Jean-Michel Espitallier
Publié le 04/05/2014

Tombeau pour un cow-boy


(travail en cours)

 Je vais vous raconter l’histoire d’un pauvre cow-boy solitaire. Solitaire et loin de chez lui.

Mon grand-père paternel s’appelait Eugène. Il gardait les vaches.
Mais c’était en Californie.
Alors Eugène était cow-boy.
C’est tout ce que je sais de lui.

Les mythologies des familles sont des constructions en équilibres instables, empilements de petits faits pas vrais, rengaines enluminées, récits au tamis. Il y a les braves types qu’on surexpose et il y a les drôles de cocos qui finissent au placard. La gloire ou le passage à la trappe. Pour le grand-père Eugène, ce fut la seconde option.

Dans omerta, il y a mort.

Eugène est né le 28 août 1887 à Ancelles (Hautes-Alpes), un coin perdu du Champsaur. Ancelles… Voilà qui commence bien. Ou mal, c’est selon.
La mère d’Eugène s’appelait Marianne, le père, c’était Esprit. Entre le sabre et le goupillon, on imagine un peu l’ambiance.
Quant au grand frère, c’était Louis. Comme les dix-huit rois de France.

Qu’est-ce qui fait que l’on s’ennuie dans ces montagnes à vaches, que l’on s’ennuie ou que l’on coince sa vie dès le démarrage dans un carcan à ambitions moyennes – faire tourner le petit patrimoine, l’améliorer un peu si c’est possible, prendre femme, avoir des enfants, et, avec un peu de chance, être trop jeune pour la prochaine guerre, être trop vieux pour celle d’après ? La famille vit là depuis des générations, on ne sait même plus qui a commencé, il n’y a pas de raison que ça s’arrête. Des vaches, des mélèzes, les concours de belote et le bon mètre de neige devant la maison cinq mois de l’année. La fatalité est autoritaire. On ne va pas contre la fatalité.

Dans ce bout du monde, les lointains sont tellement lointains qu’ils n’existent même pas en rêve. C’est à peine si Eugène, peut-être, se souvient d’avoir vu à l’école communale quelques gravures édifiantes du livre d’histoire-géographie : Savorgnan de Brazza, le glorieux débarquement de Sidi-Feruch, Montcalm à la bataille des plaines d’Abraham. Abstrait. Les lointains sont des linogravures et c’est tout. Ça n’est pas l’imagination qui lui manque, à Eugène – quand on n’a pas vu, on imagine mieux –, c’est l’imagination d’imaginer. C’est l’ambition d’imaginer.

C’est aussi l’ambition d’imaginer qu’il pourrait avoir de l’ambition. Une tout autre ambition.

Or, voilà qu’un beau jour, quelqu’un leur met une idée dans la tête, aux deux frères ou à leurs parents. C’est une idée tellement immense qu’elle passe comme une lettre à la boîte. Il faut dire qu’à l’époque, cette idée-là semble comme qui dirait partagée par pas mal de monde. Beaucoup ont déjà eu l’idée d’avoir cette idée-là, si immense, si folle et si simple à la fois. Cette idée-là, cette idée flambant neuve a beau être immense, elle se résume assez bêtement à un tout petit verbe du troisième groupe : partir. Autrement dit se faire la malle, prendre ses cliques et ses claques et aller voir ailleurs. Voilà comment le monde continue son histoire, voilà comment il se défriche et se déchiffre. C’est en tout cas ce qu’on apprend à l’école de la République. On pourrait dire qu’il y a là comme une loi naturelle à quitter son pays si son pays ne vous donne plus de quoi vivre et semble donc ne plus vouloir de vous. Mais en ces temps de conquêtes et d’expansions s’ajoute à cette nécessité universelle comme une petite démangeaison au fond du crâne, qui passe dans tous les crânes, et qui se nomme l’appel de l’inconnu. Le genre de truc qu’on ne sait pas trop ce que c’est (d’ailleurs, c’est écrit dessus). Le genre de truc qui donne des frissons bizarres où se mêlent joie immense et peur immense. Dans le Champsaur, Dieu sait pourquoi, on ne partait pas en Alabama, ni au Mexique, ni en Pennsylvanie, on partait bien plus loin, à l’autre bout du monde. À l’autre bout du Nouveau Monde. Dans le Champsaur, on partait en Californie.

Alors Eugène et Louis sont partis à l’autre bout du Nouveau Monde. Ce devait être aux alentours de 1900.

Les deux frères émigrent donc aux Amériques. Jusque-là, rien que de très normal. Ils font partie des centaines de milliers d’immigrants qui, chaque année à cette époque, entrent aux États-Unis. Un beau jour, la famille au complet accompagne Eugène et Louis à la gare de Gap. Les deux frangins montent dans le rapide pour Paris, agitent les mouchoirs, et tout le monde disparaît dans la fumée de la locomotive qui démarre. Eugène se prend peut-être une escarbille dans l’œil et son regard alors se floute dans une petite buée de larmes. Il doit avoir quinze ou seize ans.

Deux jours de train et les voici au Havre. Ils embarquent sur un paquebot plein à craquer, traversent l’Atlantique d’est en ouest, débarquent à Ellis Island huit jours plus tard – bousculades, contrôles, visite médicale, mesures, pesées, inspection, questionnaires, formalités, et, pour régler tout ça, ils passent deux ou trois nuits sur des châlits de salles communes à faire slalomer le sommeil entre reniflements, pleurs, toux, prières, engueulades et chuchotements. Ils sont venus ici pour garder le bétail mais pour l’instant, le bétail, c’est eux, parmi des milliers de pauvres exténués venus du monde entier qui piétinent, dociles, en file indienne sous le regard méfiant et peu amène des contrôleurs, des flics et des médecins. Ils sont en bonne santé, ont une adresse où aller, un peu d’argent en poche. En plus, ils ne sont pas anarchistes, alors ça va. On les débarque sur la terre ferme, New York City – c’est grand ! –, et les voilà qui continuent vers l’ouest, traversent toute l’Amérique, monotonie des déserts, des montagnes, des grandes plaines, atteignent la Californie, se sentent loin, se sentent seuls, trouvent à se faire embaucher chez un lointain cousin (un cousin de cousin leur a donné l’adresse d’un cousin) pour garder les troupeaux – c’est tout ce qu’ils savent faire –, s’installent au sud de la ville de Los Angeles, lieu-dit Long Beach, un gros village au bord de l’océan connu pour ses immenses ranchs à vaches et à moutons. Ils passent des nuits à la belle étoile et chassent le coyote. Vaches à perte de vue, chevaux, cordes, étriers, lassos, Stetson et selle mexicaine.

On leur a fourni les chaps et la salopette.
Peut-être font-ils du rodéo. This is America !

Après, c’est une tout autre affaire.

[…]

Jean-Michel Espitallier voulait faire coureur cycliste mais il n’était pas très bon en vélo. Il voulait conduire des locomotives mais il était nul en maths. Il aurait aimé être batteur des Beatles mais la place était prise et en plus les Beatles n’existaient plus. Alors il a fait écrivain et aussi poète, même s’il n’aime pas trop dire qu’il est poète depuis le jour où son père a dit d’un de ses copains qui, après un banquet, avait chanté une chanson très marrante de sa composition, qu’il était « un peu poète ». Ecrivain, donc, qui fait des trucs (de la batterie, du son, des performances, des concerts, des créations radiophoniques et même des livres).

Derniers livres publiés : De la célébrité : théorie et pratique, Editions 10/18, 2012. L’Invention de la course à pied, Al Dante, 2013. Un rivet à Tanger, CIPM, 2013.

 

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Jean-Michel Espitallier

 ! 

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Le 23 décembre 2014 à 08:32

Un jeune impatient de passer quelques jours chez ses parents pour se rappeler pourquoi il a quitté ce coin paumé

LOT – Un jeune homme se disait impatient de rentrer quelques jours passer les fêtes de Noël en famille. Et pour cause, il s’agit pour lui de se remémorer pourquoi il a quitté ce coin paumé dès qu’il a été en âge de le faire. Reportage. Un retour – pénible – aux sources qu’il effectue consciencieusement chaque année afin de bien se rappeler d’où il vient et d’éviter de tomber dans une nostalgie malsaine de son enfance, de croire que la campagne est préférable à la ville. « Chaque fois, je me dis, la campagne c’est bien, c’est reposant. Et puis au bout de deux heures, je réalise qu’en hiver il n’y a strictement rien à faire dans ce coin et je n’ai qu’une envie c’est de retourner en ville » raconte le jeune homme aujourd’hui étudiant à Bordeaux. « Généralement j’arrive la veille de Noël et je repars le lendemain » explique-t-il.« Si je reste trop longtemps, il y a le risque que mes parents se mettent à croire que j’aime cet endroit. Impensable» « Cela permet de remettre les choses en tête, on a tendance à se plaindre en ville mais quelques jours là-bas et je peux vous assurer qu’une journée ici vous remet les idées en place » se félicite-t-il. « Le premier cinéma est à 10 kilomètres et ne passe que des films en version française sortis il y a trois mois » se lamente-t-il. « Internet n’est arrivé qu’il y a deux ans et encore c’est du bas débit ». Le jeune homme explique aussi qu’il adorerait venir plus souvent. « Mais une fois par an c’est largement suffisant, j’ai peur qu’en venant trop souvent je casse tout l’effet positif de ma venue » souligne-t-il. Alors pour compenser, le jeune homme se contente d’aller voir les profils Facebook de ses anciens camarades de classe qui n’ont pas eu la chance comme lui de pouvoir quitter ce coin paumé. « Je regarde ce qu’ils sont devenus dans leur vie et alors je me sens tellement mieux. Peut-être que j’irai en voir un ou deux pour Noël » conclut-t-il sur un ton sarcastique.

Le 23 juillet 2015 à 08:30

Gros sur la patate

Pubologie pour tous

On pourrait croire que cette publicité n’est rien d’autre qu’un tableau niais, absurde et clichetonnant d’un bonheur familial parfait tel qu’on en rêvait dans des temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Eh bien c’est plus ou moins le cas. Car ce spot est en fait une reprise de ce spot, datant de 1976. Et puisque la publicité est un miroir de la société, menons une analyse comparative des deux versions pour en tirer des conclusions sur l’évolution (ou la non-évolution) de la société. On notera par exemple, que l’on fait moins d’enfants en 2011 qu’en 1976 : 3 contre 6. Les deux restant cependant au-dessus du taux de fécondité français. Car chez nous, au moins depuis Pétain, une famille parfaite est une famille nombreuse. C’est aussi toujours Madame, en rose, qui cuisine, même si Monsieur, en bleu, est présent en 2011, alors qu’il est absent en 1976. Pour ça, merci les 35 heures ! On remarque ensuite des changements dans les préoccupations des parents. Dans les années 1970, Madame fait de la purée Bidule car elle est « sûre que tout le monde en reprend ». Puis l’obésité est passée par là, 3 des enfants de la première pub sont morts avant 40 ans d’une maladie cardiovasculaire, et l’on s’est mis à privilégier la qualité à la quantité. En 2011, Madame est « sûre de ce qu’il y a dedans », mais aussi, heureusement, « sûre que tout le monde est content ». Ben oui, 35 ans ont passé, mais le rôle de bobonne est toujours le même : contenter Monsieur et ses petits chérubins. Mais comment fait-on pour savoir aussi précisément ce que les gens attendent de la vie et de la purée lyophilisée en 2011 ? Eh bien, on n’a pas trouvé de meilleure idée que de le leur demander. Alors on a plusieurs façons de faire bien sûr. Dans le cas de ce chef-d’œuvre audiovisuel, il est fort probable qu’on ait réuni dans la même salle une petite dizaine de mamans avec deux points communs. D’une part, elles font de la purée lyophilisée à leurs enfants, et d’autre part, elles ont du temps à perdre pour des études consommateurs. Face à ces femmes, un spécialiste hautement qualifié (comprendre : un étudiant en psychologie) observe, relance et oriente la discussion, qui sera enregistrée et décortiquée pour trouver LA vérité de ce que vivent au quotidien les consommateurs de purée lyophilisée. Non, bien sûr que non n’attend pas que le consommateur nous donne une idée. Non. Bon, d’accord, quand, à la 12ème minute, Madame Duchemin a glissé un « ben une chose est sûre hein, quand je fais de la purée Bidule, je suis sûre de ce qu’il y a dedans ! », ça ressemblait à l’idée qu’on a eue, mais ça n’a fait que révéler une solution qu’on avait déjà à l’esprit sans le savoir. Bon par contre, je mettrais ma main à couper que pourtant, personne n’a dit « ben une chose est sûre, moi quand on me prend pour une cruche, ça me donne envie d’acheter de la purée Bidule !»

Le 17 mai 2010 à 17:32

Manifestez en restant dans votre lit

Conseil citoyen 5

Quand ta profession se décide à la grèveTu savoures avec joie cette journée de trêveQui permet de rester chez soi à se détendreTout seul, pour une fois, sans aucun compte à rendre.Mais comment faire face aux autres syndiquésQui ne manqueront pas de venir critiquer,Le lendemain matin, ton absence notoireEt feront circuler à travers les couloirsQue tu as désiré, en n’allant pas au front,Montrer ton allégeance à l’égard du patron. Pour éviter, l’ami, cette mise au placardDevance la mêlée comme tout bon briscard.Fais-toi des tous premiers, au mot d’ordre lancé,A saisir cette info pour la faire passer.Fais suivre les e-mails, mais surtout improviseUn accompagnement qui les personnalise ;Un petit mot de toi : « Amis et camarades,Plus on sera nombreux…» Ce genre de salade.Ayant montré ainsi ton implicationQui pourra se douter de ta défectionEt si tu mobilises et que la foule est denseBien malin qui pourra affirmer ton absence. Remets-en une couche à deux jours d’y allerEn prenant soin surtout de ne pas étaler.Il serait, en effet, tout à fait embêtantD’être soudain perçu comme un grand militant.On te ferait marcher aux côtés des ténorsEt tu dirais adieu à ton jour de confortOu pire et ce serait, avoue-le, pas de bolIl te faudrait, l’ami, porter la banderole. Venons-en maintenant au jour de la manif.Bien qu’au chaud dans ton lit, tu dois rester actif.En fin d’après-midi, appelle un vieux copain.Un de ces bons grognards qui sont sur le terrain ;Distributeurs de tracts, adhérents de toujoursQui mangent la saucisse au moment des discours.Tu lui demandes alors ce qu’il en a penséEt tu as les détails de ce qui s’est passé,De quoi, le lendemain, tenir la dragée hauteA tous ceux qui pourraient vouloir te mettre en faute.

Le 29 avril 2012 à 07:36

Combien de temps ?

Cette nuit, moi j’ai rêvé que je perdais mes dents. Alors j’me suis levée, j'ai fait le tour de mes sentiments. Mais aussi le tour de ma vie pour voir si j’étais méritante. C’est pas bon signe le coup des dents... c’est signe de mort qu’on dit tout l'temps ! J’ai inspecté ma mémoire, j’voulais savoir... si j’aurais droit au paradis ou bien alors au purgatoire. Et j’ai même pensé à St Pierre avec sa barbe au fromage blanc, son air gentil, enfin j’espère, parce-ce… quand j’y pense: toutes les conneries que j’ai pu faire... c’est peut-être l’enfer qui m’attend !  Allez, demain c’est sûr, j’irai les voir, mes vrais amis et mes parents. J’vais rattraper tous mes retards, j'vais leur crier combien j’les aime, malgré l’existence qui nous saigne. Parce-que tout n’a qu’un  temps… mais pour combien, combien de temps ?   J’me suis pincée, j’me suis fait mal... c’était pas bon signe, j’ai rigolé. Je préfère rire que de penser que j’vais mourir, j’suis pas pressée ! C’est important de le savoir parce-qu’ici tout est illusoire... tout n’a qu’un temps… Et puis… j’me suis regardée dans le miroir pour voir si j’étais quelqu’un de bien. J’ai vidé même tous mes tiroirs pour être sûre que j’oubliais rien… Mais j’ai rien vu dans le miroir, y’avait personne, pas de reflet ! Alors tout est devenu noir, j’me suis même pas entendue crier. Y’avait personne dans le miroir! La mort m’avait donc prise en traître... mais comment peut-on disparaître, comme ça, sans s’en apercevoir ? Alors maintenant c’est sûr, j’peux plus les voir…  mes vrais amis et mes parents. J’peux plus rattraper mes retards, ni dévoiler mes sentiments à celui qui est mon seul amour, il ne le sait pas, mais c’est plus le jour ! J’peux plus crier combien j’les aime, à cause de la mort qui m’entraîne... j'peux plus crier, malgré tous mes efforts… Mais combien, combien de temps dure la mort ?      

Le 8 août 2011 à 08:29

Lavons notre linge sale en famille

Pubologie pour tous

Je ne sais pas pour vous, mais moi, cette pub me donne une impression de déjà-vu. Là.Sauf que là, le héros est en plein bad trip. Je ne sais pas vous, mais moi je ne suis pas en plein bad trip. Et pourtant je vois ça.Ca, c’est une famille absolument normale. Le papa s’appelle John-John et la mère s’appelle Becky. Ils se sont rencontrés en 1992 sur une croisière dans le Pacifique, et dès le premier coup d’œil ils ont su qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. John-John était aventurier, il chassait des trésors, mais pour Becky il a accepté de se ranger et il est devenu astrophysicien à mi-temps (l’autre moitié du temps, il est maître-nageur bénévole à Lampedusa et il passe ses nuits à cuisiner du riz arborio pour envoyer du risotto aux courgettes à la Somalie). Ils se sont installés à Meudon où ils ont acheté une maison avec la dot de Becky. Ils ont eu leurs deux enfants du premier coup et coup sur coup, car Becky était très fertile. Ils ont appelé l’aîné Bernard et la cadette Emmy. Emmy parlait 3 langues à l’âge de 4 ans et aime par-dessus tout Bach et le mouvement dada, tandis que Bernard ne s’intéresse qu’au foot et aux équations du 3ème degré.Mais Becky s’ennuie dans cette vie trop parfaite. John-John l’aime-t-elle toujours autant depuis qu’elle a pris 544 grammes avec ses deux grossesses ? Peut-être réalise-t-elle aussi que sa lessive ne respecte pas les couleurs, et que les vêtements de sa famille ont tendance à devenir ternes au fil des lavages. Ca la rend triste.Heureusement pour son anniversaire, John-John décide de la surprendre : il lui achète Grup, une lessive en bulles pour un linge aux couleurs éclatantes. Betty est heureuse : ça y est c’est sûr, John-John est toujours fou d’elle. Pour fêter ça, toute la famille se retrouve au milieu de son jardin (John-John a ramené cette variété de gazon vert fluo de Patagonie) en se tenant la main pour regarder Bernard renvoyer leur ballon de foot aux voisins.L’important vous comprenez, c’est qu’on puisse s’identifier.

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