Micaël
Publié le 19/05/2014

Mateo


Micaël naît à Paris en 1982. Après avoir passé 20 ans à Buenos Aires, il revient à Paris, la ville où il vit et travaille actuellement. Droitier sur le terrain de foot et gaucher pour le dessin, il décide sa vocation à l’âge de 5 ans, lorsque sa maîtresse remarque qu’il est le seul de la classe capable de dessiner des visages de trois-quarts. Ses deux ouvrages en France "Un Argentin à Paris" et "L'Air du Temps" ont été publiés dans la collection Les Cahiers Dessinés.

 

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Le 3 septembre 2010 à 09:13

La descente de la rue effectuée tôt le matin.

(Chose vue)

Le jour n’est pas levé, quelques rares et pâles étoiles peinent à se démarquer du ciel noir. Les gyrophares de toutes les couleurs des voitures bleues et blanches et rouges illuminent plus la rue que ne le font les lampadaires publics. Des hommes en uniforme et variés repoussent les badauds. Quelque chose est sur le trottoir. La forme est pittoresque, recouverte. La femme voit les hommes et la forme au sol et glisse sa main du front vers les yeux de l’enfant. Les deux mains de l’enfant s’y agrippent. L’enfant effectue quelques mouvements de la tête. Rotation. L’enfant tente de se dégager. La main de la femme sur son visage l’empêche de voir. Les hommes aux uniformes bleus, rouges, noirs. L’enfant tire la main de la femme. L’enfant veut découvrir ses deux yeux et mirer les hommes aux uniformes et la forme tordue cachée sous la brillante couverture. La femme et l’enfant ne marchent plus. La femme s’arrête et s’accroupit devant l’enfant. La femme ôte sa main des yeux de l’enfant mais tient son visage avec les deux calées contre les joues de l’enfant. La femme parle à l’enfant. La femme explique à l’enfant. L’enfant enserre la femme par le cou et se laisse emporter par la femme qui se relève. L’enfant serre ses jambes qu’elle cale sur les hanches de la femme, pose sa tête sur son épaule ; ses yeux sont clos. Les bras de la femme serrent l’enfant, l’emportent loin du corps défenestré. La femme et l’enfant, elles sourient.

Le 12 mai 2015 à 07:21

Dictionnaire Français-Leïla, mot du jour : « Oseille »

Leila. La fille de l’auteur. Née le 14 février 2010 à Alger. Soit un peu plus de 5 ans, ce jeudi. 5 ans et déjà qu’elle songe à écrire le premier tome de ses mémoires. Mais elle n’a pas suffisamment de mots sur elle, croit-elle, pour dire la grâce, les frémissements, ses premiers émois, les petits et grands frissons de sa vie sociale bien pleine. En attendant,  l’auteur lui sert de nègre. Transcrit méticuleusement ses rites et ses rires qui se gaussent de tout, du travail à l’argent, en passant par la vie. Consigne ses petites et grandes questions (en bégayant et buguant le plus souvent au chapitre des réponses). L’auteur, ébaubi chaque fois que sa fée lâche un quelconque baragouin, note fiévreusement tout. Tout, tout, absolument tout, y compris ses infimes sternutations (un autre mot à prévoir pour les prochains épisodes, tiens!). Tout ce qu’elle nomme, touche avec sa bouche, devient perle, pépite, ravissement. La poésie sort de la bouche des enfants, se dit-il un matin qu'il a pleuvé, et qu'elle le pressait de questions sur le sens des averses.Oui, la poésie sort de la bouche des enfants.La poésie sort de la bouche de Leïla.Et ça, ça n’a pas de prix, ma fille.Ça n’a pas de prix.Qu’est-ce qui n’a pas de prix, papa ?Non, rien.Tu veux dire rien n’a pas de prix ?C’est sans importance, je me parlais tout seul.La poésie sort de la bouche des enfants.Du rouge, du vert, du papa, et du mamanOndées, tristesse du ciel et LeïlaPapa, il pleure aujourd'hui.Oui, j’ai vu.Papa, la pluie va laver la mer ?Euh…je suppose que oui, ma fille.Papa, pourquoi tu m'emmènes jamais à la mer ?Parce qu'à Alger, la mer est un trompe-l'œil ma fille.Alors il faut réparer la mer papa.Oui, ma fille. Ou bien mon œil.Le remplacer par ton œil enchanté.Tu es toc-toc papa.Et toi, tu es ploupla. Attends, je vais te faire un guili-guili.HI HI HI NOOOON !ça chapouille?Pourquoi tu me parles en bébé, papa?S'il te plaît, maintenant, laisse-moi me concentrer, j'ai beaucoup de travail ma puce.Encore le travail ! J’ai le besoin de toi et toi travail travail travail!!!Je suis obligé ma fille, sinon, je serai puni, j'irai en prison.Alors je viens avec toi en prison papa! Tu leur dis j'ai une petite fille, je dois l'aider une seule fois. Après tu travailles demain et demain et demain et tous les jours, tout, tout, tout, gentil, février, mars…Attends, tu me déconcertes, euh, tu me déconcentres.Et moi je suis décontente ! Moi je te parle en gentil et toi tu me parles en méchant. Alors la prochaine fois c'est Messi mon papa ! Et j'efface ton bisou !Mais c’est pour toi, l'amour de ma fille, que je le fais, pour avoir les gagas, pour avoir le mnamna, pour payer tes jouets…Je veux que tu joues avec moi ! Si tu joues avec moi, je te donne les gagas coooommmme ça ! Tu connais compter jusqu'à 100?1, 2… 100.Alors je te donne 100 gagas, comme ça, tu viendre avec moi à la mer.Elle ne travaille pas, aujourd'hui, la mer.Elle n'ira pas en prison, la mer ?("Si la mer était libre, l'Algérie serait riche", songe l'auteur, une phrase de Kateb Yacine qui traînait là, dans sa tête, à cet instant du dialogue).Papa, tu sais ? Je t'aime jusqu'à Marseille sans avion.Et moi je t'aime jusqu'à Tamanrasset à pied.Alors tu m'achètes un pareil photo ? Comme ça je te pareil en photo avec le nez de le clown.Mais j’ai le besoin les gagas pour acheter le pareil photo, alors, laisse-moi finir ce puuuut…réfaction de texte s’il te plaît ! Après, je t’achète tout ce que tu veux, cromis !Non, je veux tout de suite le pareil photo après je te parle plus jusqu’à demain, cromis cromis cromis !D’accord. Mais attends, je passe à la banque d'abord pour chercher les gagas.C’est quoi la banque, papa ?Euh…la banque, c’est… c’est là où on planque l’argent.C’est quoi "planque" ?C’est là qu’on cache, qu’on cache l’argent.Pourquoi le cacher ? Il a peur ?>A cause des voleurs. Pour le mettre à l’abri des petits voleurs, on le met carrément dans les poches des grands voleurs, comme ça, on est bien couil... euh... carrottt..euh, tranquille, après, enfin, je ne sais pas, je…Hum. D’accord. Mais... euh… qu’est-ce qu’ils font, les voleurs, papa ?Oh, tu demandes trop les questions, Leïla !C'est des gens qui volent dans le ciel qui est là haut de la banque?Si tu veux tout savoir, les voleurs, c'est des gens qui n’arrivent pas à voler de leur propre oseille. Maintenant, laisse-moi finir ce texte s'il te plaît.Pourquoi ?C'est mon travail.Non, pourquoi ils arrivent pas à voler de leur cropre zeille?Bof… parce que c'est tous des requins.Papa, viens, je te montre mon dessin. C'est moi que je l'ai accroché.Qu'est-ce que c'est?C'est un requin, non, c'est une requine, parce que c'est une fille. Elle est rose, elle parle en gentil et elle vole dans la mer. © dessin Leila Benfodil

Le 26 novembre 2013 à 08:29

Par peur des souffrances qu'implique un 1er accouchement, elle décide d'accoucher directement de son 2e enfant

Marseille, clinique Léopold Bellan. C’est le 3 août 2013 à 17h22 que Nadine a donné naissance à Théophile, un nourrisson de 3.4kg en excellente santé. L’accouchement s’est passé dans les meilleures conditions, celles qu’avait souhaitées Nadine en préférant éviter un premier accouchement douloureux et en mettant directement au monde son second enfant. La sage-femme de la clinique en charge de Nadine Roger a répondu aux questions de la Rédaction: « Ce processus est de plus en plus demandé. Les femmes en ont assez d’accoucher dans la douleur. Un premier enfant est toujours une épreuve pénible. Au deuxième, le corps est déjà préparé et les souffrances sont bien moindres. Cette demande est parfaitement légale et nous notons une hausse de 26% de ce genre de démarches en 2013. »  Certaines femmes préfèrent accoucher dans l’eau, d’autres choisissent l’option avec péridurale, d’autres encore préfèrent le gaz hilarant qui provoque un état euphorique. Accoucher directement de son deuxième enfant est dans l’ordre des choses. La douleur n’est plus un corollaire de l’accouchement et les femmes qui le souhaitent peuvent désormais faire ce choix. C’est une Nadine en pleine forme qui nous a accueillis dans sa chambre à peine deux heures après l’accouchement. « Je suis très heureuse, c’est mon bébé bonheur », esquisse -telle dans un sourire en nous présentant son cadet: « J’ai fait un excellent choix en décidant d’accoucher directement de mon second fils. Je me sens extrêmement bien et j’ai évité les douleurs insupportables que toutes mes amies m’ont décrites. Je ne vois pas l’intérêt d’accoucher en quatorze heures quand on peut le faire en quatre. »  « C’est une amie  qui m’a parlé de cette possibilité. Elle avait choisi d’accoucher directement de son dernier par peur de voir son corps être déformé par les premières grossesses. Il était hors de question que je renonce à ma féminité en devenant mère » . Et Nadine d’ajouter qu’elle a préféré accoucher directement de son deuxième enfant et non du dernier: « Socialement, il me semble plus difficile d’être fils unique, et le dernier d’une famille a toujours le rôle du chouchou. La place de cadet me parait plus confortable pour l’enfant. Nous en avons longuement parlé avec mon mari et c’est tout naturellement que nous avons donné naissance à notre cadet Théophile. Et puis cela nous permet d’envisager d’agrandir la famille, liberté qui ne nous aurait pas été permise en accouchant directement du petit dernier ! » s’esclaffe-t-elle. A voir sa mine réjouie, Nadine annonce un avenir heureux à cette forme d’accouchement, certes surprenante, mais tellement moins douloureuse. Reste encore à définir comment adapter la législation réglementant les droits de succession. L’héritage doit-il revenir en premier lieu à l’aîné, au dernier, ou au cadet qui est le premier né ? Le Gorafi Illustration: Istock / Angelice  

Le 19 juillet 2010 à 12:53

Sous Les Toits

Boulevard Magenta, 7e étage, 9m² mansardés jusqu’à la raie, pas de douche, robinet d’eau froide et chiottes sur le palier, 400 euros par mois. Si le soleil ne tape pas trop fort, jette un coup d’œil tout là-haut, dans l’arrondi de la toiture en taule, derrière chaque vasistas se planque un type en manque de tout. Toute la journée, il guette, sa petite radio à piles posée sur les genoux, il écoute les Grosses Têtes, les infos 15 fois par jour, il attend, il renifle, il tousse, il se marre, il dit merde, il roule sur son matelas, en écrase deux bonnes heures. Quant t’es pauvre, y’a pas grand-chose à branler, surtout à Paris. Marcher, s’asseoir sur un banc, lire deux, trois feuilles d’un journal, se rentrer, bouffer un cassoulet, descendre 3 litre d’un rouge dégueulasse, et basta. Tous les jours comme ça. Jusqu’à plus soif. Et rien en vue. Jamais. On était vendredi soir, mon voisin avait recouvert de merde les murs presque blancs des chiottes du palier, et la femme de ménage ne serait pas là avant mardi. J’ai cogné à sa porte. Il a ouvert en ticheurte calbute douteux. Il était raide. – Qu’est-ce tu me veux ? il a dit. – Pourquoi t’as fait ça ? j’ai demandé. – Pourquoi j’ai fait quoi ? il a dit. – Les chiottes, j’ai dit. – Si t’es pas content, c’est le même prix. Il m’a claqué la lourde à la gueule. Je suis retourné dans ma piaule en maudissant cet enfant de salaud. 30 ans qu’il vivait là, qu’il faisait la manche devant l’église de la gare de l’Est, ça lui donnait un certain pouvoir, quelques droits. J’ai ouvert une boutanche, me suis versé un verre, allumé une tige, et j’ai commencé à taper un poème à la machine à écrire histoire de passer le temps. Le temps d’être complètement raide. Le temps que tous les souvenirs bien vaseux me remontent à la surface, d’enclencher la radio. Et de chialer sur des musiques bien niaises.

Le 22 août 2011 à 08:03

Elle est très belle, ma maman

Elle est très belle, ma maman. Le matin, quand elle vient me faire un câlin, j'aime bien comme elle sourit, son nez il bouge et ça fait des fossettes. Des fois, c'est moi qui la peigne. Elle a des beaux cheveux, ma maman, qui vont jusqu'en bas du dos et qui font des vagues. Quand je l'ai bien peignée, ils brillent et je peux lui faire une grosse tresse qui se balance quand elle fait le ménage. Ils sont noirs mais des fois ça fait bleu. Les cheveux de ma maman, ils sont bien plus beaux que ceux de la mère de Lionel, qui sont jaunes et tout bizarres, comme les herbes quand il fait trop chaud.Ma maman, quand elle me raconte des histoires, ses mains elles dansent en l'air et même que Papa il dit toujours qu'elle a des mains comme des colombes.Elle sent bon en plus, comme les gâteaux. C'est pas comme la mère de Justin qui sent bizarre, comme les trucs qui sentent dans les cabinets.   Ses yeux, à ma maman, ils ont la même couleur que le chocolat, pas comme ceux de la mère de Lucie qui sont tout pâles, qu'on dirait qu'on voit à travers.   Mon papa, il dit que c'est des yeux de gazelle (c'est comme un Bambi).   Je suis très fière de ma maman et quand on va se promener, j'aimerais que tout le monde voie comme elle est belle !   Seulement les autres, ils ont pas le droit. Ma maman, quand on va dehors, elle se met un grand drap noir sur la tête et même des gants et même quand il fait très chaud.   Elle est très belle, ma maman, mais personne le sait à part Papa et moi.

Le 18 août 2015 à 07:32

Zen : Des moines bouddhistes pour aider les voyageurs à supporter les enfants qui pleurent dans les trains

La SNCF annonce ce matin un plan tout à fait innovant pour aider les voyageurs à enfin supporter les cris et les pleurs des enfants dans ses trains. Désormais, des moines bouddhistes seront placés dans les voitures et donneront des cours de relaxation aux voyageurs pour les aider à s’affranchir de la douleur et de l’énervement causés par les pleurs de ces enfants. Reportage. Un enfant qui pleure dans un train et ce sont près de 70 voyageurs qui sont pris en otage, et autant d’usagers mécontents. Forte de ce constat, la SNCF mise sur le zen et l’enseignement de Bouddha pour aider les voyageurs. « Désormais, chaque rame de TGV ou de train sera équipée d’un moine bouddhiste en libre service à usage immédiat » a expliqué Guillaume Pépy lors d’une conférence de presse ce matin. Le président de la SNCF a expliqué que les moines avaient suivi une formation spéciale pour pouvoir intervenir en toute situation et à tout moment. « Imaginez, vous faites Paris – Toulouse, vous êtes fatigués ou vous souhaitez travailler dans le calme, et un enfant se met à pleurer dans votre voiture. Que faire ? » souligne-t-il. « Avant, il fallait prendre votre mal en patience et serrer les dents, parfois aller aux toilettes et hurler votre rage, ou exprimer votre colère sur les réseaux sociaux ». Maintenant, un moine zen se déplacera à votre place et vous aidera à effectuer des gestes simples de relaxation et de calme pour vous aider à traverser cet océan de rancœur pour arriver à une mer de la tranquillité – toujours selon le mot du PDG. Un partenariat spécial avec la fédération bouddhiste française a été signé, et dès les prochains grands départs en vacances, ce sont près de 700 moines zen qui seront présents dans les gares et les rames. Des moines qui seront aussi formés pour expliquer aux voyageurs, là aussi dans le calme et la quiétude, qu’il ne sert absolument à rien de se lever de sa place et de faire la queue dans le couloir de la voiture plus de 30 minutes avant l’arrêt total du train. Le Gorafi

Le 6 juillet 2013 à 10:35

Elisabeth Cotten, clochard céleste

Portrait 42

Tu connais l'histoire de cette chanson ? Écoute ce que la voix raconte sans le dire. Il y a cette petite fille. Elle a dans les douze ans. Elle est gauchère et vient de s'acheter sa première guitare grâce à l'argent des ménages qu'elle fait avec sa mère. Elle apprend toute seule, à l'envers. Le week-end elle chante à l'église. Elle habite à Carrboro, en Caroline du Nord, près de la voies ferrée. La nuit elle entend les trains de marchandise qui roulent vers l'inconnu en hachant l'obscurité. C'est ainsi qu'elle compose cette petite comptine lancinante, Freight Train, Freight train going so fast... C'est doux et sombre. La petite Libba comme on l'appelle y parle déjà de sa mort. When I'm dead and in my grave / No more good times here I'll crave / Place the stones at my head and feet / And tell them I've gone to sleep. Les années passent. Les trains de marchandises continuent à déchirer l'horizon. Elle reste là. Se marie à quinze ans. A des enfants. Travaille comme femme de ménage. Elle arrête plus ou moins de chanter. Presque vingt ans plus tard elle devient la bonne de Mike Seegers. Famille de musiciens. Il a trois enfants à qui elle chante ses chansons le soir pour les endormir. Il l'enregistre en 1958, la fait connaitre, passer à la télé. La vague folk des années soixante lui permet de finalement s'acheter une maison à Syracuse. Elle y enregistre un dernier album dans lequel elle chante avec son petit fils. Le train numéro neuf ne roule plus depuis longtemps.

Le 4 février 2014 à 08:20

Chambre de Constantin : Batman et Hulk repoussent une nouvelle attaque du T-Rex

Amiens – Situation toujours incertaine ce midi dans la chambre de Constantin, 11 ans, après la violente attaque hier soir d’un T-Rex. Une attaque repoussée de justesse par Batman et Hulk qui ont dû faire équipe bon gré mal gré. Reportage. Des voitures écrasées, les restes d’une barricade constituée de livres et de boîtiers de CD renversés. La maison des Simpson en Lego éventrée, des pièces du jeux jonchant le sol. Le spectacle de la chambre de Constantin après l’attaque du Rex d’hier soir est effroyable. Mais grâce à Batman et Hulk, l’honneur est sauf. « La première ligne de défense constituée de Lego pourtant entraînés n’a pas résisté au choc » expliquait Constantin lors d’une conférence de presse. « Nous avons été débordés par notre gauche, ils sont passés par dessus le coffre de vêtements, ils avaient l’avantage de la hauteur ». Dès lors, il ne restait plus que les deux super héros pour stopper le carnage annoncé. L’attaque, dirigée par le T-Rex et une peluche Angry Birds, n’a laissé aucune chance aux Lego pris au piège après l’effondrement de la barricade. « La maison des Simpson en Lego a pris l’attaque de plein fouet, nous n’avons rien pu sauver » racontait un sauveteur encore sous le choc. Mais tandis que la bataille semblait perdue,  l’arrivée inespérée de Batman et de Hulk a changé la donne. Les deux super héros vont s’associer, repousser l’attaque et remporter la bataille. Une victoire cependant discutable selon les experts. « Cette arrivée était un peu trop télécommandée, il est évident que les Lego ont été sacrifiés délibérément pour laisser croire à une infériorité numérique ». Pour d’autres, « la destruction de la maison des Simpson est à prendre  en compte pour donner la victoire à l’attaquant, même si le rôle de Ned Flanders est trouble : pourquoi n’a-t-il pas donné l’alerte lorsque le Rex était en vue ? ». De son côté la petite sœur de Constantin, qui supervisait l’attaque du Rex, n’a pas hésité à qualifier son frère de très mauvais joueur. « On avait dit pas plus de deux super héros par personne. Or, là on en a bien deux, c’est clairement de la triche, c’est pas bien » a-t-elle déclaré aux journalistes avant de quitter la chambre en larmes. Constantin, lui, restait sûr de son bon droit. « J’avais dit de pas toucher à la maison des Simpson, j’ai mis du temps à la faire, alors c’est tout, c’est elle qu’a commencé ». Le Gorafi  

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