Pascal Hérault
Publié le 14/04/2014

Le Professeur Pascal répond à vos questions


Est-il facile d'être dictateur?

NON. Etre dictateur, c’est un dur métier, on ne rigole pas tous les jours, on doit se raser tous les matins pour passer à la télévision d’Etat. En plus de ça, il faut briller dans toutes les matières : histoire-géo, économie, police politique, plomberie, torture. Et la liste est loin d’être close, car si on veut être un bon dictateur, il faut savoir tout sur tout, et même ce qui est connu de Dieu seul. C’est pourquoi les dictateurs sont très attentifs à ce qui se publie sur le web : ils veulent tout savoir, tout apprendre, tout contrôler. Ce sont de vieux enfants un peu envahissants qui aiment se cultiver. N’empêche, il y a des moments où c’est particulièrement difficile d’être dictateur. Un exemple : supposons que le pays se trouve mis en crise à cause d’un problème de plomberie. Les canalisations de la capitale ont sauté. Les bidets fuient. Les opposants s’enfuient. Tout va à vau-l’eau. Eh bien, en tant que dictateur, et comme vous craignez la concurrence des plombiers, vous les accusez d’avoir fomenté un complot, vous les mettez en prison, au pain sec et à l’eau, et il ne vous reste plus qu’à régler le problème TOUT SEUL. Et c’est bien là le problème. Le dictateur est un homme seul, snif. Il ne peut pas tout résoudre, sauf les grilles de mots croisés de force 2. On le voit par cet exemple : le métier de dictateur a ses limites, sinon on tombe très vite dans l’amateurisme. C’est pourquoi, quand la plomberie pète les plombs, il vaut mieux faire appel aux professionnels.

Pascal Hérault est tombé dans la littérature quand il était tout petit et depuis il ne s’en est pas relevé. Auteur d’albums et de romans pour la jeunesse, il écrit aussi des polars, des chroniques pour le site K-libre et des textes inclassables où la logique se prend les pieds dans le tapis. Derniers ouvrages parus : Suzy a disparu !, éditions Les 400 CoupsL’Ile de la faim, éditions Oskar. A paraître : C’était comment avant ?,  essai humoristique et vaguement historique aux éditions Max Milo. On peut le retrouver sur son site : www.pascalherault.fr

 

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Le 16 octobre 2014 à 14:39

A plus d'un titre

Clémentine Mélois aime les livres et son histoire d'amour avec eux franchit une nouvelle étape : elle en publie un ! Ses petits bijoux d'humour et d'esprit, couvertures détournées, pieds de nez érudits et facétieux, ont déjà fait un tabac sur la Toile, et vous avez pu en découvrir quelques uns ici-même. Clémentine Mélois aime la culture, ou la Culture, comme vous préférez, la Culture majuscule, la sous-culture, la pop culture, toutes les cultures au sens même du végétal, ce qui grandit, se développe, croît et offre ses fleurs à qui veut bien les recevoir. Clémentine Mélois sait recevoir, justement, et elle accueille à la table (des matières) de son livre tous les auteurs qu'elle aime. Elle reçoit sans chichis mais avec une grande délicatesse les écrivains les plus académiques, les plus classiques et leur propose de partager un moment avec ses autres héros, ceux de la culture populaire, de la variétoche ou des nanars cinématographiques. Clémentine Mélois n'aime pas les chapelles et elle aime tellement ses amis qu'elle se dit que même s'ils ne sont pas du « même monde », il n'y aucune raison que François Valéry ne puisse pas s'entendre avec Paul Valéry, aucune raison que Rambo et Rimbaud ne se trouvent pas des points communs autour d'un verre. Un Fernet-Branca par exemple. Avec ses Cent titres, Clémentine Mélois nous redonne des envies de livres, d'encre, d'odeur et de grain de papier. Et ça tombe bien parce que son livre est vraiment un livre. Généreux et drôle, cultivé et potache, ludique et réjouissant. Un livre qui lui ressemble. Et nous, on l'aime. A plus d'un titre.   Clémentine Mélois, Cent titres, Grasset, parution le 22 octobre, préface de Jacques Roubaud, 224 pages, 10 € Du 24 Octobre à la fin novembre, venez découvrir l'exposition Clémentine Mélois à la librairie le Rond-Point des Livres. Rendez-vous le 24 à partir de 19h pour un vernissage pas comme les autres !    

Le 25 décembre 2010 à 12:15

La schizophrène et Noël

Tiraillements gastronomiques d'une Franco-Slovène

C’est décidé, cette année je fête Noël en France. La preuve, je suis là. J’attends avec impatience les prochaines chutes de neige pour batifoler dans les congères. Je suis prête je vous dis. J’ai fait tous mes cadeaux. J’ai acheté des livres, des DVD, et deux places pour le théâtre. J’ai tout prévu pour Noël, tout. ça me réjouit. D’habitude, je ne sais jamais ce que je fais, ni où je suis. Mais cette année j’assure. Je suis à Paris, avec des Français. Je laisse de côté ma moitié slovène, je la débranche, je la cache dans le placard comme un amant encombrant. Le soir du réveillon, je dînerai français, parfaitement ! Au menu, foie gras, huîtres puis dinde aux marrons. Et en dessert, la traditionnelle… J’allais écrire bûche, mais soudain un doute affreux m’envahit. Bûche ou… potica ? La bûche, c’est délicieux, oui, surtout au chocolat, et puis c’est typique… mais la potica !! Ce joli gâteau tout roulé tout moelleux tout crémeux (voir la photo) fourré aux noix aux noisettes au choco… bref qui fond sur la langue dans la bouche et jusque sur les hanches, ah il est simplement… « trop bon » comme on dit ici ! Oui, « trop bon », mais 100% slovène. Alors qu’est-ce que je fais ? Un menu français et un dessert slovène ? Je ressors mon amant du placard ? Ou bien je mets mes deux moitiés d’accord et j’achète des sorbets chez Picard ? Mais non, des sorbets un soir de réveillon c’est sinistre, c’est comme voir la neige qui fond. Ah j’en ai marre, vivement la diète ! Vesel bozic ! Joyeux Noël !

Le 19 juillet 2010 à 12:53

Sous Les Toits

Boulevard Magenta, 7e étage, 9m² mansardés jusqu’à la raie, pas de douche, robinet d’eau froide et chiottes sur le palier, 400 euros par mois. Si le soleil ne tape pas trop fort, jette un coup d’œil tout là-haut, dans l’arrondi de la toiture en taule, derrière chaque vasistas se planque un type en manque de tout. Toute la journée, il guette, sa petite radio à piles posée sur les genoux, il écoute les Grosses Têtes, les infos 15 fois par jour, il attend, il renifle, il tousse, il se marre, il dit merde, il roule sur son matelas, en écrase deux bonnes heures. Quant t’es pauvre, y’a pas grand-chose à branler, surtout à Paris. Marcher, s’asseoir sur un banc, lire deux, trois feuilles d’un journal, se rentrer, bouffer un cassoulet, descendre 3 litre d’un rouge dégueulasse, et basta. Tous les jours comme ça. Jusqu’à plus soif. Et rien en vue. Jamais. On était vendredi soir, mon voisin avait recouvert de merde les murs presque blancs des chiottes du palier, et la femme de ménage ne serait pas là avant mardi. J’ai cogné à sa porte. Il a ouvert en ticheurte calbute douteux. Il était raide. – Qu’est-ce tu me veux ? il a dit. – Pourquoi t’as fait ça ? j’ai demandé. – Pourquoi j’ai fait quoi ? il a dit. – Les chiottes, j’ai dit. – Si t’es pas content, c’est le même prix. Il m’a claqué la lourde à la gueule. Je suis retourné dans ma piaule en maudissant cet enfant de salaud. 30 ans qu’il vivait là, qu’il faisait la manche devant l’église de la gare de l’Est, ça lui donnait un certain pouvoir, quelques droits. J’ai ouvert une boutanche, me suis versé un verre, allumé une tige, et j’ai commencé à taper un poème à la machine à écrire histoire de passer le temps. Le temps d’être complètement raide. Le temps que tous les souvenirs bien vaseux me remontent à la surface, d’enclencher la radio. Et de chialer sur des musiques bien niaises.

Le 10 mars 2012 à 08:45
Le 26 juillet 2014 à 08:28

C'est pas du boulot!

Les p'tits boulots du Professeur Pascal.

J’aimerais être policier : pour mettre des PV à tous les cons qui ne savent pas qui est Marcel Proust. J’aimerais être écrivain à succès, sauf que Marc Lévy écrit plus mal que moi. J’aimerais être infirmière, rien que pour passer une blouse bien propre sur mon corps dénudé et velu. J’aimerais être coiffeur pour les plus de cinquante ans : la calvitie a déjà fait la moitié du travail. J’aimerais être peintre en bâtiment : j’aime tout ce qui a des poils, les chiens, les chats, les pinceaux.  J’aimerais être armurier, spécialiste des pistolets à eau. J’aimerais tenir un restaurant finnois. Je serais le roi du steak de renne. J’aimerais être un artiste, mais le titre est déjà pris. J’aimerais être chanteur de rock comme Johnny : on verrait ma tronche sur les T-shirts des retraités. J’aimerais être prêtre ou pasteur : on ne travaille que le dimanche. J’aimerais être guérisseur. Grâce à mon pouvoir extraordinaire, je soignerais les femmes seules par l’imposition des mains (entre autres). J’aimerais être maître-chien. A moi aussi, on mettrait une muselière. J’aimerais être dictateur chez les poissons, petit père des poulpes. J’aimerais être dictateur dans une orangeraie, petit père des pulpes. J’aimerais inventer des jeux de société pour hommes seuls. Mais il y a déjà le solitaire et les plaisirs qui vont avec. J’aimerais être chercheur d’or dans une bijouterie ; c’est plus facile. J’aimerais être conseiller d’orientation. Je guiderais mes élèves vers des voies d’avenir : analyste financier, marchand de Prozac, employé à Pôle Emploi. Bref, j’aimerais faire quelque chose de ma vie. Si vous avez une idée, merci de me contacter rapidement. Gens sérieux et travailleurs s’abstenir !

Le 16 février 2011 à 15:05

Rémi Sussan : les cerveaux collaborent mieux quand le corps s'en mêle

L'intelligence collective n'est pas l'apanage du web

Qu’entend-on généralement par “intelligence collective” ? Pour le monde du web, la messe est dite : c’est le produit émergent de l’interaction entre plusieurs milliers, voire millions d’individus, certains ne partageant avec les autres qu’une quantité minimale de leur réflexion. Et bien entendu, c’est le web lui-même qui est le média de choix de cette intelligence collective.Pourtant, il existe une autre approche de l’intelligence collective, bien plus ancienne que le net ou le web : la “fusion” entre quelques esprits, le plus souvent seulement deux, pouvant aboutir à une explosion inattendue de créativité.Pour réussir une intelligence collective, il faut prendre en compte plusieurs facteurs. Première surprise, la “bonne ambiance” importe peu. La motivation des participants n’est pas non plus fondamentale, ni le niveau intellectuel des individus impliqué. Les trois facteurs qui auraient effectivement joué sont d’abord la “sensibilité sociale” des participants, sensibilité sociale qui a été calculée en soumettant chaque sujet au test de “lecture de l’esprit dans les yeux”. Autrement dit, la facilité qu’à un sujet à déduire l’état émotionnel d’autrui en observant son regard (vous pouvez faire le test ici). Autre paramètre important : dans les groupes les plus efficaces, les participants tendaient à se partager plus ou moins équitablement le temps de paroles. On n’y trouvait pas une monopolisation de la parole par une minorité des membres. Enfin, troisième facteur, et non le moindre : le succès d’un groupe était corrélé au nombre de femmes y participant.C’est donc bel et bien l’intelligence émotionnelle de ses membres qui apparait comme l’ingrédient fondamental au succès d’un groupe, dont la collaboration est avant tout physique, incarnée dans le corps.L’intelligence collective devrait beaucoup au corps. Elle ne saurait se réduire à une pure communion platonicienne des esprits… > lire l'article complet sur OWNI Le journaliste Rémi Sussan travaille notamment à Internet Actu et a écrit les "Utopies posthumaines" (éditions Omniscience), ainsi que "Demain les mondes virtuels" et "Optimiser son cerveau" (éditions Fyp). Il collabore également à "l'Annuel des idées" (éditions François Bourrin). Retrouvez Rémi Sussan à la Monstrueuse Université du Rond-Point  : Rémi Sussan "Marché de demain : optimiser le cerveau"jeudi 3 mars à 19h30réservation 01 44 95 98 21tarif réduit 9€ pour les lecteurs de ventscontraires.net Illustration Albert Dubout : Justine

Le 3 juillet 2015 à 07:42

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Les animaux font-ils de la politique ?

NON. Les animaux ne font pas de politique. Or, comme chacun sait, ceux qui ne font pas de politique votent à droite. Donc, les animaux sont de droite. Ils préfèrent la nature aux maisons de la culture ; ce sont des scouts qui s'ignorent. Avec ça, ils sont très famille-famille et ils n'aiment pas les étrangers : le taureau, par exemple, se montre particulièrement chatouilleux quand on en entre dans son enclos ; il voit rouge, c'est un anti-communiste primaire. Ajoutons à cela que la plupart des animaux ne connaissent que l'agressivité, l'instinct, la force. Chez les crocodiles, cela s'explique facilement : ils n'ont jamais lu une seule ligne du Contrat social de Rousseau. Leur cerveau reptilien reste assez borné, et c'est bien dommage pour ceux qui, tombant dans la rivière et qui ont peut-être lu le Contrat social, découvrent tout à coup que la philosophie n'est d'aucun secours quand un bataillon de sauriens vient de réduire vos jambes au niveau du torse. Mais, me dira-t-on, c'est user là d'un exemple excessif. Et puis, qu'est-ce qui prouve que, parmi les crocodiles, il n'y en a pas un qui a lu Rousseau ? Un crocodile intello. Un saurien de gauche, qui aurait lu Marx et Groucho. Un croco qui dirait à la réunion de cellule : « Camarades, la violence n'appelle que la violence : si vous ne voulez pas finir en sacs à main, refusons la violence de ceux qui nous exploitent juste pour notre peau ! Bref, arrêtons de jouer aux crocodiles. Devenons pandas, dauphins, ours en peluche, Bisounours... » Mais il y a fort à parier que ce croco-là se ferait dévorer par ses congénères bas du front, qui finiront eux aussi en sacs à main, car c'est entendu : les animaux ne font pas de politique !

Le 15 septembre 2010 à 14:40

Patron de la Culture, tiens bon !

Conseil Citoyen 9

Depuis longtemps déjà, patron dans la culture, Tu diriges pépère une grosse structure Vendant et achetant à tes alter egos Des spectacles souvent qualifiés d’inégaux, Mais que toi tu défends comme étant « Grand Public ». Ce dont se satisfont tes soutiens politiques.   Cette rentrée pourtant te voit le souffle court. La femme d’un copain qui travaille à la cour T’a laissé sous entendre en sortant d’un dîner Qu’on évoque en haut lieu de te déboulonner. Depuis tu ne dors plus. Mais pourquoi tant de haine ? Qui peut vouloir ta tête et ton beau CDN ? Sait-on que tu as dit de cette région centre Où tu as tes fonctions et qui t’accueille en chantre: « Ce centre national est vraiment dramatique » ? Ce bon mot aurait-il engendré la réplique ? Que faire ou bien que dire avant que l’on t’évince ? Comment retrouver l’ombre et l’oreille du Prince ?   Saches-le, pour entrer encore au ministère Le sésame a deux mots: Restrictions budgétaires ! Ainsi, pour tes acteurs, sous-traite à l’étranger Dans un pays bien pauvre et juste ravagé Par une pandémie ou un puissant séisme. Politiquement neutre et emprunt d’exotisme Ton acte humanitaire, engagé, philanthrope, T’offrira du crédit jusqu’aux fonds de l’Europe. Choisis des spécimens assez haut en couleurs, Quelques femmes jolies, sans être racoleur, De ces jeunes qui rêvent d’atterrir en France. Aller les dénicher te fera des vacances. Qu’ils sachent bien bouger et prendre l’éclairage. Le texte quant à lui sera, en sous-titrages, Une histoire du cru traduite à ta façon Dont tu encaisseras ainsi l’adaptation. Paie-les en défraiements, ils ne s’en plaindront pas Et seront même heureux de sauter les repas Et de glorieusement reprendre leur charter Avec ce qui chez-eux vaut un an de salaire. Veille bien cependant qu’aucun d’eux ne se pique De vouloir demander l’asile politique. Bien sûr que des copains te trouveront réac, Tu feras des jaloux au sein du Syndeac, Qu’importe, il faut durer et tu pourras peut-être Finir en commandeur et des arts et des lettres.

Le 25 janvier 2011 à 08:18

Fils de, encore un !

Jules Gabot est en retard au rendez-vous. Il a eu une fuite en urgence. Il me retrouve au Stella, la brasserie hype de la ville. Il est tel qu'en lui-même, nature, une clope à l'oreille, cheveux ébouriffés. Il a commencé sa carrière de plombier en 2008, et sa première intervention eut lieu à sa mairie.– J'ai été gâté. Peu de jeunes plombiers peuvent en dire autant.– Votre nom, déjà…– Au contraire! L'employé voulait éviter un "fils à papa" (Jules mime les guillemets) et s’est trompé. Du coup, il m'a traité comme un simple pékin et j'ai donné tout ce que j'avais. Il a apprécié et a fait le buzz. Ça a été très vite !– Etre le fils de Philippe Gabot influe forcément !– Non. Si je me plante, terminé. On n'attend pas après moi! Vous savez, c'est "pénible" (même geste) d'être toujours soupçonné de devoir sa carrière à son père. Prenez les chanteurs : qui va leur reprocher ça ? Arthur H, M, David Hallyday et bien d'autres, on ne fait jamais référence à leurs pères ! Pourquoi nous, les plombiers, boulangers, maçons, on nous le reproche ?– C'est plus facile d'entrer dans la carrière.– Disons qu’on connaît mieux le milieu, mais après ? Tu loupes un joint et terminé ! On ne dira jamais assez l'amertume de ces jeunes loups fils de, comme Cédric Donzère, charcutier fils de, Jean Thomas, agriculteur fils de, et Céline Barbe, coiffeuse fille de. Et on comprend que pour être crédibles, ils doivent faire leurs preuves deux fois plus que n'importe qui. dessin © dominiquecozette

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