Bernard Stiegler : Travailler demain

Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail

À l’époque de l’automatisation généralisée
Le siècle dernier était celui du consumer capitalism, produit dérivé du taylorisme : produire à la chaîne et consommer comme le marketing le dicte. On a parlé du keynésianisme et du welfare state de Roosevelt. Mais aujourd’hui, ce modèle semble s’écrouler sous la pression de ses propres contradictions, cependant que se planétarisait la réticulation numérique. Celle-ci va provoquer dans les années qui viennent un processus d’automatisation généralisée où l’emploi salarié deviendra exceptionnel : les robots se substitueront massivement aux employés humains.
Cette nouvelle époque industrielle ne sera viable que si elle consiste en une renaissance du travail dans une société de contribution où les gains de temps issus de l’automatisation seront massivement réinvestis dans la capacitation et la déprolétarisation du travail : les robots sont des machines qui n’ont pas besoin des esclaves humains pour fonctionner.

Enregistré le 20 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point.

Durée : 1:15:17

> les autres Trousses de secours dédiées au travail

En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89



Trousses de secours 2e saison : conférences-performances autour de la crise du travail

Formation ouverte à tous : soyez encore plus flexibles, plus compétitifs, plus « zéro défaut » qu’on vous le demande… mais autrement ! Les écrivains, chercheurs, artistes des conférences-performances du Théâtre du Rond-Point renversent perspectives et idées reçues, croient au partage horizontal des savoirs, déboulonnent férocement les piliers de la pensée dominante.

> le programme complet

 

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Le 1 avril 2015 à 14:00

Toujours plus Net ?

Internet nous prend la tête. Pour le meilleur et pour le pire. Partage des savoirs. Siphonage de l’intime. Et si nous ne savions pas encore l’utiliser ? C’est sur notre ignorance – et depuis Edward Snowden, sur notre passivité – que compte la NSA pour continuer à pomper et stocker à une échelle ahurissante nos données personnelles, ce pétrole au potentiel économique inestimable, jalousement gardé derrière les barbelés de camps retranchés. C’est de notre nonchalance que s’enrichissent les Maîtres du web.2, ces ex-jeunes prodiges ayant inventé de géniales tuyauteries qui ne vaudraient pas un kopeck sans les myriades de contenus dont nous les goinfrons chaque jour gratuitement. Que devons-nous faire pour reprendre la main et ne plus être aliénés de nous-mêmes ? Pour éviter que des autoroutes de plus en plus gigantesques tiennent au creux de la main de quelques uns ? Comment être moins primitifs, moins naïfs devant ce nouvel univers qui vient de s’ouvrir en nous reliant les uns aux autres ? Pendant tout ce mois d’avril, et pour fêter le 5e anniversaire de la revue en ligne du Rond-Point, nous écouterons le philosophe Bernard Stiegler : le Net, tout comme autrefois  l’invention de l’écriture, est autant un remède qu'un poison. Qu’il faut savoir maîtriser, pour être capable de choisir entre deux destins : celui de l'automation implacable d’un monde dans lequel nous ne serions plus que des fourmis ou celui d'une nouvelle économie contributive dans laquelle chacun d’entre nous pourrait trouver sa place. Parmi vos témoignages, parmi les billets d’artistes du Net et d’écrivains fidèles à la revue, vous retrouverez les conseils éclairés du hacker Jérémie Zimmermann (la Quadrature du Net) et ceux du militant des logiciels libres Tristan Nitot : deux regards venus de l’intérieur du web, engagés pour nos libertés en ligne et la neutralité de la Toile. Nous ne resterons pas éternellement des enfants. Certains esprits optimistes imaginaient dans les années 90 qu’un jour le Net « s’éveillerait » : la Terre hyperconnectée accèderait soudain, comme un cerveau de dimension planétaire, à une conscience supérieure. Et si nous en étions justement là ?

Le 4 août 2014 à 09:28

Dominique Méda : "La réduction du temps de travail devrait absolument être pensée comme un projet de société"

C'est pas du boulot ! #2

Dominique Méda est professeure de sociologie à l'Université Paris-Dauphine, titulaire de la chaire Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales au Collège d’études mondiales. En 2013, elle a publié La Mystique de la croissance. Comment s’en libérer chez Flammarion et Réinventer le travail avec Patricia Vendramin aux PUF. Deuxième partie de l'entretien qu'elle a accordé à ventscontraires.net La réduction du temps de travail est-elle essentiellement un outil de lutte contre le chômage ou un pas vers un autre type de société ? Elle devrait absolument être pensée comme un projet de société ou du moins comme l’un des instruments intéressants nous permettant d’organiser la transition vers une société où les différentes activités marchandes et non marchandes seraient mieux équilibrées, où elles seraient également mieux réparties entre hommes et femmes (par exemple, j’avais pu mettre en évidence avec des collègues que la RTT avait permis un début de rééquilibrage dans la prise en charge des enfants) et où la qualité de l’emploi devrait être mise au cœur de nos préoccupations. Plus généralement, je pense qu’il faut tenir ensemble les questions relatives à l’avenir du travail et à la nécessité d’engager nos sociétés dans une véritable reconversion écologique qui nécessitera un plus grand volume de travail, qu’il nous faudra répartir sur un plus grand nombre de personnes. La RTT pourrait donc être un instrument puissant au service du changement du travail, de la lutte contre le chômage et de la transition écologique.   L'automatisation croissante nous condamne-t-elle à une disparition du travail ? Je ne le crois pas. Certes, des tâches de plus en plus nombreuses seront prises en charge par des robots, mais de très nombreuses activités nécessitent du travail humain dans l’éducation, la prise en charge des enfants ou des personnes âgées, la santé…Surtout, nous devons bien comprendre que la nécessité de prévenir le changement climatique et donc de réduire nos émissions de gaz à effets de serre nous oblige désormais à produire de façon très différente et très certainement, comme l’a bien mis en évidence Jean Gadrey, avec plus de travail humain.   Tous les secteurs d'activité sont-ils aujourd'hui menacés ? Nous ne devons pas céder au déterminisme technologique : certains secteurs seront certainement plus robotisés et permettront des économies de travail humain, mais nous devrons avoir recours à de plus grandes quantités de main d’œuvre dans bien d’autres : tous ceux qui nécessitent du lien, comme je le disais plus haut, mais aussi le secteur des énergies renouvelables, l’agriculture, le bâtiment, le recyclage qui, étant données les contraintes écologiques auront besoin d’un plus grand volume de travail. Philippe Quirion a évalué le nombre d’emplois accompagnant l’un des scénarios présentés lors du débat sur la transition énergétique, le scénario Négawatt, fondé sur un surcroît d’efficacité et de sobriété. Il a mis en évidence que la mise en oeuvre de ce scénario s’accompagnerait de créations d’emplois en nombre non négligeable. Par ailleurs, on peut penser que la relocalisation des activités nécessitée par l’anticipation du changement climatique et le souhait des populations de retrouver du sens au travail pourrait pousser dans ce sens. Il n’en reste pas moins que nous continuons et continuerons sans doute à faire des gains de productivité et qu’il importe de réduire le temps de travail à due proportion. Il y a d’ailleurs autour de cette question des gains de productivité de véritables choix de société à opérer : cessons de penser que nos comportements doivent nous être dictés par l’évolution du progrès technique. A nous de dire quels services nous voulons, avec quelle qualité de travail, avec quelle quantité de main d’œuvre employée. Si nous utilisions pour mesurer nos progrès d’autres indicateurs que le PIB, nous pourrions faire des choix de façon plus informée. Pour revenir aux gains de productivité, je suis d’accord avec Gadrey qui pense qu’on doit cesser de vouloir en faire dans certains secteurs et que l’on doit y substituer des gains de qualité et de durabilité.

Le 4 juillet 2014 à 15:28

Bernard Stiegler : "Dans 20 ans l'emploi aura disparu, tout le monde sera intermittent"

Travailler demain #1

Dans ce premier épisodeLa crise des intermittents ne doit pas nous cacher une crise généralisée de l'emploi, qui est amené à disparaître avec le développement universel de l'automation. Mais travail n'est pas emploi : et si le modèle de l'intermittence était appelé à devenir le régime de tous ? À l’époque de l’automatisation généralisée Le siècle dernier était celui du consumer capitalism, produit dérivé du taylorisme : produire à la chaîne et consommer comme le marketing le dicte. On a parlé du keynésianisme et du welfare state de Roosevelt. Mais aujourd’hui, ce modèle semble s’écrouler sous la pression de ses propres contradictions, cependant que se planétarisait la mise en réseau numérique. Celle-ci va provoquer dans les années qui viennent un processus d’automatisation généralisée où l’emploi salarié deviendra exceptionnel : les robots se substitueront massivement aux employés humains. Cette nouvelle époque industrielle ne sera viable que si elle consiste en une renaissance du travail dans une société de contribution où les gains de temps issus de l’automatisation seront massivement réinvestis dans la capacitation et la déprolétarisation du travail : les robots sont des machines qui n’ont pas besoin des esclaves humains pour fonctionner. > écouter le podcast audio complet Enregistré le 20 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89      

Le 10 février 2014 à 13:13

Grand Magasin : D'orfèvre et de Cochon

Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail

Une conférence-performance de Pascale Murtin et François Hiffler (avec la participation exceptionnelle de Liviu-Adrien Dârgãu) Le travail ? Connais pas. « Nous ne sommes pas très bien placés, peut-être même très mal placés pour parler du travail, n'ayant à ce jour et après trente ans d'activité jamais travaillé. C'est précisément à ce titre que nous allons nous risquer à discourir quelques quarts d'heure sur le sujet, histoire de faire part de notre inexpérience en la matière. »Les performers Pascale Murtin et François Hiffler prétendent – en dépit et grâce à une méconnaissance quasi-totale du théâtre, de la danse et de la musique – réaliser les spectacles auxquels ils rêveraient d’assister. Et ça marche : leurs spectacles sont très réussis et les émeuvent. Depuis 1982 (avènement de Grand Magasin), leur ambition consiste à croire possible que d’autres partagent cet enthousiasme.Grand Magasin :Un beau jour, Pascale Murtin et François Hiffler, deux danseurs contemporains, décrètent que la danse est une discipline contre nature. Ils tournent le dos à leur formation classique et fondent en 1982 la Cie Grand Magasin, "une association de bons intérêts". Ensemble, ils ont créé une vingtaine de pièces, numéros et performances, s’adjoignant parfois les services de leurs amis (dont Bettina Atala de 2001 à 2010) : des spectacles sans costume, sans décor, ni prouesse technique, à la poésie parfois absurde... de drôles d’objets spectaculaires mariant humour et rhétorique.Leur manière de jouer des mots et de l’absurde, leurs créations intelligemment décalées leur ont valu des comparaisons avec Queneau, Tati ou encore de participer à l’exposition Dada organisée par le Centre Pompidou en 2005. Leur style au pragmatisme faussement naïf et à l’humour pince-sans-rire, c’est encore eux qui le définissent le mieux : fuite du spectaculaire, raréfaction des accessoires et des paroles, évacuation de la scénographie, répugnance à gesticuler, dégoût de l’illusionnisme. Conférences en auditorium, interventions en décor naturel, démonstrations dans une galerie d’art ou déploiements sur une scène de théâtre, il s’agit dans tous les cas de grand spectacle. Enregistré le 6 février 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. Durée : 42:28 > les autres Trousses de secours dédiées au travail En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 30 novembre 2013 à 13:02

Yves Pagès : "Nous pourrions tous être des chômeurs heureux"

Trousses de secours : la crise du travail

L'écrivain-éditeur-performeur-blogueur Yves Pagès revient au Rond-Point avec une nouvelle conférence-dérive. La saison dernière il explosait à tout jamais la bêtise des présentations PowerPoint. Aujourd'hui c'est notre rapport paradoxal au labeur qu'll explore - "depuis l'homme préhistorique (l'âge de pierre) jusqu'au télévigile (l'âge du drone). – Depuis plusieurs années tu blogues sur www.archyves.net. Existe-t-il selon toi une écriture spécifiquement numérique ?– On écrit toujours en fonction du support. Pour tenir un blog ou nourrir un site, on s’adapte aux contraintes du Net, en l’occurrence d’un lieu de lecture rapide, zappeuse, à mi-chemin de l’oral et du écrit-relu-corrigé. Donc, il faut s’en tenir à un état de semi-brouillon, d’inachèvement partiel. D’autre part, sur ce support, on peut alterner l’écrit et l’image (le son aussi mais techniquement ça me dépasse), et cette navette entre bloc de texte et pavé photographique dépasse le simple jeu de l’illustration et du commentaire iconographique, ça s’éclaire dans les deux sens et permet certains raccourcis, certaines ellipses, puisque l’image parle aussi d’elle-même.– Ta conférence-performance est-elle la suite de ton livre Petites Natures mortes, où tu croquais en deux coups de crayon le destin de ceux qui cherchent dans les emplois précaires un peu d'oxygène pour leur survie ?– Ce faux-cours de psycho-physiologie du travail tient à une approche forcément différente, puisqu’elle s’inscrit dans un registre: le cours magistral (avec diapos projetées). C’est une parole dominante, un discours d’autorité, qui n’est donc pas dénonciateur, ni ironique par rapport aux arbitraires sociaux. Mais au sein de cet esprit de sérieux (tous les faits et documents que je vais présenter étant a priori), ma parole pseudo-pédagogique va finir par dévoiler une mutation du rapport au travail dont les précaires ont déjà fait les frais et dans le même temps éprouvé le potentiel libérateur. Bref, je vais montrer (par une démonstration abusive sans doute, mais non dépourvue de réalité) comment le travail humain n’est plus là où l’on continue à le faire croire, bref comment nous pourrions tous être des chômeurs heureux (à deux tiers temps). – Le pilotage de drones ouvre-t-il une nouvelle étape dans notre rapport au travail ?C’est un cas exemplaire de travail qui apparaît vers la fin de mon cours/démonstration. En l’occurrence piloter un drone, c’est jouer sur une console vidéo, où il ne se passe quasiment rien, et puis tuer à distance tel ou tel suspect à raison de trois secondes d’activité pour une semaine de télé-surveillance du néant. Un peu comme les traders devant leurs huit écrans d’ordinateur qui déroulent les encéphalogrammes de l’économie de marché. Bref, tous ces métiers sont à la fois du farniente forcé (ce qui ne va pas sans stress) et de la télésurveillance, au même titre qu’un vigile qui surveille sur son écran les 7% de comportements suspects des passants dans tel parking, tel sas de banque ou telle rue piétonne aux abords d’un centre commercial.– Le travail c’est la santé ?Le travail en français mélange toutes les activités (rémunérées, domestiques, sans oublier le travail du deuil, le travail de l’accouchée et… c’est l’objet de la fin de ma conférence, le travail de l’inconscient au cours du rêve). Or ce qui rend malade, ce n’est pas d’activer ses neurones ou ses muscles, mais de le faire inutilement, d’œuvrer pour des choses qui nous dégoûtent, de justifier par notre présence un organigramme hiérarchique sans objet, de répondre à des cadences productives inhumaines (alors que des machines s'en chargeraient bien mieux toutes seules)… bref, de dépenser son énergie le plus souvent à contre-emploi pour un salaire qui ne permet même plus de se loger, nourrir et festoyer dignement. Par contre, s’il y a un travail au sens neuro-physiologique qui sert à quelque chose et qui fait du bien à notre santé, c’est celui du sommeil paradoxal, ce temps nocturne où nous rêvons, inventons des idées, arpentons d’autres mondes possible… que le nôtre.

Le 16 juin 2014 à 11:03

Lettre ouverte au Président de la République

Cher Monsieur le Président de la République, Mon mari et moi, on vous a serré la patte il y a deux ans, et entre temps nous nous sommes mariés, grâce à vous, et on en est très heureux aujourd’hui. Tout va très bien. Sauf qu’il est intermittent du spectacle (mon mari), et qu’il commence à s'inquiéter. Il joue dans ma pièce au théâtre du Rond-Point qui remporte un franc succès. Quand viendrez-vous la voir (on a des détaxes) ? Il a un peu peur pour son statut qu'il risque de perdre avec la nouvelle réforme, car si ça continue comme ça, il va devoir faire un bilan de compétence et changer de métier pour faire je ne sais pas quoi alors que sa profession c'est acteur. Or, les pièces qu’il joue grâce à son statut d’intermittent font du bien à tout le monde (en plus des recettes qui sont souvent importantes). Ces pièces, elles parlent toujours de tolérance, d’acceptation de l’autre, elles défendent les belles valeurs de l’éducation, du progrès social, de la liberté et de l’épanouissement. Et souvent, c’est même très agréable. Mon mari adore son métier, il fait même des tas d’interventions dans les collèges, dans des lycées, avec des amateurs, des volontaires, quand moi je fais des ateliers d’écriture. Il fait avec notre compagnie de l’action culturelle, en banlieue, en province, ou à Paris dans des écoles primaires, et c’est très chouette, très vivant, et très instructif. Il y a même des gamins qui nous disent que c’est tout pour eux. Et en plus, pour l'instant, il n'a jamais trop fait des trucs du genre série télé, film avec des stars, publicités, ou salons commerciaux pour les voitures. Alors il ne comprend par très bien pourquoi il a l'impression qu'on cherche à le punir. Et puis aussi, autour de lui sur le plateau, il y a d’autres comédiens, et des techniciens, des intermittents en tous genres qui encourent le même risque. Et tout le monde commence à avoir vraiment très peur. Car ils pensaient jusque là que la gauche (votre parti) était assez d’accord avec toutes les valeurs qu’ils représentent et pour ne pas précariser ceux qui sont déjà précaires. On a aussi, après 2003, donné plein de chiffres qui nous laissent à penser que la culture et les arts vivants (comme ce qu'on fait), sont aussi un vecteur économique très fort et très important. Alors on s’est dit comme ça qu’en vous écrivant, vous alliez comprendre que puisque vous êtes un homme de gauche, élu par la gauche, vous alliez très vite vous démarquer du Medef des grands patrons qui ont l’air un peu perdu en ce moment. Vous savez bien que tous les gens avec nous, les profs, les instits, les éducateurs, les intellectuels, les intermittents, sont ceux qui représentent le mieux la gauche (votre parti). Alors forcément, on s’est dit comme ça que vous n’alliez pas trop tarder à prendre une position très claire pour qu’on ne se retrouve pas dans une situation précaire, et encore moins qu’on se sente trahi par notre propre famille (la gauche, votre parti) comme on pourrait dire. Bon, on vous laisse parce que vous avez beaucoup de choses à faire et des tas de bonnes décisions à prendre. Souvenez-vous surtout que la gauche a été construite sur l'idée de la culture et de la culture pour tous (parce que c'est une arme redoutable contre l'intolérance, l'obscurantisme, les ténèbres, en plus d’être agréable souvent…), après l’avoir été sur les 40 heures et les congés payés avec Léon Blum. Et si jamais vous avez besoin d’un référent culturel, je suis votre homme ! Ne laissez pas tomber ! On vous invite à dîner à la maison quand vous voulez pour parler de tout ça. Embrassez pour nous Christiane Taubira, et prenez soin de vous, on vous aime beaucoup. Pierre Notte, auteur de théâtre.

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