui est très réactif et qui connaît mon travail. Je ne sais pas si ce sera toujours aussi rapide et évident. C'est pour moi un exercice différent du travail de scénariste pour le cinéma ou la bande dessinée. Assez éloigné du roman où la mise en place et la maturation sont plus longues et plus compliquées. D'ailleurs, Niegouchine et Klebert sont des personnages de mon roman La Domination du monde (Editions Julliard) et je suis parti d'une page de dialogue entre les deux sur la question du pouvoir. Je suis assez difficile au théâtre. J'ai eu une période où j'y allais souvent. J'ai même été critique à Avignon il y a une vingtaine d'années. Je n'aime pas l'emphase, ni les longueurs. Il faut que j'y croie très vite. Il faut que les acteurs jouent comme dans la vie. Il faut une tension. C'est ce qu'on a essayé de faire avec La Cravate. Je sais exactement comment parlent mes trois personnages, ce qu'ils font et pourquoi. La musique et les dialogues ont gravés entre mes deux oreilles. J'espère en écrire d'autres. J'en ai une en tête en ce moment. Elle mûrit.Propos recueillis par Jean-Daniel Magnin

Le 25 août 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 23

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.dimanche 17 juin 2007 Le second tour des élections législatives confirme la tendance esquissée une semaine plus tôt : la nouvelle assemblée nationale rosit et se féminine. La faible majorité relative pour le PS se transforme en majorité absolue quand on y ajoute les voix du Point G (centristes ségolistes) et des divers gauche.Il semble que les électeurs de gauche aient voulu les pleins pouvoir pour la présidente — bien davantage que les cadres du Parti socialiste qui se sont signalés, tout au long de cette campagne, par leur tiédeur. Jean-Marie Colombani, dans Le Monde impute ce divorce au « piège du non-cumul des mandats » — une exigence non négociable de la présidente, qu’elle a maintes fois réitérée : ce sera, pour tous, le cumul ou le pouvoir.Beaucoup de ténors du PS sont obligés de céder leur place s’ils veulent un jour participer à l’exécutif. Beaucoup d’hommes cumulards  de gauche sont remplacés par des femmes inconnues du grand public, elles profitent de la vague Royal pour faire leur entrée dans la chambre. Trente d’entre eux, surnommés  « Le Groupetto des mauvais perdants », décident de quitter définitivement la vie politique nationale. A droite, une tentative d’accord unitaire dès le premier tour entre le PVG, le RGV, le PNGC, les RG, l’UNG et l’IVG a fait long feu. La droite s’est déchirée au entre listes concurrentes ; pour sauver les meubles, dans la plupart des régions, il a fallu, au deuxième tour, surfer sur la vague féministe en se rassemblant derrière la femme arrivée en tête.  Trente mâles conservateurs, surnommés « les macho men », décident de quitter définitivement la vie politique nationale. Ces législatives ont cristallisé, en fait, la résurgence de tensions entre les sexes dans la société française. Certains hommes commencent à avoir peur. Selon Libération, des « clubs de défense du lui » se créent spontanément dans le pays, « rassemblés par un mot d’ordre simple :  faire travailler les femmes pour créer du chômage chez les hommes, c’est une revanche, pas un progrès ». L’association SOS hommes battus enregistre un nombre record de plaintes.En fin de soirée, on apprend qu’Alain Juppé, battu en Gironde, a été appelé par la présidente Royal au secrétariat d’État du grand Charléty de l’environnement, du développement durable, de la biodiversité et du changement de changement climatique. Le maire de Bordeaux y remplacera la citoyenne Jeanne-Isaure de Couci de Couça, qui vient de remettre sa démission pour incompatibilité d’humeur avec la présidente. La loi du non-cumul s’applique, inflexible : « Adieu, Bordeaux ! s’écrie Alain Juppé sur son blog. Ce fut bref, mais ce fut bon »… La suite demain...

Le 12 octobre 2015 à 08:40

Football

En français  "foutbaule" ou "foute". Sport de ballon joué essentiellement avec les pieds qui oppose deux équipes de joueurs en short dont le but est d'en marquer. La simplicité des règles du football, doublée du fait que les inventeurs de ce sport ont eu l'excellente idée de donner des maillots de couleurs différentes à chacune des deux équipes qui s'affrontent pour qu'il soit impossible de les confondre, a permis à la presque totalité des humains de comprendre globalement ce sport devenu en moins de cent ans le plus populaire de la planète. Certains y voient un formidable progrès du vivre ensemble de l'humanité, d'une fraternité mondiale d'émotions partagées, d'autres considèrent que cet engouement planétaire pour ces vingt-deux individus qui se disputent un ballon sur l'herbe est un signe alarmant du rétrécissement du cerveau humain qui pourrait expliquer, entre autres, les élections d'Hugo Chavez, de Georges W. Bush ou le bon score de Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2012. Beaucoup ont dit ou écrit que le succès phénoménal du football s'expliquait par le fait qu'il remplaçait peu ou prou la guerre dont les hommes ne peuvent se passer. Il est vrai que, lorsque deux pays se livrent bataille à coups de tanks et d'avions de chasse, il est rare qu'en plus ils jouent au football entre eux. Il est également vrai qu'en temps de paix la seule possibilité d'exprimer sa haine pour l'Allemagne ou l'Angleterre est de leur coller un terrassant 4-0 qui les humiliera beaucoup plus que l'invasion de leur pays par les plus alertes de nos divisions aéroportées. Par ailleurs, on remarquera que le vocabulaire guerrier est souvent identique à celui du football : attaquant, défenseur, tir, division, capitaine, blessé, etc., sans oublier les hymnes nationaux qui sont joués avant chaque rencontre internationale, pour rappeler à ces valeureux soldats à chaussures à crampons que le sort de leur patrie est dans leurs pieds. De plus — est-ce une coïncidence ? —, l'on ne peut ignorer que le succès grandissant du football féminin va de pair avec l'augmentation du nombre de femmes qui s'engagent dans l'armée. Ces hypothèses peuvent être validées ou combattues, ce qui par contre ne peut être contesté, c'est la place despotique qu'occupe le football dans les médias. Je ne parle pas ici de la retransmission des matchs qui ne se répand à la radio ou à la télévision qu'à la juste proportion de la passion qu'ils déclenchent auprès du public, je veux évoquer les interminables commentaires, interviews, analyses (de plus en plus psychologiques, voire philosophiques!) de joueurs, entraîneurs, supporters, présidents de clubs, etc. Nos ondes sont envahies jour et nuit de : "Le groupe est très solide", "Je sais que quand les défendeurs défendent et que les attaquants attaquent, on est sur le bon chemin", "Le foot, ah! c'est un peu comme la vie, rien n'est jamais gagné", "Ma devise : respecter l'équipe d'en face", "Nous avons perdu, mais le collectif a gagné", "Pourquoi Kractucovic a occupé pendant tout le match le couloir droit alors que c'est un gaucher. Pourquoi?!", "On est passés très près de la correctionnelle mais on s'est repris, on les voulait plus que tout, ces trois points", "Je ne dirais pas que c'est une punition, je dirais qu'on a eu ce qu'on mérite", "On a tout donné et ça n'a pas suffi", "Ce sera avant tout un défi physique", "On a le sentiment qu'ils vous ont pris à la gorge dès le début", "C'est surtout pour ma famille que j'ai marqué ce but", "Ils ont été plus forts, c'est tout", "Pardon, je vous coupe, mais je suis à côté d'Ahmed Sarzi", "Rien à dire, dans l'ensemble, rien à dire", "Ils ont fait la fête toute la nuit sur la grand place de la ville où plus de cent mille supporters en délire les attendaient", "Vous savez, un joueur, c'est bien sûr un sportif, mais, on l'oublie trop souvent, c'est surtout un homme"... Le bombardement de niaiseries proférées sur un ton de cause nationale que nous subissons quotidiennement à travers les médias est une pollution infiniment plus néfaste pour notre santé mentale que n'importe quelle fissure dans une centrale nucléaire... Nous sommes dangereusement irradiés par le commentaire sportif. Et ne parlons pas des obsèques réservées au moindre commentateur de football : le deuil est national ! Celles de Victor Hugo, à côté, ont été de la "roupie de sansonnet". Le béton des stades prolifère, les meutes de supporters enflent, les matchs contenus autrefois le temps d'un week-end envehissent la semaine. Les conversations sans football disparaissent les unes après les autres, les riches s'achètent des équipes, les pauvres tapent dans des boîtes de conserve pour marquer des buts, c'est la fin... Mon Dieu ! Mon Dieu ! Vivement que l'Iran nous déclare la guerre ! Les Mots que j'aime et quelques autres, Points 2013

Le 23 mai 2013 à 13:25

Enki Bilal : on est entré dans un nouveau monde

La science fiction, c'est maintenant

Enki Bilal, en ombre chinoise devant l'écran où viennent de défiler des extraits de sa cinématographie. Il a commenté en direct, raconté d'où ses idées plastiques, ses trouvailles futuristes sont venues, les fulgurances, les enjeux entrevus dans son œuvre bien avant que la marée technologique vienne bousculer nos société déjà anciennes. Et si la dépression contemporaine venait du fait que nous ne savons pas encore voir que nous sommes déjà entrés dans un monde nouveau ? A l'issue de cette performance inédite qu'il n'avait encore jamais tentée, Bilal répond aux questions du public du Rond-Point : faut-il imaginer le pire ? la nature va-t-elle se venger des humains ? les nouveaux arrivants (les jeunes) seront-ils capables de réhumaniser notre monde atomisé par une solitude connectée ? Il parle des anciens totalitarismes qui ont cédé la place à la globalisation, mot rond qui cache un totalitarisme financier féroce auquel ne s'oppose guère que l'islamisme radical - perspective joyeuse. Alors, faut-il être optimiste, pessimiste ? "La réalité d'aujourd'hui est la science-fiction d'hier. Nous-nous sommes habitués avec une arrogance tout à fait humaine aux choses les plus vertigineuses. Sommes-nous conscients du basculement radical dans un siècle où tout est possible, où une nouvelle science-fiction pose ses nouveaux codes ? Pas sûr. La régression guette, jusqu'à nos politiques englués encore dans le siècle passé. Notre relation au futur est toujours immature... Militons pour un peu plus d'imaginaire et déverrouillons tout ça !" Enregistré le 14 février 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 13 août 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 11

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.dimanche 6 - lundi 7 maiUne heure du matin. C’est, enfin, l’arrivée de Ségolène Royal place de la Bastille : la liesse collective redouble. L’élue se hisse sur la scène improvisée, aidée par la main secourable de la chanteuse Carla Bruni, déjà présente à son meeting de campagne à Charléty.  La chanteuse pleure : elle a l’air heureux. Les cadres du Parti socialiste, après quatre heures de débats, ont décidé de quitter enfin la rue de Solferino, pour aller voir. par réflexe, ils rejoindront Ségolène Royal sur scène— après s’être fait, non sans mal, reconnaître par le service d’ordre improvisé. Bénabar et Philippe Torreton, qui chantaient en duo L’effet papillon, s’arrêtent net. Bernard-Henri Lévy, soutien indéfectible de la candidate,  s’empare alors du micro pour annoncer son arrivée. « Mes chers amis ! commence le bouillant intellectuel. Je suis d'une génération qui vu se noyer dans le sang ses idéologies devenues folles. Notre jeunesse, nos utopies, voilà un demi-siècle qu'elles jaunissent avec les ossements du Che, quelque part dans les jungles boliviennes (j'y suis allé). Au San Theodoros, le général Alcazar rêvait de reprendre le pouvoir, sans violence, à son rival Tapioca : on sait ce qu'il advint… » Au bout d’une dizaine de minutes, plusieurs voix, dans le public, manifestent une certaine impatience, à travers de laconiques « Ta gueule ! », ou de plus affables « Arielle, une chanson ». Ségolène Royal prend gentiment le micro des mains du philosophe. Ces images resteront gravées dans les rétines de la jeunesse ségoliste. La future présidente paraît planer dix centimètres au-dessus du sol ; la lune dessine un spot de lumière autour de son corps. Devant elle, une foule de jeunes, surexcités, un peu ivres, rarement blonds. Beaucoup de filles ont jeté leur tee-shirt Vêtimarché pour s’exhiber torse nu, un « YES » triomphal tracé sur les seins. Ils l’ont attendue cinq heures pour faire la fête. « Bonsoir ! lance la présidente. (ovation) Je vais vous parler avec gravité. (ovation) Il est temps d’aller se coucher ! (silence) D’abord, je veux m’excuser auprès des voisins pour tout ce tapage à une heure aussi tardive : la joie ne doit pas empêcher le respect. Aller se coucher, oui ! Pour nous mettre au travail dès demain. Pour mieux participer à la grande tâche collective qui nous attend. Et d’abord, tout de suite, ensemble, nous allons nettoyer cette belle place de la Bastille, lieu de tant de moments forts de notre histoire, pour la laisser telle que vous l’avez trouvée en arrivant. Nous allons tous nous y mettre, sans exception : l’ordre doit être juste. Les dirigeants du Parti socialiste, présents à mes côtés sur cette estrade depuis la victoire, vont montrer l’exemple et s’emparer d’un balai, dans un esprit participatif ! Vous allez voir, c’est amusant. Je demanderai seulement à toutes les jeunes filles, même majeures, de mettre un vêtement sur leur poitrine — car tant que l’on aura pas résolu le problème de la condition féminine, on ne pourra pas s’attaquer au reste. Et je demanderai aux plus âgés, dans un souci d’encadrement éducatif, de faire cesser la consommation d’alcool. Si vous avez le droit de vous amuser ce soir, vous avez le devoir de travailler demain. Des kits de prévention et de protection sont à la disposition de toutes les jeunes femmes au pied de la scène, à côté des balais et des serpillières. La politique autrement, ça commence aujourd’hui ! Je vous donne rendez-vous à toutes, à tous, le 10 mai, pour une grande fête républicaine, familiale et fra-ter-nelle ! » La greffe de la petite a réussi : la France est heureuse.    La suite demain...

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