Le Gorafi
Publié le 28/04/2015

Le défi Facebook « Au resto ou sous le tracteur-tondeuse » fait ses premières victimes


Les défis Facebook fleurissent et certains ne sont pas sans conséquences. Huit jeunes ont ainsi perdu la vie ce week-end après avoir répondu au défi « Resto ou sous le tracteur-tondeuse ». Refusant d’inviter leurs amis au restaurant, ils ont préféré se laisser rouler dessus par un tracteur-tondeuse en marche. Reportage.

Julien, Abdul, Karine, Gregorio, Charlène. Tous avaient moins de 20 ans et tous sont décédés ce week-end en répondant au terrible défi Facebook « Au resto ou sous le tracteur-tondeuse » très en vogue depuis quelques jours. Adrien, un proche de Gregorio raconte. « Il avait été nominé pour le défi. Mais il a préféré choisir l’option tracteur-tondeuse ». Les amis de Gregorio pensent qu’il n’osera jamais aller au bout du défi et lui envoient plusieurs messages en ce sens. « On a vraiment cru qu’il allait se dégonfler, il aurait eu sacrément honte quand même » explique un autre. Gregorio se rend alors chez un loueur de matériel agricole, et loue un tracteur-tondeuse. « Il a pu enregistrer la vidéo et la diffuser, faute de quoi, on n’aurait pas pu le croire » ajoute un autre ami. La police de son côté a réussi à identifier le jeune homme grâce à un bout de dent que la tondeuse a propulsé chez le voisin.

La police met à nouveau en garde contre ce genre de défis qui peuvent s’avérer très dangereux. À la fois pour les participants et les spectateurs. « Des bouts d’os peuvent être projetés à plusieurs mètres et à grande vitesse, si vous assistez à ce genre de défi, abritez-vous ou portez des lunettes de protection » souligne un policier. « Il y a aussi une grande difficulté pour identifier le corps. Une fois le tracteur-tondeuse passé, il y a des bouts de corps partout. C’est très long pour tout rassembler et salissant » explique un médecin-légiste qui veut alerter les plus jeunes sur ce défi, et qui donne quelques conseils. « Si vous réalisez ce défi, assurez-vous de mettre à disposition des pièces d’identité ou des relevés ADN qui permettront une identification rapide ».

Du côté des jeunes, on semble comprendre l’aspect dangereux mais on reste tenté par le côté défi. « Du moment que cela reste bon enfant, je ne vois pas pourquoi on s’inquiète, une fois de plus les adultes diabolisent les réseaux sociaux » explique un jeune homme que nous avons interrogé et qui a participé au défi, chaque fois avec des blessures légères, et blâme les récents décès sur une mauvaise organisation. « C’est toujours pareil, dès qu’on a un jeu un peu populaire, il y en a qui vont dire que c’est dangereux ».

Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Le 23 juillet 2013 à 14:43

La Suisse expliquée aux Français

Le passage piéton

C'était par une belle après-midi de début d'été. Je déambulais, guilleret, dans les rues parisiennes. Une brise chenue jouait dans ma chevelure désinvolte. Et si, me disais-je, je proposais une nouvelle série sur Vents contraires qui s'intitulerait "La Suisse expliquée aux Français ?" (Parce qu'en fait, je suis suisse, j'aurais peut-être dû le mentionner pour la compréhension). Le pas léger, j'entrepris de traverser la route afin d'aller de l'autre côté : je ne m'imaginais pas, à cet instant précis, que j'allais trouver dans ce fait banal l'inspiration pour la susmentionnée série. Car je ne vais pas vous le cacher, cela se passe grosso modo de la même manière par chez nous.  J'avisai un passage piéton qui somnolait au soleil évanescent et, naïf, j'y posai un pied conquérant. Un automobiliste qui cheminait le long des grands boulevards m'aperçut. Ma sotte provocation ne pouvait rester impunie ! Il piedauplancha, les yeux injectés de sang et le carburateur de diesel. Sur le trottoir, des quidams alertés se saisirent immédiatement de leurs téléphones portatifs afin d'immortaliser ma mortalité. Fort heureusement, je me rendis compte à temps de ma funeste bévue et pus éviter d'un demi-chouïa la fatale rencontre. Car en Suisse, voyez-vous, le piéton est prioritaire. Il suffit de manifester expressément l'intention de traverser, ou même de songer très fort à un passage piéton, pour qu'immédiatement, l'automobiliste plante sur les freins, descende de son véhicule, déroule son tapis rouge, vous aider à traverser en vous tenant par le bras et vous offre une boisson fraîche à mi-parcours. Et l'Office fédéral des routes aimerait également que tous les passages piétons soient éclairés la nuit, car des maladroits arrivent encore, malgré tout cela, à se faire renverser. La statistique officielle ne tient évidemment pas compte des gens qui traversent au rouge ou en dehors des clous, qui n'ont que ce qu'ils méritent.  Il paraît, d'ailleurs, qu'en réalité, les deux législations sont sensiblement pareilles, mais que c'est leurs mises en application qui diffèrent. J'aurais pu vérifier cette affirmation, mais j'ai préféré ne pas le faire.   Tout ça pour dire que la différence principale entre les manières de traverser française et suisse est que du côté riche du Doubs, les passages piétons sont jaunes.

Le 28 septembre 2011 à 08:26

Rock'n'roll high school

Je suis si heureux car aujourd'hui, j'ai rencontré mes amis : ils sont dans ma tête

On m'avait dit « Plus rock'n'roll, ta chronique ! » Du coup, je me suis dit « Je vais me faire une liste. » J'aime bien les listes. Ça aide à structurer sa pensée. Je suis quelqu'un de super structuré. Par exemple, quand je mets mes chaussures, c'est toujours les mêmes gestes. D'abord la gauche. Toujours. Sauf que là, en fait de liste, il s'agissait d'une playlist. Ce qui n'aide pas du tout à structurer sa pensée. Mais ça peut s'avérer utile : l'autre jour, je me suis dit « Tiens, si je me mettais au jogging, car il est important de prendre soin de sa santé. » Comme je n'avais pas structuré ma pensée, j'ai opté pour la lecture aléatoire des chansons contenues dans mon lecteur de mp3. Eh bien ! Figurez-vous qu'à cause du rythme trop effréné des premiers morceaux, j'étais essoufflé comme un bouvier bernois après seulement cinq minutes de course. Donc pour ne pas être essoufflé avant la fin du paragraphe, j'ai décidé de préparer une playlist pour cette chronique. Avec du Nirvana dedans, vu que c'est leur anniversaire, ça leur fera plaisir. Puis j'ai lu un article sur le nouveau Facebook et cette option qui fait que dès que vous écoutez un morceau sur Spotify, c'est immédiatement publié sur votre mur, alors je me suis lancé dans une diatribe sur l'inaliénable liberté d'expression, et si on les laisse faire bientôt jusqu'où iront-ils ?, et j'ai retiré deux Vincent Delerm et un Louise Attaque de ma playlist. Ensuite, je me suis souvenu que je n'utilisais pas Spotify.

Le 20 octobre 2015 à 08:03

Il se lance le défi de vivre un an sans respirer et meurt violemment au bout d'1 minute 20 

Quand une tentative de record du monde vire au drame. En début de semaine, Dick Paulson, 20 ans, se lançait dans un pari fou : essayer de vivre un an sans respirer et ainsi battre l’actuel record d’apnée détenu par le danois Stig Severinsen en 22 minutes. Dick Paulson s’était même entrainé pendant plus de 3 mois pour réaliser cet exploit. Seulement voilà, le rêve a très vite tourné au cauchemar quand Dick a finalement perdu la vie au bout d’une terrible agonie qui aurait duré près d’1 minute et 20 secondes selon les légistes qui ont autopsié la dépouille du garçon. Recit. Une contre-performance Tout était pourtant prêt. Dick Paulson se disait « au top de sa forme » quelques secondes avant le début de son quasi-record. Un juge était présent pour valider la performance, les proches et les moins proches de Dick avaient fait le déplacement pour l’encourager. Sa famille s’était même cotisée pour lui offrir un caisson sans oxygène dans lequel il pourrait tenter de repousser les limites de l’apnée en toute sérénité. C’est donc dans ces conditions idéales que celui que sa petite-amie appelait « l’étoile de Rapid City » s’est élancé lundi matin dans un joli défi qui est finalement devenu un tragique fait divers. Car très vite après le début du record, le jeune américain originaire du Dakota se met à se tordre, il gesticule avec frénésie. Malgré cela, toutes les personnes qui l’accompagnaient au moment de ce fiasco n’ont pas su décrypter ce qui semblait être en fait des signes de détresse : « On a cru qu’il bougeait dans tous les sens pour se détendre, que c’était un genre de technique de relaxation, un truc comme du Yoga. On aurait du réagir plus vite. » confie Barry White, juge officiel du Guiness World Records. Car c’est seulement au bout de 7 heures que Barry White ainsi que les proches de Dick présents sur place se mettent à avoir des doutes : « Il avait définitivement arrêté de gesticuler à peu près 1min20 après le top départ. Ça faisait donc un petit moment qu’il ne donnait plus aucun signe de vie. On a tapé à la porte du caisson pour voir s’il dormait mais comme il ne réagissait pas on a décidé d’arrêter le record et d’intervenir. » nous raconte Jenny, la sœur aînée de Dick. Le personnel médical prévu dans le cadre de ce genre d’épreuves se précipite alors auprès de Dick Paulson. Les médecins constatent alors l’absence de toute réaction de l’apnéiste mais par précaution et après plusieurs minutes de concertation, ils choisissent pourtant de ne pas stopper l’épreuve et remettent le jeune homme dans son caisson : « Dans le doute, nous n’avons pas voulu l’empêcher de réaliser son record jusqu’au bout. Ça aurait très bien pu être une forme de décès temporaire et momentané. On ne voulait pas lui gâcher son rêve. » se justifie ce médecin. « Dans la mesure où il n’y avait aucun indice d’une quelconque reprise de respiration, il n’y avait aucune raison d’arrêter le record. » précise Barry White le juge à l’accent américain. Une famille effondrée L’ensemble des personnes autour du caisson sans oxygène décident finalement de mettre fin au fiasco quelques minutes plus tard après une nouvelle tentative infructueuse d’interpeller Dick Paulson. Le décès du garçon est alors confirmé par les médecins. Sa famille, elle, pleure la perte tragique de l’un des siens dans ce qui était à l’origine une véritable quête personnelle. Mais cet échec de Dick ne sera peut-être pas sans conséquence. Dan, son plus jeune frère âgé de 13 ans, a dans sa tristesse, affirmé qu’il ferait tout pour tenter de réaliser le record de son défunt frère. Un choix vécu difficilement par sa mère, Becky : « Je ne sais pas quoi penser. C’est très dangereux ce genre d’épreuve. Mais si mon fils veut lui aussi battre ce record pour honorer la mémoire de son frère, alors j’essaierai de l’aider du mieux possible dans ce chemin là. » Le Gorafi Illustration: Istock / scoutgirl  

Le 3 juin 2014 à 10:04

Le sexe des anges

Depuis deux siècles, le phénomène le plus macroscopique est la progression de l’incommunicabilité. Nous vivons comme nous croyons mourir : seuls au monde, seuls comme des chiens, reliés à rien. C’est l’anti-alchimie de Satan Trismégiste. Prince de ce monde, nous lui donnons de l’or et il en fait de la merde. L’incommunicabilité est à la source de toutes nos solitudes modernes – des solitudes qui ne proviennent pas de l’ascèse mais naissent de la multiplication des stimulations affectives simultanées, associées à un emploi du temps entièrement confisquée par le monde du travail. En bref : on passe sa vie au boulot pour une misérable poignée d’euros et on s’envoie des pokes. Comme le personnage de Mark Zuckerberg à la fin de Social Network de David Fincher, re-loadant sans cesse la page facebook de Erica, son amour loupé, en attendant qu’elle accepte sa demande d’amitié, nous n’avons jamais été aussi « beautiful », mais nous n’avons jamais été aussi seuls. Nous vivons comme des dieux, mais nous crevons comme des porcs. Et nous baisons comme nous croyons seulement possible de vivre. Nous baisons comme des cœurs de plombs. La sexualité est la dernière porte encore ouverte de la transcendance. C’est le dernier domaine où nous avons l’impression de toucher du doigt les ailes des séraphins et des chérubins. Et pourtant nous la bâclons comme une affaire honteuse. Ou alors nous en parlons comme d’une activité sportive parmi d’autres. Déjà Jean-Noël Picq s’en plaignait dans Une sale histoire de Jean Eustache : plutôt les interdits de la société victorienne que la soi-disant permissivité de notre Temps… Cet usage productiviste du sexe, par la publicité, à travers les performances pseudo-transgressives des « artistes » ou dans l’obscénité parachevée de la télé-réalité, ne fait qu’humilier et punir notre sexualité. Ce n’est pas le sexe, ça n’a jamais été le sexe : c’est l’utilisation du sexe comme moyen ; l’utilisation du sexe comme média. A tout cet usage de la sexualité, nous aimerions répondre comme Joe (Charlotte Gainsbourg) dans Nymphomaniac de Lars Von Trier quand elle quitte le centre des sex-addicts : « Vous n’avez pas le droit de vous dire obsédées sexuelles ! Vous avez toujours baisé pour autre chose : toi, pour ta carrière ; toi, parce que ça te donne l’impression d’exercer un pouvoir sur les hommes ; et toi, parce que tu étais une petite grosse quand tu étais enfant, etc. Moi, je suis une nymphomane : je baise parce que j’aime profondément la sensation procurée par le sexe ! » L’alchimie devrait orienter notre sexualité : les passages au noir, au blanc et au rouge devraient nous indiquer l’importance de vivre notre vie amoureuse avec la patience de l’alchimiste – suivant le passage des planètes par les sons musicaux, attentifs à l’étoile qui apparaît dans le creuset, travaillant chaque passage avec le soin de conjuguer l’expérience physique avec la transformation de notre âme. Et surtout avec la passion de traverser tous les états : rêves, hallucinations, coïncidences, crainte et tremblements. Le monde moderne ne nous laisse le choix qu’entre l’association frère-sœur, caricature pré-adamique ratée de la domesticité asexuée et épuisée, et le sexe des esseulés, désespéré et narcissique, don-juanesque et mutique : refusons cette alternative. Refusons l’alternance du couple utilitaire et du sexe hygiénique. Refusons de renoncer à l’amour. Sans une sexualité passionnément travaillée comme l’athanor de notre transmutation psychique, sans la fabrication de l’androgyne – cet « adolescent-jeune fille » auquel Nicolas Berdiaev comparait Dieu – les histoires d’amour ne sont que des partenariats domestiques tristes à pleurer, des histoires de cul-de-jatte guidés par des aveugles. On croit se protéger en partageant notre vie entre une sexualité de plus en plus indifférente et des relations sentimentales désintensifiées, dépassionnées, désexualisées… Mais en réalité on creuse la tombe de notre âme putréfiée. Au lieu de baiser comme si nous devions mourir demain, aimons-nous comme si c’était la première fois. Au lieu de s’aimer comme si nous avions le couteau sous la gorge, baisons comme si c’était le premier jour de notre vie. Mais lorsque nous aurons fait l’amour, lorsque la nuit noire sera devenue blanche et rouge, n’oublions jamais de dire à notre amante ou amant : « Vous savez, je meurs d’envie de vous connaître. »

Le 22 février 2012 à 08:48

« Ça fait quoi si on mange des bonbons à la menthe ? »

Ventscontraires.net répond vraiment à toutes vos questions

Il y a quelques jours, nous vous parlions de quelques unes des requêtes google qui avaient conduit des internautes jusqu'à ventscontraires.net. Dans notre volonté constante de vous satisfaire, nous nous attelons aujourd'hui à répondre à une autre de vos questions fondamentales : « Ça fait quoi si on mange des bonbons à la menthe ? »   Généralement, rien. Mais dans certains cas très rares, on observe des effets secondaires extrêmement graves. En 1965, une femme de 41 ans qui n’avait pas répondu à une chaîne de mails lui annonçant pourtant que cela aurait de graves conséquences, s’est étouffée dans la rue avec un Frisk à la menthe de 2 mm de circonférence, ce qui est quand même louche. Elle se promenait un couteau à la main lorsqu’elle s’est effondrée, inconsciente (c’était le couteau en céramique de son voisin, qui le lui avait prêté la veille pour découper une volaille, et qu’elle allait justement lui rendre), et elle a alors empalé dans sa chute un chats siamois (on dit un « chats » siamois parce qu’on considère bien que les humains siamois sont deux, alors pourquoi pas les chats). Le sang du chats s’est alors répandu sur la chaussée, faisant glisser et déraper un camion citerne qui passait par là, et qui a alors foncé droit sur un crématorium. Il se trouve qu’à ce moment-là, un mort était en train de brûler (c’est d’ailleurs pour cela qu’on peut appeler les morts « Feu Machin », ou « Feue Truque »), et que l’accident a provoqué une explosion très intense, faisant brûler tout le quartier puis une grande partie de la ville, un incendie qu’on appela le Grand Incendie de Londres de 1666. Il faut donc faire très attention quand on ne répond pas aux chaînes de mail et qu’on mange des Frisks.

Le 13 décembre 2012 à 16:41

Prenez, ceci est mon Klout !

C'est fait ! Benoît XVI a fait hier un pas gigantesque dans la modernité en publiant son premier message sur le réseau Twitter. Suivi par plus d'un million d'internautes, le souverain pontife est désormais un influenceur de haut rang susceptible de créer à tout moment le buzz, en postant urbi et orbi ses bons mots et en retweetant les messages de ses nouveaux camarades de jeu. Fort de cet indéniable succès, le Pape ne compte pas en rester là. En exclusivité, nous nous sommes procuré l'intégralité de son plan média. Sur son compte Instagram, Benoît XVI publiera quotidiennement des photos d'hosties et de vin de messe, allègrement rehaussées par des filtres du meilleur goût. Ses différents déplacements feront également l'objet de reportages exhaustifs retraçant les moindres détails de ses rencontres et de ses découvertes dans un Tumblr chatoyant. Cette année, le successeur de Jean-Paul 2.0 commentera en temps réel la messe de minuit dans un live-tweet qu'on imagine se placer facilement en tête des sujets tendance sur le réseau. Sur sa page facebook, il devrait également se lancer dans une campagne de poke de grande ampleur baptisée Poke-A-Pope. Dans la foulée, celui qui se présente désormais comme le community manager du Christ déclenchera une véritable e-croisade en pourrissant sans vergogne et de façon systématique les forums de discussion des autres religions, sous le pseudonyme de K-Troll-ic. La fabrication d'un virus informatique est également en préparation. Il pourrait infecter les sites communautaires gays. Le nom définitif n'est pas encore arrêté mais, par amour du LOL, il pourrait faire référence à une maladie bien connue. Il entend également se faire une place sur le site Chatroulette où il évangélisera au hasard les brebis égarées dans les pâturages lubriques de l'exhibitionnisme numérique. Enfin, en début d'année prochaine, le Pape diffusera tous les mois sur sa chaîne DailyMission un programme résolument humoristique baptisé « Benoît fait des vidéos » où il abordera ses petits soucis quotidiens et les aspects les plus insolites de son pontificat. De la bonne grosse déconne en perspective !

Le 19 mars 2014 à 08:11

Il sort d'un coma de 19 ans et ouvre un vidéo club

Ses proches n’ont pas osé lui dire qu’il faisait fausse route. Loïc Janson, un habitant de Pau, est sorti du coma à la mi-janvier après plus de 19 années de silence radio. Aujourd’hui âgé de 37 ans, ce dernier a décidé de réaliser son rêve d’enfant, à savoir devenir le propriétaire d’un vidéo club. Hélas, le palois risque de se confronter à de sérieuses difficultés économiques, ses amis refusant de lui révéler les changements de notre société depuis son entrée dans le coma en 1995. Éviter le choc « Il s’est réveillé un jour, sans prévenir. Et avant même qu’on lui parle de ce qui avait changé, il nous a dit que la raison pour laquelle il s’était réveillé, c’était ce vidéo club qu’il voulait ouvrir plus que tout. Alors on n’a pas osé lui dire la vérité. » explique, plein de culpabilité, Loïc, le meilleur ami de Loïc. Car pour Loïc Janson, tout commence le 11 janvier 1995. Alors qu’il revient en voiture d’une soirée, le jeune homme, alors âgé de 18 ans et un peu éméché au moment des faits, rentre parfaitement chez lui. Mais trois semaines plus tard, alors qu’il joue à la Super Nintendo, Loïc est victime d’une attaque cérébrale qui le plonge immédiatement dans le coma pour les 19 années à venir. Mais au milieu du mois de janvier dernier, le palois se réveille, demande à ses proches de se réunir autour de lui au plus vite. « Il nous a fait venir. Il avait le sourire. Il disait n’avoir aucun regret, que c’était le destin mais que maintenant il était temps pour lui d’être celui qu’il était au fond, un gérant de vidéo club. » raconte Loïc Sr., son père. Alors, famille et amis décident de ne pas révéler à Loïc l’impasse dans laquelle il se trouve, par peur de lui infliger un choc psychologique trop lourd. « Il avait l’air si heureux de pouvoir reprendre une vie normale. C’est tellement dommage qu’il choisisse une voie dans laquelle il va se marginaliser socialement. » commente Loïc, la sœur de Loïc. Étaler les révélations Malgré ce tabou dans lequel Loïc Janson est maintenu par son entourage, les proches de ce dernier souhaitent tout de même essayer de le ramener dans ce siècle qui est le nôtre. « On va d’abord tenter de lui annoncer que le service 3615 Ulla n’existe plus. Il faut y aller pas à pas. Parce que s’il tombe sur un Blu-ray par accident, il est capable de nous refaire un AVC avec un autre coma derrière. Ce qui serait plus pratique pour tout le monde cela dit. » nous dit le père de Loïc.   Le Gorafi

Le 16 avril 2013 à 10:06

Accidents domestiques : vers l'interdiction de la dernière marche des escaliers ?

Chaque année, les accidents domestiques font des milliers de morts et de blessés en France. Pour s’attaquer à ce problème de front, le gouvernement a demandé une étude d’urgence. Remise au Premier ministre ce jour, elle recommande l’interdiction de la dernière marche dans tous les nouveaux escalierset une vérification de tous les anciens escaliers. Une mesure qui suscite beaucoup de commentaires à droite comme à gauche. Cette matinée d’octobre, Luc s’en souviendra toute sa vie. Alors qu’il descend l’escalier qui mène à son hall d’immeuble, il rate la dernière marche. Le verdict est sans appel, une méchante foulure de la cheville. Mais cela aurait pu être plus grave. « Il m’est arrivé ce qui arrive à bon nombre de personnes au quotidien. J’ai raté la dernière marche. Je m’en tire à bon compte ». Chaque jour, ce genre d’accident domestique se produit partout en France, avec des conséquences parfois plus graves. Face à ce phénomène, le gouvernement a demandé un rapport destiné à mettre fin ou mieux prévenir ce risque d’accident. Parmi les choix retenus, celui de la suppression de la dernière marche des escaliers. « Dans plus de 85% des accidents constatés, c’est la dernière marche de l’escalier qui apparaît comme responsable direct. » affirme le rapport. La suppression de cette marche réduirait les accidents de deux tiers, toujours selon l’étude. « L’avantage est que vous n’avez plus à vous soucier de cette dernière marche, qui parfois surprend. Car souvent, et c’est le souci, après la dernière marche, il n’y a plus de marche. Le cerveau qui gère les informations cherche une marche après la dernière. Et c’est ce qui provoque les accidents ». Le rapport préconise que les nouveaux escaliers installés en France ne soient plus munis de dernière marche et recommande une inspection de tous les autres escaliers. « C’est une mesure démagogique et totalement irresponsable de demander d’inspecter les millions d’escaliers en France » affirme-t-on à droite. À gauche, certains s’interrogent sur la pertinence de l’étude, comme plusieurs députés écologistes qui affirment : « Supprimer la dernière marche est bien mais les statistiques montrent que les accidents arrivent dans les trois dernières marches, nous demandons donc plus d’audace au gouvernement ». Le Gorafi Illustration: EricVega/iStock

Le 6 novembre 2014 à 06:43

Péril en la grammaire

Le problème avec les changements, c'est qu'on ne les repère jamais du premier coup. Moi, au départ, je n'ai rien remarqué. Vraiment. C'est arrivé subitement. J'étais à la cantine et j'avançais mollement dans la queue pour le plat de spaghettis. Quand la serveuse me demande : – Et pour vous Monsieur ? – Je vais prendre les spaghettis à la Bolognaise s'il vous plaît. Sans fromage. – Très bien, monsieur, spaghettis bolo et supplément de fromage ! – Non, repris-je l'employée, j'ai dit sans fromage. – Ah pardon. J'avais mal compris. Elle finit de servir mon assiette et prend une pince avec laquelle elle racle le fond du bol à parmesan. Au moment où le kilo de fromage allait s'abattre impitoyablement dans mon assiette, je hurle : - Mais non, non, non, non. Je n'en veux pas ! Dans la cantine, plus un bruit. Un silence qu'aurait fui Cousteau. L'air effrayée, elle me tend le plat et passe au client suivant. Je traverse la salle sous les regards interloqués de mes collègues. Quelques jours après, j'arrive au bureau quand ma chef me dit : – Martin ! Je t'offre un café à la machine. – Ah c'est gentil, merci, mais je vais plutôt prendre un thé. – Bien sûr, Martin. Tiens, choisis ton nombre de sucre. Une fois servi, je porte le gobelet à mes lèvres, mais une forte odeur de caféine me saisit les narines : c'est du jus marron. Du café. Mais je déteste le café. – Tu le bois pas ? – En fait, je voulais un thé. – Pourquoi tu m'as demandé un allongé alors ? La panique. Et l'évidence. Je ne dis pas les mots auxquels je pense. C'est une maladie, j'en suis sûr. Ça doit avoir un nom. Un nom en "oque" ou en "ilis". Un truc putain de grave. Je cherche sur Doctissimo, la bible médicale en ligne, mais rien. Nib. Queue dalle. Et puis, hier. – Bonjour, c'est pour prendre une brioche façon pain perdu. "Brioche façon pain perdu", ça ne laisse pas beaucoup de marges de manoeuvre aux interprétations. Le caissier prépare ma commande : – Ça fait 7 euros 50. C'est quoi votre prénom ?  – C'est Martin. Parfait. Le serveur se penche pour prendre la pâtisserie, mais se relève. – Vous m'aviez bien dit un donut ? – Non. MAIS NON. J'ai dit une brioche. Je nage dans une piscine de transpiration. – Oui, me dit-il d'un air navré, j'ai bien compris : un donut. – Ahhhhh ! Je crie. Je m'enfuis. Je cours chez moi. Je fonce dans le frigidaire. Je prends une meule. Il faut que je couche cette histoire sur le drapier. Sur le drapier ? Une meule ? Le frigidaire ? Mais non Martin ! Le papier. Une feuille. Le secrétaire. Mon pieu, je le sentais, la maladie se propage. Dorénavant, même ce que j'écris se transforme. Et dans quelques virgules, plus carbone ne saura jamais ce que j'ai à cuire.

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