Corinne Klomp
Publié le 20/05/2014

La parité haut la main (dans la gueule) !


Chez nous, paraît que la parité va coup-ci coup-ça. Les femmes seraient à la ramasse dans plein de domaines, la faute aux hommes qui s’agrippent au pouvoir comme la moule à son rocher. Faux ! Il est au moins un secteur dans lequel la parité domine, au point qu’on ne l’appelle plus parité mais majorité. C’est celui, très porteur, des baffes, coups et violences conjugales en tout genre entraînant la mort, avec ou sans intention de la donner (seul le résultat compte, commençons pas à chipoter).

La preuve par les chiffres : en 2013, malgré une légère diminution de leur poids global dans le nombre total des victimes, les femmes caracolent en tête et trustent 83% du marché global, contre 85% en 2012. Chapeau bas mesdames, dommage que vous, les 121 victimes de 2013, ne soyez plus là pour recueillir médailles et lauriers ! Sacrée performance, d’autant que le secteur enregistre, avec 146 victimes au total cette année, une forte baisse de 16% par rapport à l’an passé. C’est la crise, on nous le répète assez.

En tout cas, voilà de quoi clouer le bec aux féministes de tout poil qui nous soûlent avec leurs revendications d’un autre âge. Qu’elles ouvrent les yeux bon sang ! Ok, c’est pas toujours évident avec un œil, voire deux, au beurre noir, mais quand même, un effort quoi ! Y’a pas que dans les tâches ménagères qu’on a réussi à évincer les hommes et ça, ça redonnerait le sourire à une édentée. Pas vrai ?

Corinne Klomp a sévi quelques années dans la presse économique, côté marketing. Personne n’est parfait, elle encore moins. Un jour elle a tout quitté pour se consacrer à l’écriture scénaristique puis théâtrale. Depuis, sa vie, la vraie, a commencé. Elle écrit et joue la comédie pour les autres, mais ne chante que pour son pommeau de douche, et sur rendez-vous. Son patronyme n’est pas un pseudonyme. Non, même pas.

> http://blogs.mediapart.fr/blog/corinne-klomp

 

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Le 7 décembre 2010 à 07:10

Les Artivistes

Les cracks méconnus du rire de résistance

On le sait surtout grâce à un très très fortiche panorama* des nouveaux modes de résistance facétieux contre « notre monde criminel de bêtise » (René Crevel), l’artivisme, c’est l’art de vivre tout de suite séditieusement, ludiquement, hédonistement, tordboyautesquement au nez et à la barbe des interdits de tout poil. La fort mauvaise nouvelle pour les propriétaires de la planète et les gouverneurs de notre « société des passions tristes » (comme l’appelle notre camerluche Miguel Benasayag) entendant mettre nos existences en coupe réglée, c’est que de dangereux activistes, prêts à tous les crimes anti-autoritaires burlesques, y en a de plus en plus en liberté.Y a les organisateurs des fausses manifs sarkozystes où l’on porte des masques du président en scandant : « Touche pas à mon yacht ! » ou « TF1 sur toutes les chaînes ! ».Y a les piedsnickeléesques Yes Men réussissant à se faire inviter officiellement dans des conférences internationales comme porte-parole de grandes institutions, telle l’OMC, pour en dévoiler ubuesquement la vraie nature totalitaire.Y a les clowns battants british allant s’enrôler pour la guerre d’Irak emmitouflés dans des vestes vert et rose et coiffés de paniers en osier. Y a leurs homologues parigots désireux eux aussi de « rendre l’art de la pitrerie à nouveau redoutable » en se pointant subitement, à la mairie de Neuilly par exemple, pour la nettoyer au Kärcher.Y a les mutins de Reclaim the Streets mettant en branle de gigantesques « carnivals against capital » et perçant le bitume londonien avec des marteaux-piqueurs pour y planter des arbres.Y a les altermondialistes fute-fute ayant rendu hommage à Archimède pendant les bagarres de Gènes en éblouissant tout à coup les carabiniers les chargeant avec des centaines de miroirs. Ou alors les Tutti Bianchi ayant repoussé pneumatiquement les assauts policiers avec « des gommones » (caoutchouc en italien).Y a les sans-cravate éteignant ni vu ni connu les écrans de téloche d’endroits publics à l’aide de « TV be gone » pendant des retransmissions bien choisies (résultats électoraux, coupes du monde de foot…).Y a les guerrilla girls qui, constatant que « moins de 5% des artistes exposés dans les sections d’art moderne sont des femmes alors que 85% des nus sont féminins », mettent des masques de gorille pour poser la question aux visiteurs de musées « Faut-il que les femmes soient nues pour entrer au Metropolitan Museum ? »Y a les space hijackers de Mayfair parvenant perversement à « faire de la police, à son grand désespoir, un partenaire de jeu » en se lançant, par exemple, lors de manifs, à la poursuite de leurs propres camarades.Ou les ecowarriors se prélassant dans d’immenses hamacs surplombant les autoroutes.Et puis, ça ne finira jamais, y a encore– Le « laboratoire d’imagination insurrectionnelle » de John Jordan.– Le « Billboard Liberation Front » (Front de libération des panneaux publicitaires) se proposant de « réinventer la signalétique urbaine grâce à de discrets tours de passe-passe sémiotiques ».– Le « Parti faire un tour » de Gaspard Delanoë.– Le « Théâtre de la perturbation électronique » de Ricardo Dominguez.– Le « Graffiti Research Lab » d’Evan Roth et James Powdedly mettant à la disposition des graffeurs sauvages des « outils de communication urbaine » comme le laser tag.– La « Banque du miel » grenobloise d’Olivier Darné, un organisme financier « ne prêtant qu’aux ruches » et conviant les citadins à « manger la ville ».– Ou La « Frivolité tactique » regroupant des pétroleuses chantantes et dansantes affrontant les forces de l’ordre avec des plumeaux.Tremblez !, piliers de « l’État diarrhée verte » (Maurice Blanchard). Avec de tels artistes du coup d’éclat surprise, avec de tels agitateurs louf-loufs échappant à tous les schémas idéologiques, l’insurrection qui vient risque de vous donner plus de fil à retordre que prévu.*  Frigoussé par les merveilleuses amazones du désordre Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi, l’épastrouillant Artivisme est paru en novembre 2010 aux éditions Alternatives. Autres hymnes bougrement instructifs à la nouvelle rébellion poilante : Guérilla Kit de Morjane Baba (éd. La Découverte), Les Nouveaux Militants de Laurent Jeanneau et Sébastien Guernoud (éd. Les Petits Matins) et la série Désobéir des éditions du Passager clandestin orchestrée par Xavier Renou.

Le 18 juin 2011 à 21:51

Lagarde avoue

Elle veut baisser le niveau de testostérone au FMI

Comme ce matin je n'avais rien d'autre sous la main question jeu de mots, j'ai décidé de faire facile en titrant avec le nom de notre ministre de l'économie.  (Habituellement j'assortis toujours la qualité de ministre à un qualificatif, alors que pour Christine je sèche. J'ai pensé : notre brillante ministre... notre très grande... notre parfaitement bilingue... notre élégante ... notre bien coiffée ministre ... ? Mais j'hésite, je n'y arrive pas !)   La dame fait la tournée des popotes pour tenter de convaincre qu'elle serait la plus compétente pour occuper le poste de directeur du FMI. Faut dire que son mentor n'a pas lésiné sur les moyens pour la faire mousser, tous les habitants de Deauville vous le diront, mais est-ce vraiment un avantage pour sa candidature d'avoir pris pour directeur de campagne un Sarkozy qui irrite tous ses petits camarades de récré ?  En tout cas Christine a dû faire un tabac auprès des Indiens en déclarant  "qu'il y aurait un niveau de testostérone plus faible au FMI avec elle à sa tête". Les pays dits émergents, dont l'Inde, ferraillent un maximum pour placer un des leurs à la tête de l'institution et Christine certainement à court d'arguments, a cru devoir sortir cette vanne pour surfer sur la vague féministe suscitée par l'affaire DSK. Je vous disais bien qu'elle était mal conseillée.  Tout d'abord, il ne faut pas trop la ramener sur la compétence en matière linguistique et économique. En Inde, au moins la moitié de la population (environ 750 millions) parle parfaitement anglais et le niveau d'études y est très élevé. L'Inde fournit des contingents d'ingénieurs, d'informaticiens, de médecins et d'économistes de haute qualité. Paradoxalement, du point de vue culturel, ce pays est connu pour préférer les naissances de garçons plutôt que les filles.  Alors avouer à New Delhi qu'on n' a pas de couilles et déclarer que c'est vachement mieux pour diriger un bidule pareil, il fallait oser.

Le 18 mai 2010 à 18:45

Quel toupet !

Le poil est l'attribut le plus visible du pouvoir.

Ces femmes ont un aplomb fou. Il faut les voir se mêler aux réunions décisionnaires, conseils généraux, CA et autres AG, autant de lieux plus ou moins publics où les femmes brillent par leur absence. D’un pas assuré, elles arborent leur attribut, qui est aussi le plus souvent celui du pouvoir : la barbe. Quelques postiches sortis de leur cachette au moment adéquat, l’action se fait généralement sans éclat, l’essentiel étant moins de se faire entendre que de se faire voir. Et de faire honte à des assemblées bien peu paritaires. « S’il faut du poil au menton pour prendre des décisions, garder ses privilèges et recevoir des honneurs, qu’à cela ne tienne. Nous en sommes. » L’association réunit des féministes inventives et actives. Non dénuées d’humour (ce qui est quand même relativement rare chez les féministes), elles ont compris que si le ridicule ne tue pas, le souligner peut sans doute faire avancer les choses. Sur leur site, elles fournissent le kit de la parfaite féministe (un postiche, donc) agrémenté de quelques tuyaux pour rendre l’action plus efficace. On y trouve aussi des vidéos et des images détournées où, par leur seule volonté, les femmes ont du poil au menton, y compris l’intouchable Marianne, qui l’est beaucoup moins, forcément. Leur nom ? La Barbe !  www.labarbelabarbe.orgJusqu'au 6 juin, La Barbe s'expose à la Librairie Violette&Co, 102, rue de Charonne, 75011 Paris.  

Le 28 juillet 2015 à 17:25

Lettre à Afifé Jalé, première comédienne musulmane

Chère Afife, Vous êtes née en 1902 à Constantinople dans une drôle d'époque. L'Empire ottoman se décomposait, les rues se remplissaient de plus en plus de sans-logis, incendies et maladies ravageaient la ville. Mais, comme toujours, il y avait des gens assez fous pour faire du théâtre dans cette atmosphère chaotique. Depuis peu, les chrétiennes pouvaient faire leur apparition dans les rôles féminins, jusque-là tenus par des hommes, alors qu'il était encore impensable pour une femme musulmane d'y songer. Et vous, chère Afife, vous avez été têtue. Dès que vous avez eu dix-huit ans, vous avez pris des cours, assisté à toutes les répétitions d'une troupe istanbuliote dans l'espoir de monter sur scène, puis, comme dans un conte de fées, un soir de 1920 une actrice arménienne s'est absentée et vous avez réussi à convaincre tout le monde que vous pourriez prendre sa place le temps d'une représentation. Bien sûr, la police a fait une descente à la fin du spectacle, mais vous avez recommencé. La course folle pour fuir les agents de police a continué pendant des mois, on vous a harcelée. Le ministère de l'Intérieur a pris un décret pour vous décourager. Vous avez fugué par les coulisses de nombreuses fois, vous avez été emprisonnée, insultée, traitée de prostituée, vous avez séjourné dans des hôpitaux psychiatriques, votre famille vous a mise à la porte, vous avez changé de nom, de troupe, de ville, vous avez connu la misère, la maladie, la dépendance, mais vous n'avez jamais renoncé à votre amour du théâtre. Chère Afife, vous seriez affligée de voir qu'un siècle plus tard les mêmes esprits barbares essaient d'effacer le corps de la femme de l'espace public, et ce non seulement à Istanbul, mais partout dans le monde. C'est pourquoi il était urgent de parler de vous lors de l'un des plus grands festivals de théâtre au monde, que vous auriez certainement adoré. Merci d'avoir montré la voie, Afife Jale.

Le 6 juillet 2015 à 08:30
Le 12 septembre 2010 à 17:20

« Vous frappez les femmes qui ont déjà des durées de vie incomplètes »

Ségolène Royal, « A vous de juger » sur France 2, jeudi 9 septembre 2010

La dame du Poitou n’y va pas de main morte pour illustrer son propos sur la malfaisance, à l’égard des femmes, du projet de réforme gouvernemental reportant l’âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans. Au pied de la lettre ce n’est même plus  SOS-femmes battues, mais on achève bien les femmes foutues. C’était au cours de la seule grande émission de la télévision sur les retraites, dont François Fillon était la tête d’affiche et Ségolène Royal la « guest star. » Une prestation sans peur, saluée par la critique, mais pas sans reproches. Il est fréquent en politique que les mots se bousculent dans la bouche de l’orateur qui veut écraser l’interlocuteur de toute la force de ses convictions. Le risque est alors maximum, de lapsus ravageurs ou d’ellipses obscures. Chez Ségolène Royal on a bien sûr compris que le verbe « frapper » métaphorisait la brutalité de la réforme et que par « durées de vie » il fallait entendre « durées de cotisation ». D’autant que l’indignation féministe succédait à l’indignation sociale pour les ouvriers « frappés » également par les 62 ans. Mais, justement, si la réforme est globalement injuste, les femmes sont plutôt plus pénalisées encore par le passage de 65 à 67 ans du droit à la retraite à temps plein.  Précisément à cause des carrières « incomplètes ». L’intention était bonne, l’exécution malhabile, le ségolénisme reste un art à parfaire.

Le 31 mars 2010

« Arrêtez ça tout de suite, vous faites beaucoup de mal au Président! »

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, rapporté par le Point.fr, jeudi 25 mars 2010

Hou! la vilaine brute. Prise à la lettre, cette imploration adressée à la secrétaire d'Etat à l'écologie, donne la chair de poule. Chantal Jouanno n'est-elle pas championne de karaté? On imagine Nicolas Sarkozy guettant nerveusement la furie qui l'attend dans la cage d'escalier pour lui taxer son empreinte carbone. Tout un climat.Par chance elle pratique une version soft de cet art martial : son karaté-kata est une discipline de posture où le geste prime sur le coup. Chantal Jouanno n'a pas songé à se venger quand elle a su que sa « contribution climat-énergie » était renvoyée à d'improbables lendemains européens. Elle s'est seulement dite « désespérée ». Le président de la République a quand même attendu d'être hors de sa portée, à Bruxelles, pour rappeler solennellement à l'ordre cette « desesperate green wife ».Dans l'histoire c'est Claude Guéant dont le propos a fuité par l'entremise d'une journaliste réputée bien tuyautée, qui a laissé échapper une vérité dérangeante. A l'Elysée, paranoïa aidant, c'est un sentiment victimaire qui s'est répandu dans les bureaux. Dans un palais qui n'est plus territoire de la République avec toutes ces régions où la gauche fait la loi, ce n'est plus d'effectifs de police dont a besoin l'hyperprésidence, mais d'une cellule psychologique.

Le 25 novembre 2011 à 08:10
Le 13 septembre 2011 à 10:20

"Il y aura du ménage à faire. Et ce n'est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage"

Ségolène Royal, « Rencontre citoyenne » à Villeurbanne. Lundi 12 septembre 2011.

Alors là, les bras en tombent ! Voilà qu’elle virerait machiste la candidate perpétuelle qui planta naguère un compagnon intermittent des tâches domestiques, afin de porter bien haut le drapeau du genre féminin ?  On réprouve son idée que la présidence de la République devrait nécessairement revenir à une « ménagère » au seul prétexte qu’il y a des toiles d’araignée dans les recoins de l’Etat, de la poussière dans les caisses de Bercy, ou de l’argent sale qui déborde de mallettes africaines. Un homme pourrait tout aussi bien faire l’affaire.  Ou même ce serait une belle audace progressiste que de proposer une répartition égalitaire des travaux ménagers  sous forme d’un « ticket » paritaire à la primaire socialiste. Mais elle veut tout faire seule, Mme Royal. « Hop ! un coup de balai ! » a-t-elle renchéri à Villeurbanne. Effectivement, une seule personne suffit alors à tenir le manche.  Et puis maintenant ses enfants son grands, ils peuvent se garder tout seuls pendant que Maman brique la République. Un « ordre juste » c’est juste de l’ordre à remettre dans le grand désordre laissé par les hommes. D’ailleurs on a noté que sous la Vème République ce sont toujours des « Monsieur Afrique » à qui étaient dévolues les relations en eau trouble avec les potentats noirs. Faut que ça change. Avec une « Madame Afrique », sûr que tout redeviendrait nickel.

Le 8 mars 2011 à 13:02

Chic, c'est le 8 mars!

Les Chiennes de Garde ont désigné le Macho de l'Année et ses dauphins

Aujourd'hui, c'est la Journée Internationale des Femmes, ça sert à parler des femmes, chouette. Une fois par an.A cette occasion, l'association féministe "Les chiennes de garde" a désigné l'heureux Macho de l'Année 2011, pour ses propos tenus en 2010. And the winner is… le photographe Jean-Claude Elfassi, auteur du brillant : "C’est des salopes qui n’ont rien d’autre à faire […], c’est des amoureuses éconduites." (dans l'émission de Jean-Marc Morandini sur Direct 8, le 12 novembre dernier, au sujet de femmes qui ont osé rendre publique une condamnation pour violences conjugales.) On l'aime parce qu'il est chic.Ses dauphins sont Jean-Marie Bigard pour "Lorsque je lance sur le plateau de Cauet : “Elle est redevenue baisable, en parlant de Christine Bravo, qui a perdu 30 kilos, c'est un moyen d'être gentil.”" (Le Parisien, 20 avril 2010) et Hugo Denoyers pour sa réponse à la question "Comment un bon boucher choisit-il une bonne viande?" : "C'est un petit peu comme quand tu es dans la rue, quand tu regardes une belle fille passer, ça t'interpelle le regard, tu commences à regarder les forme de la bête, les croupes, l'arrière-train s'il est bien développé, et après, il faut réussir à la toucher…" On les aime parce qu'ils sont chics. Sur le même thème, lire aussi : Une épouse slave à gagner sur le site d'une radio néo-zélandaiseQuel toupet! (La Barbe)Culotte ou caleçon? Le féminisme

Le 4 juin 2011 à 08:45

Entre adultes consentants

Jadis, la femme devait se plier au devoir conjugal : je passe sur la notion d’agrément ! Ce fut l'époque de la fameuse migraine des femmes. Vint la libération sexuelle. Et madame découvrit que c'était rudement chouette de prêter son corps à un artiste qui savait en jouer. La libération s'intensifia, porno à la télé, puis sur le web et découverte d'un autre type de sexualité, tendance lourde : l'éjac faciale, la tournante, le gang bang et autres facéties. Celles qui  critiquaient ces blagues ou ces jeux étaient exclues du groupe ou traitées de mal baisées réacs. En même temps, la lutte contre le sexisme se poursuivait aux USA où une sécu fut mise en place pour éviter tout malentendu : le monsieur faisait signer à sa partenaire un papier l’autorisant à des relations sexuelles librement consenties. Quel romantisme ! Aujourd'hui, le petit monde politico-médiatique fait mine de découvrir que les Français sont machos. Je n'ai plus l'âge d'être harcelée mais je pense que quand les dirigeants (au sens large) se décideront à admettre que les femmes ne sont pas qu'un cul, un pied, une bonniche/potiche mais qu'elles ont un cerveau adapté à mettre au service de tous, quand les problèmes de parité seront enfin réglés, les pratiques sexuelles de domination seront forcément moins lourdingues, moins violentes et donc moins criminelles. La France étant en 46ème position en terme de parité (octobre 2010), arrêtons de dire que ce pays est très respectueux des droits des femmes, merde, quoi  !

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