Valérie Mréjen
Publié le 12/06/2014

Après s'être brossé les dents


1 allumer la lampe de chevet

2 éteindre le plafonnier

3 enlever ses chaussons

4 les ranger dans le placard

5 plier la robe de chambre

6 ouvrir un bouton de la veste de pyjama

7 défaire le drap

8 se glisser dessous

9 faire semblant de dormir

10 attendre qu’il sorte de la salle de bains

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Le 22 septembre 2015 à 10:18

Juste un condensateur

C'est une pièce minuscule, quasiment nanométrique. Elle est issue d'un terminal mobile de dernière génération dont la caractéristique essentielle est l'émission et la réception (à très grande vitesse) d'ondes électromagnétiques. Ce terminal a été piétiné il y a quelques jours par Robert Gontran Mulligan, né à Falltown, Etats-Unis d'Amérique, le 11 mai 1979, lors d'une violente dispute en plein M Street à Falltown, USA, avec sa compagne Monica Li, née à Shanghai, République populaire de Chine, le 4 août 1985. M. Mulligan reprochait à Mlle Li une supposée liaison avec John Michael Collins, né à Falltown, Etat-Unis d'Amérique, le 31 juillet 1957, propriétaire et gérant de NeoSwin Inc., dont la fortune est évaluée à 17 millions de dollars. Il a donc saisi le terminal, le projetant contre le bitume du trottoir de M Street, à la hauteur du numéro 1244, le rendant dès lors inutilisable. Pour autant, il s'approcha de ce qu'il en restait pour l'écraser violemment sous son talon à coups répétés. Des éléments volèrent derechef, certains jusqu'au numéro 1248 de M Street, où ils demeurèrent trente-six heures, malgré le dense passage de population à cette hauteur de la rue (le 1248 M Street est l'adresse du Porfirio Club, l'établissement pour adultes le plus couru de Falltown, et par ailleurs le seul. Il se trouve que John Michael Collins en est un des actionnaires, minoritaires mais assidus). Le terminal mobile faisait partie du dernier lot importé par NeoSwin Inc. avant que Mr. Collins ne se convainque que le marché était sans perspective de nouvelle croissance conséquente, et qu'il se tourne vers le négoce de bassins de piscines pré-carrelés. Cette pièce minuscule, presque nanométique, est un bout de condensateur, qui contient du tantale, métal extrait de la colombo-tantalite, minerai dont la rareté et la demande provoquent des guerres en Afrique. Un jour il n'y en aura plus. Cette pièce minuscule, nanométrique ou peu s'en faut, est inutile en dehors de la coque d'un terminal mobile et du voisinage de nombreux autres composants. Elle continue pourtant d'exister, rare, précieuse, riche de qualités (elle ne rouille pas) : elle est en ce moment même collée à votre semelle. Le hasard a dû vous faire passer récemment devant le 1248 M Street. Vous allez l'emporter chez vous, sans y prendre garde, sans même en avoir conscience. Elle se glissera alors entre deux mailles de votre tapis et y restera plusieurs jours jusqu'au passage d'un aspirateur. Bien avant ça, Monica Li, folle de douleur, tentera de reconquérir le coeur de Robert Gontran Mulligan. Elle y réussira sans grande difficulté, la rage de Robert Gontran Mulligan n'ayant été qu'une expression de son amour proportionnel. Mais trois mois plus tard, Robert Gontran trouvera dans le nouveau terminal de son amie un message sans ambiguité signé des trois lettre JMC. Il se saisira alors de sa vieille carabine, visera la tête de Monica puis la sienne propre, non sans avoir placé une balle dans le nouveau terminal. On retrouvera des éléments de Mlle Li, de M. Mulligan et de la machine électronique jusqu'au 1252 M Street. Ce jour-là, vous jetterez le sac de l'aspirateur dans votre poubelle, au fond de laquelle disparaîtra alors cette minuscule pièce, pour ainsi dire microscopique.

Le 1 juillet 2014 à 08:30

Ils décident de se détester pour relancer leur couple

Dans l’impasse depuis plusieurs mois, un couple d’Agenais vient d’opter pour une technique radicale afin de sauver son ménage. Les deux amoureux ont décidé de se déclarer la guerre, pour le meilleur et pour le pire, espérant ainsi retrouver l’harmonie qui avait fait leur bonheur au tout début de leur relation. Ensemble depuis plus de deux ans, Pulien et Marah(1) se retrouvent confrontés à l’épreuve de la troisième année de vie commune, souvent fatale à de nombreuses histoires d’amour. Le couple parle de sa méthode comme d’une simple évidence. « Il suffit tout simplement de se mettre à haïr profondément toutes les petites choses qu’on adorait chez l’autre au début et qui construisent sa personnalité » reprennent-t-ils en cœur avant de se balancer une série de noms d’oiseaux. La dernière chance Les deux amoureux affirment avoir tout tenté avant de finalement basculer dans la haine. « Au départ nous avions pourtant pris soin de complètement changer nos caractères pour forcer un peu le feeling » raconte Pulien reprochant aujourd’hui à sa compagne de « trop chercher à vouloir lui plaire ». De son coté, Marah ne semble pas non plus avare de reproches envers l’homme de sa vie. « Il m’a harcelée pendant trop longtemps en me prouvant qu’il était vraiment amoureux de moi. Ce mec est un malade » lance-t-elle en lui adressant un regard noir. Pulien et Marah tiennent régulièrement un blog permettant aux internautes de suivre et de réagir à l’évolution de leur couple. « La scène de ménage publique est devenu le ciment de notre couple, tout comme les injonctions de justice » expliquent-t-ils avant de se mettre d’accord pour publier chacun de leur coté des photos compromettantes de l’autre sur les réseaux sociaux. (1) Une lettre des prénoms a été changée Le Gorafi

Le 18 juin 2010 à 18:45

Les façons dont la femme et l'enfant accélèrent le pas dans les escaliers

(Chose vue)

La main de la femme est dans le dos de l’enfant, la pousse. La femme se penche, elle voit la rame de métro stationnée depuis longtemps maintenant. L’enfant accélère le pas tant bien que mal, ses yeux s’agrandissent et deviennent ronds, ils scrutent chacune des trop hautes marches pour ses petits pieds. La femme dit quelque chose dans une langue que l’homme ne comprend pas ; l’enfant tord la bouche et ses pieds sur les hautes marches alors l’autre main de la femme se colle contre le ventre de l’enfant. Les deux mains de la femme enserrent l’enfant et la soulèvent du sol. L’enfant tout contre la poitrine de la femme s’agrippe à son cou. La femme dévale d’un pas assuré les dernières marches. La femme court vers la porte encore ouverte avec l’enfant dans ses bras. La femme crie quelque chose à l’enfant. Les paroles de la femme se mélangent au signal sonore de la rame métropolitaine, l’homme ne l’entend pas. Les portes se ferment et la femme et l’enfant restent sur le quai. La femme dépose l’enfant sur le sol. L’enfant regarde le quai et la femme, le métro qui disparaît. L’enfant enfouit les deux mains dans les poches de ses pantalons, se retourne, regarde d’une drôle de façon la volée d’escaliers. Sur le quai, la femme trépigne et tape un peu du pied, regarde l’heure à sa montre, puis caresse doucement la tête de l’enfant. La femme dit encore quelque chose à l’enfant. La femme et l’enfant rient.

Le 26 mai 2015 à 08:32

Montauban : Son téléphone glisse derrière son lit

Montauban – Un habitant de Montauban a vécu une mésaventure peu commune, qui aurait pu mal finir. Alors qu’il faisait son lit, son téléphone a glissé dans un espace très réduit entre le matelas et le mur. Reportage. Quelques minutes d’angoisse. Une frayeur que cet habitant de Montauban n’est pas près d’oublier. Alors qu’il faisait son lit comme chaque matin, son téléphone a glissé entre le mur et le matelas. « C’est arrivé très vite. Et quand j’ai compris ce qui ce passait, c’était trop tard » a-t-il raconté lors d’un rapide point presse. Et d’expliquer comme le téléphone portable – de marque Apple – a glissé derrière le lit. « Je ne pouvais pas l’atteindre, l’espace est trop réduit. J’ai du me résoudre à déplacer le lit ». Une opération qui va prendre seulement quelques secondes. « Je n’ai pas eu besoin d’assistance. De plus, je vis seul. Et je ne vois pas pourquoi je serais allé demander à un voisin. On peut très bien s’en sortir seul, il faut juste un peu de système D ». Le jeune homme a donc pu rapidement récupérer son téléphone. Selon les premières constatations, il n’aurait pas non plus raté d’appel. « C’est toujours très angoissant, votre téléphone glisse, il est inaccessible et qui sait, vous ratez un appel important ». Le jeune homme précise qu’à aucun moment il ne s’est inquiété ou n’a semblé perdre le contrôle de la situation. « Je savais exactement où se trouvait mon téléphone, il n’était pas perdu ». Et pour lui, ce qui s’est passé est clairement un non évènement. « Des gens ont accompli bien plus de choses que moi, mais je suis heureux d’avoir récupéré mon téléphone » a-t-il conclu à l’issue de la conférence de presse. Le Gorafi Illustration: Juanmonino

Le 14 août 2010 à 19:04

I love you Bill Murray

Rien à faire : chaque fois que j’imagine une histoire, tricote un rêve en phase paradoxale, m’apparaît le visage de Bill Murray. Soyons franche, l’homme n’est pas beau. Dans ses films, il parle peu. C’est même un maître du laconisme. A ses débuts comme humoriste, il a fait rire l’Amérique par ses blagues au Saturday Night show. Il continue à la faire s’esclaffer par son désabusement, son air de chien battu. Car Bill Murray semble toujours étonné d’être là, comme dépassé par les événements, étranger à sa propre vie, victime du hasard et des rencontres qu’il impose. Cet homme mi-cabot, mi cabotin, frappé et flapi, n’interprète que des personnages sur le déclin, acteur en perte de vitesse réduit à d’imbéciles publicités au Japon (Lost in translation), séducteur ayant perdu toute vitalité et superbe (Broken Flowers), survivant grimé, bientôt raide mort à la suite d’un stupide malentendu (Bienvenue à Zombieland). Cet ancien chasseur de fantômes (Ghost Busters), ce guetteur de marmottes (Un jour sans fin) traîne à la manière d’une épave. Ce corps avachi, vêtu d’un simple peignoir, l’esprit, les rêves, l’espoir l’ont déserté. Au cinéma, Bill Murray nous regarde à la manière de la femelle orang-outan de la ménagerie du Jardin des Plantes. Genre : qu’est-ce qu’on fait là, vous et moi ? Epoux mélancolique, célibataire ironique, Don Juan à marée basse, vidé de tout désir, toujours pince-sans-rire et finalement prêt aux aventures les plus folles. Son flegme de Belle au Bois Dormant fatiguée tient du questionnement métaphysique. C’est le seul type qu’on supporte en survêtement, qu’on détesterait bousculer. I love you Bill Murray.

Le 26 mai 2014 à 09:19

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Y-a-t-il des mots qui font du bien?

OUI. Par exemple, les mots amour, savon, choucroute garnie, vins des pays de Loire, caresse, câlin, viens dans mon lit, copains, joie, pâtisserie, service après-vente gratuit, soldes sur la lingerie fine, plombier à l'heure, sieste, Mozart, soleil, farniente, barbecue (à gaz ou pas), théâtre, ouvreuse sexy, où sont les toilettes, ma petite chérie? La liste est loin d'être close et chacun peut la compléter selon ses goûts. Ceci étant dit, les mots sont réversibles : un mot sensé faire du bien peut renvoyer à une réalité désagréable ou affligeante. Un barbecue, cela peut vous exploser à la gueule. Toutes les ouvreuses ne sont pas sexy : j'en connais qui pourrait être maître-chien. Mon plombier arrive à l'heure, mais c'est juste pour me faire un devis. Et que dire de la lingerie fine, si on n'a personne à l'offrir ? Que dire encore d'une choucroute garnie à laquelle il manque deux saucisses ? Et je ne parle même pas du savon sur lequel on glisse dans la baignoire, de l'amour de ma vie qui ne veut pas qu'on la caresse, des copains qui ont passé l'arme à gauche, de mes voisins qui préfèrent Céline Dion à Mozart et qui m'empêchent de faire la sieste, merde ! Bref, méfiez-vous des mots qui font du bien : il se pourrait qu'ils fassent très mal. La semaine prochaine, justement, nous parlerons des mots qui blessent comme redressement fiscal, hachoir à viande, Syrie, andouille, mine anti-personnel, enfoiré. Et si vous êtes bien sage, on fera un abécédaire !

Le 6 décembre 2010 à 07:23

Avis de recherche

Un homme de 38 ans, Christophe M., a disparu depuis lundi soir. Il semble qu’il ait quitté le domicile conjugal à la suite d’une altercation avec son épouse à qui il reprochait une certaine frigidité. L’homme semblerait s’être rendu ensuite chez son meilleur ami qui est actuellement absent pour plusieurs mois en raison d’une délocalisation de son entreprise en Arabie Saoudite. La femme de celui-ci déclare que Christophe M. lui a effectivement rendu visite dans la soirée de lundi mais qu’il l’a quittée vers deux heures du matin. Christophe M. a ensuite été aperçu au domicile de Monique G., secrétaire de l’entreprise qui l’emploie, où il n’est, semble-t-il resté que deux heures. « Il est venu chercher un certificat de travail » nous a déclaré Monique G qui l’a vu se diriger vers le pavillon de sa voisine, une femme célibataire, qu’il connaissait et que nous n’avons pu joindre. Un peu plus tard, une troupe de majorettes nous révèle que Christophe M. s’est rendu à leur local qu’il a quitté plusieurs heures plus tard en annonçant qu’il comptait se rendre au foyer de jeunes filles de la rue voisine.  La dernière trace que l’on ait relevée de Christophe M. se situait aux alentours du bois de Boulogne où un témoin prétend l’avoir vu s’introduire successivement dans plusieurs camionnettes en stationnement. Depuis plus rien. La famille est anxieuse et lance un avis de recherche. Merci de bien vouloir rassurer une femme et des parents terriblement inquiets.

Le 21 juillet 2010 à 08:53

Un maxi best of Proust s'il vous plaît !

Alors qu’hier soir, je franchissais gaiement le pas de ma porte dans le sens du retour, ma femme que j’aime bien et qui s’était approchée pour m’embrasser machinalement fut prise, à deux ou trois décimètres de ma personne, d’un vif mouvement de recul : « Ah mais… mais quelle horreur ! Tu pues la friture … ». Et bien oui chère femme que j’aime bien, j’ai lu Proust et maintenant je « pue » la friture, et alors ? Aurait-il été préférable que je rentre de ma journée de lecture parfumé de cuir et de tabac à pipe ? Aurait-ce été plus classe, plus raccord ? Moi, j’aime Proust et j’aime le Mac Do, et plus encore, j’aime lire Proust au Mac Do… Et Proust, c’est long ! Chère femme, chers tous, pourrais-je vivre un jour ma singularité en toute liberté, ou finirai-je ma vie seul, redoutant la mort qui me plongera dans l’enfer des monstrueux lecteurs, condamné pour l’éternité à me gaver d’interminables sandwichs de papier en cherchant en vain du regard quelques éclats littéraires sur les faces rugueuses de steaks hachés synthétiques ? Hermétique à ma soudaine désespérance, ma femme qui m’aime bien mais qui n’y connaît pas grand chose rayon bouquins, m’invita à aller terminer ma lecture sous la douche. Proust n’étant selon moi guère un auteur pour la douche, ce fut donc à poil en route pour la salle de bain que j’attrapai fièrement dans le couloir un recueil de poèmes de Paul Valery. J’aime lire Paul Valery sous la douche. Profondément, La Régie

Le 20 juin 2014 à 08:28

Mon Lit

Et au lit, comment ça se passe ?

Mon lit, quand j’y suis allongé, je n’arrive pas à le considérer comme une chose. Il faudrait un grand effort, presque un coup de force, pour percevoir ce lit comme « une chose ». C'est une posture de l'espace. On peut l’appeler « allongement », « être-couché », comme on voudra, mais ce n’est pas un objet. La posture n’a ni lattes de bois ni cadre métallique. Le lit-en-tant-que-monde-couché n'est pas le matelas, ni la menuiserie qui le soutient. Tout change, quand vous envisagez le lit du dehors. Vous achetez un lit, vous le démontez, le réparez, le déménagez, le déplacez, l’emballez, le mesurez, le soupesez, le réinstallez (passe-t-il dans cette porte ? et dans le couloir ? dans cet angle exact ?), vous faites le ménage, vous changez les draps... chaque fois le lit vous apparaît comme chose, pas d’hésitation. Chose particulière, chargée de symboles, d’émotions, de souvenirs, d’avenirs : on y naît et meurt, on y fait l’amour, on y rêve, on y pleure, on s’y défait et s’y reconstitue. Tous les temps de l’existence tiennent au lit. Pourtant, dès qu’on la manipule et le regarde de l’extérieur, ce n’est qu’une chose. Et ce n’est plus une chose lorsqu’on s’y trouve allongé... Le lit n’a pas cessé d’exister mais je ne parviens plus, quand j’y suis allongé, à le considérer comme chose. Est-ce une chose à temps partiel ? Intermittente, incomplète, à éclipse ? Il se pourrait qu’une chose qui me porte ne m’apparaisse plus chose. Le lit, mais également la chaise, le fauteuil, le canapé, le tabouret, je les oublie dès que j’y suis allongé ou assis. Ils s’estompent en me soutenant, en portant mon poids, demeurant au-dessous, stables et secrets. Quand je quitte ma voiture, quand j’y reviens, je la vois comme une chose : boîte de tôles et de vitres, le long du trottoir. Mais dès que je conduis, c’est le prolongement de mon corps. Et le train ? Une chose sur le quai, pas une chose quand je suis passager. Et l’avion ! on est étonné, de le découvrir sur la piste si métallique et mécanique. Au-dedans, on est entraîné seulement dans la puissance pure de la vitesse. Dans le lit, tout le rapport à l’espace change. Et le rapport au temps ? Et les idées ? Est-ce qu’on a les mêmes convictions couché et debout ? Les mêmes sentiments ? Les mêmes raisonnements ? Personne ne peut être absolument assuré de pouvoir répondre « oui » ou « non » ! Tenez, dans l’endroit où vous travaillez habituellement, allongez-vous par terre. Contemplez le plafond, voyez le ras du sol. Est-ce vraiment le même monde que vous observez ? Que vous répondiez oui ou non, demandez-vous ce que signifie au juste le même monde ? Allongé, sur le lit ou le sol, ce que je vois de différent se raccorde-t-il à ce que je vois debout ? De quelle manière ? Où est le monde qui réunit les deux ? Est-il objet de croyance ou de perception ? Le lit, somme toute, c’est un vaisseau spatial. Il se tient entre deux mondes. (Extrait de Comment vont les choses ?)      

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