Patrice Meynier
Publié le 27/06/2014

In bed with moi


L'autre soir en allumant ma lampe de chevet, j'ai vu la tête de mon chien qui dépassait du bord du lit, puis, après avoir éteint et rallumé, j'ai vu la tête de mon chat.  

Ma femme m'a quitté après que je lui ai offert un polochon gonflable. C'est au moment où je lui mordillais l'oreille qu'il a éclaté.  

On trouve chez Mister Smart des pyjamas qui se chargent en électricité pendant la nuit et qui peuvent alimenter un rasoir ou une brosse à dent.  

Depuis quelques semaines j'ai parfois pendant mon sommeil la sensation qu'un gros canard se jette sur moi et me réclame les plumes de mon oreiller.  

Une nuit au milieu d'un rêve, un ressort a crevé mon matelas et a bondi vers moi. Il avait une petite tête d'homme avec une moustache et des favoris blancs. Comme je lui demandais ce qu'il faisait là, il m'a dit en anglais qu'il se posait la même question.  

Lors d'une de mes nombreuses bonnes fortunes sentimentales, un soir, au bord de l'extase, mon lit s'est rabattu sur le mur.  

J'ai sur ma table de nuit une version du Kamasutra en braille en cas de panne.  

A mes heures perdues je bricole mon matelas : réglage de la tension des ressorts, répartition des masses de bourre, variables d’inclinaison – et après, hop, au lit.  

On trouve chez Mister Smart des bonnets de nuit dont le pompon s’éclaire quand on dort.  

De mon lit je peux voir mon jardin, et avec ma longue-vue je peux voir le jardin de mon voisin. C'est là que, dimanche matin, j'ai vu ma femme batifoler parmi les fleurs en chemise de nuit. En retournant ma lorgnette j’ai vu mes pieds comme s’ils étaient loin de moi et tout petits, comme ceux d’un enfant.

Il m'arrive bien souvent de sortir de chez moi : pour travailler dans la presse, écrire, jouer au tennis - aussi souvent il m'arrive d'y rentrer pour jouer de l'accordéon ou dormir; tout cela plus ou moins volontairement. 

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Le 14 août 2015 à 08:23

Ma femme est jalouse

Ma femme est jalouse, mortellement jalouse, non seulement de toutes ces femmes dont mon donjuanisme effréné a déjà fait la conquête, comme en témoignent mes tiroirs débordant de leurs lettres d'amour, mais aussi, et cette jalousie prospective l'obsède tout autant, de celles, peut-être encore plus nombreuses, que ma séduction extraordinaire et mon ascendant inouï vont fatalement aimanter dans les mois, les années, les décennies à venir. J'ai beau lui dire que je n'aime qu'elle, que je ne pense qu'à elle, mon passé ne plaide pas en ma faveur, où c'est à bon droit qu'elle pourrait lire l'augure d'un futur aggravé, car s'agissant du présent, si ça peut la rassurer, c'est le calme plat, je ne possède ni même ne désire aucune, absolument aucune de ces femmes qu'il m'est donné de croiser tous les jours dans la rue ou de côtoyer au bureau, et pour être tout à fait franc, ma propre épouse, dont je viens d'évoquer la jalousie morbide, je ne l'ai pas touchée depuis, depuis je ne sais quand, je la vois comme une ombre, c'est comme si je ne la voyais pas, et d'ailleurs je ne suis pas tout à fait convaincu de sa réalité, il m'arrive même à certains moments de me demander si je ne suis pas, tout bonnement, solitaire, célibataire, quant à ces lettres que j'évoquais tout à l'heure, qui faisaient de ma chambre une amoureuse caverne d'Ali-Baba, où sont-elles? je ne les vois plus, j'ai beau passer la main dans mon tiroir qui serait vide si n'y subsistaient, tout au fond, quelques vieilles photos découpées dans des magazines spécialisés, et qui ne me font plus rien quand mon désoeuvrement les exhume.

Le 13 septembre 2015 à 08:40
Le 1 septembre 2010 à 11:17

Sous Les Toits 2

On s’est rencontré autour d’une boîte d’haricots verts, un soir après minuit. T’aurais pas un ouvre-boîte ? qu’elle m’a demandé comme ça. Je sortais des chiottes, et l’un dans l’autre, on a fini par déboucher une bouteille de vin, assis en tailleur sur ma moquette bleu mauve. On a discuté un peu de Bukowski, de John Fante, et puis elle a commencé à pester contre son loyer – le fameux 400 euros, 10 mètres carrés mansardés. J’ai gueulé aussi. Fumiers ! Salauds ! Et puis j’ai roulé sur le côté. Tu veux que je te suce ? Pas la peine, j’ai répondu. Ce vin dégueulasse, ce vasistas foireux – la chambre est si lumineuse, vous verrez, que du bonheur ! - toute cette merde me sapait le moral. Au réveil, elle m’a demandé si je voulais bien l’accompagner chez son proprio. Elle avait un plan. J’ai dit okay. On s’est pointée à 10 heures. J’avais une gueule de bois pas possible. Je me tenais un peu en arrière, au bord de la  gerbe. Le proprio a ouvert. Tronche de l’emploi. – Je veux que vous baissiez mon loyer, elle a attaqué, je me suis renseignée, votre chambre n’est pas dans les règles. – Pas dans les règles ? Tu veux payer combien ? – 300 euros, elle a répondu du tac au tac. – Marché conclu, il a dit. Je n’en croyais pas mes oreilles, putain ! Il m’a jaugé - je pesais pas lourd. Il a ajouté, à une condition, poulette, que tu viennes me la sucer tous les matins. Le vent s’est levé quelque part du côté de Stalingrad. Un sale vent froid, un truc à vous râper les os. Aucun doute, on était bien à Paris. Le gros lard s’est marré. Il s’est marré, et puis il nous a claqué la porte à la gueule. Elle portait un prénom allemand, prénom allemand que le temps a fini par emporter. Mais pas sa coupe de cheveux. Tout au carré. Noir de jais.

Le 24 juin 2010 à 16:07

Della Monna Lisa al Cavaliere della Notte

Réponse aux textos de Pierre Notte à Mona Lisa

Treize messages reçus.  Archivés. Tredici piccoli testi en mémoire dans ma petite boîte noire. Treize, nombre étoilé au ciel mathématique, mon chevalier de la nuit.Pourquoi répondre ? Si tu m’avais vraiment regardée, tu aurais vu ce que cachaient mes mains abandonnées sur mon giron. Si tu m’avais observée, tandis que d’un coup de pouce tu expédiais tes messages, tu aurais vu s’abaisser mon regard, s’entrouvrir discrètement mes doigts. A chacune des treize fois, tu aurais perçu le frisson sur ma peau à l’apparition de ton nom. Tu aurais vu se creuser mes fossettes et se fendre mes yeux. « Regardez ! Elle sourit ! », s'extasiaient les convenus. « C’est moi qu’elle regarde ! », clamaient les vaniteux. Non je ne répondais pas. Je cherchais par-delà le troupeau moutonnant ta silhouette fébrile. T’apercevais me regardant mais ne me voyant pas. D’ailleurs tu étais souvent en compagnie. Gérard Philipe, Catherine Deneuve, des journalistes, deux petites dames du Nord… Rarement seul.Alors… Garce ? Non ! Juste une ragazza comme une autre, un peu sage, un peu folle, un tantinet perverse. Tu m’en veux, n’est-ce pas, d’avoir publié mon courrier intime, et toi seulement en page 117, entre Valmont et Sibleyras ! Tu ne supportes pas d’être un parmi d’autres ! Petit garçon… Mais si j’avais répondu, je n’aurais plus reçu ton désarroi, tes impatiences, tes menaces et tes serments ! Nous nous serions perdus à parler pour ne rien dire que des banalités.Pourtant, je romps l’omerta aujourd’hui. Parce que j’ai peur. Oui, moi, la Gioconda ! Peur qu’un jour tu ne te lasses, ne te taises à ton tour. Peur de ne plus sentir vibrer tes mots et que meure à jamais mon envie de sourire quand je pense à toi.> voir Pierre Notte "Textos restés à ce jour sans réponse à madame Lisa" 

Le 23 juin 2014 à 08:39

À Elia Kazan : Sur les couettes

Sous ma couvrante, tout dépend du livre que je me farcis Comment ça se passe sous ma couvrante ? En fait, ça dépend essentiellement du livre que je me farcis peu avant ou peu après avoir pénétré dans le pagnot. Ou alors dans le Pagnol. Il m’est en effet arrivé pendant la crémaillère d’un poteau bouquiniste de souffler mes clairs sur les piles des œuvres complètes de Marcel Pagnol que j’avais préférées à celles d’André Gide ou à celles, moins dodues il est vrai, de l’apôtre des résignations fétides Cioran. Je me dois de préciser encore que je ne fais pas pipi au lit chez les amis. Sinon c’est certainement dans le coin Philippe Sollers que j’aurais choisi de coincer la bulle. Voici les parutions récentes que j’ai examinées ces jours derniers dans les bannes. Elles ont toutes un petit côté libidinal. Car on commence à comprendre que c’est là que Jean-Michel Ribes et Jean-Daniel Magnin désirent en venir, que les larrons, en effet, ont de plus en plus en tête de refiler du rond-point à leur public. Ce qui impliquerait si l’on se réfère aux recherches langagières de leur vieil acolyte polygraphe, le regretté François Caradec, qu’ils mijotent vraiment, avec la distance philosophique qui s’impose, de lui faire subir à ce public un « coït anal » cathartique Trêve de jacasseries, il faut que je prouve à présent que je sais causer livres et cul à la fois au cas où François Busnel serait à la recherche d’un documentologue particulier. Quelques mots donc sur les ouvrages plastronnant sur ma tablette de nuit en rêvant de se plumarder bientôt avec vous. Livre et cul : parutions récentes sur ma tablette de nuit Par exemple Emeuta Erotika (éditions Sao Maï), six nouvelles de Lilith Jaywalker, une féerique sorcière aimantée par « l’étrange, la révolte, le dérèglement » qui sait fort bien, telle la Nelly Kaplan du Réservoir des sens, comment convier en même temps à toutes les espèces de transgressions toniques pimentées en entrelaçant les plaisirs du déchaînement sexuel sans freins avec ceux du déchaînement insurrectionnel anti-marchand à la Black Block. Autre recueil de nouvelles perturbantes (cette fois, y en a une cinquantaine), à lire pour bien faire avec un balconnet sur le thorax, La Plus Belle Paire des seins du monde (Wombat) de l’irremplaçable Topor qui nous explique comment rendre aujourd’hui hommage à Dada en se passant du centre Pompidou et des omniscients époux Virmaux. « Jetez un œuf contre le mur.Crevez une toile qui s’y trouve accrochée.Effeuillez les pages d’un livre pris au hasard dans votre bibliothèque.Mouchez-vous dans votre moquette.Jetez vos souliers par la fenêtre.Pissez dans votre frigo.Chiez sur votre télé.Au nom de Dada, merci. » Le troisième livre de ma pile est plutôt à brandir qu’à éplucher. C’est  le Nouveau Moyen de bannir l’ennui du ménage ou les 20 épouses des 20 associés (Finitude), fricassé en 1781 par Rétif de la Bretonne, qui propose aux jeunes mariés menacés par la routine de s’associer avec dix-neuf autres couples dans des communautés prônant l’égalité et l’entraide. Mais le texte du précurseur de la science-fiction Rétif restant curieusement pondéré et moraliste et allant jusqu’à réprouver tout « désordre avec les épouses les uns des autres », il vaut mieux le réinventer dans sa tête ou en polissonne compagnie. Ce qu’il n’y a pas lieu par contre de réinventer, c’est le somptueux « hymne à la lubricité » de l’éducatrice dépravée Delphine Solère qui, dans son premier roman, Le Goût du désamour (La Musardine), nous convainc sans peine que, expérience oblige, le meilleur endroit de Paris pour se branler l’un l’autre amoureusement, ce sont les chiottes du Fouquet’s. Il n’y a pas non plus à réinventer les deux récits historiques fort bien torchés appelant à la liberté sexuelle explosive qui ont tellement aimé faire dodo avec moi ces dernières semaines. Le Sylvia Bataille d’Angie David (Léo Scheer) qui n’a pu s’écrire qu’à partir des souvenirs des proches de la pétroleuse, cette dernière ayant détruit ses principales archives, est passionnant. Il nous montre à quel point la femme de Georges (Bataille), avant de devenir celle de Jacques (Lacan !), personnifia l’amour libre irréductible pendant l’entre-deux-guerres. La subjuguante Sylvia ne se laisse pas encager par sa mère possessive, sèche les cours du collège Sévigné, a le bon goût d’être fort vite déçue par la compagnie d’André Gide (dormez plutôt sur Marcel Pagnol), expérimente à dix-sept ans la formule du ménage à trois enjoué, refuse les avances de Guy de Rothschild pour convoler avec Georges Bataille qu’elle trouve aussi fédérateur que transgressif, cautionne les frasques incessantes de son mari dans les bordels, fait du théâtre d’avant-garde, est adoptée par la bande à Prévert, perd tous ses sous au casino avant qu’un mystérieux inconnu (Jules Berry !) ne les lui regagne, devient vedette de cinéma (Topaze, Jenny, Le Crime de M. Lange, Une partie de campagne…), s’acoquine avec le groupe révolutionnaire Contre-Attaque et avec la société secrète dionysiaque Acéphale. Sur la couverture du livre, et sur la mienne quand je lis au lit : une incandescente photo de Sylvia Bataille, les rebelles dénudés, prise par Denise Bellon. L’autre traité d’histoire ayant bercé mes nuits est frigoussé également par une tigresse érudite, Linda Williams, une prof de Berkeley connue pour ses études sur le ciné porno démontrant que le plaisir sexuel y est systématiquement filmé d’un point de vue phallo-macho. Dans Screening Sex (Capricci), Linda cherche à comprendre pourquoi, au fil du temps, certaines images à caractère sexuel, initialement considérées comme « ob/scènes » sont vues à présent comme étant « en/scènes ». Comment se fait-il que tout à coup Elizabeth Taylor s’est mise à balancer à ses partenaires des mots orduriers jusqu’alors interdits ou que les cow-boys de Brokeback Mountain s’empapaoutent soudain extatiquement. Pour nous sortir les bonnes réponses, la sociologue se fait épauler futefutement par Freud, Benjamin, Foucault et le docteur J. B. Pontalis. Heureusement que j’ai un grand plumard !

Le 16 juillet 2013 à 07:14

Tour de France : un supporter courant à côté des cyclistes contrôlé positif à l'EPO

Cette édition 2013 de la Grande Boucle n’échappera pas aux éternels scandales de dopage. Ce matin, l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) vient d’annoncer un nouveau cas de contrôle positif. Et cette fois-ci, le choc est encore plus rude puisqu’il s’agit d’un spectateur du Tour qui est directement concerné, un Allemand de 61 ansconnu sous le nom de El Diablo. Il accompagnait en courant les cyclistes du Tour de France depuis des années déjà. Les organisateurs de l’épreuve comme les fans de la course se disent abasourdis. Affaire. L’une des figures du Tour Dieter Senft est son nom. Il est connu comme le spectateur le plus fou du Tour de France dont il parcourt les routes depuis plus de 20 ans déjà. Costume rouge et trident empoigné, il était jusqu’à aujourd’hui l’une des attractions régulières du Tour. Seulement voilà, Dieter Senft, qui s’époumonait à courir à la suite des vedettes du Tour vient d’être contrôlé positif à l’EPO par l’AFLD comme l’a confirmé ce matin Christian Prudhomme, le directeur de la Boucle : « De nombreuses analyses effectuées lors des contrôles anti-dopage traditionnels tendent à prouver que El Diablo a bien eu recours à des produits interdits pour améliorer ses performances. Nous sommes obligés de l’interdire dès à présent de toute participation au Tour de France, même dans le public. » Pour Maryse, qui chaque année part en caravane avec son mari pour suivre le peloton au fil des étapes, c’est un terrible coup dur pour l’image de l’épreuve déjà bien écornée : « C’est terrible ! Déjà les coureurs, et maintenant El Diablo…C’est terrible. C’était l’une des grandes figures du Tour, peut-être même plus que les grands noms du cyclisme qui cherchent à y décrocher le maillot jaune. El Diablo c’était le folklore, le bon état d’esprit si propre à la Grande Boucle. Ce matin, je n’arrive tout simplement pas à croire qu’il se soit dopé. » Pour Michel, un autre supporter inconditionnel de la plus grande course de vélo du monde, cette révélation n’est pas tout à fait sans surprise : « Je suis évidemment choqué comme tout le monde mais quelque part je m’en doutais un peu. On le voyait tous courir comme personne derrière les cyclistes en pleine montée d’un col. C’était suspect, surtout à son âge. Peu importe ce que disent les uns et les autres. On ne cavale  pas à cette vitesse et on ne fait pas des sauts de cette hauteur sans se doper. Et ceux qui pensent le contraire sont soit des menteurs soit des naïfs. » Christian Prudhomme, après avoir confirmé les résultats de l’Agence de lutte contre le dopage a également fait part de sa désolation et de sa tristesse : « El Diablo était un ami personnel. On se connaît depuis que je dirige le Tour de France. C’est un peu une trahison qui vient une énième fois jeter le discrédit sur le cyclisme, et en même temps une déception dans ma vie personnelle particulièrement dure à vivre aujourd’hui. »  Une suspicion devenue générale Après cette terrible révélation, le Tour semble à nouveau accuser le coup alors que la course avait jusque là échappé aux affaires de dopage. Désormais, chacun devient suspect. A.S.O, la société organisatrice, a annoncé, dans une volonté de transparence, vouloir renforcer les contrôles anti-dopage pour « toutes les personnes impliquées de près ou de loin » dans le Tour de France. Un grand ménage qui aurait d’ailleurs même déjà commencé avec une grande campagne d’analyse d’urine chez les motards de France Télévisions qui suivent à longueur de journée les coureurs du peloton. Le Gorafi

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