Le Gorafi
Publié le 21/04/2015

Metz : Déçu par le nombre de "j'aime" sur une photo de son chaton, il l'abandonne


Metz – Triste journée pour ce jeune Messin. En effet, après avoir posté sur Facebook une photo du tout jeune chaton qu’il venait d’adopter, Éric n’a obtenu en retour que 12 “j’aime” seulement et 2 partages. Une déception qui a poussé le jeune homme à se séparer par dépit du tout  jeune animal. « La photo était très belle, il n’y a pas à en douter. Mais alors pourquoi si peu d’intérêt?  ». Le jeune homme ne veut pas pour l’instant accuser ses plus proches amis et rappelle qu’il n’hésite pas à liker nombre de leurs publications, même quand elles sont sans interêt. « Je comptais sur ce chaton pour élargir mon cercle d’amis et devenir populaire » . Un échec qui a amené Éric à se poser la question de la possession du chaton à long terme et la pertinence même  de son adoption. « J’ai peut-être fait une erreur, il n’est pas aussi beau que ça. Finalement j’aurais dû prendre un chien, les chiens c’est populaire, les chats ce n’est plus à la mode » a-t-il conclu lors de la conférence de presse, précisant que l’animal avait été ramené au refuge où il l’avait adopté, la veille.
Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Le 20 octobre 2015 à 08:03

Il se lance le défi de vivre un an sans respirer et meurt violemment au bout d'1 minute 20 

Quand une tentative de record du monde vire au drame. En début de semaine, Dick Paulson, 20 ans, se lançait dans un pari fou : essayer de vivre un an sans respirer et ainsi battre l’actuel record d’apnée détenu par le danois Stig Severinsen en 22 minutes. Dick Paulson s’était même entrainé pendant plus de 3 mois pour réaliser cet exploit. Seulement voilà, le rêve a très vite tourné au cauchemar quand Dick a finalement perdu la vie au bout d’une terrible agonie qui aurait duré près d’1 minute et 20 secondes selon les légistes qui ont autopsié la dépouille du garçon. Recit. Une contre-performance Tout était pourtant prêt. Dick Paulson se disait « au top de sa forme » quelques secondes avant le début de son quasi-record. Un juge était présent pour valider la performance, les proches et les moins proches de Dick avaient fait le déplacement pour l’encourager. Sa famille s’était même cotisée pour lui offrir un caisson sans oxygène dans lequel il pourrait tenter de repousser les limites de l’apnée en toute sérénité. C’est donc dans ces conditions idéales que celui que sa petite-amie appelait « l’étoile de Rapid City » s’est élancé lundi matin dans un joli défi qui est finalement devenu un tragique fait divers. Car très vite après le début du record, le jeune américain originaire du Dakota se met à se tordre, il gesticule avec frénésie. Malgré cela, toutes les personnes qui l’accompagnaient au moment de ce fiasco n’ont pas su décrypter ce qui semblait être en fait des signes de détresse : « On a cru qu’il bougeait dans tous les sens pour se détendre, que c’était un genre de technique de relaxation, un truc comme du Yoga. On aurait du réagir plus vite. » confie Barry White, juge officiel du Guiness World Records. Car c’est seulement au bout de 7 heures que Barry White ainsi que les proches de Dick présents sur place se mettent à avoir des doutes : « Il avait définitivement arrêté de gesticuler à peu près 1min20 après le top départ. Ça faisait donc un petit moment qu’il ne donnait plus aucun signe de vie. On a tapé à la porte du caisson pour voir s’il dormait mais comme il ne réagissait pas on a décidé d’arrêter le record et d’intervenir. » nous raconte Jenny, la sœur aînée de Dick. Le personnel médical prévu dans le cadre de ce genre d’épreuves se précipite alors auprès de Dick Paulson. Les médecins constatent alors l’absence de toute réaction de l’apnéiste mais par précaution et après plusieurs minutes de concertation, ils choisissent pourtant de ne pas stopper l’épreuve et remettent le jeune homme dans son caisson : « Dans le doute, nous n’avons pas voulu l’empêcher de réaliser son record jusqu’au bout. Ça aurait très bien pu être une forme de décès temporaire et momentané. On ne voulait pas lui gâcher son rêve. » se justifie ce médecin. « Dans la mesure où il n’y avait aucun indice d’une quelconque reprise de respiration, il n’y avait aucune raison d’arrêter le record. » précise Barry White le juge à l’accent américain. Une famille effondrée L’ensemble des personnes autour du caisson sans oxygène décident finalement de mettre fin au fiasco quelques minutes plus tard après une nouvelle tentative infructueuse d’interpeller Dick Paulson. Le décès du garçon est alors confirmé par les médecins. Sa famille, elle, pleure la perte tragique de l’un des siens dans ce qui était à l’origine une véritable quête personnelle. Mais cet échec de Dick ne sera peut-être pas sans conséquence. Dan, son plus jeune frère âgé de 13 ans, a dans sa tristesse, affirmé qu’il ferait tout pour tenter de réaliser le record de son défunt frère. Un choix vécu difficilement par sa mère, Becky : « Je ne sais pas quoi penser. C’est très dangereux ce genre d’épreuve. Mais si mon fils veut lui aussi battre ce record pour honorer la mémoire de son frère, alors j’essaierai de l’aider du mieux possible dans ce chemin là. » Le Gorafi Illustration: Istock / scoutgirl  

Le 2 janvier 2014 à 10:01

Chère National Security Agency

Merci de lire tous nos messages

Chère NSA Tu entends comme la presse mondiale joue les effarouchées en "découvrant" tout d'un coup ce qui est connu depuis bien longtemps : tu nous aimes. Tu collectionnes  dans tes serveurs enterrés dans des cavernes tous nos mouvements sur google, nos comptes facebook ou skype, tu as décidé de devenir le dépôt légal de nos conversations téléphoniques, de nos échanges mails et de nos balades Internet. Tu rapatries dans tes chers USA chaque mouvement de nos cartes bancaires alors qu'ici nous sommes incapables de tenir des comptes sérieux. Et tu les conserveras jusqu'à la fin des temps. For ever. Alors, puisque toi tu nous écoutes, je voulais te demander pour lundi : est-ce que tu pourrais envoyer un drone sur l'horloge atomique de Darmstadt - c'est sur elle que se coordonnent nos montres et réveils en Europe ? Car vois-tu j'ai pas mal fait la fête ce week-end et je me sens pas trop de me lever aux aurores demain matin. Thank you et bon courage! Fleur Ho PS : pour être sûre que tu t'intéresses à mon message parmi les milliards que tu reçois ce matin, je te mets quelques mots que tu aimes qui je l'espère alerteront tes vaillants robots : wikileaks, julian assange, bradley manning, glenn greenwald, edward snowden, wikileaks, julian assange, bradley manning, glenn greenwald, edward snowden, wikileaks, julian assange, bradley manning, glenn greenwald, edward snowden, wikileaks, julian assange, bradley manning, glenn greenwald, edward snowden

Le 4 février 2014 à 08:20

Chambre de Constantin : Batman et Hulk repoussent une nouvelle attaque du T-Rex

Amiens – Situation toujours incertaine ce midi dans la chambre de Constantin, 11 ans, après la violente attaque hier soir d’un T-Rex. Une attaque repoussée de justesse par Batman et Hulk qui ont dû faire équipe bon gré mal gré. Reportage. Des voitures écrasées, les restes d’une barricade constituée de livres et de boîtiers de CD renversés. La maison des Simpson en Lego éventrée, des pièces du jeux jonchant le sol. Le spectacle de la chambre de Constantin après l’attaque du Rex d’hier soir est effroyable. Mais grâce à Batman et Hulk, l’honneur est sauf. « La première ligne de défense constituée de Lego pourtant entraînés n’a pas résisté au choc » expliquait Constantin lors d’une conférence de presse. « Nous avons été débordés par notre gauche, ils sont passés par dessus le coffre de vêtements, ils avaient l’avantage de la hauteur ». Dès lors, il ne restait plus que les deux super héros pour stopper le carnage annoncé. L’attaque, dirigée par le T-Rex et une peluche Angry Birds, n’a laissé aucune chance aux Lego pris au piège après l’effondrement de la barricade. « La maison des Simpson en Lego a pris l’attaque de plein fouet, nous n’avons rien pu sauver » racontait un sauveteur encore sous le choc. Mais tandis que la bataille semblait perdue,  l’arrivée inespérée de Batman et de Hulk a changé la donne. Les deux super héros vont s’associer, repousser l’attaque et remporter la bataille. Une victoire cependant discutable selon les experts. « Cette arrivée était un peu trop télécommandée, il est évident que les Lego ont été sacrifiés délibérément pour laisser croire à une infériorité numérique ». Pour d’autres, « la destruction de la maison des Simpson est à prendre  en compte pour donner la victoire à l’attaquant, même si le rôle de Ned Flanders est trouble : pourquoi n’a-t-il pas donné l’alerte lorsque le Rex était en vue ? ». De son côté la petite sœur de Constantin, qui supervisait l’attaque du Rex, n’a pas hésité à qualifier son frère de très mauvais joueur. « On avait dit pas plus de deux super héros par personne. Or, là on en a bien deux, c’est clairement de la triche, c’est pas bien » a-t-elle déclaré aux journalistes avant de quitter la chambre en larmes. Constantin, lui, restait sûr de son bon droit. « J’avais dit de pas toucher à la maison des Simpson, j’ai mis du temps à la faire, alors c’est tout, c’est elle qu’a commencé ». Le Gorafi  

Le 30 mai 2013 à 08:50

Chante, danse et mets tes baskets !

Je dis pas ça pour râler, mais je me méfie de la danse.Non pardon, je sens qu'il faut que je résume. Alors voilà. Dans la ville de Berne, quelques casseurs se sont mêlés à une manifestation très peu autorisée, sobrement intitulée "Tanz dich frei", ce qu'on pourrait traduire en français par "Danse-toi libre", je ne vais donc pas le traduire, ça vaudra mieux pour tout le monde. En Suisse, on n'aime pas trop les casseurs, parce qu'ils cassent et ce n'est pas bien. Du coup, les autorités aimeraient bien que cela ne se reproduise jamais, parce que sinon, on commence comme ça et on finit autrement. Ils ont donc, le plus logiquement du monde, songé à attaquer en justice Facebook, parce que c'est par ce biais que les invitations avaient été lancées. Je ne suis pas du genre à spoiler, mais ils n'ont aucune chance de gagner ce procès. Le puissant lobby des vendeurs de fax aurait trop peur que cela ne fasse jurisprudence.Et puis, ils se trompent de cible. C'est à la danse qu'il faut s'en prendre. La danse, sans laquelle rien de tout cela ne serait arrivé. La danse, sans laquelle Stromae nous aurait été épargné. La danse sans laquelle les escarpins ne seraient rien. La danse, sans laquelle la dance n'aurait jamais vu le jour. Qu'a apporté la danse à la société ? Saturday night fever, la lambada, la danse des canards... Le seul apport utile au quotidien de la danse, c'est l'invention du casse-noisette. C'est maigre.Il faut, de toute urgence, porter plainte contre ce fléau.Ou, à la rigueur, contre la liberté.

Le 13 décembre 2012 à 16:41

Prenez, ceci est mon Klout !

C'est fait ! Benoît XVI a fait hier un pas gigantesque dans la modernité en publiant son premier message sur le réseau Twitter. Suivi par plus d'un million d'internautes, le souverain pontife est désormais un influenceur de haut rang susceptible de créer à tout moment le buzz, en postant urbi et orbi ses bons mots et en retweetant les messages de ses nouveaux camarades de jeu. Fort de cet indéniable succès, le Pape ne compte pas en rester là. En exclusivité, nous nous sommes procuré l'intégralité de son plan média. Sur son compte Instagram, Benoît XVI publiera quotidiennement des photos d'hosties et de vin de messe, allègrement rehaussées par des filtres du meilleur goût. Ses différents déplacements feront également l'objet de reportages exhaustifs retraçant les moindres détails de ses rencontres et de ses découvertes dans un Tumblr chatoyant. Cette année, le successeur de Jean-Paul 2.0 commentera en temps réel la messe de minuit dans un live-tweet qu'on imagine se placer facilement en tête des sujets tendance sur le réseau. Sur sa page facebook, il devrait également se lancer dans une campagne de poke de grande ampleur baptisée Poke-A-Pope. Dans la foulée, celui qui se présente désormais comme le community manager du Christ déclenchera une véritable e-croisade en pourrissant sans vergogne et de façon systématique les forums de discussion des autres religions, sous le pseudonyme de K-Troll-ic. La fabrication d'un virus informatique est également en préparation. Il pourrait infecter les sites communautaires gays. Le nom définitif n'est pas encore arrêté mais, par amour du LOL, il pourrait faire référence à une maladie bien connue. Il entend également se faire une place sur le site Chatroulette où il évangélisera au hasard les brebis égarées dans les pâturages lubriques de l'exhibitionnisme numérique. Enfin, en début d'année prochaine, le Pape diffusera tous les mois sur sa chaîne DailyMission un programme résolument humoristique baptisé « Benoît fait des vidéos » où il abordera ses petits soucis quotidiens et les aspects les plus insolites de son pontificat. De la bonne grosse déconne en perspective !

Le 30 mai 2012 à 09:29

Poke menteur

On m'a demandé une chronique « plus facebookienne ». J'aime ça. Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais Facebook est entré en bourse. Et ça ne s'est pas très bien passé. C'est normal. Facebook, c'est simple. On aime, on partage, on remet à jour ses 4280 paramètres de sécurité pour éviter que le monde ne sache qu'on aime, on se fait spammer parce qu'on a voulu savoir ce qui est arrivé à cette malheureuse qui a bêtement oublié d'éteindre sa cam sur msn :D. La bourse, en revanche, c'est compliqué. « Le Libor a clôturé à la baisse en raison d'incertitudes sur le marché des changes liées à la publication des chiffres du chômage nord-américain », c'est quand même moins efficace que « 42 personnes aiment ça ». Et surtout, ça ne fait pas très sérieux. J'imagine un peu les traders et dans leurs foulée les boursicoteurs se dire : « Zut, Joe Smith de Tallahassee vient d'annoncer sur son profil Facebook que son entretien d'embauche s'était mal passé, allez hop, je revends toutes mes actions Nestlé ! » et, franchement, je me demande si on a été bien raisonnables de laisser ces gens-là diriger le monde. Mais peut-être que je ne comprends pas bien les rouages de l'économie mondialisée. Et du coup, ça aurait beaucoup mieux marché si la Bourse était entrée en Facebook, plutôt que le contraire. « Le CAC40 a perdu 4 fans aujourd'hui, alors que le Daxx a fait le buzz grâce à sa vidéo d'un chaton avec un haut-de-forme », tout de suite, ça parle aux gens.

Le 5 août 2014 à 08:46

L'Assemblée nationale reconnaît que les stagiaires ont une âme

L’Assemblée nationale a adopté une mesure majeure qui devrait faire date dans la législation du monde du travail en France. Il est désormais comme acquis et maintenant inscrit dans le code du Travail que les stagiaires sont bien des personnes et ont une âme à part entière. Reportage. Un texte qui a connu beaucoup de réécritures et d’allers-retours entre les différentes chambres du Parlement, avec un débat qui a divisé la classe politique, le monde du travail et les Français. « Il y a dix ans, dire qu’un stagiaire avait une âme, c’était audacieux. Vous vous exposiez à de sévères critiques » explique un des rapporteurs du texte de loi. Le gouvernement avait ainsi repris une des promesses de campagne du candidat Hollande qui souhaitait que l’âme du stagiaire soit enfin reconnue. « Est-ce que la société est prête pour cela, je ne sais. Parfois, on veut aller vite et on fait mal » commentait pour sa part le député UMP Hervé Mariton qui estimait ce texte « dangereux et porteur de germes de conflits futurs ». Du côté du MEDEF on notait une pointe d’agacement quant au contenu exact du texte et des termes utilisés. « C’est certes un texte qui va créer un précédent mais on ne veut pas donner non plus trop d’espoir aux stagiaires, car c’est ça qui serait vraiment terrible » expliquait de son côté Pierre Gattaz qui réfutait le terme philosophique d’âme au micro de Radio-Classique ce matin. « Le stagiaire fait ce qu’on lui dit de faire, il se contente de reproduire des gestes. On ne peut donc pas parler d’âme, relisez Pascal et Descartes ! » soulignait-il encore il y a quelques mois devant la commission des lois. Mais les partisans du texte sont aujourd’hui heureux et pour beaucoup c’est le début d’un autre combat qui pourrait, à terme, déboucher sur un autre acquis important pour les stagiaires. Comme le souligne le porte-parole en larmes de Génération Précaire « Tout le monde y pense, mais on n’ose pas en parler trop fort, mais oui, on se dit que dans quelques dizaines d’années, le principe de verser un salaire à un stagiaire sera peut-être une réalité ». Le Gorafi

Le 16 janvier 2011 à 10:46

Le cercle des indignés

La deuxième décennie du nouveau siècle avait débuté avec un petit bouquin  de 24 pages d’un vieillard plus que digne qui enthousiasma tout le pays en même temps qu’était diffusé un énième sondage inepte classant ses habitants champions du monde des pessimistes. On aimait bien se distinguer dans l’hexagone et on accueillit ces deux nouvelles avec une jubilation blasée. Indignez-vous qu’il disait et tout le monde l’avait pris au mot. Le monde à feu et à sang n’intéressait pas vraiment ; on s’indignait surtout de ne pas être suffisamment pris en compte  dans l’échiquier de nos vies rétrécies, via les réseaux sociaux où chacun y allait de sa cause, en un clic sur une conscience en berne. Sur les lamelles molles d’un microscope daté, on plaçait ses mesquines préoccupations au centre des éternelles lamentations. « Je m’indigne donc je suis », formule typiquement française et purement rhétorique s’en tenait là. Peu importait la cause, il y en avait tant, disait le patriarche et comme cette fois on se devait de saluer avant l’issue fatale l’homme auréolé de la rumeur qu’il avait participé à l’élaboration de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (excusez du peu) on ne pouvait raisonnablement pas passer à côté de cette aubaine là. Alors on s’indignait comme autrefois les Shadock pompaient, à hue et à dia. L’année se plaçait sous l’augure de débats creux et insipides annonçant une élection dont on se demandait à quoi elle pouvait bien rimer. Puisque l’ennemi avait été identifié, que l’on s’apercevait avec horreur de l’inutilité crasse des politiques face à ce monstre tentaculaire, on s’indignait. Puisqu’on avait maintenant un auditoire, certes illusoire, on se déplaçait de mur en mur pour annoncer la bonne nouvelle : indignez-vous ! 153 amis aimaient ça. Puisqu’on ne pouvait raisonnablement admettre nos solitudes emplies d’angoisse, on propageait la bonne parole : indignez-vous ! 168 amis aimaient ça. Puisque la promesse infâme de visibilité, d’ubiquité, d’universalité et toute autre tasse de thé semblaient à notre portée, on colportait cette parabole : indignez-vous ! 392 amis aimaient ça. Au même moment, à un jet de pierre de nos côtes méditerranéennes, personne ne s’indignait des massacres perpétrés contre des arabes affamés, des étudiants bâillonnés, des marchands ambulants n’ayant plus rien à vendre. On ménageait la susceptibilité des dirigeants installés en tenant discrètement une morbide comptabilité. Surtout, on s’en fichait royalement de ces basanés, on avait notre lot de haine ravalée. Alors on s’indignait comme on pissait quand Brel pleurait sur les femmes infidèles…Illustration : Nicolas Sarkozy et Zine El-Abidine Ben Ali

Le 28 juillet 2013 à 08:37

Jean-François

Je n’aimerais pas mourir pendant qu’il passe quelque chose d’intéressant à la télé. Comme par exemple un match de football entre deux équipes brillantes et qui serait de ce fait le match du siècle. Ou bien une réclame pour un produit qui s’apprête  à révolutionner la vie de tous les jours du consommateur lambda. Ou bien le discours de démission en direct d’un président de la République en place depuis plus de sept ans. Ou bien un film d’amour très émouvant qui, même si l’on sait très bien qu’à la fin l’héroïne meurt de la tuberculose, réussit toujours à faire pleurer et cela malgré les nombreuses rediffusions. Ou bien un documentaire animalier sur les chatons ou de manière plus générale un documentaire sur les bébés animaux qui sont les choses les plus mignonnes au monde après les hommes musclés qui portent torses-nus, des bébés dans leurs bras. Ou bien une télé-réalité dans laquelle une blonde aux seins refaits vomirait dans une piscine parce qu’elle serait saoule (la blonde aux seins refaits, pas la piscine) et qui ferait scandale aurès de la ménagère de plus de cinquante ans. Ou bien une télénovela mexicaine bien nunuche et bourrée de clichés. Ou bien un bulletin météorologique annonçant l’arrivée d’une tempête tropicale en Europe centrale. Ou bien le premier film pornographique en trois dimensions. Ou bien alors le tirage d’un loto des plus intéressants présenté par une nouvelle animatrice intimidée qui buterait sur les mots « et tout de suite le numéro complémentaire est le… » et s’excuserait d’un petit sourire des plus charmants. Ou bien encore une émission culinaire explicitant de manière très claire l’art des pieds et paquets ce qui contribuerait à la réhabilitation des pieds et paquets dans la gastronomie contemporaine française… En fait, je n’aimerais pas que ma mort soit associée à un évènement banal plus important que ma mort elle-même. Je veux juste qu’on se souvienne un peu de moi et qu’on se dise : « Jean-François ? Barf, il était rudement sympa quand même comme type ». Juste ça.                                                                                                                Jean-François, pupille de la natation.

Le 5 septembre 2015 à 08:27

E-passeur.com

Cher e-réfugié, merci de nous avoir choisi. Avant la guerre, tu étais médecin, avocat, étudiant en Syrie et tu te retrouveras bientôt sur les routes, devras supporter la faim, la soif, le froid, traverser des mers. Mais maintenant, grâce e-passeur.com, tu as un vrai compagnon de route. Plus besoin de chercher des passeurs malhonnêtes dans chacun des pays traversés, nous resterons en contact tout au long de ton périple. Tu pourras nous envoyer des messages Whatsapp, parler à ta famille par Skype, lire les tweets des autres migrants, te diriger par Google Map et nous liker régulièrement sur Facebook ! Avec ton smartphone, tu pourras réserver ta place sur une barque de pêcheur, dans un camion frigorifié, dans un container de navire de marchandises, retenir un matelas dans un campement de clandestins ou encore poster tes selfies pour que la vieille Europe se réveille enfin ! Rappelle-toi, elle n’avait pas vu les quatre millions de syriens déplacés avant que la photo du petit Aylan circule sur les réseaux sociaux. Tu pourras aussi profiter de nos conseils en cliquant sur notre rubrique « vie pratique » : Comment te glisser entre la remorque et la cabine du chauffeur d’un poids lourd, comment effacer tes empreintes digitales en les brûlant à l’acide ou en arrachant la peau de tes doigts. Tu vois, ami internaute, on n’arrête pas le progrès.  Souviens-toi, le plus grand nom de l’histoire du numérique était le fils d’un réfugié syrien : Steve Jobs. Viens donc vite rejoindre e-passeur.com !

Le 3 décembre 2013 à 08:57

Fins de mois difficiles : 85% des ménages français d'accord pour avancer Noël en début de mois

Selon une étude de l’institut IPSOS pour l’association de consommateurs UFC – Que choisir, une très large majorité de français verrait d’un bon œil le fait d’avancer les fêtes de Noël en début de mois. Les raisons financières et les difficultés à boucler les fins de mois sont les principales raisons avancées dans le sondage. Stéphen Jobert, qui a réalisé l’étude pour le magazine Que choisir, explique que la période de Noël devient chaque année une source de stress pour les ménages français les plus fragiles. « L’achat des cadeaux de Noël peut très vite devenir un vrai parcours du combattant, surtout si on ne s’y prend pas à l’avance » précise-t-il. Le rédacteur en appelle au bon sens pour justifier une mesure qui « soulagerait les Français en ces temps de morosité ». Alors que 45% des Français déclarent commencer à compter les centimes dès le 15 de chaque mois, Stéphen Jobert explique qu’organiser Noël entre le 5 et le 10 décembre permettrait à un maximum de familles d’avoir un budget cadeau et de pouvoir se faire plaisir le soir du réveillon sans se mettre dans le rouge. « Surtout quand on sait que ce sont toujours les budgets consacrés à la nourriture et aux loisirs qui sont les plus touchés en temps de crise » ajoute-t-il. Cette année, le budget des ménages s’annonce de plus en plus serré. 21% d’entre eux vont consacrer moins de 100€ en budget-cadeau, 50% entre 100 et 300€. « Noël est souvent vécu comme une période d’austérité, où l’on se prive pour pouvoir faire plaisir à ceux qu’on aime » explique Stéphen Jobert, qui précise que l’étude ne s’arrête pas à la seule question de Noël puisque selon lui, les ménages français seraient également favorables à l’idée de réduire à deux semaine le dernier mois de l’année pour passer en 2014 aux environs du 15 décembre. Le Gorafi Photo:iStock/ FuatKose 

Le 23 avril 2013 à 08:34

Jérôme Cahuzac mentait à ses enfants à Noël depuis des années

Ce sont des enfants effondrés. Leur père a non seulement menti à la nation, à la tribune de l’Assemblée et dans une émission de RMC, mais il a aussi menti à ses propres enfants, et ce pendant plusieurs dizaines d’années. « Il nous disait, il va passer ce soir et tu auras des cadeaux. Tout était faux. C’était lui qui mettait les cadeaux  ». Marjorie Cahuzac est toujours sous le choc. Après les révélations de son père, les enfants de Jérôme Cahuzac ont également reçu une lettre. Dans celle-ci, il déclare là aussi avoir menti à sa famille chaque Noël et s’en excuse. « Que l’on mente dans une émission de Jean-Jacques Bourdin et à l’Assemblée nationale est une chose. Mais qu’il ait en plus menti à sa propre famille, je ne peux l’accepter » a pour sa part affirmé Jean-Luc Mélenchon sur son compte Twitter. Selon la lettre envoyée ce week-end, Jérôme Cahuzac se défend et affirme avoir cédé à la pression populaire. « J’ai vu d’autres parents le faire, je ne pensais pas à mal. Tout le monde le faisait autour de moi ». Plus loin, l’ancien ministre regrette amèrement et demande pardon et  révèle l’entendu du mensonge : « Non, il n’a pas de renne ni une grosse veste rouge. Il ne vit pas non plus au Pôle Nord le reste de l’année ». Selon ses propres dires, il affirme avoir acheté les jouets dans des zones commerciales lorsque ses enfants étaient à l’école. Marjorie a cependant annoncé qu’elle pardonnait à son père « J’avais des doutes, je me disais que c’était incroyable que quelqu’un avec qui on n’a aucun contact sache tout de notre vie et nous donne exactement les cadeaux qu’on souhaitait ». Et d’ajouter. « Et à chaque fois il avait vu juste, c’était incroyable. Aujourd’hui je me rends compte à quel point mon papa m’aimait en fait et je lui en suis reconnaissante ». Mais cet aveu vient lever d’autres questions et peut-être d’autres mensonges familiaux, enterrés. Ainsi en 1988, les enfants déplorent l’étrange disparition de Cabot, un berger allemand âgé de 15 ans. À l’époque, Jérome Cahuzac aurait affirmé à ses enfants « qu’il était parti au pays des chiens ». Et Marjorie de s’interroger «  En grandissant il est clairement apparu que nulle part il n’existe de pays des chiens. Alors je veux savoir, où est Cabot, va-t-on le revoir un jour ? » Le Gorafi Illustration: wikicommon / Cyclotron

Le 8 décembre 2015 à 08:04

Un Français sur quatre ne se souvient plus de la fin de la soirée de samedi dernier

Les chiffres sont alarmants : plus de vingt millions de Français auraient été victimes d’une amnésie collective dans la nuit de samedi dernier. Les résultats proviennent d’une étude menée dans la semaine et dans laquelle plus d’un Français sur quatre a répondu de pas avoir de souvenir de la fin de la soirée. Si les scientifiques tombent tous d’accord sur les chiffres, leurs avis diffèrent sur les raisons du phénomène. « Nous aurions pu trouver un dénominateur commun si tous ces Français avaient été au même endroit, au même moment. Mais ce n’est pas le cas » explique Solenne Girdreau, chercheuse au CNRS. Selon elle, les facteurs déclencheurs de ces cas d’amnésie sont multiples selon les situations. Nicolas H. fait partie de ces Français qui ont vu une partie de leur mémoire s’envoler samedi soir. Le Bordelais qui était sorti rejoindre des amis dans un bar pour fêter un anniversaire affirme être encore sous le choc. « Tout se passait bien, j’enchaînais un série de shots au bar, et puis plus rien. Le trou noir. Je me suis réveillé chez un pote le lendemain sans comprendre comment j’étais arrivé là » raconte le jeune homme bouleversé. Des témoignages comme celui de Nicolas H., Solenne Girdreau en a étudié plusieurs milliers, sans pouvoir s’arrêter sur une explication solide. « Dans tous les cas, on retrouve ce sentiment de se faire voler un bout important de sa vie » explique la chercheuse en nous montrant le témoignage d’un groupe d’hommes retrouvés nus et inconscients sur une plage bretonne après un enterrement de vie de garçon. La jeune chercheuse termine sur un dernier témoignage encore plus étrange, celui d’un homme prétendant avoir perdu le fil de sa soirée alors qu’il tentait de suivre un film d’auteur sur Arte. « Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de dire qu’on est devant un phénomène inexplicable, voire paranormal » lance la jeune femme pour conclure.

Le 7 avril 2015 à 08:44

Il passe toute sa journée à commenter des choses qu'il n'aime pas sur les réseaux sociaux

Nevers – Un jeune homme a expliqué aujourd’hui qu’il passait l’intégralité de ses journées à commenter des choses qu’il n’aimait pas sur les réseaux sociaux et sur Internet. Il poste ainsi plusieurs centaines de commentaires négatifs sur des sujets qu’il n’aime pas, n’a au fond jamais aimé et qu’il n’aimera sans doute jamais. Reportage. Une activité très soutenue que Jules, 26 ans, commence quand il arrive à son bureau et qui se poursuit parfois même en dehors des heures de travail. « Je commence d’abord par commenter les émissions de la veille, parce que je n’aime pas la télévision. Mais je regarde beaucoup d’émissions que je n’aime pas, comme tout le monde, c’est nul, c’est tout. » a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. Interrogé sur le fait s’il y avait des des sujets qu’il appréciait plus ne pas aimer que d’autres, le jeune homme est resté évasif. « Parfois il y a des choses que j’aime moins que d’autres, donc je vais prendre plus de temps pour rédiger mes commentaires, histoire de bien expliquer pourquoi c’est nul et pourquoi c’est comme ça et pas autrement ». Une activité qui le suit aussi chez lui, jusqu’à parfois très tard dans la nuit. « Il y a plein de choses que je n’aime pas sur Internet, et cela prend du temps. Parfois je vois à peine ma femme et mon enfant, mais ils comprennent que c’est important, que c’est ma passion » dit-il avant de s’énerver parce que quelqu’un a dit du bien d’une série télé qu’il n’aime pas mais qu’il continue de regarder quand même. Le jeune homme dit aussi attendre avec impatience une prochaine nouvelle formule du Grand Journal. « Je n’aime pas du tout cette émission et j’attends de voir si la nouvelle formule sera aussi moins bonne que la précédente, j’ai tellement hâte d’en dire du mal » précise-t-il avant de commencer à poster des commentaires négatifs sur sa propre interview.

Le 27 août 2013 à 08:14

Les dossiers du Gorafi : Le chat de la mère Michel, les faits

Plus de cinquante ans après les faits, Le Gorafi revient sur l’enchaînement tragique des événements de cette journée du 11 février 1969.   Afin de mieux comprendre, il faut se replacer dans le contexte de l’époque. La France vit les derniers moments de l’ère de Gaulle et panse ses plaies à la suite des événements de Mai-68. La construction de la nouvelle départementale au sud du hameau de Creil, où habite madame Michel, va bouleverser l’écosystème fragile d’une région jusque-là profondément enclavée.   Il est près de 6 heures quand la mère Michel se lève ce matin de février. Il fait froid, la campagne est endormie. À cet instant, la mère Michel ignore tout ce qui va arriver, car bien évidemment, cela ne s’est pas encore produit, les événements étant postérieurs au récit de cet instant.   Quand elle revient de la boulangerie où elle a acheté deux pains et deux croissants (pourquoi deux, la mère Michel vit toute seule, elle n’a jamais répondu à cette question mais cela mérite qu’on s’y attarde), elle ne remarque rien de suspect. Elle rallume le feu dans la cuisine comme à son habitude. C’est à ce moment qu’elle aperçoit le chat, bondissant entre les chaises. Son mari, décédé un an auparavant dans un tragique accident de ball-trap, n’est pas présent ce matin. La mère Michel constate aussi qu’en son absence, une des fenêtres de la cuisine s’est ouverte – le chat, pense-t-elle d’abord…   C’est à ce moment que tout va se jouer. Si on s’en tient au procès verbal de la gendarmerie de Creil, tout se déroule en quelques minutes.   12 h 34 : La mère Michel sort de la cuisine pour se rendre aux toilettes.   12 h 36 : La mère Michel sort des toilettes, retourne dans la cuisine, le chat est toujours là.   12 h 37 : Le facteur faisant sa  tournée à Creil est victime d’un accident, sa voiture s’encastre dans un pylône. Selon les enquêteurs, ce drame reste sans rapport avec les événements.   12 h 38 : On frappe à sa porte. Quand elle l’ouvre, personne. Elle aperçoit, de l’autre côté de la route, un homme de dos, vraisemblablement monsieur Lustucru, son voisin, habillé comme lui mais légèrement plus grand.   12 h 39 : Quand elle revient dans la cuisine, c’est la première fois qu’elle constate la disparition de son chat. À nouveau, elle ferme la fenêtre.   12 h 41 : Déjà deux minutes que son chat a disparu. La mère Michel fait le tour de sa petite maison. Elle trouve une pelote de laine au milieu de la cour.   12 h 49 : H+10 minutes : La mère Michel a fouillé toutes les pièces. Aucune trace du chat  qui semble s’être mystérieusement volatilisé. Elle tente de garder son calme et se dit qu’il sera de retour dans l’après-midi.   15 h 34 : La gendarmerie de Creil reçoit le premier coup de fil de la mère Michel. Elle leur signale la disparition de son chat. L’officier enregistre son témoignage : selon elle, le chat a disparu à 13 heures. Première contradiction. Ce ne sera pas la dernière. L’officier n’est pas surpris de cet appel. « À l’époque, nous recevions plusieurs appels de ce type chaque jour. J’ai toujours été surpris de voir l’importance que les médias ont donné à cette affaire. Il y a des choses que nous ignorons. »   À partir de là, les choses vont s’accélérer. Dans les heures qui suivent, le chat ne réapparaît pas. En fin de journée, la gendarmerie de Creil reçoit un coup de fil étrange, qui va relancer l’enquête. Monsieur Lustucru, un voisin, se dit prêt à « aider et collaborer pour que la mère Michel retrouve son chat ». Quand l’officier lui demande comment il est au courant, Lustucru répond l’avoir lu dans le journal. Or, l’annonce de la disparition du chat ne doit être publiée que le lendemain, elle n’est donc logiquement pas imprimée dans le journal du jour – les journaux publiant généralement des nouvelles qui se sont déjà produites. Pour beaucoup, le père Lustucru devient suspect. L’enquête ne fait que commencer.   Le Gorafi  

Le 11 février 2014 à 08:02

Faire le signe des guillemets avec ses doigts pourra être éliminatoire lors d'un entretien d'embauche

Tout le monde connaît ce petit geste consistant à lever les bras et à recourber deux doigts de chaque main pour mimer des guillemets lorsqu’on emploie une expression ou que l’on détourne un mot de son sens initial dans une conversation. Agaçant pour certains, amusant pour d’autres, le geste qui divise la société française n’est désormais plus le bienvenu dans toutes les situations et pourra bientôt être considéré comme éliminatoire lors d’un entretien d’embauche. Popularisé dans les années 90 par deux professeurs de français dans un collège parisien, le geste semble aujourd’hui complètement avoir échappé à ses créateurs. « Nous avions inventé ce geste afin d’appuyer notre discours pour nos élèves » explique Mme Mangé, aujourd’hui à la retraite. « Jamais nous n’aurions imaginé un tel succès » ajoute son ancien collègue M. Cazaux qui ne cache pas son désarroi de voir le geste des guillemets utilisé à tort ou à travers. Car si le geste semble avoir triomphé pendant les vingt dernières années, il n’est aujourd’hui plus en odeur de sainteté et se retrouve mis sur le banc des signes dépassés tels que le “V” de victoire . « Je ressens une irrésistible envie de frapper mon interlocuteur lorsqu’il utilise ces gestes » explique Romain Marazé, un fervent opposant . « Encore plus lorsque celui-ci possède des lunettes » précise-t-il. Romain Marazé n’est pas un cas isolé, et ils sont plus de 15 000 à se ranger derrière la bannière de l’association « Repose Cette Main Tout de Suite » (RCMTS) pour réclamer l’interdiction du geste dans certaines conditions. Selon lui, une mesure de restriction permettrait d’éviter le ridicule de ceux qui ne savent pas exactement quand employer le geste et de mettre fin à la provocation de ceux qui osent encore le sortir au bon moment. « Hier encore je suis tombé sur un célèbre présentateur qui s’est obstiné à utiliser le geste avec un nom propre, c’est intolérable » raconte-t-il. L’association lancée il y a deux ans propose de venir en aide à ceux qui sont touchés par une forte dépendance au signe des guillemets. Plusieurs stages organisés partout en France permettraient à des dizaines de Français de sortir de ce terrible fléau. « Nous confrontons le patient à sa propre image pour qu’il se rende compte de son ridicule » explique Romain Marazé qui confesse lui même s’en être sorti grâce aux stages de l’association. Une réelle volonté de s’en sortir motivée selon lui par une expérience plutôt négative : « un énième échec lors d’un premier rendez-vous amoureux à cause d’un mauvais emploi du geste en question » précise-t-il. Le Gorafi

Le 19 février 2013 à 10:21

"L'information est bien trop sérieuse pour se permettre de faire de l'humour avec"

Entretien exclusif avec Le Gorafi

Depuis maintenant plus de 3 mois, ventscontraires.net ouvre chaque semaine ses colonnes à ses formidables confrères du Gorafi. La rédaction de ce média d'investigation totalement indépendant et résolument sérieux nous a accordé une interview exclusive que nous sommes fiers de publier aujourd'hui. Ventscontraires.net : Pour les quelques lecteurs de ventscontraires.net qui ne vous connaîtraient pas encore, pouvez-vous nous raconter l'origine du Gorafi et nous expliquer votre concept ? Le Gorafi : Le Gorafi est né en février 2012, mais il y a eu auparavant quelques tentatives par Jean-René Buissière qui le premier en 1826, fit imprimer à Paris le tout premier numéro. Dans la grande famille du Gorafi on pourrait citer « l'Os à Moelle » de Pierre Dac et plus près de nous, notre cousin américain The Onion. Beaucoup prétendent que nos informations ne sont pas très sérieuses. D'un, c'est insulter nos lecteurs qui quotidiennement nous lisent avec attention. D'eux, c'est mettre en cause la probité et le sérieux de nos journalistes. Toutes nos informations sont vraies, le reste n'est que jalousie mal digérée. Et l'information est bien trop sérieuse aujourd'hui pour se permettre de faire de l'humour avec. Saura-t-on un jour qui se cache derrière Le Gorafi ? Mais tout le monde sait qui se cache derrière, il n'y a aucun mystère ou secret. Nos journalistes ont leurs cartes de presse (ils en ont plusieurs, on est jamais assez sûr). L'édito est parfois signé Jean-François Buissière, qui est le président du Directoire du Gorafi. Nous avons quelques grandes signatures comme Paul Regard, ou Basile Sangène. Nous sommes très nombreux, et représentés dans tous les pays. Il n'y a rien à cacher au Gorafi, certains veulent instrumentaliser cela, nous ne savons pas pourquoi. Encore et toujours la jalousie. Qui sont vos maîtres et modèles en journalisme ? Comme dit plus haut, l'Os à Moelle et The Onion. L'Os à Moelle car en des temps très troubles, à l'approche d'une guerre, les journalistes de « l'Os » ont su faire preuve de courage et d'abnégation. C'est hélas un style de journalisme qui s'est perdu. Aujourd'hui, il n'y a que des compromissions avec le pouvoir en place, les enquêtes sont baclées, on protège ses arrières. Nos confrères américains sont aussi d’un grand talent, même s’ils nous en fait beaucoup copié, rétrospectivement. Il y a une très jolie façon d'arranger les mots pour en faire des paragraphes construits. Nous avons repris aussi de chez eux cette technique qui consiste à prendre une photographie en rapport avec le texte de l'article et de l'intégrer dans l'article, comme une illustration immédiate de ce qu'on lit. Le lecteur est bluffé, car il a d'une part des mots, et d'autre part une image. Une avancée que nos lecteurs, qui ne peuvent pas déchiffrer les suites complexes de mots et de lettres, ont aussi apprécié. Nous ne laissons personne sur le bord de la route. Que pensez-vous des journalistes qui bidonnent ? C'est un grand drame, si ce n'est LE drame. Prenez par exemple, tous les articles de « Ivre, il » qui a fait son « buzz » à une époque. Nous avons en outre révélé que les articles en question étaient de la main d'un seul et même journaliste. De manière générale, l'information est traitée de manière légère, trop légère, sans approfondissement. Par exemple, personne ne parle des milliers de personnes qui depuis trois semaines ont débarqué en avion depuis le Mexique. On a parlé que d'une seule personne, Florence Cassez, alors que nous sommes sûrs que parmi les autres voyageurs arrivés depuis, il y a des gens qui ont des histoires à raconter. Avez-vous un avis sur des personnalités comme les Yes Men qui cultivent l'art du canular ? C'est très dangereux. Le canular, à notre sens, devrait être beaucoup plus réglementé et contrôlé. On ment aux gens, on ment de manière industrielle. Et ça, personne ne le note. Nous sommes des adultes, censés donner l'exemple. Pensez aux enfants qui voient donc les adultes jouer des tours à d'autres adultes. Ils voudront faire la même chose, plus tard. Sans parler de la violence psychologique qu'engendre le canular. S'il y a bien quelque chose que jamais le Gorafi ne fera c'est s'abaisser à ce genre de pratique. Nous avons trop de respect pour nos lecteurs pour abuser de leur confiance. Il est arrivé à plusieurs reprises que des journaux reprennent pour argent comptant des articles de The Onion. Serait-ce pour vous une consécration ? Nous avons déjà des articles qui ont été repris par la presse nationale et internationale. La presse belge a été la première à reconnaître notre compétence, sur l'affaire des héritiers de la couronne Française qui attaquaient en justice le créateur de la blague sur le couleur du cheval blanc d’Henri IV. Nous sommes pris au sérieux, même si la grande majorité de la presse hexagonale tend à vouloir passer sous silence notre travail et s'en approprie parfois les fruits, mais nous ne sommes pas dupes pour autant. Comment se déroule une conférence de rédaction du Gorafi ? Comme dans n'importe quelle autre rédaction d'un journal. Nos journalistes arrivent avec leurs idées et leur projet. Parfois il se passe des choses dehors alors nos journalistes vont investiguer sur ces choses, on voit l'importance qu'elles ont et on décide ou pas de les traiter. Ces choses sont ensuite transformées en mots et en lettres pour donner ensuite des articles, qui peuvent selon les cas, être illustrés. Comme beaucoup de sites d'information, nous dépendons de l'information, de toutes ces choses qui se passent dehors et que nous ne contrôlons pas. De sorte que notre site peut être bouleversé si des choses arrivent. Certains des internautes qui commentent vos articles n'ont pas l'air sérieux sérieux. Comment le vivez-vous ? Très mal. Car en ricochet cela à tendance à amoindrir la portée de l'information de l'article. Nous allons prochainement revoir le fonctionnement du site. Ce genre de commentaire pourrait être sanctionné ou interdit. Nos journalistes en ont aussi assez d'être parfois moqués ou tournés en ridicule. Avez-vous un scoop que vous pourriez révéler en exclusivité aux lecteurs de ventscontraires ? Nous allons nous pencher prochainement sur l'arrivée du MP3 dans le monde de la musique et des réseaux sociaux, on sent que c'est quelque chose de totalement nouveau et qui va apporter pas mal de révolutions, nous enquêtons dessus.

Le 4 novembre 2014 à 08:32

Dax : Il perd son portefeuille dans la rue, s'en rend compte, revient sur ses pas et le ramasse

Voilà un fait divers à rebondissements. Fabien, un jeune pâtissier de la commune du sud-ouest s’est retrouvé au centre d’une scène qui aurait pu tourner au drame. Alors qu’il se déplaçait dans l’une des artères de la ville, ce dernier a égaré le portefeuille en cuir où il stockait tous ses papiers. Heureusement, ce dernier a eu la chance de s’apercevoir de la perte avant de récupérer le précieux objet. Récit. Le drame a été frôlé

 Fabien Mori, 27 ans, a bien failli tout perdre hier matin sur le cours du Maréchal Joffre. Alors qu’il se rend au travail, Fabien fait tomber son portefeuille qui se trouvait dans la poche arrière de son jeans. Le Dacquois fait un pas sans s’en rendre compte. Le pire se profile. Mais au bout d’un mètre, le passant prend conscience du bruit de l’objet qui touche le sol : « Je l’ai entendu tomber. J’ai touché ma poche et j’ai senti qu’il n’était plus là. Alors je me suis retourné et je l’ai vu, là, par terre. Ça a été le choc… » nous confie l’intéressé. Il décide alors de revenir en arrière et de se pencher pour récupérer son bien : « J’ai courbé le dos vers l’avant et tendu le bras pour atteindre mon portefeuille. J’ai utilisé mes doigts pour le saisir fermement. Une fois en main je l’ai mis dans la poche intérieure de mon blouson, celle qui a une fermeture éclair. » continue-t-il de nous raconter. Une belle leçon de vie

 Finalement, Fabien aura repris sa route normalement vers une nouvelle journée de travail. Mais cet épisode l’a à jamais changé si l’on en croit son témoignage : « J’ai compris que la vie était courte, que du jour au lendemain on pouvait perdre son portefeuille comme ça, sans en prendre conscience. Moi j’ai eu la chance de m’en sortir mais la vie n’aura plus jamais le même goût. »

Le 2 septembre 2014 à 09:42

Les extraterrestres pensent trouver une intelligence humaine d'ici 20 ans

Les extraterrestres restent étonnamment optimistes dans leur prévision de recherche. Ainsi, ils ont maintenu leur objectif de trouver une preuve d’une potentielle intelligence humaine sur Terre d’ici vingt ans. « Nos schémas de calculs nous montrent que notre faisceau de recherche se réduit, on va forcément toucher au but » estiment les chercheurs extraterrestres, pas découragés par la possibilité de se heurter à un possible mur. « On y pense, bien sûr. Qu’au fond, nous ne soyons qu’en fait terriblement seul dans l’Univers. Mais on pense que la Terre possède les caractéristiques nécessaires pour l’apparition de la vie et donc, pourquoi pas, d’une intelligence ». Découvrir une trace d’intelligence sur Terre remettrait en question de nombreuses théories et ouvrirait aussi la porte à un nouveau champ de possibilités. « C’est un peu notre obsession, savoir si nous sommes seuls dans l’Univers capables de raisonnement et d’empathie »  explique un chercheur,  même si pour bon nombre la possibilité que l’humain puisse posséder une telle faculté d’empathie reste clairement du domaine de la science fiction. Les chercheurs arpentent ainsi la planète depuis des années, équipés de dispositifs et d’appareils, destinés à calculer et relever les traces de vies. « Nous avons décelé des traces de vies, très résiduelles, mais pas forcément des traces d’intelligence » contre-balance un autre chercheur, moins optimiste que ses confrères. À l’issue de la conférence de presse, les chercheurs ont annoncé  leur intention de focaliser leur recherche sur une région non analysée dans l’immédiat et dans laquelle ils ont placé de grands espoirs de découvertes, le Moyen-Orient.

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