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Publié le 06/07/2010
 

Noël Godin


Chroniqueur

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Robert Dehoux


Les cracks méconnus du rire de résistance

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Avez-vous déjà lu quelque part une description du modus operandi pigeonneur des idéologies plus fortiche que celle-ci ? « Toutes les idéologies procèdent de la même manière. Elles partent des faits constatés dans la pratique courante pour les fixer dans une Loi et présenter ensuite cette Loi comme explicative et justificatrice des faits. L’effet devient la Cause, c’est cette Cause qu’on défend, et c’est au nom de cette Cause qu’on fait durer l’effet. » C’est signé Robert Dehoux, un truculent sosie belge de Popeye venant hélas de casser sa pipe (voir hommage vidéo de Be­noît De­lé­pine et Gus­tave Ker­vern) et dont tous les livres, du libelle « Teilhard est un con » (1962) et de la renversante « Survaleur » (autoédité en 1970) au manifeste des anti-ethnologues enragés « Le Zizi sous clôture inaugure la culture » (L’Age d’homme), filent une sacrée chicousta aux préceptes-mêmes de l’économie marchande, du pouvoir hiérarchisé, de « la fabrication des responsables ».
S’ils me semblent aussi balèzes — je n’exagère même pas — que les plus radicales analyses d’un Debord ou d’un Baudrillard, les brûlots de Dehoux présentent la singularité d’être toujours, par ailleurs, foutrement désopilants. Tout autant que ses mots de désordre trompetés parfois lors de manifs ou pendant des cérémonies pompeuses : « Ayons le sens de l’irresponsabilité ! » ; « Evadons-nous de nos cellules familiales » » ; « Détraquons ce qui nous traque ! » ; « Faisons dérailler le train-train quotidien ! ».
Tout autant que l’effarante profession qu’il avait créée et exercée : antilibraire. Dans l’anti-librairie de Robert Dehoux, près de la place Flagey de Bruxelles, outre ses livres séditieux préférés, on trouvait sur la couverture d’espèces de boîtiers des titres connus d’auteurs qui lui hérissaient le poil (Descartes, Hegel, Marx…). Et quand on ouvrait ces anti-livres, on tombait sur une critique gratinée des côtés réacs des ouvrages historiques en question fricassée par la maître des lieux. Robert appelait ça : « dépublier des livres ».
Mais ce ne sont pas les écrits scandaleux de Robert Dehoux, trop peu répandus encore, ni ses dépublications cocasses de livres qui en ont fait un redoutable ennemi des lois et institutions. Ce sont ses voies de fait nocturnes. Qu’il s’agisse de ses fausses alertes à l’expropriation dans des poudrières ouvrières ou de ses opérations commandos, effectuées en famille, de bouchages méthodiques de serrures antipathiques (commissariats, sanctuaires, écoles, cabinets d’huissiers de justice ou de percepteurs du fisc…) à l’aide de bêtes allumettes coupées dans le sens de la longueur puis, plus tard, de colles extra fortes.
Un beau matin, à Bruxelles, aucune banque du centre n’a pu ouvrir ses portes car toutes leurs serrures avaient été artistiquement bouchées durant la nuit.
« En fermant les banques, nous nous donnons l’occasion de ne plus payer nos traites, nos téléphones, nos loyers, etc. Et donc de ne plus entretenir l’armée qui en notre nom nous occupe. En fermant les banques, nous nous donnons à nous-mêmes le crédit que jusqu’à présent celles-ci nous distillaient à partir de notre propre travail. »


 

Eric Chevillard lu par Michel Fau et Dominique Reymond


Interview avant mise en voix au Rond-Point


Si vous souhaitez rencontrer le romancier et blogueur "Autofictif" Eric Chevillard, venez au Théâtre du Rond-Point, les 10 et 11 mai prochains : Michel Fau et Dominique Reymond lisent un montage de ses textes – certains inédits ou parus sur ventscontraires.net  En partenariat avec France Culture et la Sacd
Qu’êtes-vous donc allé faire dans ce théâtre ?

C'est plutôt : que va-t-on m'y faire ? (je suis très inquiet)


Est-ce que vous concevez vos textes plutôt pour l’œil ou pour la voix ? Qu’en est-il du passage de l’un à l’autre ?

Certainement pour l'œil. Je me demande même parfois si j'écris ou si je dessine. Et quand je les entends, portés par la voix d'un comédien, il me semble du coup qu'ils se mettent debout. Qu'ils passent de l'horizontal au vertical. Je les redécouvre ainsi, je ne les savais pas capables d'un tel rétablissement acrobatique. Dans cette position, ils me sont un peu étrangers, certains me déçoivent, d'autres y gagnent une évidence qu'ils n'avaient pas dans les arabesques de l'écriture.


Si vraiment le métier de romancier n’est plus ce qu’il était, comment renommeriez-vous votre métier ?
Il y a toujours des romanciers, je n'en suis pas tout à fait un. J'ai peu d'imagination, tout s'invente et se féconde dans la langue, c'est elle qui prolifère et se déploie, va chercher le sens et l'histoire. Ecrivain est un nom qui me convient, c'est un titre que l'on s'attribue toujours prétentieusement, mais cette prétention est punie par le soupçon de vanité dont le mot même se fait très distinctement l'écho.


Quels conseils donneriez-vous aux comédiens qui souhaitent  “s’emparer” de vos écrits ?

Aucun conseil. C'est moi qui leur en demande : d'où cet aplomb ? cette aisance ? Comment être si désinhibé, si courageux ? Dites-moi !


Avez-vous déjà / Pourriez-vous un jour avoir : écrit du théâtre ? Un scénario ? 

Il y faudrait une occasion, une rencontre, une sollicitation. Ce n'est pas naturellement mon terrain. Je n'ai écrit que quelques pièces radiophoniques. Trois de mes romans ont fait l'objet d'adaptations théâtrales, d'ailleurs très réussies mais dans lesquelles je n'étais pas directement impliqué. 

 Quelque chose à ajouter ?

Toujours, mais faites-moi taire !

> Un autre entretien avec Eric Chevillard sur ventscontraires.net : "L'Autofictif répond à des questions" > Infos sur la lecture des 10 et 11 mai
> Les billets d'Eric Chevillard sur ventscontraires.net

Miroslav Tichy, clochard céleste


Portrait 7
Miroslav Tichy est un drôle de bonhomme
Il est né en 1926 en Moravie.
Ses études d’art à Prague sont interrompues par la guerre.
C’est un personnage atypique.
Pauvre. Inconnu. Dépressif.
Il fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique.
A partir des années 50, il se met à la photographie. Il construit lui-même ses appareils et autres agrandisseurs à base de déchets, de bouts de bois, de canettes de bières, de tissus, de métal.
Il réinvente le sténopé.
Ses photos sont des instants volés. Anonymes. Funambules. Quotidiens.
Souvent ce sont des silhouettes de femmes, dans les parcs, dans la rue, par leur fenêtre, à la piscine, qu’il observe caché derrière les buissons ou derrière une grille.
Il disait qu’il pouvait attraper ainsi, sans regarder dans l’objectif, en soulevant son pull, une hirondelle en plein vol.
Pour certains, il n’est qu’un voyeur dérangé.
Pour d’autres un clochard pervers.
Ses négatifs sont abimés. Souvent flous. Retravaillés au crayon puis abandonnés.
À partir des années 90, aidé par un ami médecin qui s’intéresse à l’art brut, il accepte d’être exposé.
Depuis, il est célèbre et s’en fout.

Alexandre : "Bach est un génie au-delà de ce qu'on peut imaginer"


Alexandre Astier avant sa venue au Rond-Point

Alexandre : "Bach est un génie au-delà de ce qu'on peut imaginer" ventscontraires.net Théâtre du Rond-Point
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