Philippe Mouchès
Publié le 14/08/2015

Contrepicterie


Peintre
Fondateur et théoricien du Divisionnisme Périgourdin
Membre de l'Oupeinpo

http://doublevue-mouches.blogspot.fr/

 

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Le 6 août 2015 à 08:40

Biche oh ma biche / Zoophilie, mon amie

Pubologie pour tous

Vous y avez cru n’est-ce pas ? Que c’était une vraie pub. Ne vous cachez pas, ça arrive à tout le monde de se faire avoir. Mais en réfléchissant bien, c’est évident que c’est impossible. Vous imaginez trois mecs autout d’une table avoir cette discussion (pour souligner le côté fantaisiste de toute cette histoire, les protagonistes auront des noms de légumes oubliés) : RUTABAGA.  - Hé les mecs, j’ai bien étudié les tendances, et j’ai compris un truc, vous allez voir c’est astonishing, vous n’y avez jamais pensé. Voilà : les gens, sur Internet, ils regardent énormément de vidéos de chats ET de vidéos pornos. C'est évident : la zoophilie est une tendance qui revient. Ca vous en bouche un coin hein. TOPINAMBOUR. - Mais oui ! Je vois d’ici une campagne trash-sexy-décalé qui va rajeunir la marque en jouant sur son héritage sensualo-pop et en exploitant à fond son ADN punchy-audacieux. SALSIFI. - Juste un truc : comment on fait pour toucher la cible senior ? RUTABAGA. - Laisse ça aux créas, on va bouffer ? Y’a des frites à la cantine. T’as vu le dernier Wenders ?Et vous pensez sérieusement qu’ensuite, d’autres gens se seraient dit qu’il serait efficace visuellement et tellement second degré de jouer sur l’image du vieux pervers et de sa pin-up au 105D. En plus c’est pas avilissant c’est pas une vraie femme. Mais au cas où les gens ne comprendraient pas que c’est tendancieux-punchy-sexy-cool, on simulerait une éjaculation avec une bouteille. Vous croyez franchement qu’on se fout à ce point de vous ? Réveillez-vous. La pub a changé.

Le 24 août 2015 à 09:59

De l'obligation maternelle

Une femme n’est pas une mère. (Pour ceux qui ne me connaissent pas, je le dis d’autant plus que j’ai moi-même mis trois enfants au monde.) Devenir mère pour une femme, en France, est devenu un choix. N’oublions jamais de remercier à ce propos toutes celles et tous ceux qui se sont battus dans les décennies précédentes pour nous puissions l’avoir, ce choix, et l’exercer librement (droit à la contraception, etc.). Toutefois, la société exerce une pression sociale extrêmement forte et violente sur les femmes (et avant elles, les petites filles, qui DEVRONT un jour ou l’autre procréer). L’injonction est sans fin et se joue dans plusieurs champs : - Les femmes qui ne veulent pas d’enfants (childfree) sont regardées de travers. On leur intime l’ordre (parce qu’il s’agit bien d’ordre naturel contre lequel nous ne pourrions envisager de déroger…) de remplir un jour ou l’autre leur utérus. Sinon, elles sont suspectes (de millions de choses). - Les femmes qui veulent des enfants, sont catégorisées comme mères. Et là aussi on rentre dans des schémas de paroles parfois hallucinants. Puisqu’une femme qui choisit de devenir mère, qui s’est conformée à son désir mais aussi à une norme sociale, n’est plus que cela ou tout au moins, cela en premier lieu. Ok, alors nous sommes plusieurs milliards sur cette planète, la survie de l’être humain (en volume), n’est pas à l’ordre du jour. Si des femmes, même nombreuses, ne souhaitent plus se reproduire, et bien, aucune inquiétude à avoir : l’espèce ne va pas s’éteindre là, de suite. On a de la marge ! Ce point réglé, on peut s’interroger sur le paradoxe sociétal. Pourquoi une femme doit toujours être à un moment ou un autre de sa vie, associée systématiquement à sa fonction reproductive ? Pourquoi une femme sans enfant inquiète ? Pourquoi une femme ayant enfanté doit être remisée et cantonnée à ce rôle ? Faire des enfants, c’est historiquement avoir une sexualité régulée. Or, la chose la plus flippante qui soit, est bien la liberté (ou la possibilité de… Rien que cela est suffisamment angoissant) sexuelle des femmes. Ne pas faire d’enfant, c’est dire en creux : « je suis libre de toute la panoplie de la mère, je fais ce que je veux (et souvent, ce « tout » n’est pas tant que ça, mais les fantasmes sur le dévergondage féminin sont sans fin) de mon corps/sexe, etc ». Et ça, ça fait très très très peur. Oui, oui. Parce que la femme libre sexuellement est libre tout court. Et beaucoup ont encore du mal à admettre une telle idée. On ne sait jamais : des catastrophes intergalactiques pourraient en découler. Ou tout simplement une société libérée de la phallocratie et du patriarcat…. Faire des enfants c’est rentrer dans le cadre très rassurant de celle qui a perdu une part de cette liberté (ce qui là aussi, est un véritable fantasme, puisque les femmes ayant rejoint la maternité n’ont pas à nier pour autant leur choix sexuels ni leurs désirs). Elle est devenue mère, cette fonction, ce rôle, devrait prendre la plus grande place, de son existence, de son temps. L’enfant serait nourricier de la plus grande partie des besoins féminins. S.U.P.E.R. Tu m’étonnes que plein de jeunes femmes ne veuillent pas d’enfants ! Nous ne sommes pas des mères. Nous sommes des femmes. Qui pouvons avoir le désir de devenir mère. Ou pas. Et cela ne concerne absolument personne d’autre que nous-mêmes. Aux orties les diktats moraux et sociétaux ! (P.S : La prochaine fois je te raconterai peut-être pourquoi je n’ai pas voulu allaiter mes enfants et tout ce que l’on s’est PERMIS de me dire, tous les REPROCHES que l’on m’a jetés à la figure, toutes les INJONCTIONS que l’on m’a faites, et comment j’ai tenu bon : parce que là aussi, notre corps nous appartient et que Fuck les « ce serait mieux que tu ….. » - Bisous - )   Dessins : James

Le 24 juin 2010 à 16:07

Della Monna Lisa al Cavaliere della Notte

Réponse aux textos de Pierre Notte à Mona Lisa

Treize messages reçus.  Archivés. Tredici piccoli testi en mémoire dans ma petite boîte noire. Treize, nombre étoilé au ciel mathématique, mon chevalier de la nuit.Pourquoi répondre ? Si tu m’avais vraiment regardée, tu aurais vu ce que cachaient mes mains abandonnées sur mon giron. Si tu m’avais observée, tandis que d’un coup de pouce tu expédiais tes messages, tu aurais vu s’abaisser mon regard, s’entrouvrir discrètement mes doigts. A chacune des treize fois, tu aurais perçu le frisson sur ma peau à l’apparition de ton nom. Tu aurais vu se creuser mes fossettes et se fendre mes yeux. « Regardez ! Elle sourit ! », s'extasiaient les convenus. « C’est moi qu’elle regarde ! », clamaient les vaniteux. Non je ne répondais pas. Je cherchais par-delà le troupeau moutonnant ta silhouette fébrile. T’apercevais me regardant mais ne me voyant pas. D’ailleurs tu étais souvent en compagnie. Gérard Philipe, Catherine Deneuve, des journalistes, deux petites dames du Nord… Rarement seul.Alors… Garce ? Non ! Juste une ragazza comme une autre, un peu sage, un peu folle, un tantinet perverse. Tu m’en veux, n’est-ce pas, d’avoir publié mon courrier intime, et toi seulement en page 117, entre Valmont et Sibleyras ! Tu ne supportes pas d’être un parmi d’autres ! Petit garçon… Mais si j’avais répondu, je n’aurais plus reçu ton désarroi, tes impatiences, tes menaces et tes serments ! Nous nous serions perdus à parler pour ne rien dire que des banalités.Pourtant, je romps l’omerta aujourd’hui. Parce que j’ai peur. Oui, moi, la Gioconda ! Peur qu’un jour tu ne te lasses, ne te taises à ton tour. Peur de ne plus sentir vibrer tes mots et que meure à jamais mon envie de sourire quand je pense à toi.> voir Pierre Notte "Textos restés à ce jour sans réponse à madame Lisa" 

Le 19 juillet 2013 à 08:22

Cet été, j'ai fait un échange d'appartements...

« Cher monsieur Robertson, Si vous lisez ces lignes, c'est que la gardienne vous a remis les clés et que vous êtes installé dans notre appartement. Bienvenue à Paris ! Nous vous souhaitons un agréable séjour. Merci d'arroser les plantes vertes tous les deux jours. Le liseria scapulata du salon est particulièrement fragile. Si vous constatez qu'il perd ses feuilles, rajoutez dans l'eau d'arrosage une mesure et demi du produit phytosanitaire (emballage marron) qui se trouve en bas à droite dans le placard de la cuisine. Pour le chat, c'est une demie boîte le matin, une demie boîte le soir et une poignée de croquettes tous les trois jours. Veillez à ne pas dépasser ces quantités, c'est un animal qui a tendance à prendre du poids depuis qu'il a été opéré d'un fibrome. Le numéro du vétérinaire figure dans la liste affichée dans l'entrée. N'hésitez pas à consulter en cas de vomissements ou de diarrhée. Et pensez à vider régulièrement sa litière (celle du chat ! ?) c'est un animal très maniaque capable de vengeances inattendues. La porte de la chambre du fond est fermée à clé. Ne vous inquiétez pas si vous entendez des bruits, ce n'est pas un fantôme ( ? ), c'est ma belle-mère impotente qui habite cette pièce. Soyez tranquille, elle dispose de tout ce qui lui est nécessaire en terme de confort et d'hygiène : toilettes, eau courante, stock de conserves et de surgelés qu'elle peut réchauffer avec son micro-ondes. Elle ne vous dérangera pas, nous lui avons fait la leçon. Si toutefois, vous l'entendiez crier ou gémir, ignorez-là, elle est très comédienne. De toute manière elle ne comprend pas votre langue. »

Le 6 octobre 2010 à 15:21

« J'ai oublié de vous dire, j'étais l'amant de Martine aussi, mais gardez-le pour vous. »

Bernard Tapie, France Info, 6 octobre 2010

Sigmund reviens, ils vont nous rendre fous ! Rachida venait de faire fourcher sa langue sur l’inflation, lorsque l’irremplaçable Nanard nous a plongé dans la troisième dimension érotique du deuxième degré politique, à propos d’un livre faisant état d’une rencontre secrète entre Jean-Marie Le Pen et lui, avant le second tour des législatives de 1993. L’anecdote est minuscule, sa vraisemblance moyenne, mais « hénaurme » est la réaction de Tapie qui choisit France Info pour se livrer à un démenti acrobatique. Par dérision il renchérit sur les questions en assurant que, oui il a toujours été copain avec ce « gros con » de Le Pen, même qu’ils jouaient ensemble au poker, au tennis-ballon, sans oublier que…. Mais là, patatras, Tapie a beau faire désormais l’acteur, il s’est planté dans son impro en parlant d’une certaine « Martine » à la place de Marine, la fille de qui l’ont sait. Eliminons un retour de libido pour la regrettée Martine Carol, et parions à coup sûr que c’est Martine Aubry qui est lovée dans son subconscient. Martine, dont Tapie disait en 2007 qu’elle aurait fait une meilleure candidate que Ségolène, mais Martine qui, tout récemment, s’indignait du « cadeau » de 285 millions d’euros fait par l’Etat à un homme « aux pratiques pas toujours convenables ». Une maitresse femme qui ne châtie bien que ceux qui la désirent. C’est une souffrance intime que nous a livré le «sévèrement burné ».

Le 9 octobre 2010 à 08:00

La rue encombrée

(chose vue)

La rue est encombrée par les échafaudages. Dans la rue encombrée par les échafaudages les piétons peinent à avancer. La lumière est belle ce soir. La température est basse et la ville humide, les gouttelettes de pluie, fines, font se crisper les visages, elles apparaissent dans les phares jaunes ou blancs des voitures empêchées et pressées aux carrefours de la ville ce soir. Vendredi. Vendredi soir l’excitation citadine est palpable. Ressentie. Chacun se dépêche ; il est question ce soir de se défouler. Demain est un jour calme un peu. Sans travail. Les klaxons. L’heure chienne est hivernale. L’on ne sait pas. Il fait jour et nuit dans le même temps. L’on ne sait pas. Cela ne durera pas. Bientôt les choses rentreront dans l’ordre ; la nuit. La femme dans la rue tient l’enfant par la main. L’enfant se laisse porter par la main de la femme. Elle la guide. La main de la femme guide celle de l’enfant et tout son corps avec. La femme et l’enfant descendent du bus. La femme fait un grand pas et du bus au trottoir elle enjambe le caniveau. L’enfant fait un saut, s’appuie et s’aide de la main de la femme, l’enfant saute du haut bus jusqu’au trottoir ; l’enfant saute par-dessus le fleuve, le caniveau. L’enfant sourit. Victoire. La femme ne voit le sourire de l’enfant. La femme ne regarde pas l’enfant. La femme regarde le pictogramme vert qui devient rouge. La femme et l’enfant ne traverseront pas la rue. Elles patientent. La femme et l’enfant patientent.

Le 6 décembre 2010 à 07:23

Avis de recherche

Un homme de 38 ans, Christophe M., a disparu depuis lundi soir. Il semble qu’il ait quitté le domicile conjugal à la suite d’une altercation avec son épouse à qui il reprochait une certaine frigidité. L’homme semblerait s’être rendu ensuite chez son meilleur ami qui est actuellement absent pour plusieurs mois en raison d’une délocalisation de son entreprise en Arabie Saoudite. La femme de celui-ci déclare que Christophe M. lui a effectivement rendu visite dans la soirée de lundi mais qu’il l’a quittée vers deux heures du matin. Christophe M. a ensuite été aperçu au domicile de Monique G., secrétaire de l’entreprise qui l’emploie, où il n’est, semble-t-il resté que deux heures. « Il est venu chercher un certificat de travail » nous a déclaré Monique G qui l’a vu se diriger vers le pavillon de sa voisine, une femme célibataire, qu’il connaissait et que nous n’avons pu joindre. Un peu plus tard, une troupe de majorettes nous révèle que Christophe M. s’est rendu à leur local qu’il a quitté plusieurs heures plus tard en annonçant qu’il comptait se rendre au foyer de jeunes filles de la rue voisine.  La dernière trace que l’on ait relevée de Christophe M. se situait aux alentours du bois de Boulogne où un témoin prétend l’avoir vu s’introduire successivement dans plusieurs camionnettes en stationnement. Depuis plus rien. La famille est anxieuse et lance un avis de recherche. Merci de bien vouloir rassurer une femme et des parents terriblement inquiets.

Le 10 juillet 2010 à 12:03

Ramize Erer

Dessinateurs et caricaturistes du monde entier (5)

Elles ont de belles rondeurs, les héroïnes de Ramize Erer. Le visage, les seins qui tendent leur chemise et les fesses, toujours pommelées. Devisant sur un coin de bureau ou un carré de pelouse, affalées sur un canapé, ces délurées s’épilent, raillent les machos, fument et boivent en toute décontraction. Ces hédonistes en petite culotte goûtent leur liberté et les joies du sexe. La vie, quoi, allégée de l’oppression mortifère des barbus. Pour les intégristes, ce sont des parangons de « Mauvaise fille », titre de l’un des premiers albums de Ramize Erer paru en 1999 et inspiré d’un slogan entendu lors d’une manifestation à la fin des années 1970 alors qu’elle était lycéenne : « Les gentilles filles vont au paradis, les mauvaises filles vont partout !» En brossant avec férocité la chronique de la vie amoureuse de ses contemporains, la féministe Ramize Erer va aussi partout. Dans les bureaux, dans les foyers, dans l’intimité des couples, surtout là où les conservateurs grincent des dents. Fille d’un comptable et d’une mère au foyer, cette cousine de traits et d’inspiration de Wolinski, fut l’élève, à sa sortie de l'Académie des beaux-arts, du caricaturiste Oguz Aral alors qu’il dirigeait le célèbre hebdomadaire d'humour Gir-Gir. A Istanbul, cette belle blonde réputée pour son extrême timidité, a affermi l’originalité de son style et son audace dans un milieu très masculin où rares sont les dessinateurs osant évoquer les relations hommes-femmes pour critiquer le conformisme de la société turque. Las, les menaces des extrémistes qui la visaient ainsi que son mari, Tuncay Akgün, également dessinateur et patron du journal Leman, se sont multipliées. Il y a deux ans et demi, Ramize Erer a dû quitter la Turquie. Réfugiée en France avec ses enfants, elle poursuit de Paris sa collaboration avec le quotidien stambouliote Radikal. Et entretient sa notoriété par son trait léger, son humour mordant et ses jeunes femmes émancipées. Lors d’une audition publique le 17 mars 2010, Nimet Çubukçu, ministre turque chargée de la Famille et de la Condition féminine, a rappelé que les articles 9 et 10 de la Constitution établissaient l'égalité entre hommes et femmes mais a convenu des lenteurs législatives : « une loi adoptée en quinze minutes peut mettre quinze ans pour être mise en vigueur et il faut parfois cent cinquante ans pour qu'elle s'inscrive dans la réalité culturelle. » Avec Ramize Erer, elle s’inscrit en bulles tous les jours.

Le 30 août 2015 à 07:51

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Comment se baigner en Bretagne ?

Pour se baigner en Bretagne, il n'est pas nécessaire d'avoir inventé l'eau chaude. Il faut y aller progressivement, un peu comme on s'apprête à plonger dans une baignoire remplie de piranhas. Par contre, chose rassurante, il n'y a pas de piranhas en Bretagne, rien que des méduses qui dérivent au fil du courant. Comme je le disais plus haut, il faut y aller progressivement. Premier jour : découverte de la plage et de ses habitants. Si la mer n'est pas là, c'est qu'elle s'est retirée : elle a comme ça des élans de pudeur qui l'amènent à prier pour les marins disparus. Deuxième jour : on mouille ses pieds sur le rivage. Oui, l'eau est froide. Le Gulf Stream n'est pas arrivé jusqu'à vous, tant pis. Oui, vous pouvez crier, si cela vous soulage. Troisième jour : tentative d'immersion jusqu'aux genoux ; au-delà, ce n'est pas raisonnable, à moins de porter un maillot fourré. Quatrième jour : vous commencez à vous habituer, l'idée vous vient de vous immerger jusqu'à la taille, ce que vous faites, et là, comme dans une illumination, vous comprenez ce qu'ont pu éprouver les naufragés du Titanic, bien qu'ils portassent leurs vêtements ce jour-là. Cinquième jour : il n'y en a pas ; il fait un temps de cochon, la mer est déchaînée comme une meute de gros chiens fous. Sixième jour : le soleil revient ; vous êtes dans l'eau jusqu'au cou, autant dire qu'il vous faut à présent imaginer que vous vous baignez en Corse ou en Sicile. Septième jour : enfin, dotée d'une belle inconscience et d'un sacré coup de soleil dans le dos qui vous fait ressembler à un touriste hollandais, vous vous élancez dans l'eau sans craindre l'hypothermie ! Vous êtes parvenu à vous baigner en Bretagne. Vous êtes un champion. Il ne vous reste plus qu'un jour de vacances. 

Le 9 juin 2010 à 13:00
Le 4 juin 2011 à 08:45

Entre adultes consentants

Jadis, la femme devait se plier au devoir conjugal : je passe sur la notion d’agrément ! Ce fut l'époque de la fameuse migraine des femmes. Vint la libération sexuelle. Et madame découvrit que c'était rudement chouette de prêter son corps à un artiste qui savait en jouer. La libération s'intensifia, porno à la télé, puis sur le web et découverte d'un autre type de sexualité, tendance lourde : l'éjac faciale, la tournante, le gang bang et autres facéties. Celles qui  critiquaient ces blagues ou ces jeux étaient exclues du groupe ou traitées de mal baisées réacs. En même temps, la lutte contre le sexisme se poursuivait aux USA où une sécu fut mise en place pour éviter tout malentendu : le monsieur faisait signer à sa partenaire un papier l’autorisant à des relations sexuelles librement consenties. Quel romantisme ! Aujourd'hui, le petit monde politico-médiatique fait mine de découvrir que les Français sont machos. Je n'ai plus l'âge d'être harcelée mais je pense que quand les dirigeants (au sens large) se décideront à admettre que les femmes ne sont pas qu'un cul, un pied, une bonniche/potiche mais qu'elles ont un cerveau adapté à mettre au service de tous, quand les problèmes de parité seront enfin réglés, les pratiques sexuelles de domination seront forcément moins lourdingues, moins violentes et donc moins criminelles. La France étant en 46ème position en terme de parité (octobre 2010), arrêtons de dire que ce pays est très respectueux des droits des femmes, merde, quoi  !

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