Alban Orsini
Publié le 03/04/2014

Christine


Hier soir, j'ai croisé Christine Boutin au petit PMU de Bar-sur-Issoire. C'était une soirée printanière très agréable : j'avais sorti mon T-Shirt. Elle disait, comme ça, l'air de rien tout en sirotant un sirop d'orgeat un peu trop chargé à mon goût (je suis diabétique) devant une assistance conquise : « Je n'ai jamais condamné un homosexuel. L'homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n'est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné. (...) Je suis dans le péché, moi aussi, je suis une pécheresse, mais vous ne me verrez jamais faire l'apologie d'un péché ». (Entretien paru dans Charles, le 2 avril 2014).

En face d'elle, accroché sur le mur à gauche de la cible à fléchettes et à droite des résultats du Numéro Gagnant (la première grille à 2 euros, la seconde à 1), était mentionné un des 10 commandements tels qu'on les apprend au catéchisme : « Tu n'utiliseras pas le nom de l'Éternel ton Dieu pour tromper (ou de manière abusive), car l'Éternel ne laisse pas impuni celui qui utilise son nom pour tromper ».

J'ai un instant regardé cette femme, m'interrogeant sur le sens et la place à donner à ses mots, puis à celui à donner à une religion et à son interprétation. Puis j'ai contemplé son reflet dans le miroir crasseux et moucheté du fond. Ce dernier disait : « Je n'ai jamais condamné un noir. La négritude est une abomination » ou : « Je n'ai jamais condamné un tétraplégique. La tétraplégie est une abomination » Je me suis surpris à ne pas comprendre pourquoi l'assistance continuait à écouter Christine Boutin sans jamais vraiment la condamner, comme si dans ce PMU de Bar-sur-Issoire, l'homophobie n'était pas si condamnable que cela. Comme si elle n'était après tout qu'une sorte de coquetterie discursive plus acceptable néanmoins que ne l'est toute autre forme de discrimination et que les morts qui s'entassaient un peu partout dans le monde du fait des lois homophobes n'avaient que très peu de poids face au réconfort d'un sirop d'orgeat.

Puis je me suis posé la question de l'Autre dans un sens plus large alors que Christine Boutin poursuivait : "Nous, les femmes, avons vraiment la séduction inhérente à notre ADN, de façon encore plus profonde que les hommes. Et c'est du reste pour ça que les femmes entre elles sont tellement dures. Il y a des compétitions de séduction très fortes entre femmes". De la même façon et comme précédemment, je me suis mis à réfléchir sur ces paroles, ces dernières me confrontant à cette idée très couramment convoquée qui prétend que c'est très exactement cette même séduction « génétiquement acquise » qui explique pourquoi la femme reste « violable » par nature, cette « violabilité » étant intrinsèquement lié à la nature féminine et à son consentement induit.

Dans le reflet du miroir, Gisèle Halimi qui elle aussi s'était invitée au PMU de Bar-sur-Issoire pour se descendre un petit verre de Côtes du Rhône, déclarait : « À peu près quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, quand une femme est violée, il n'y a pas de témoins et, par conséquent, quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, les violeurs qui expliquent tout ce qui a pu se passer auparavant concluent : « Oui, mais à ce moment-là, elles ont été consentantes ». Le drame de cette attitude, c'est que, qu'on le veille ou non, nous sommes acculées, nous, plaignantes, à devenir accusées à essayer de vous démontrer que : « Mais non, nous n'avons pas consenti ! » [?] Il y a une chose abominable en soi, s'agissant du droit pour une femme de dire « non ». Et quand une femme dit « non », il faut qu'on le comprenne une fois pour toutes, c'est « non », ce n'est pas « oui ».» (Gisèle Halimi, plaidoirie du 03 mai 1978, Aix-en-Provence)

J'ai quitté le petit PMU de Bar-sur-Issoire avec une certaine nausée (j'ai un peu vomi aussi, je le concède) en me questionnant sur le poids des mots, leur relais et leurs conséquences. Et puis je me suis posé une dernière question qui semblait prévaloir sur toutes les autres : « Dans cette société, n'apprenons-nous jamais vraiment ? ». J'ai essuyé ma bouche, mis un pull. La nuit était tombée et il faisait froid : en avril, ne te découvre pas d'un fil et reste vigilant.

 

(Illustration Pochep)

Né en 1980, écrivaillon de petites choses éparses de-ci de-là, ouvert à rien, décidé à tout, Alban Orsini n'aime pas parler de lui à la troisième personne mais adore les kebabs sur assiette, le son des fils en métal sur les mâts des bateaux amarrés, fumer ses cigarettes entre le pouce et l'index et le théâtre ce qui au final revient au même.
Pour l'instant publié en revue, Alban Orsini a pour ambition d'apprendre l'algorithme de résolution du Rubik's Cube pour rendre la vie meilleure et les moments plus doux... Il est également rédacteur pour le webzine Culturopoing.
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Le 17 septembre 2013 à 08:51

La Russie veut bannir l'usage du signe « coeur avec les mains »

Moscou – Dans sa lutte tous azimuts contre les signes extérieurs de ce que le pouvoir en place qualifie de « propagande homosexuelle », plusieurs députés de la Douma ont proposé de bannir le signe « cœur avec les mains ». En effet, ils estiment ce geste dégradant et lié à une forme de propagande homosexuelle cachée. Faire un cœur avec ses mains pourra bientôt être passible d’amende et de prison à Moscou et dans le reste de la Russie. Ce signe des mains, au demeurant inoffensif et plutôt symbole de bonheur et d’amour partagé, est dans le collimateur des députés russes qui l’assimilent à une forme de propagande clandestine en faveur de l’homosexualité. Or, depuis peu, une loi très sévère interdit toute forme de publicité qualifiée d’homosexuelle. « C’est un geste dégradant, qui est clairement rattaché à la culture gay et homosexuelle notoire en Occident » a déclaré Leonid Breshiev, un des signataires de la loi qui veut bannir ce signe de Russie. « Personne ne fait ce genre de signes avec les mains de manière innocente, c’est dégradant, puéril et franchement un peu gay » ont pour leur part souligné plusieurs conseillers municipaux de la ville de Moscou, à l’origine de la proposition de loi. « C’est tellement ridicule, il y a une forme de dégradation de la personne humaine. Vous faites un cœur avec les mains et vous souriez bêtement et stupidement. ». Mais pour certains, cette loi est dirigée expressément contre les opposants aux récentes lois visant la communauté homosexuelle. Selon Antojn Armyanski, responsable local d’une antenne LGBT, ceci vise les manifestants qui protestent contre la loi : « Parfois nous faisons ce type de signes face aux policiers, pour leur dire que nous sommes non violents » Et de préciser «  Désormais dès que nous ferons ce signe, la police aura donc le droit de nous arrêter » s’inquiète-t-il, affirmant réfléchir à d’autres formes de protestation silencieuse. Mais d’autres députés russes souhaitent ne pas en rester là et demandent le bannissement des dessins de coeurs transpercés de flèches jugés trop violents pour les enfants. Le Gorafi

Le 8 avril 2013 à 14:23

Wilfred

6 avril 2013

Cher Wilfred de Bruijn. Dans la nuit du 6 avril 2013, tu prétends avoir été agressé dans le 19e arrondissement de Paris par des « soi-disants » homophobes qui te seraient tombés dessus  – genre – parce que tu marchais innocemment avec la main de ton amant dans la tienne. Balivernes ! Wilfred, tu n'as pas été agressé par des homophobes. Non. Plus que par des homophobes, tu as été agressé par LA France, rien que ça : une France rassemblée et solidaire comme elle dit, une France fière de ses origines, de son histoire, de ses traditions et surtout désireuse de défendre les familles et plus particulièrement les petits enfants innocents qui n'ont rien demandé à personne, encore moins à ce qu'on les défende de quoi que ce soit ni qu'on parle à leur place. Parce que c'est important les enfants. On ne peut rien rétorquer à ça et c'est implacable comme argument, les enfants. Tu as été agressé par une France qui n'a rien d'homophobe parce qu'elle a toujours à ses côtés un meilleur pote pédé bien comme il faut qui lui suffit amplement à la crédibiliser en tant que non-homophobe (tout comme elle a un meilleur ami noir, un meilleur ami arabe, un meilleur ami juif qui lui suffisent à être respectivement considérée comme non-raciste et non-antisémite). Tu as été agressé par une France qui aime les homos parce que c'est joli et tendance, mais qui les juge « un peu » contre-nature quand même, faut pas pousser, une France qui pense que le couple et donc le mariage ne se définiront jamais qu'au travers de la procréation (l'amour ou bien tout simplement le droit, il s'agit d'autre chose). Wilfred, tu as été agressé par une France qui est persuadée qu'autoriser le mariage entre homos, c'est la porte ouverte à la pédophilie, la zoophilie, et à des accidents nucléaires sans précédents dans les quatre coins du monde. Tu as été agressé par une France catholique mais pas que, une France de droite mais pas que, une France riche mais pas que : tu as été agressé par la France. Point. Par nous tous. Et surtout par moi. Je t'ai agressé. Je suis de fait cette France qui met des serre-têtes mais qui ne doit pas être résumée à cela parce que ce serait caricatural, je suis cette France responsable qui passe son temps à te juger, cette France qui te regarde d'un drôle d'air dans le métro, les bus, parce que parfois, tu parles un peu trop haut, un peu trop aigu, avec un peu trop de ce rien dans la hanche ou bien avec un peu trop de rien du tout. Je suis cette France qui te crache dessus, qui te montre du doigt et te traite comme un chien mais qui n'est pas homophobe, non, cette France qui manifeste pour qu'on t'enlève des droits là où généralement le reste du monde manifeste pour en acquérir. Tu as été agressé par cette France : je suis cette France de traditions, cette France de gamins que l'on fout à la porte parce que différents, cette France qui aime les homos mais n'aime pas les gays ou bien encore cette France qui aime les homos mais chez les autres ou bien encore dans les films de Ang Lee avec les jolis paysages et les jolis chevaux. Tu as été agressé par cette France de haine Wilfred de Bruijn, pas par des homophobes, parce que la France n'est pas homophobe, ça non. Je suis celui qui t'as agressé. Je suis celui qui t'as ouvert la lèvre, celui qui t'a fait pisser le sang sur le trottoir. On m'a forcé de ce fait à l'être. Je suis ton agresseur. Nous le sommes tous. Nous le sommes tous. Nous ne pouvons échapper à cela lorsque nous te regardons droit dans les yeux, Wilfred de Bruijn.

Le 19 décembre 2010 à 11:47

« Cessez d'emmerder les Français ! »

Jacques Myard, Assemblée nationale, jeudi 16 décembre 2010

Europhobe, homophobe et tenant de la trique sécuritaire, ce député UMP est réputé pour ses saillies dans l’enceinte du Palais Bourbon, ce qui n’a bien sûr aucun rapport avec le fait qu’il soit élu de Maisons-Laffitte (Yvelines), « Cité du cheval ». Lors de la discussion du projet LOPPSI 2, acronyme gentillet d’une loi à poigne sur Internet, la vidéosurveillance, les mineurs de 13 ans, les squats, les écoutes, les fichiers, les polices municipales ou encore les chauffards, le liberticide s’est révélé libertaire avec ce cri du cœur inspiré du fameux « Arrêtez d’emmerder les Français ! » de Georges Pompidou. C’était en 1966 et le Premier ministre pestait contre l’excès de lois, décrets et circulaires. Moyennant quoi leur nombre n’a jamais cessé de croître. Rien que depuis 2002 on en est à dix-sept lois sur la sécurité et cinq sur l’immigration. Mais Jacques Myard visait seulement la réglementation du permis à points dont il souhaitait un assouplissement. Avec cet argument fort : un « pépé » flashé à 56 km/heures sur « les berges de la Seine » et qui serait de la sorte sanctionné. Il a flotté soudain comme un parfum de nostalgie sur l’hémicycle puisque si la bagnole peut faire la course avec les péniches dans la capitale on le doit à… Georges Pompidou. Au cas ou Delanoë persiterait dans son projet de rendre ces berges aux piétons, qu’il ne s’étonne pas si Jacques Myard remonte en selle avec un slogan tout trouvé : « Faites pas chier les Parisiens ! ».

Le 3 janvier 2012 à 08:55

Maman !!!

Il est une question cruciale insuffisamment posée en cette période post festivités : que faire des cadeaux inappropriés ? La FNAC a la solution. Sur la page d’accueil de son site, elle vous donne un ordre clair, en lettres capitales et en orange : « REVENDEZ VOS CADEAUX ». Pour nous déculpabiliser de vouloir tirer profit de la chose, l’entreprise nous explique que ce n’est pas notre faute, car, au choix, et toujours en gros et en orange : « JE L’AI DEJA ! » ; « JE L’AI EU EN DOUBLE ! » ; « EN TRIPLE ! » ; « JE N’EN AI PAS BESOIN ! » ; et attention, on nous garde le meilleur pour la fin : « MAMAN S’EST TROMPEE ! » Ce dernier point d’exclamation est lourd de sens, on sent qu’il contient des précisions qui  démangent, du genre : « cette conne » ou bien « comme d’hab’ ». De plus, Maman étant la seule à être incriminée, on se dit que ce n’est pas Papa qui commettrait une telle bévue. Car pour ceux qui l’ignorent, la FNAC ne vend ni du maquillage ni des couches-culottes, mais des trucs super compliqués comme des téléphones, des livres, des DVD, des ordinateurs ! Pour comprendre leur fonctionnement, il faut en avoir fait des études. Voilà pourquoi Maman, non contente de claquer l’argent du ménage et de courir les boutiques avec ses copines pendant que Papa travaille, Maman donc, cette pétasse, n’est même pas foutue de choisir un CD ! Et ça ne s’arrange pas. On me dit que Maman aurait hurlé « Joyeuses Pâques ! » à ses proches le 1er janvier 2012 à 0h00. Bref, Maman « craint ». Or n’oublions pas une chose, c’est que Maman va voter en mai 2012. Vous imaginez, si elle glisse dans l’urne sa liste de courses au lieu du bulletin gagnant ? Personnellement je ne vois qu’une issue, en orange et en gros dans le texte, avant qu’il ne soit trop tard je vous en supplie : « REVENDEZ MAMAN ! »  

Le 20 décembre 2011 à 11:22

« Je peux vous dire que je débloquerai la bombe atomique. »

Christine Boutin, 13 décembre 2011, Public-Sénat.

Tous aux abris ! Elle n’est pas encore élue présidente de la République, la Madone des autels, qu’elle a déjà le doigt sur le bouton de la force de frappe.  Mais pas de panique : ce n’est pas un crime contre l’Humanité qu’elle serait prête à commettre, plutôt un sarkocide pour cause d’obstacles élyséens à sa collecte de parrainages. Si d’ici février elle n’atteint pas les 500 signatures de maires requises pour se présenter, elle actionnera donc l’arme fatale.  Bien sûr chacun s’interroge : une excommunication vaticane ? Un ralliement à Hollande ? Une dénonciation d’affaires pas très claires ? Sa détermination est telle, qu’on en arriverait à imaginer qu’elle va se faire sauter avec sa bombe. Une sorte de sainte kamikaze, effacant par son sacrifice tous les péchés du quinquennat.Ce n’est encore qu’une menace. Pas besoin d’avoir fait Saint-Cyr pour savoir que l’arme nucléaire, c’est d’abord la dissuasion. De Gaulle avait théorisé la dissuasion du faible au fort, les évolutions ont conduit à l’envisager du fort au fou, Christine Boutin n’est pas forte, mais pas folle non plus. Elle sait que pour se faire entendre un peu il faut « débloquer » beaucoup. On la croyait « bonne fille », on se trompait. On se trompe d’ailleurs souvent sur elle. Certes elle est anti-avortement, anti-PACS, anti-mariages homosexuels, anti-euthanasie, elle n’est cependant pas anti-liberté d’aller au théâtre voir les pièces de son choix. C’est au moins ça.

Le 5 décembre 2012 à 13:34

La mouette rieuse

La chroicocephalus ridibundus, plus connue sous l’appellation de mouette rieuse tire son nom de ses cris éraillés, sortes de hennissements à timbre ricanant.   La Mouette rieuse fréquente les lacs, les plages en été, les étangs côtiers et certaines boîtes de nuit du marais poitevin.   La mouette rieuse possède une bonne vue, une bonne ouïe, mais un nom difficile à porter. Native d’un milieu social modeste et issue de la migration, la mouette rieuse appartient à la famille des Laridés, qui lui vaut encore quelques noms d’oiseaux face auxquels elle n’a de cesse de gwêler.   Les relations qui unissent les mouettes rieuses au sein d'un même groupe sont complexes, la mouette rieuse est profondément alcoolique de même qu’il existe des couples homosexuels mâles chez la mouette, qui d’après les dernières études éthologiques concerneraient vingt pour cent d’entre eux.   On relève alors chez ces derniers les mêmes comportements de cour habituellement observés dans les couples hétérosexuels. Les deux mâles construisent un nid ensemble et s’acquittent conjointement de la taxe foncière au même titre que n’importe quel autre couple de mouette rieuse.   Lorsqu’arrive la saison de reproduction, soit à peu près à chaque dernière pluie, il arrive que certains parents abandonnent leurs œufs. Une aubaine pour les couples homosexuels qui vont alors les couver sous leurs ailes et porter toute leur attention pour le bien du petit à naître. Sans le savoir, ce petit dernier connaîtra une vie bien plus heureuse et épanouie auprès de ses pairs plutôt qu’auprès de ses véritables parents, qui sitôt leur coup tiré et complètement éméchés se prenaient déjà le bec le long de la rade de Brest.   Il fut un temps où les petites mouettes rieuses élevées par des parents mouettes du même sexe eurent à subir quelques moqueries dans les bassins de récréation. Moqueries propres à la mouette rieuse, comme le furent à une autre époque celles à l’encontre des mouettes rieuses nées de parents qui n’étaient pas mariés ou un peu plus tard encore à l’encontre des mouettes rieuses élevées par des parents divorcés. C’est dire si la vie d’une mouette rieuse n’a pas toujours été aussi rose que celle de ses cousins flamands.   Malgré la pluie, ce temps là est révolu. La mouette rieuse se moque aujourd’hui davantage d’autrui à commencer par ces bipèdes qui s’agitent actuellement en dessous de leurs têtes, suffisamment bêtes pour penser que l’homosexualité est contre nature et plus dangereuse encore pour l’humanité que la fabrication d’armes de guerre.

Le 16 septembre 2012 à 10:18

«Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera»

Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, Radio RCF, 14 septembre 2012.

Il ne se doutait pas le prélat des gones, ce qu’il déchaînerait de violences dans le monde avec ses propos stigmatisants sur le mariage des homosexuels. Ils avaient à peine circulé sur les réseaux sociaux, que quelques milliers de gays parisiens rameutés dans le Marais, attaquèrent les locaux de la délégation pontificale. Le nonce apostolique qui, par imprudence, était resté sur place, fut promptement déculotté et exhibé en place publique, ce qui le tua de ridicule. Au Vatican, les “faucons” de la Curie pressaient le pape Benoit XVI de déclencher les foudres excommunicatoires contre les insurgés car les exactions s’étendaient. A Lyon, les livres de Christine Angot étaient jetés dans un brasier alllumé au papier bible.  Dans le quartier berlinois de Prenzlauer Berg des hordes de partouzards brandissaient des préservatifs gonflés à l’helium en scandant: “nous sommes tous des Borgia.” A San Francisco, des crucifix étaient brûlés sur Castro street, à Londres on placardait des photos d’ecclésiastiques dans le plus simple appareil. Bien embarrassé, le Président Hollande chargea Laurent Fabius d’apaiser les esprits. Le ministre des Affaires étrangères qualifia “d’écœurante”  la déclaration de l’archevêque de Lyon. Cela ne fit que justifier plus encore les émeutes. Aux dernières nouvelles, YouTube a décidé de censurer les images religieuses.

Le 29 mars 2013 à 08:53
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